lundi 19 août 2019

Indonésie, Djakarta : une catastrophe annoncée


Et les pauvres abandonnés à leur sort

 


Le gouvernement indonésien prépare le déménagement de sa capitale sur l'île de Bornéo. C’est que la capitale actuelle, Djakarta, est menacée d'effondrement à cause du pompage sauvage de sa nappe phréatique, de la construction de gratte-ciels et de l’invasion de cette nappe par les eaux marines. Certains quartiers sont déjà noyés sous les eaux. Il y a en plus la pollution chronique, sans compter la surpopulation.
Les dirigeants du pays et les plus riches se préparent, eux, à habiter une nouvelle capitale tout confort, bien loin des plus pauvres parmi les 10 millions d'habitants de Djakarta qu'ils abandonnent à leur sort.

Val d’Oise, pompiers, sanctions contre des pompiers mobilisés


Ils ont pourtant raison de proclamer « Population en danger »



Des pompiers en grève dans le Val d'Oise sont menacés de sanctions. Ils dénoncent le manque de 160 postes sur le département. Ils continuent à assurer leur service, mais arborent un brassard pour signifier leur participation au mouvement.
Ce qui n'est pas du goût de leur hiérarchie, qui a prononcé 20 blâmes et deux jours de mise à pied. Elle n'accepte pas que les pompiers alertent la population par des banderoles « population en danger », ce qui n‘est pourtant que la triste réalité.
Le mouvement, commencé nationalement fin juin, dénonce les manques d'effectifs, non seulement chez les pompiers mais aussi chez les urgentistes. Ces sanctions ne suffiront ni à régler des problèmes réels, qui vont en s’aggravant, ni à éteindre la colère.

Argenteuil : les candidats aux élections municipales et la « démocratie participative »


Une tarte à la crème, et une réalité aux antipodes

 
L'apprentissage de la démocratie ouvrière. Ici, lors de la grande grève de PSA

Il n’y a pas une liste qui se prépare pour les prochaines élections municipales qui ne se revendique pas de la « démocratie participative ». Dans l’article qui lui était consacré dernièrement dans Le Parisien-95, le représentant des Macroniens locaux n’y a pas dérogé.
         Dans la réalité, cette « démocratie participative » se résume à la mise en place d’organismes (de plus en plus nombreux) dits de « participation » de la population selon le principe « discutez de broutilles dérisoires tant que vous voulez, quant à la municipalité, et dans le plus grand secret pour les vraies affaires, en  petit comité, nous déciderons ».
         Pour qu’il y ait un vrai contrôle de la population, la question essentielle n’est même pas en avoir sincèrement la volonté politique. Elle serait de susciter dans toutes les occasions l’apprentissage de ce contrôle, dans toute la vie sociale, et d’abord au sien des entreprises, et dans chaque péripétie de la lutte qui oppose le capital et le travail. Cela s’appelle l’apprentissage de la démocratie ouvrière.
         Bien évidemment, ce combat qui concerne bien au-delà des affaires locales ne peut être le fait que des militants révolutionnaires pour qui la transformation de la société ne pourra être que « l’œuvre des travailleurs eux-mêmes » ayant pris conscience du rôle qu’ils ont à jouer pour contrôler l’ensemble de la vie sociale.

dimanche 18 août 2019

Capitalisme à bout de souffle, une économie en folie, à transformer d’urgence


L’urgence de la révolution sociale

 


Tension dans le détroit d’Ormuz, où circule une bonne partie du pétrole mondial, guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, multiplication des bulles spéculatives et yoyo des valeurs boursières : le capitalisme à bout de souffle menace l’économie mondiale d’une crise généralisée.
La révolution sociale devient d’une urgente actualité face à cette organisation économique – mieux vaudrait dire une désorganisation économique - en délire total.

Deuxième guerre mondiale et soldats des colonies des puissances impérialistes


Le devoir de mémoire de Macron et le nôtre

 


Macron a tenu à rappeler le rôle des soldats natifs des colonies africaines de la France lors du débarquement en Provence en août 1944. On a sacrifié leur vie pour le plus grand profit d’une métropole qui les opprimait, cela vaut bien plus qu’un monument ou un nom donné à une rue comme le propose Macron aujourd’hui, 75 ans plus tard.
Il faut se souvenir qu’à l'époque, les peuples colonisés avaient été remerciés de leur courage et de leurs sacrifices avec des balles et du plomb. Comme les soldats sénégalais du camp de Thiaroye, massacrés, simplement parce qu'ils réclamaient leur solde. Dès 1945, la France coloniale a reprimé en Algérie, notament à Sétif, en Indochine, à Madagascar…
La prétendue repentance tardive et limitée de Macron n’effacera pas ces crimes de l’impérialisme français.

Salvador : la justice s'acharne contre les femmes


« Libérez Evelyn », « A bas le patriarcat »

 


Une jeune femme de 21 ans, victime d'un viol, passe en jugement suite à la perte de son bébé. Elle encourt de trente à cinquante ans de prison pour homicide aggravé par négligence.
Un premier jugement avait été annulé par la Cour suprême, mais le ministère public ne veut pas en rester là.
          Les organisations féministes du pays et nombre de femmes et d’hommes sont mobilisées pour la faire libérer, certaines ont manifesté devant le tribunal au cri de « libérez Evelyn » et « A bas le patriarcat ». D'autres femmes croupissent en prison pour de tels faits, mais la mobilisation a permis de libérer cinq d'entre elles ces derniers mois.

Migrants à la rue : les « autorités » aux abonnés absents. Un exemple parmi tant d’autres


A Nantes, quand on ne peut compter que sur la solidarité du voisinage

 
Réfugiés espagnols en Bretagne (1937-1940) Photo Bécédia

Depuis le 23 juillet à Nantes, une famille avec 6 jeunes enfants dont un bébé et leur mère enceinte vit place de la Manu, devant l’auberge de jeunesse sous les arcades. Dans l’attente de l’enregistrement de leur demande d’asile fixée au 10 septembre, cette famille arrivée d’Égypte ne survit que grâce à l’élan de solidarité des voisins et des associations humanitaires. Ils ont pu bénéficier de quelques jours d’hébergement à l’auberge grâce à des dons anonymes. Une grand-mère de 88 ans leur a même ouvert la porte de son T3 HLM, car pour elle, cette famille en détresse lui rappelait qu’elle aussi, jeune gamine, elle avait dormi dans la rue, réfugiée de la guerre d’Espagne.
La mairie (de gauche) contactée à de nombreuses reprises, déclare ne rien pouvoir faire et renvoie vers le 115 qui ne répond plus ! Le week-end du 15 août, une autre famille s’est installée, venant d’Afrique et là-aussi, aucune solution n’a pour l’heure été proposée pour ces migrants qui dorment sur le pavé. La mairie et les pouvoirs publics sont aux abonnés absents et se renvoient la balle. En attendant, ces réfugiés ne peuvent compter que sur la solidarité du voisinage.

Argenteuil, élections municipales mars 2020, quand Georges Mothron démarre comme un lièvre son marathon


Selon la fable argenteuillaise, « Le lièvre et la tortue », mais aussi comme une petite leçon sur la "démocratie"

 


Considérant sans doute que ses concurrents étaient encore en train de lacer leurs crampons, le vétéran Georges Mothron, bien connu des coureurs de fond, s’est élancé en sprintant en cet été 2019 sur le parcours de la course de marathon « Municipales 2020 ».
         Lettre du maire en juillet dernier (qui n’avait pas paru depuis un an), magazine du Conseil Économique d’Argenteuil en plein été, et voilà sur le début de l’avenue Gabriel Péri, la mise en place de panneaux vantant les réalisations de la municipalité actuelle.
        
A huit mois des prochaines élections municipales, c’est étonnant, mais on imagine que le maire d’Argenteuil s’est renseigné sur les aspects légaux de cette propagande.
         Certes le bilan est faible, mais pour reprendre l’adage en l’adaptant : « Le bilan municipal, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale » !
         Bien évidemment, nous reviendrons sur tout cela, car si le bilan est maigre, autour et aux alentours de ce que ces gens-là déclarent, il y a de nombreuses choses à rappeler. Nous y viendrons.
         Tout cela s’appelle la « démocratie ». Chacun, paraît-il, a le droit de s’exprimer, un droit égal pour tous ! Dans la réalité, les moyens pour le faire ne sont simplement pas les mêmes pour chacun. En l’occurrence, les moyens de la commune, c’est-à-dire théoriquement de ses habitants.
         C’est vrai à l’échelle des grandes villes comme à celle de l’ensemble des structures de l’État.