jeudi 29 août 2019

Argenteuil, librairies d'Ile de France, les difficultés des librairies indépendantes


Et pourtant, vivre, c’est lire !



Il faut avoir le moral quand on est une librairie indépendante et que l’on défend pied à pied la promotion du Livre.
         C’est un coup de poignard dans le dos qu’a opéré la Région Ile de France en donnant le choix aux lycées entre le manuel numérique ou le manuel papier, car quand le choix a porté sur ce dernier, les établissements sont obligés de passer par une centrale d’achat.
         Quant aux médiathèques, pour les approvisionner, les marchés publics ne favorisent absolument pas ces librairies indépendantes locales, quand il en existe encore, et cela toujours au bénéfice des groupements d’achat. C’est le cas à Argenteuil depuis plusieurs années.
         Donc, plus que jamais, achetons nos livres là où vous serez sûrs du conseil.
         A Argenteuil, bonne rentrée au Presse-papier, une des rares librairies indépendantes du Val d’Oise qui vient de fêter ses 40 ans d’existence.

mercredi 28 août 2019

Casino et compagnie : Tiroir-caisse des profits sans caissières


Vive les caissières ! Ah bas le boulot supplémentaire pour les clients !


Personne n'encaisse... cette affaire

Un hypermarché Casino à Angers a ouvert dimanche après-midi, pour la première fois, sans personnel, à part quelques vigiles.
Ces requins de la grande distribution veulent augmenter leurs profits en économisant sur l'embauche des caissières, en faisant faire leur travail par le client. Évidemment sans baisser les prix pour autant...
Ils appellent cela le progrès.

Consommation : cinq fruits et légumes… mais pas pour tous


Les fruits pourris du capitalisme



Les autorités nous conseillent de manger cinq fruits et légumes par jour pour notre santé. Mais ce n'est pas à la portée de tout le monde.
L'association de consommateurs Familles rurales estime qu'une famille sur trois seulement a les moyens de le faire. Elle chiffre la dépense supplémentaire pour une famille de quatre personnes entre 117 et 222 euros par mois, soit 10 à 18 % d'un smic.
Entre les discours du gouvernement et la réalité, il y a un vrai fossé !

G7 : Castaner la matraque


Et la police n’en a pas marre du rôle qu’on lui fait jouer ?



Pour le G7 de Biarritz, Castaner, le ministre de l'Intérieur, a déployé 13 000 policiers et gendarmes. Et ils ne sont pas restés l'arme au pied mais ont interpellé des manifestants et tout fait pour empêcher que les opposants au G7 puissent exprimer leur colère. La ville était bouclée pour la population et bien des gens s'en sont plaints.
Pour la police et la gendarmerie, il n'y a pas eu d'été. Castaner leur a fait jouer de la matraque, comme toute l'année contre les gilets jaunes. C'est la seule réponse du gouvernement pour tous ceux qui ne sont pas d'accord avec lui.

Madagascar : une augmentation de misère pour un SMIG de misère


Et en plus, les patrons pleurnichent

 
Usine textile à Madagascar (Photo L'Humanité)

Le président de Madagascar, Andry Rajoelina, avait annoncé le 1er mai dernier une « forte augmentation du SMIG de 19% ». Le SMIG passe donc de 42 euros à 50 euros par mois, soit 1,67 euros par jour alors que le seuil de pauvreté est à 1,85 euros par jour ! En outre, peu de travailleurs sont concernés, car 90% d'entre eux sont dans l'économie informelle où les salaires sont encore plus bas.
Le patronat prétend que la compétitivité des entreprises malgaches serait mise en danger par cette augmentation « brutale » d'un peu plus de 26 centimes par jour. Sans vergogne il a demandé en urgence des compensations : une augmentation du temps de travail, une exonération des heures supplémentaires et une baisse des impôts sur le bénéfice de 20 à 10%.
Ces demandes ont eu un écho favorable auprès du gouvernement du Premier Ministre Christian Ntsay, ancien expert auprès de la Banque mondiale, de l'Union européenne... et directeur de l'Organisation Internationale du Travail pour la zone de l'océan indien.
Pour sortir de la misère et imposer les augmentations de salaire à hauteur de leurs besoins, il faudra que les travailleurs se fassent craindre et imposent leurs revendications par la lutte collective.

Argenteuil Éducation, de très nombreuses nouvelles écoles nécessaires


L’art du pipeau municipal

 
Et les équipements publics ?

La municipalité se vante d’avoir dépensé 45 millions d’euros pour les écoles depuis 2016. Mais à ce jour, elle ne peut mettre à son actif uniquement la construction du nouveau groupe scolaire Simone Veil qui n’ouvrira que partiellement la semaine prochaine, et dans quelles conditions ! (Nous y reviendrons).  Elle annonce bien la mise en chantier d’un autre groupe dans le centre-ville, rue Henri Dunant, mais rien n’est véritablement engagé. Par ailleurs, il est étonnant qu’elle n’évoque plus celle de l’école prévue au cœur de l’ensemble immobilier projeté à l’emplacement de feu la dernière usine Sagem d’Argenteuil.
         Pourtant, la hausse démographique ne s’est pas arrêtée ni depuis 2014 ni depuis 2016. La Ville compterait aujourd’hui plus de 115 000 habitants, en tout cas plus de 110 000, dernier chiffre officiel datant de fin 2016. C’est par ailleurs une population qui rajeunit fortement.
         La construction et l’entretien des écoles pèsent certes sur les finances communales, mais les municipalités ont tout de même un levier permettant de limiter l’urbanisation, en particulier par la délivrance ou non des permis de construire.
         Sur ce plan-là, la municipalité actuelle comme la précédente a permis la réalisation de très nombreux programmes immobiliers, alors que la construction des écoles nécessaires n’a pas suivi.
         On pourra une nouvelle fois en mesurer les conséquences désastreuses dans certains quartiers, dès la semaine prochaine…

mardi 27 août 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 26 août 2019






G7 à Biarritz : la réunion des brigands qui dirigent le monde

Des dizaines de millions d’euros, plus de 10 000 policiers et gendarmes, la ville de Biarritz et sa région mises en état de siège… Il a fallu en mobiliser des hommes et beaucoup d’argent pour que puisse se tenir le G7, ce sommet des sept États les plus puissants de la planète… et surtout sommet de mensonges et d’hypocrisie !
Pour ces dirigeants, ce genre de grande réunion internationale est l’occasion de se mettre en scène devant leur opinion publique. Et dans ce domaine, Macron a mis le paquet ! Omniprésent dans les médias, il a tenté d’apparaître comme celui qui pourrait sauver l’Amazonie ravagée par les incendies et les océans menacés par la pollution.
Les yeux fixés sur l’horizon des prochaines élections, ce président des riches essaye de « verdir » son image, mais pendant qu’il fait des discours sur l’écologie, son gouvernement défend les intérêts du pétrolier Total, responsable de pollutions aux quatre coins de la planète ; et l’actualité récente concernant le glyphosate ou les boues rouges de Gardanne a montré que, pas plus en France qu’au Brésil, les industriels de la chimie ou de l’agroalimentaire ne se voient imposer des mesures susceptibles de diminuer leurs profits !
Pour Macron et ses ministres, comme pour tous les dirigeants des États impérialistes, il n’est jamais question de s’en prendre d’une manière ou d’une autre aux groupes capitalistes dont ils servent les intérêts.
Crise économique, guerres commerciales et menaces de récession, pollution et réchauffement climatique, tout cela était censé être au programme des discussions de ces chefs d’État qui se sont pavanés ce week-end devant les télévisons du monde entier. Mais ils ont surtout montré une nouvelle fois à quel point ils sont bien incapables, quand bien même ils le voudraient, de trouver des solutions aux méfaits engendrés par leur système.
Ils ne sont que les brigands en chef d’une organisation économique fondée sur l’exploitation et le pillage des peuples et des richesses de la planète. S’ils sont unis par une même volonté de préserver un ordre social de plus en plus inégalitaire et violent, ils se préoccupent chacun de défendre la part de butin de leurs capitalistes nationaux dans un contexte d’aggravation de la crise. La brutalité et le cynisme de Trump, qui utilise les moyens de pression que lui donne la toute puissance des États-Unis, ne font que souligner d’une manière crue la réalité des relations dans un monde impérialiste basé sur les rapports de forces.
Ni les capitalistes, ni les États à leur service ne sont capables d’empêcher leur économie de s’enfoncer toujours plus dans la crise. Dans cette organisation fondée sur la propriété privée des moyens de production et des banques, chaque capitaliste est libre de déplacer ses capitaux comme il l’entend, avec comme seul objectif d’accroître leur rentabilité.
Pour garantir leurs profits, les capitalistes ont licencié massivement et aggravé l’exploitation. Ils ont privilégié le développement de la finance, beaucoup plus lucrative que les activités productives. L’économie a été transformée en un véritable château de cartes qu’une panique boursière peut faire s’écrouler du jour au lendemain. Les profits d’une minorité ont explosé mais c’est au prix de l’explosion partout du chômage et des inégalités, et du maintien de régions entières dans le sous-développement. Les menaces de crises économiques et de crises climatiques aux conséquences de plus en plus graves rendent d’autant plus dérisoire la comédie à laquelle viennent de se livrer les dirigeants du G7.
Permettre à la population de reprendre le contrôle de l’économie et mettre fin à son fonctionnement anarchique est possible à la condition d’exproprier les grands groupes capitalistes. Sous le contrôle des travailleurs, il sera alors possible d’organiser démocratiquement l’activité économique afin de répondre aux besoins de la majorité avec le souci de préserver l’environnement.
Placés au cœur de la production, les travailleurs constituent une force concentrée, organisée, la seule classe sociale qui n’a aucun intérêt au maintien d’un système fondé sur la propriété privée des moyens de production et l’exploitation du travail. Ils sont les seuls à pouvoir mettre fin à la domination de la bourgeoisie et à pouvoir réorganiser l’économie sur des bases collectives.
Plus que jamais, l’avenir de l’humanité en dépend.

Éducation : la hausse des effectifs par classe. L’exemple d’une commune de Moselle


A Algrange, il y aura-t-il des maternelles à 33 et 34 élèves ?



A une semaine de la rentrée des classes, les deux écoles maternelles d’Algrange risquent bien de démarrer l’année scolaire avec des classes de 33 et 34 élèves ! Si cela se confirme, ces enfants vont commencer leur scolarité dans des conditions particulièrement indignes. La directrice du groupement scolaire parle même « d'élevage en batterie ».
     C’est en se basant sur des estimations d’effectifs fantaisistes (48 élèves…) que la Direction des services départementaux de l’Education nationale de Moselle avait annoncé en février dernier la fermeture de l’une des trois classes maternelles d’Algrange à la rentrée. Sur l’ensemble du département 78 fermetures de classes avaient été prévues en maternelle et en primaire.
     Les élus d’Algrange demandent le maintien de la troisième classe. Ils dénoncent « les gestions comptables du gouvernement ». Dans ces fermetures massives de classe il ne s’agit pas d’un simple traitement « statistique » de l’Education, mais d’une volonté systématique de faire des économies sur l’enseignement pour détourner l’argent de l’Etat vers la classe capitaliste.