mardi 15 octobre 2019

Val d’Oise Éducation : une rentrée catastrophique. Chronique de la rentrée 2019 (1)


Violence dans les lycées du Val d'Oise : surtout pas un hasard

 
Des éducateurs, il y aura moins de policiers devant les lycées

Plusieurs incidents violents ont eu lieu dans le Val d'Oise ces derniers jours. Outre la violence de la société qui ne reste jamais à la porte des établissements, il y a aussi un problème dénoncé depuis la rentrée par enseignants et parents : les trous dans les emplois du temps, bien plus nombreux qu'avant. Résultat : les élèves entrent, sortent, sans arrêt, traînent dehors, s’ennuient, cela ne peut que finir mal pour certains.
Il faudrait des locaux suffisants pour accueillir les élèves pendant ces moments, par exemple des salles de permanence et centres de documentation bien conçus, avec des adultes, des activités intéressantes, des salles de détentes, etc. Rien d'impossible donc, si la société voulait y mettre les moyens.

Argenteuil, défense de la salle des fêtes communale et erreur de budget


Ils ont fait une grosse bêtise, pas la peine d’en faire une seconde

 


Un argument fallacieux avancé par les défenseurs ouverts ou masqué du projet Cap Héloïse est que les 7,5 millions d’euros de la vente de tout l’espace Jean Vilar de « L’Île Héloïse » vont manquer au budget de la Ville, si la vente ne se fait pas, alors qu’a priori, ce montant est toujours dans les « reste à réaliser » de ce budget, c’est-à-dire, dans la partie recettes de celui-ci… lorsque les recettes qui le composent… se réaliseront !
         La première remarque est que ce budget comme tous ces types de budget ne sont pas transparents pour la population, et que si cette dernière y mettait son nez, il y aurait de belles découvertes à faire, celles de dépenses de conseil et même d’investissements bien inutiles (Cf. l’Atrium par exemple, nous y reviendrons). Ce n’est pas propre à Argenteuil. En attendant le contrôle de la population, c’est la loi du genre, dans les grandes villes en particulier, comme à tous les degrés de l’État, et des grandes entreprises comme de bien entendu.
         La seconde remarque est que ce n’est pas parce que l’on s’est engagé dans une impasse, qu’il faut avancer dans celle-ci, même si la marche arrière a des risques et peut avoir un prix. Ils ont fait une grosse bêtise, pas la peine d’en faire une seconde.
         Enfin, si l’on devait fait le total de toutes les dépenses très discutables dont la décision a été prise durant le mandat de la municipalité actuelle sur ces six dernières années, chacun aurait donc bien des surprises. Rappelons, entre autres, ces 11 millions versés diligemment à SPIE dans l’affaire de la délégation des services publics des parkings, dès après 2014, alors que l’affaire était loin d’être perdue, et dans tous les cas, pouvait encombrer le tribunal de commerce durant des années !
         Bref, un argument fallacieux qui ne tient absolument pas, eu égard  à l’importance des enjeux. Il doit être abandonné… comme le projet Cap Héloïse lui-même bien évidemment. DM

lundi 14 octobre 2019

Michelin : menteurs comme des capitalistes


« Pacte d’avenir » … vers les licenciements



À l'annonce de la fermeture de l'usine Michelin, les travailleurs de la Roche-sur-Yon ont dénoncé les mensonges de leur direction qui leur avait imposé en 2016 un "pacte d'avenir". En échange d'une hausse de la productivité et du travail le week-end, le patron avait alors promis de maintenir les emplois, voire d'en créer. Michelin n'est pas le premier capitaliste à promettre cela en échange de sacrifices, on l'a vu chez Smart en Moselle, chez Continental à Amiens...
Les capitalistes utilisent la peur du chômage pour faire accepter des dégradations de conditions de travail, d'horaires ou des baisses de salaires. La loi Macron a légalisé de tels chantages. L'exemple de Michelin montre une nouvelle fois que céder au chantage est un piège : les promesses de patrons n'ont pas plus de valeur que leur première chemise.

Mali : 40 à 80 morts dans le plus grand silence


Troupes françaises, hors d’Afrique !



Opération Barkhane

40 à 80 soldats maliens ont été tués dans la nuit du 1er octobre à la frontière du Burkina Faso, par un groupe djihadiste mis en déroute par l'intervention de forces aériennes françaises. Cet engagement particulièrement sanglant pour l'armée malienne a été remarqué. Mais les affrontements, les attentats et les exactions contre les populations sont quotidiens au Sahel et ils ne sont pas le fait des seuls groupes djihadistes : l'armée malienne protégée par les troupes françaises y prend sa part.
A l'heure où le gouvernement français dénonce l'offensive turque contre les Kurdes dans le nord de la Syrie, il est nécessaire de rappeler que l'armée française intervient au Sahel depuis cinq ans. Comme des dizaines d'autres interventions militaires que l'impérialisme français a menées en Afrique depuis des décennies, cette opération Barkhane ajoute du chaos à la barbarie que subit la population.

Haïti : colère contre le pouvoir. Une correspondance de La voix des travailleurs


Haïti : colère contre le pouvoir


Depuis plusieurs semaines, des manifestations populaires importantes réclament le départ du président d’Haïti, Jovenel Moïse. En particulier, vendredi 27 septembre, les Haïtiens étaient des milliers à protester dans les rues de la capitale Port-au-Prince pour exprimer une nouvelle fois leur colère. Nos camarades de l’Organisation des travailleurs révolutionnaires (OTR-UCI) décrivent les événements dans leur journal La Voix des travailleurs.
Ce sont les classes exploitées, comme les chauffeurs de taxi moto, les jeunes déshérités des quartiers pauvres, qui ont débuté cette colère le lundi 17 septembre, pour protester contre les manœuvres du gouvernement et des importateurs des produits pétroliers. Devant l’exaspération et l’aggravation des conditions de vie provoquée par cette rareté artificielle, le mouvement s’est étendu à plusieurs villes de province.
Quand, dans la foulée de cette fronde générale, l’opposition a appelé à manifester contre le gouvernement le vendredi 20 septembre, beaucoup parmi les masses exploitées n’ont pas boudé l’appel. Nombreux, ils sont descendus dans les rues pour crier leur colère contre ce régime corrompu dont ils demandent la démission.
Mais, dans les médias, ce ne sont pas les jeunes des bidonvilles qui, pris à partie par la police, sont montrés. Les revendications qu’on entend ne sont pas celles concernant les mauvaises conditions d’existence de la classe ouvrière et des masses exploitées, mais plutôt presque exclusivement celles des politiciens de l’opposition. Ces politiciens bourgeois opportunistes, tout en participant à ces luttes, veulent en prendre la direction pour arriver au pouvoir.
Les travailleurs et tous ceux qui se revendiquent de leur camp doivent savoir que ces politiciens sont là pour profiter de leurs combats pour prendre le pouvoir avant de retourner leurs fusils contre eux, une fois au timon des affaires.
Les luttes de la classe ouvrière et de la grande majorité des exploités leur serviront totalement le jour où elles se donneront les moyens de les penser, de les préparer, puis de les diriger avec l’aide de leur propre parti, le parti des travailleurs révolutionnaires.

                                                             La Voix des Travailleurs

Bill Gates, Bernard Arnault, cinéma philanthropique


Exploiteurs philanthropes



Le fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme s'est réuni à Lyon. Ces trois maladies tuent chaque année 2,5 millions d'êtres humains, essentiellement dans les pays pauvres. Du beau linge était présent : Bill Gates, Macron et neuf autres chefs d'État. Leur objectif était de lever 14 milliards de dollars pour les trois années à venir. Cela représente 5% de la fortune actuelle de Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH, et 4% de celle de Bill Gates.
Les ONG qui combattent ces maladies disent qu'il faudrait près de 18 milliards pour arriver aux résultats fixés par l'OMS. Ces sommes sont dérisoires par rapport aux fortunes des milliardaires, accumulées grâce à l’exploitation du travail humain d’un bout à l’autre de la planète.
           Comme le formulait déjà, en 1887, le militant ouvrier Paul Lafargue, « la philanthropie, c’est voler en grand et restituer en petit ». Pour une vraie restitution, il faudra exproprier cette poignée de milliardaires.

SNCF, banlieue de Paris : Argenteuil, maltraitée, comme bien d’autres villes populaires


Les plus aisés et le populaire



A Argenteuil, de tourniquet en tourniquet, c’est blindé pour arriver sur les quais. Mais à Asnières, le passage souterrain est toujours ouvert comme autrefois ici.
Et cela pose-t-il des problèmes ? Cela aurait même tendance à les éviter. Alors, pourquoi ? Vive Asnières !

Apparemment, il faut des embauches


Puisque nous parlons tourniquet, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond à la gare d’Argenteuil. Vous êtes en règle, vous avez votre ticket. Arrivé à Argenteuil, vous voulez sortir sur le quai, côté bus, en haut. Mais votre ticket ne vous permet pas de sortir, et vous êtes obligé de sortir en bas. L’appareil du haut n’a pas été réglé pour qu’il n’y ait pas de problème.
Un coup de Pécresse qui paraît-il n’aime pas les tickets-papier ?



Concours

Le maire d’Argenteuil a déclaré, selon Le Monde, que les trains pouvaient mettre moins de 10 minutes pour arriver à Argenteuil de Paris-Saint-Lazare.
         C’est peut- être vrai sur le papier pour les directs, et encore. Mais dans la réalité, jamais.
         A vos chronos. Si on a tort, on le dira.
         Quant au maire d’Argenteuil, pour le savoir, prend-il vraiment le train ?

dimanche 13 octobre 2019

Michelin en guerre contre les emplois


1,6 milliard de profit et ils licencient ?



Michelin a annoncé la fermeture de l'usine de la Roche-sur-Yon en Vendée. 619 emplois sont directement menacés sans compter les nombreux travailleurs sous-traitants. Premier fabricant mondial de pneus, Michelin roule sur l'or avec des profits qui ont atteint 1,6 milliard d'euros. Quand Michelin invoque le manque de rentabilité, c'est un mensonge grossier. Quant à la concurrence des autres fabricants, si elle fait rage dans cette économie en crise, ce n'est pas la faute des travailleurs. Ce n'est donc pas à eux d'en payer conséquences.
Des dizaines d'ouvriers rassemblés devant l'usine ont crié cela au directeur de Michelin France. La mobilisation ne fait que commencer !