mercredi 21 août 2019

Argenteuil, salle des fêtes jean Vilar toujours debout et un projet « Cap Héloïse » porté disparu. Une amnésie qui fait bien sûr de très nombreux heureux


Comme si cela n’avait jamais existé

 
Effectivement, un très mauvais produit d'appel électoral

Le projet « Cap Héloïse » a totalement disparu des radars municipaux. Rien sur le sujet dans le kit de propagande estivale municipal actuel, dans le cahier spécial de Ma Ville, dans la « lettre du maire », ou encore sur les panneaux installés sur le haut de l’avenue Gabriel Péri. Rien. Pas de nouvelle. Disparu. Exit…
         Bien évidemment, ce n’est pas nous qui nous nous en plaindrons. Disons-même « bon débarras ».
         Mais en tout cas, que de temps et d’énergie perdu pour tous ceux qui ont combattu ce projet inacceptable, et pour la municipalité elle-même.
         Bien sûr, le vide municipal actuel sur le sujet ne nous fera pas oublier cette affaire, et ses initiateurs, le précédent maire d’Argenteuil qui l’a lancé, et le maire actuel et les membres de la municipalité qui l’ont mis en musique !
         Et méfions-nous des disparus !

mardi 20 août 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 18 août 2019


Fausse baisse du chômage, augmentation de la précarité... et de l'enrichissement des capitalistes !

 

Après la publication la semaine dernière des chiffres du chômage faisant état d’une baisse de 0,2 % par rapport au début de l’année, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s’est répandue dans tous les médias : « On est au taux de chômage le plus bas depuis 10 ans. Nos réformes portent leurs fruits. »
Que cette ministre, ex-DRH de Danone, affiche une telle satisfaction pour un résultat pour le moins dérisoire, cela souligne à quel point elle appartient au monde du grand patronat et des riches.
Le nombre de chômeurs officiellement recensés diminue peut-être mais le chômage pèse plus que jamais sur la vie des travailleurs. Au mois de juillet, il ne s’est pas passé une semaine sans que soit annoncé un nouveau plan de suppressions d’emplois, chez Tati, Carrefour, General Electric Belfort… Dans ces entreprises et dans bien d’autres qui n’ont pas fait les grands titres des médias, des milliers de travailleurs sont menacés de licenciement dans les semaines qui viennent. Plusieurs millions de femmes et d’hommes sont toujours privés d’un véritable emploi, contraints de vivre dans l’insécurité permanente en enchaînant les missions d’intérim, les CDD, les petits boulots de toute sorte sans pour autant gagner de quoi vivre correctement.
Le gouvernement parle de la lutte contre le chômage, mais il n’a aucunement l’intention de faire quoi que ce soit pour mettre un coup d’arrêt aux suppressions d’emplois. Au contraire, dans la continuité de leurs prédécesseurs, Macron et ses ministres se sont attachés à permettre au patronat de licencier plus facilement et à moindre frais.
L’État lui-même supprime des emplois dans les services publics, dans l’éducation... Dans les Ehpad et les hôpitaux, en raison du manque de personnel, la situation est de plus en plus catastrophique. Le nombre de services d’urgence en grève pour revendiquer des moyens supplémentaires continue d’augmenter.
Faute de vouloir agir sur le chômage, le gouvernement s’attaque aux chômeurs ! Pressions et tracasseries administratives ont été multipliées. D’après Pôle emploi, 45 000 personnes ont été radiées des listes du chômage en juillet dernier, soit une augmentation par rapport au trimestre précédent de 12, 8 %.
La « réforme » de l’assurance chômage imposée cet été aura pour conséquence de diminuer, voire de supprimer, les indemnisations de ceux qui connaissent les situations les plus précaires. Au travers de ces mesures, il s’agit non seulement d’économiser des centaines de millions sur le dos des chômeurs, mais aussi de les obliger à accepter des emplois toujours plus mal payés.
Comme ceux de ces cyclistes livreurs de repas de Deliveroo, dont plusieurs centaines sont mobilisés depuis plus d’une semaine contre la baisse de leurs rémunérations. Tous autoentrepreneurs, ils sont privés de couverture sociale et totalement dépendants de cette plateforme, qui fixe ses tarifs et peut les changer à son gré. Victimes elles aussi de la rapacité patronale, les femmes de chambre de l'hôtel Ibis Clichy-Batignolles à Paris sont en grève depuis un mois pour dénoncer leurs conditions de travail et leurs salaires, imposés par la société sous-traitante auquel a recours le groupe Accor, géant de l’hôtellerie et de la restauration.
Avec la complicité des gouvernements qui se sont succédé ces dernières années, la classe capitaliste a aggravé l’exploitation, supprimé et précarisé massivement les emplois afin de s’assurer des augmentations faramineuses de profit dans un contexte de marasme des affaires et de saturation des marchés. Ce sont les licenciements et les bas salaires imposés aux travailleurs qui ont permis l’enrichissement d’une minorité de milliardaires : Arnault, PDG de LVMH et actionnaire de Carrefour, Bettencourt Meyers, héritière de l’Oréal, Mulliez propriétaire des enseignes Auchan, Décathlon…
L’ensemble de la société paye de plus en plus chèrement l’avidité de la classe capitaliste qui domine l’économie. Les travailleurs, qui représentent ceux qui font vivre et tourner toute la société, constituent la seule force capable de renverser le pouvoir de la bourgeoisie et de réorganiser l’économie sur des bases collectives.
Il sera alors possible d’utiliser les richesses et les progrès techniques en garantissant à chacun un travail et des conditions de vie dignes des moyens dont on dispose au 21e siècle.

Migrants : « Open arms », un monde ouvert pour les armes, fermé pour les migrants venant du Sud


Une mémoire plus que sélective


Le navire humanitaire surveillé par la marine de guerre.

La France, un des pays les plus riches du monde avec plus de 60 millions d’habitants s’engagerait à accueillir... quarante réfugiés recueillis par le navire humanitaire “Open Arms”.
A-t-on oublié que la fortune de la bourgeoisie française provient en grande partie du pillage et du travail forcé des habitants de tous ces pays autrefois colonisés.
Et quand il s’est agi de se faire trouer la peau, la bourgeoisie n’a pas hésité à jeter sur les plages de Provence des milliers de tirailleurs, de tabors et de goumiers originaires ...d’Afrique.
Aujourd’hui le gouvernement chipote pour laisser quelques réfugiés, originaire de ces mêmes pays d'Afrique à débarquer sur ces mêmes rivages.

Banque postale : Centre de chèques postaux Orléans La Source (Loiret) : un incendie à la Banque postale


Pour l’entretien, le compte est à sec…



Le centre de chèques postaux de La Source, après l'incendie du 15 août 2019

Un incendie s’est déclaré le jeudi 15 août dans une aile du centre au 6ème étage, détruisant tout un service et faisant de gros dégâts aux 5ème et 7ème. Heureusement personne ne travaillait ce jour-là.
Sans doute dû à un court-circuit (raison invoquée en l’état actuel de l’enquête), cela n’a vraiment surpris personne, tant l’immeuble part en déconfiture. La direction de la Banque Postale a décidé de ne plus entreprendre de travaux importants, annonçant en 2015 son intention de construire un nouveau centre. Depuis tout est resté à l’état de projet. L’immeuble n’a fait que se dégrader au point que des barrières de sécurité entourent le centre pour éviter de se prendre chutes de béton, vitres ou stores, comme cela s’est déjà produit les années passées.
Par souci d’économie et pour vider certaines ailes, la direction a entassé le personnel. Dans le service impacté par l’incendie, 80 employés ont vu leurs conditions de travail se dégrader au fil des années : devant travailler chacun sur deux écrans à la fois, le manque de place s’est vite fait sentir. De nombreux ventilateurs ont été mis sur les bureaux cet été. Malgré la climatisation qui marche ou pas et avec des stores extérieurs pour certains en lambeaux, cela était insupportable au moment de la canicule, dans des services à grande baies vitrées.
La direction de la Banque Postale a son siège en plein centre de Paris, dans un ensemble de quatre immeubles qui ont vu le jour en 2011, présentés comme « de haute qualité environnementale » et décrits comme « un bâtiment historique participant au charme d’un des quartiers les plus courus de la rive gauche ». Dans leurs bureaux feutrés et luxueux, ces haut cadres de la Banque Postale sont bien loin des inquiétudes du personnel de la Source qui travaille dans un immeuble aussi pourri et devenu dangereux.

Migrants, Argenteuil-Grèce, une belle action de solidarité


On nous informe

Le Collectif "Solidarité France Grèce d'Argenteuil" s'est joint aux associations "Entraide Internationale" et SECOL pour organiser en juin 2019 un convoi solidaire pour la Grèce.

Le camion de 43 tonnes qui apporte de la nourriture et du matériel est passé par les ports de Bari en Italie, puis de Patras en Grèce.

A Patras Entraide Internationale a remis à l'hôpital de cette ville du matériel médical. Le camion a continué sa route pour arriver le 5 juillet à Lavrio pour livrer aux camps de réfugiés kurdes la nourriture et le matériel collecté en France.

Lavrio est une petite ville à 65KM d'Athènes, elle a une traditon d'accueil des réfugiés. Le camp est présent au centre de la ville depuis 1946.

Voici le lien du film témoignant du dernier convoi solidaire en juin 2019 pour les camps de Lavrio,

Réalisé par Jacques Leleu et Jean-Marc Thérin.



Argenteuil, municipalité, économie, aménagement... et approche des élections municipales


Ma Ville vue par des lunettes façon Disneyland

 
Certes une ville marquée par l'enclavement, mais surtout par la loi du Capital

On se demande bien pourquoi la municipalité a usé du papier et dépensé des sous pour faire paraître un « cahier spécial » de Ma Ville, le mensuel municipal, consacré au « Développement économique ». Sur ce plan, pour le maire d’Argenteuil, cette dernière est « Sur la voie du renouveau ». Quant à M. ex, le président du "fameux" « Conseil Économique d’Argenteuil » et apparemment angliciste distingué « Argenteuil is back ».
         N’allez pas chercher dans ce cahier ni du nouveau ni de l’original. Vous n’y trouverez que des resucées de ce que la municipalité nous répète à satiété depuis des mois : le développement économique de la Ville est à nouveau localement au rendez-vous, bien sûr produit des efforts de ces messieurs et de la municipalité. Bref, si vous n’avez pas le moral, lisez ce cahier de vacances, vous n’y trouverez que des bonnes choses, que du positif, et une réalité totalement couleur bleue azur.
         Tout ce qui fâche a été gommé du tableau. La position totalement marginale de la commune dans la structure du Grand Paris ? Que nenni : « Argenteuil a le potentiel pour devenir une place incontournable du Grand Paris » ! L’enclavement qui caractérise Argenteuil et qui est un obstacle de poids pour la traverser ? Vous n’y pensez pas : « Notre ville bénéficie d’une excellente accessibilité » ! Le départ annoncé de l’entreprise Dassault ? Dans la série « actions accomplies », « Dassault fait l’objet d’un accompagnement assidu du CEA et du Marie d’Argenteuil dans le contexte où le groupe envisage de faire évoluer ses activités sur le site d’Argenteuil » ! Du vrai Molière, à l’égard d’une entreprise dont il y encore peu, le maire d’Argenteuil vilipendait la trahison de son PDG !
         Nous ne reprochons pas à ces messieurs de ne pas avoir réalisé l’impossible. Nous affirmons simplement que le tableau enjolivé qu’ils nous présentent ne correspond absolument pas à la réalité, une réalité marquée entre autres par de nombreuses données géographiques et historiques contraignantes du territoire, par la crise de la société, par la tendance à l’appauvrissement de la population, par le fait que ce sont jusqu’à nouvel ordre, les entreprises capitalistes qui possèdent l’essentiel des clés de l’aménagement local.

lundi 19 août 2019

Urgences, hôpitaux : la mobilisation s’étend


Urgences : la mobilisation s’étend



Si la mobilisation des services d’urgence contre le manque de moyens humains et matériels est en baisse à Paris, elle s’étend ailleurs dans le pays.
On compte aujourd’hui 217 services d’urgence en grève, en tout cas mobilisés pour dénoncer la situation des hôpitaux qui n’ont pas les moyens de remplir leur mission de soigner ceux qui font appel à eux.
La presse et la télévision sont remplies de ces témoignages révoltants. Mardi 6 août, les Urgences de Verdun dans la Meuse rejoignaient le mouvement. Là, en plus des problèmes de tous, c’est la porte du sas des ambulances qui est défectueuse, mais il n’y a pas de budget pour la réparer. 
           À Saint-Etienne, un homme de 72 ans a ainsi passé cinq jours sur un brancard. À Sisteron, dans les Alpes-de-Haute-Provence, comme à Sainte-Foy-La-Grande en Gironde, les services d’urgence sont fermés la nuit faute de personnel. À Lens ou à Lons-le-Saulnier, les Urgences sont fermées certains jours en raison d’une pénurie de médecins. À Mulhouse, à cause de la dégradation des conditions de travail, les médecins, qui étaient 26 il y a quelques mois, ne sont plus que 17 en poste et devraient rester à 10 en septembre ! Et côté matériel, ce n’est pas mieux : il n’y a que dix boxes d’examen, alors qu’il en faudrait le double.
Tout cela est aberrant et scandaleux. Le personnel des Urgences est malade de ne pas pouvoir prendre en charge correctement ceux qui s’adressent à lui. On dispose de techniques, de connaissances merveilleuses pour soigner, mais on est incapable de les utiliser faute de moyens, consacrés qu’ils sont à soigner le grand capital.

                                    Étienne HOURDIN (Lutte ouvrière n°2663)

General Electric, petit et scandale fondamental


Le capitalisme, le véritable scandale

  

Un lanceur d’alerte vient de dénoncer une fraude dans les comptes financiers de General Electric. Cette révélation a fait chuter l’action de GE de près de 11% à la bourse de New York.
C’est pourtant le fonctionnement habituel du capitalisme où les comptes des entreprises restent dans le plus parfait secret, sans contrôle aucun.
Mais fraude ou pas, bon résultat ou pas, la part distribuée aux actionnaires n’a jamais cessé d’augmenter. Et c’est au nom de cette part des actionnaires que des milliers d’emplois sont supprimés, que des milliers de travailleurs sont réduits à la misère ou que des régions entières sont poussées à devenir des déserts industriels.
Cette situation sous le capitalisme n’est pas considérée comme une fraude. C’est le droit de ces grands groupes d’être des prédateurs pour l’ensemble de la société.
Un système à combattre et à abattre le plus rapidement possible.