dimanche 13 octobre 2019

La Réunion, Mayotte : eau potable à Mayotte : un luxe et bientôt... un rêve !


Un accès à l’eau potable problématique



À Mayotte au moins un tiers de la population n’est toujours pas raccordée à l’eau au robinet : certains s’approvisionnent sur des bornes fontaine (installées après une épidémie de choléra il y a quelques années), d’autres dans des rivières ou des puits. Selon une experte, dans un quartier de Tsoundzou, commune de Mamoudzou, les gens puisent dans une rivière pleine de déchets : ils sont tous malades ! En fait, quelle que soit la source d’approvisionnement une grande partie des habitants se plaint fréquemment de nuisances plus ou moins graves : maux de ventre, vomissements ou diarrhées.
L’Agence régionale de Santé se contente d’assurer qu’au vu des prélèvements effectués, l’eau du robinet et des bornes fontaines (60 seulement en état de marche sur 100) est de bonne qualité.
Pour ceux qui sont connectés au réseau, les coupures sont très fréquentes. Elles peuvent parfois durer des mois. Ainsi, pendant l’hiver 2016/2017, une partie des habitants n’a eu accès à l’eau potable au robinet qu’un jour sur trois. Actuellement, la production est au maximum. Les deux retenues collinaires de Dzoumogné et de Combani sont en train d’être vidées. Conséquence : le distributeur SMAE, filiale de Vinci, procède déjà à des coupures par endroits et cela ne va pas s’arranger, s’il ne pleut pas en forte quantité très prochainement.
Après les coupures de 2016/2017, les autorités, jamais avares de belles promesses, avaient prévu, dans leur « plan d’urgence eau », de construire une troisième retenue collinaire, d’ouvrir une nouvelle usine de désalinisation, de relier les réseaux du Nord et du Sud et de réhabiliter quatre forages. Cela n’a toujours pas été fait. Et ce alors que la consommation d’eau augmente tous les ans.
L’eau est une machine à profit pour une grande multinationale, qui exploite les travailleurs mahorais et facture l’eau beaucoup plus cher que partout ailleurs en « France ».
En attendant c’est la population qui paie l’incurie manifeste des pouvoirs publics et ce sont les actionnaires de Vinci qui empochent.
C’est ça le capitalisme pourrissant.

Argenteuil, des hauts cadres territoriaux de la Ville qui quittent le navire


Sauve qui peut

 
En l'occurrence extrêmement dommageable

A Argenteuil, de nombreux employés de la Ville, membres de la fonction publique territoriale aimeraient muter dans une autre commune, mais c’est loin d’être possibles. En revanche, bien d’autres possibilités s’offrent apparemment pour le haut encadrement de l’administration municipale.
         Ainsi, à une encablure des élections municipales, la directrice générale des services a quitté le navire pour des lieux climatiques plus clément.
         Autre poste important dans une collectivité locale, celui de la direction dite des « ressources humaines », et bien, il n’est plus occupé par sa titulaire qui l’occupait depuis guère de temps. Elle est sur le départ. C’est pourtant un poste essentiel pour les régularisations d’embauches, et autres problèmes administratifs.
         Au niveau symbolique encore plus grave si l’on peut dire, le départ de la directrice des médiathèques. En quelques années, quatre titulaires ont occupé ce poste, alors qu’auparavant, il avait été occupé par la même personne durant près de 18 ans !
         En tout, une instabilité préjudiciable au fonctionnement d’un service public essentiel pour la population. Il est vrai que cela est à l’image d’une instabilité municipale qui, à ce niveau, bat tous les records de départs ou de ruptures, en tout cas en comparaison avec la municipalité précédente. DM

samedi 12 octobre 2019

Retraites et Cour des comptes : eux n’ont pas produit la même sueur


Exploitation trop longue



Dans le cadre de la campagne pour faire croire à l'opinion publique que les retraites coûtent trop cher, la Cour des comptes dénonce le coût des départs anticipés pour les travailleurs ayant eu une carrière longue. Il faut être un haut fonctionnaire à des années-lumière de la réalité du travail pour prétendre que c'est un abus de partir avant 62 ans quand on a commencé bien avant 20 ans !
Car s'ils ont eu une carrière longue, ils ont d'autant plus longuement produit des richesses et enrichi le patronat. Aucun travailleur n'a volé sa retraite et c'est aux patrons de la payer !

Éducation, drame de Pantin, des correspondances de notre hebdomadaire Lutte ouvrière



À Pantin, le 3 octobre, un rassemblement a eu lieu le matin à la station du RER pour s’adresser aux travailleurs. Une centaine de personnes se sont retrouvées pour crier leur colère contre leurs conditions de travail et le silence assourdissant de l’Éducation nationale.
Le cortège, très dynamique, s’est dirigé vers l’antenne de l’inspection d’académie, toute proche, avec tracts, banderoles, casseroles, sifflets. Les manifestants ont envahi le hall du bâtiment administratif de la mairie, aux cris de « Passionnés mais révoltés », « Plus jamais ça », « La galère à l’école, y’en a ras-le-bol ».
À Pantin, il existe un contentieux supplémentaire avec la mairie qui maintient la semaine de quatre jours et demi, qui épuise les équipes éducatives, entraînant le départ de nombreux enseignants. Un sujet que la mairie traite avec mépris quand les enseignants font part de leurs difficultés : « Si vous n’êtes pas contents, allez à Bobigny. » Les employés de la mairie et les personnes présentes sont sortis pour applaudir enseignants et parents d’élèves, qui se sont ensuite rendus au bureau du maire. Celui-ci n’a pas daigné les recevoir.
L’après-midi, les manifestants ont retrouvé devant l’inspection d’académie de Bobigny des parents et des enseignants de toute l’Île-de-France. Après une minute de silence, les prises de parole ont remis les points sur les « i » : Christine Renon n’était ni fragile, ni dépressive, ce sont ses conditions de travail qui l’ont tuée.
Samedi 5, plusieurs centaines de personnes ont participé à la marche blanche entre la mairie et l’école Méhul. La colère restait palpable, ainsi que l’envie de continuer la mobilisation pour obtenir une réelle amélioration de la situation, pour les équipes enseignantes comme pour les élèves.
Plusieurs rassemblements ont eu lieu le 3 octobre dans l’agglomération lyonnaise.
À Vaulx-en-Velin, 200 enseignants de la commune se sont réunis pour partager leur émotion et leur colère contre le gouvernement et l’institution responsables de cet acte désespéré.
Le 3 octobre, une centaine d’enseignants se sont rassemblés à 17 heures devant le rectorat de Reims. Parmi eux, beaucoup de directrices et de directeurs d’école, dont certains ont pris la parole pour dire leur colère, la charge de travail toujours plus grande, l’absence de moyens pour y faire face et les pressions de la hiérarchie, mais aussi leur envie d’y résister.
Le 3 octobre la grève a été bien suivie dans les écoles du département. Au rassemblement devant le rectorat de Toulouse, près de 1 000 personnes étaient là : professeurs des écoles, mais aussi des collèges et des lycées.
Les réformes se succèdent mais ne visent qu’à réduire les moyens de l’Éducation nationale, qui doit faire toujours plus avec toujours moins. Dans les écoles toulousaines, tout ce qui est décrit par Christine Renon dans sa lettre est une réalité. La veille de la rentrée, il manquait des enseignants dans les écoles. Ce manque de personnel existe aussi dans les centres de loisirs, parmi le personnel de la mairie qui s’occupe du ménage ou de la cantine, parmi les aides de vie scolaire qui accompagnent les enfants en situation de handicap !

Dans le Val d’Oise aussi, et à Argenteuil notamment, des rassemblements ont eu lieu, dont un d’une centaine d’enseignants devant une des inspections primaires de la Ville dans le quartier d’Orgemont.

Ouvriers du bâtiment et accidents de travail : encore un drame à Argenteuil


Accidents du travail, ras-le-bol



Un ouvrier de 27 ans a été gravement blessé sur le chantier de la piscine d’Argenteuil avant-hier. Il avait chuté depuis le toit du complexe Gagarine où sur un bassin des travaux de charpente sont actuellement réalisés. Selon le site internet « actualités », il a été transporté en urgence absolue à l’hôpital Fernand Dupuy.
         Deux morts il y a quelques mois à Épinay-sur-Seine, un troisième à Bezons il y a quelques semaines, et maintenant, cet accident très grave à Argenteuil.
         Ce sont des centaines et des centaines de travailleurs qui sont victimes chaque année d’accidents mortels sur les chantiers du bâtiment à travers le pays.
         La fatalité a bon dos. A moins que l’on appelle fatalité l’augmentation de la charge de travail, le manque de formation, de contrôle de la sécurité au sein même des équipes de chantier, la détérioration des conditions de travail…
         Ces situations-là ont des solutions. Il reste à les imposer. DM

Cet accident s’étant produit sur un site municipal, la moindre des choses aurait été que ‘l’information soit diffusée sur le site internet de la Ville. A ce jour, ni information ni marque d’empathie sur le sujet. DM

Élections municipales à Argenteuil, comptes de campagne : la commission des comptes de campagnes est informée ?


Incontestablement un sondage à utilisation électorale possible

 
Ensemble aujourd'hui au sein de la municipalité, mais demain, sur quelle(s) liste(s) ?

Dans le sondage d’Opinionway commandité par la municipalité, nous avons noté des questions qui pouvaient être utilisées éventuellement par le commanditaire dans le cadre des futures élections municipales sur Argenteuil de mars prochain (Voir à « articles plus anciens » sur le présent blog).
         On se demande bien comment la commission nationale des comptes de campagne va intégrer cette dépense dans les comptes que devront présenter à son contrôle toutes les listes en présence.
         Si l’on ne connaît pas les futures combinaisons de ces listes, il est évident que certaines comprendront des membres de la municipalité actuelle qui aura la maîtrise des résultats de ce sondage.
         Un méli-mélo de comptes en perspectives, embrouilles assurées… Gare !

Argenteuil culture : à l’Imagerie, à la librairie Le Presse-papier


Argenteuil, culture, on nous communique

Dès aujourd’hui, à la galerie L’Imagerie




Mardi 15 octobre à 18 heures 30 à la librairie Le Presse-papier


vendredi 11 octobre 2019

Allègements de cotisations patronales : 52 milliards d'euros en 2018.


Un immense détournement de fonds



Les allègements de cotisations patronales se sont élevés à 52 milliards d'euros l'an dernier selon la Cour des comptes. Depuis 2013, ces allègements ont doublé grâce à la sollicitude de Hollande, puis de Macron, envers les gros patrons. Le « pacte de responsabilité » d'abord, puis le CICE, ont réduit de 26 milliards ce que versaient les entreprises. Supposés embaucher avec ces ristournes, les patrons ont pris l'argent et continuent de supprimer des milliers d'emplois.
Dans le même temps, sous prétexte que la Sécurité sociale serait à nouveau en déficit, le gouvernement réduit les indemnités de chômage et s'attaque aux retraites.
Les grands patrons sont des assistés, alors que pour financer l'accès aux soins pour tous, les indemnités de chômage et des pensions dignes, il faudrait commencer par stopper ces allégements de cotisations et continuer en prélevant sur les profits. Exactement l'inverse de la politique des gouvernements qui se succèdent à l'Élysée.