jeudi 17 octobre 2019

La Réunion, Préfet=État, État = au service des possédants

 
Quand capitalistes et préfet travaillent de conserve...
Pour qui porte-t-il le chapeau ?

Le nouveau préfet de La Réunion, le successeur de celui-qui est depuis l’été dans le Val d’Oise (Voir ci-dessous), Jacques Billant, était présent à l'assemblée générale de l'ADIR (l'association patronale pour le développement industriel).
Ayant été interpellé par son président, Daniel Moreau, le patron de Royal Bourbon (production de conserves) qui se plaignait de l' « affaiblissement du soutien public à l'industrie », il lui a répondu que « l'industrie avait été favorisée dans la distribution d'aides sélectives, mais j'ai entendu vos remarques, nous serons attentifs à l'agroalimentaire » !
Voilà comment les problèmes se règlent en haut lieu. Il suffit aux patrons de siffler pour que le représentant de l'État se mette au garde à vous !

Commission européenne : candidate de Macron retoquée


On recherche un haut fonctionnaire honnête

 


La candidate de Macron au poste de commissaire européenne avec un important mandat a été retoquée par les députés européens. Dans le passé, elle a utilisé des assistants en emplois fictifs, et elle traine aussi une affaire judiciaire.
         Mais pourquoi ne pas avoir choisi, comme candidat, une ou un haut fonctionnaire réputé honnête, sinon irréprochable ?
Serait-ce qu’il y en a si peu dans le monde politique de la bourgeoisie… ?

Lubrizol, Rouen, Argenteuil, les études environnementales, la loi et les préfets


Tenir compte des études environnementales, une nécessité absolue

Chacun a en tête le grave incendie de l’usine Lubrizol à Rouen fin septembre dernier, et ses conséquences indiscutables au niveau de la pollution, et des risques sanitaires induits.
         On a appris que le préfet de Seine maritime avait accepté des augmentations de capacités de stockage de produits dangereux dans l’usine sans évaluations environnementales. Ces produits à l’origine de l’incendie.
         Certes, il ne l’a pas fait de son propre chef, mais dans le cadre de la loi et de la réglementation en vigueur, lesquelles viennent d’être assouplies ces dernières années. Ainsi, depuis juin 2018, le gouvernement a publié un décret qui  réduit le périmètre des projets soumis à l'évaluation environnementale qui, jusqu’alors, étaient soumis à une autorité indépendante. « Parmi les installations concernées figurent les installations Seveso, qui constituent les installations les plus dangereuses au sein de l'Union européenne, du fait de la quantité de produits dangereux qu'elles mettent en œuvre. Malgré cela, l'exécutif a décidé de soustraire les modifications de ces établissements à une évaluation environnementale systématique pour les soumettre à une procédure d'examen au cas par cas ».
Cette loi de « simplification » a donné cette compétence au préfet lorsque le projet consiste en une modification des installations, et non une création, ce qui a été le cas dans celui de Lubrizol.  C’est donc le préfet qui s'est prononcé sur les deux demandes de cette entreprise et non l'autorité environnementale indépendante. Dans les deux cas, il a considéré qu'il n'y avait pas lieu à évaluation environnementale. 

Oui, il y a quelque chose qui cloche




Lorsqu’il est question de projet et d’évaluation environnementale, chacun comprend que cela ne puisse pas nous laisser indifférent à Argenteuil. Et que nous fassions un certain rapport entre ce drame de Rouen et le combat contre le projet Cap Héloïse. Bien évidemment, toutes proportions gardées. Mais tout de même…
Dans l’affaire Lubrizol, il est question d’un préfet qui ne peut pas s’appuyer-il l’a décidé- sur une évaluation environnementale. Dans notre combat, il est question d’un préfet qui devrait tenir compte de deux analyses fines environnementales (celle initiée par le préfet de région il y a plus de deux ans, et celle des conclusions défavorables d’un commissaire enquêteur). Mais il décide de passer outre…
Il n’y a pas quelque chose qui cloche dans tout cela ? DM

Val d’Oise Éducation, chronique d’un bilan calamiteux de la rentrée 2019


Manque de lycées dans le Val d'Oise : quelques chiffres

 


Il y a 65 lycées publics dans le département (plus 2 lycées particuliers dit Erea) pour environ 43 500 lycéens, soit plus de 1000 lycéens en plus que l'an dernier. Et la croissance démographique n'est pas finie, elle va même s'accélérer encore.
L'estimation actuelle est que d'ici 3 ans, ce seront 5000 lycéens en plus pour le Val d'Oise. Mais la Région, dans son dossier de rentrée, n'a tout simplement rien prévu pour les accueillir ! La Région doit se réveiller, et mettre en place un plan d’urgence de mise à disposition de locaux supplémentaires dans le Val d’Oise, temporaires si nécessaire le temps de construire les lycées qui manquent.
Et dans tous les cas, la Région doit se préparer à embaucher les personnels non enseignants supplémentaires qui seront forcément nécessaires, que ce soit pour les lycées qui vont accueillir plus d'élèves ou les nouveaux lycées à construire, répétons-le, d’urgence. 

En préparation : un article sur les déclarations de l’ancien maire et ex-député au Parisien

mercredi 16 octobre 2019

Gaz-électricité : pauvreté et coupures en hausse


Chez les affreux du profit, aucune pitié !

 


Selon le médiateur de l’énergie, 572 000 coupures ou réductions de puissance ont déjà eu lieu en 2018. C’est considérable, et ça grimpe : il en attend plus de 600 000 en 2019. Car la pauvreté augmente ainsi que les hausses de tarifs.
         Et comme on approche de la période hivernale, avec coupures interdites à partir du 1er novembre, les compagnies veulent se débarrasser des mauvais payeurs avant. Aucune pitié !

Loi Alimentation et Grande distribution


Sous le capitalisme, loi ou pas, un requin reste un requin



 
Que choisir ? et la Confédération paysanne ont mené une enquête sur la loi Alimentation votée l’an dernier pour, prétendait-on, améliorer les revenus des agriculteurs.
Résultat : pas la moindre amélioration de ce côté-là. Les grandes surfaces imposent toujours aux agriculteurs des prix d’achat inférieurs à leurs coûts, tout en augmentant leurs prix de vente au détail. Les perdants sont les consommateurs, les paysans. Les gagnants sont les géants de la distribution.
Aucune loi ne peut discipliner les requins.

Privatisation de la Française des jeux : les actionnaires demain seront toujours gagnants


Super gros lot

 
Pas besoin de jouer pour être gagnant pour les actionnaires

La privatisation de la Française des jeux (FDJ) débutera le 7 novembre. Le ministre de l’Économie table sur un milliard d’euros d’actions vendues car c’est une bonne affaire pour les capitaux privés.
Pensez, la FDJ fait 325 millions de bénéfices par an. Et avec 17 milliards de mises en 2019, la hausse continue du chiffre d’affaires des jeux et tirages, elle ne connaît pas la crise. Elle s’en nourrit même en vidant les poches de ceux qui espèrent s’en sortir en tirant le gros lot.
Dépouiller les pauvres, brasser des illusions sans créer de réelles valeurs pour la société, tout cela pour enrichir les possédants : la FDJ et sa privatisation sont à l’image d’une société fondée sur la spéculation et le parasitisme des capitalistes.

Val d’Oise Éducation : Chronique du bilan d’une rentrée 2019 désastreuse (2)


Trous dans les emplois du temps : mais au fait, pourquoi ?

  
Le futur lycée de Cormeilles… Mais il en faudrait cinq ou six en plus !

Nous avons évoqué hier le développement des trous dans les emplois du temps des lycées avec leurs conséquences désastreuses (montée des tensions et de la violence...) en lien avec la réforme du bac de Blanquer.
Mais outre la liaison avec cette réforme, la situation est aggravée par le manque de lycées dans le Val d'Oise. Résultat, les lycées existant sont pleins à craquer, et pour que tous les cours puissent avoir lieu, les lycées ouvrent plus longtemps. Ouverture plus tôt le matin, ou fermeture plus tard le soir, utilisation du mercredi après-midi, du samedi. Ou tout cela a la fois. Ce qui forcément crée plus de trous dans les emplois du temps. Par exemple, au lieu d'avoir 3h de cours le matin de 9h à 12h puis 3h de 13h à 16h, un élève aura 1h de 8 à 9, puis 2h de 10 à 12, puis 2h de 14 à 16, puis 1h de 17 à 18. Donc toujours 6h de cours, mais 3h de trous en plus !
La solution ? Elle est très simple : avoir plus de locaux disponibles, construire les lycées qui manquent dans le Val d'Oise.