dimanche 25 août 2019

Incendies en Amazonie : responsabilités et exploitation politicienne


Les hypocrites à la manœuvre

 
Incendies en Amazonie

Les incendies qui ravagent l’Amazonie suscitent une émotion et une colère légitime chez tous ceux qui se préoccupent sincèrement de l’environnement. Ils provoquent dans le même temps un déferlement de cynisme et d’hypocrisie chez les dirigeants politiques.
Cynisme de la part du président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, lui qui a réduit les budgets des organismes destinés à protéger l’Amazonie contre la déforestation, et dont la préoccupation première est de défendre les intérêts des grands propriétaires fonciers et les compagnies minières qui exploitent les ressources de l’Amazonie.
Mais aussi hypocrisie de la part de Macron qui a cru nécessaire de dénoncer la « destruction du poumon de la planète » et agite même la menace de bloquer l’accord commercial Europe-Mercosur. Pour faire des discours sur l’écologie, Macron est très fort, les yeux fixés sur l’horizon des prochaines élections… Mais l’actualité concernant le glyphosate ou les boues rouges de Gardanne a montré que, pas plus en France qu’au Brésil, les industriels de la chimie ou de l’agroalimentaire ne se voient imposer des mesures susceptibles de polluer leurs profits !

Trump et les migrants : démagogie sans limite


Quel sale type (en restant poli)
 
 
Enfants migrants enfermés et séparés de leurs parents en 2018

Trump a annoncé qu’il allait remettre en cause une décision de justice limitant à 20 jours la durée de détention des enfants de migrants. Cela reviendrait donc à autoriser la détention illimitée des familles entrées illégalement aux Etats-Unis dans l’attente que leur dossier soit traité.
Compte tenu des procédures, une telle décision ne pourrait pas s’appliquer, au mieux, avant plusieurs mois, voire plusieurs années. Mais cette annonce fait partie de la campagne électorale de Trump qui, pour se faire réélire, est prêt à aller toujours plus loin dans la démagogie xénophobe la plus abjecte.

Universités d’été de la gauche : ça grenouille sur les plages…


Le nouveau feuilleton commence

 

Université d'été des Verts

Comme chaque année à la fin août, les partis organisent des universités d’été au soleil. Du côté de la gauche, Europe Écologie –Les Verts ouvrent le bal, suivis par La France Insoumise, le PS et le PCF. Les discours sur l’émiettement de la gauche, sa déconfiture électorale et la meilleure stratégie pour regagner des voix vont fleurir.
Mais tous ces politiciens se préoccupent avant tout des futures alliances pour les élections à venir. Les Verts ne se sentent plus leur succès relatif aux Européennes ; PS et PCF se préoccupent de conserver leurs élus lors des Municipales à venir ; tandis que Mélenchon, lui, se positionne dans la perspective de la prochaine présidentielle…
Ce n’est donc que le début d’un long feuilleton politicien dont les travailleurs n’ont rien à attendre. Avec Mitterrand, Jospin et Hollande, on a vu comment ces combinaisons électorales ont permis à des politiciens se prétendant du côté du peuple d’accéder au pouvoir pour servir les intérêts des capitalistes. Et, à chaque fois, les promesses volontairement

Chevaux, yearlings : du fric à gogo dans la stalle


Le pur-sang ne connaît pas la crise

 


La vente à Deauville des yearlings, ces jeunes chevaux censés devenir des cracks pour les courses hippiques, a atteint cette année le chiffre d'affaires record de 43 millions d'euros. Un poulain s'est vendu plus de 1,6 million d'euros.
Aux dires des organisateurs, cela s’explique par la présence d'un plus grand nombre d'acheteurs au budget très important qui trouvent aussi une occasion de faire un placement financier. Car le véritable dada de ces riches, au-delà de leur passion pour la plus belle conquête de l’homme, ça reste de faire de l’argent !

Argenteuil, défense de Jean-Vilar-Héloïse, Petite chronique des élections municipales de 2020 (3)


Évoquer tel ou tel manque de concertation, mais pour En marche, même cela, pas tous

 
Elle n'en pense toujours rien deux ans plus tard ?

Lorsque le représentant d’En marche à Argenteuil s’est entretenu dernièrement avec Le Parisien-95 à propos des prochaines élections, il a illustré la question de la « démocratie participative » et de la nécessité de la concertation, en évoquant l’affaire Lidl de la butte d’Orgemont. Effectivement, belle illustration courante des pratiques habituelles en la matière : décider seul ou en petit comité, puis mettre la population concernée devant le fait accompli.
         Le monsieur d’En marche a eu raison d’évoquer cette affaire à l’occasion de laquelle, la municipalité d’Argenteuil s’est quelque peu ridiculisée et a été obligée de faire machine arrière.
         Mais parmi d’autres de moindre importance, il y a tout de même, dans le même genre une affaire locale qui, même encore plus que celle du Lidl, a entraîné le rejet de l’énorme majorité de la population : l’affaire Jean-Vilar-Héloïse marquée par le règne du secret et par un manque total de concertation préalable ! Bref, ce monsieur d’En marche pourrait tout autant nous dire ce qu’il en pense.
         Il y a deux ans ( !), juste après son élection, la députée locale d’En marche avait été interrogée pour donner son avis sur cette affaire Héloïse. Depuis aucune nouvelle. Elle disait alors n’avoir pas eu le temps d’étudier le dossier. Elle n’a pas eu amplement depuis ni le temps de le faire ni de s’imprégner des bonnes leçons de son collègue sur la « démocratie participative » ? DM

samedi 24 août 2019

1989-2019 : la fin du glacis soviétique, il y a 30 ans


D’un rideau de fer à l’autre

 

La chancelière allemande Merkel et le Premier ministre hongrois Orban ont commémoré la fin, il y a 30 ans, du rideau de fer qui divisait l’Europe entre deux blocs, empêchant la libre circulation des personnes.
Mais aujourd’hui, l’Europe permet-elle une véritable liberté de circuler ? Au nom d’une Europe « blanche et chrétienne », l’ultranationaliste Orban fait dresser 200 kilomètres de barbelés à la frontière sud de la Hongrie. Quant à « l’Europe à visage humain » qu’évoque Merkel dans ses discours, elle ne sort pas vraiment de la barbarie, comme on en a eu la sinistre démonstration avec le déchirant épisode de l’Open Arms et des autres navires humanitaires en Méditerranée.

Italie : manœuvres politiques et démagogie xénophobe


Les uns ou les autres, des politiciens gouvernant au service du grand capital

  

De gauche à droite : Salvini, Conte et Di Maio. Alliés hier, rivaux aujourd'hui et au service des capitalistes toujours...
La démission du Premier ministre italien a mis un terme au gouvernement de coalition entre le parti d’extrême-droite la Ligue de Salvini et le Mouvement cinq étoiles (M5S). Du coup, des tractations ont lieu entre le M5S et le parti Démocrate de Matteo Renzi dans l’espoir de former un nouveau gouvernement sans avoir à organiser de nouvelles élections.
En embuscade, Salvini mise sur l’échec de cette démarche et espère revenir seul au pouvoir en récoltant sur le plan électoral les fruits de la démagogie xénophobe qu’il a déployée depuis plus d’un an contre l’Union européenne, et bien plus encore contre les migrants.
Mais qu’ils soient ouvertement xénophobes ou prétendument démocrates, ces politiciens gouvernent au service du grand capital, ce qui signifie donc qu’ils piétineront, d’une façon ou d’une autre les intérêts des classes populaires.

Italie, Gênes, G 8, juillet 2001, aujourd’hui, toujours la traîne de la répression d’alors (qui fit un mort) contre un militant réfugié en France


Lorient : non à l’extradition !

21 Août 2019

Accusé de dévastation et saccage contre des biens lors du sommet du G8, à Gênes en 2001, et d’avoir participé à une manifestation antifasciste émaillée de violences et non autorisée à Milan en 2006, Vincenzo Vecchi a été arrêté dans le Morbihan, à Rochefort-en-Terre, où il avait trouvé refuge. Cela s’est passé le 8 août, alors qu’il se rendait à son travail. Condamné à douze ans et six mois de prison en Italie, en 2012, il est désormais en attente de la décision du tribunal de Rennes, qui statuera le 23 août sur la demande d’extradition émise par l’Italie.
Depuis l’arrestation, des comités locaux de soutien se sont créés. À Lorient, un rassemblement était organisé lundi 19 août. Le comité de soutien pour Vincenzo de Lorient demande sa libération immédiate et sa non-extradition de France. C’est le ministre italien d’extrême droite Salvini qui a relancé les poursuites, dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen, à l’encontre de ce militant.
Un rassemblement est prévu à Rennes devant le tribunal le 23 août.

                                       Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2664)
 

Article de Wikipédia sur cette manifestation de juillet 2001
 


« Le sommet du G8 2001, 27e réunion du G8, réunissait les dirigeants des 7 pays les plus industrialisés et la Russie, ou G8, du 20 au 22 juillet 2001, dans la ville italienne de Gênes. En marge de ce sommet, se sont déroulés des contre-sommets anti-G8 aux buts et moyens divers. En raison des émeutes, nombreuses et violentes qui s'y sont déroulées, il s'agissait du dernier G8 tenu au sein d'une grande ville, ses membres ayant décidé, en raison des événements ainsi que des attentats du 11 septembre 2001, de tenir désormais leurs réunions dans des endroits moins accessibles.
Amnesty International qualifie la répression de manifestants pacifiques de « plus grande violation des droits humains et démocratiques dans un pays occidental depuis la Seconde Guerre mondiale ». Ce n'est qu'en 2017 que les autorités policières reconnaitront officiellement les exactions : « A Gênes, un nombre incalculable de personnes innocentes ont subi des violences physiques et psychologiques qui les ont marquées à vie ». 

Un article d’Aujourd’hui en France d’hier matin