mercredi 3 juillet 2019

Retraites : sombres manœuvres pour allonger la durée de cotisation


Partager le travail entre tous sans perte de salaire



« Il faut éviter que les gens partent à la retraite trop tôt, avec des pensions trop faibles », a déclaré Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé de présenter un projet sur la réforme des retraites. Une des pistes évoquée serait d’allonger la durée de cotisation à 43 ans dès 2025, au lieu de 2035. Il faudrait alors travailler jusqu’à l’âge de 64 ans, soit deux ans de plus, pour toucher une retraite à taux plein.
Et pendant que, d’un côté, les travailleurs les plus anciens seraient usés jusqu’à la corde, de l’autre, les jeunes continueront à être au chômage.

Police : contre des bandits ? Non contre des fêtards et des manifestants


De bavure en bavure



Évacuation violente d'un rassemblement pour le climat à Paris le 28 juin

Déjà, le 21 juin à Nantes, à la fin de la fête de la musique, des policiers étaient intervenus si brutalement que des jeunes ont sauté dans la Loire et que l’un d’entre eux n’a toujours pas été retrouvé.
Vendredi 28 juin à Paris, c’est une manifestation écologiste qui a été l’objet des violences policières. Des participants assis sur un pont de Paris ont été copieusement aspergés de gaz lacrymogènes, à 20 cm du visage, par des CRS.
Des dizaines de gilets jaunes gravement blessés au cours des manifestations, un jeune homme disparu dans la Loire, des manifestants écologistes gazés sur un pont de Paris… l’État est à la manœuvre.

Argenteuil – crèche Babilou. Un coup de colère bien justifié


Ni consigne ni garderie

 
C'est comme cela dans la réalité ? (Photo Babilou)

Les crèches privées sont un secteur où les fortunes gagnent du terrain. C’est le cas de Babilou, le leader du secteur, dont la fortune du PDG est aujourd’hui estimée à 250 millions d’euros. Au point que cette entreprise a attiré un fonds d’investissements qui n’est pas là attiré, on l'imagine, seulement par les soins dispensés aux bébés.
         La contrepartie de cet essor des fortunes, ce sont les conditions de travail imposées aux personnels, et les conditions d’attention et d’éducation données à ces bébés, mais également les conditions matérielles. Et apparemment, ce n'est pas brillant.   
          Hier, le personnel de la crèche Babilou d’Argenteuil de la rue Raspail a dit stop. Stop au trop grand nombre d’enfants dont doit s’occuper un professionnel. Stop au retard de recrutement des professionnels qui manquent. Stop à la défaillance de nombre de conditions matérielles.

         Pour le dire haut et fort, ces travailleurs ont fait grève hier, sans prévenir les parents, de façon intentionnelle, de manières à les rencontrer et à leur exprimer leurs doléances.
         Cela les concerne au premier chef. Mais cela concerne aussi la Ville qui achète des places de crèches à Babilou.
         Nous sommes bien sûr aux côtés des travailleuses et travailleurs de Babilou qui veulent que cela change.

Argenteuil Emprunts toxiques 2001-2008 : une analyse très intéressante


Un emprunt… non toxique

 
Emprunts toxiques Dexia

Pour information, l’article de « Engagés pour Argenteuil », un article de Frédéric Lefebvre-Naré, très intéressant, portant sur le « Rapport de la mission spéciale sur les emprunts de la Ville » et qui a été présenté lors du dernier conseil municipal de jeudi dernier. L’article de Frédéric LN s’intitule :

Les emprunts structurés (ou toxiques) : environ 100 millions dépensés pour rien, à l'ordre du jour du Conseil

http://engagespourargenteuil.fr/post/emprunts-toxiques-100-millions-Conseil

mardi 2 juillet 2019

Pesticides, diméthoate et autres produits phytosanitaires : quand ils présentent des risques, on doit les interdire ! Tant pis pour la production, tant mieux pour tous !

 
Certes, de si jolies fleurs...

Un courrier d’un de mes proches de la Vallée du Tarn que nous publions bien volontiers. DM 

« Arboriculteur à la retraite, je suis aujourd’hui atteint de maladie neurodégénérative. Je suis persuadé que celle-ci est liée à l’utilisation des produits phytosanitaires utilisés durant ma carrière, entre autres, le « diméthoate » pour ne citer que lui, et qui me condamne au fauteuil roulant. Un produit vendu, conseillé par nos techniciens et approuvé par le gouvernement. Son usage est passé d’une semaine avant récolte à 15 jours avant récolte puis à un mois avant d’être définitivement interdit pour son effet neurotoxique enfin reconnu.
         Double peine pour les agriculteurs qui subissent la maladie et le regard désapprobateur de la population. Ne faudrait-il pas à ce jour trouver des alternatives bio pour sauver de la dangerosité, les récoltes, les agriculteurs et les consommateurs ?
         Je voudrais mettre en garde mes collègues paysans utilisateurs de produits phytosanitaires, sur la dangerosité possible pour eux, leurs proches, et pour la population dans un périmètre de 8 kms à la ronde.
         Avoir perdu la santé pour gagner sa vie en faisant confiance aux techniciens, aux lobbies et aux gouvernants est pour moi insupportable. Amis paysans, ne vous laissez pas prendre au piège d’une pseudo-information qui n’est faite que pour le profit et qui tue.
         Restez vigilants pour vous, vos proches et la survie de la terre. Jean-Marie ALBARET, Aveyron, »

Argenteuil Conseil municipal : quand la municipalité continue à attaquer la MJC (2)


Attaque et mépris à l’encontre de la MJC mais aussi des travailleurs

Dans la convention que les membres de la MJC ont découverte au dernier moment et qui n’a jamais été discutée, un point soulève de grandes inquiétudes. Il y est dit à propos des moyens humains mis à disposition par la Ville à la MJC : « 1 agent d’accueil à plein temps du 1er janvier 2019 au 31 août. A compter du 1er septembre cet agent sera intégré au sein de l’équipe de la Maison de quartier. La fonction d’accueil sera ainsi mutualisée pour l’ensemble des structures et services présents sur le site. » !
         Cela n’a jamais été discuté.
         Et croyez-vous que l’on en ait en revanche discuté avec la principale intéressée, « détachée » depuis des années avec bonheur à la MJC ? Il est vrai que pour la municipalité, elle n’est qu’une travailleuse…
         En tout cas, cet aspect est une nouvelle attaque majeure contre la MJC. Elle est non seulement inacceptable, mais elle révèle une nouvelle fois les desseins de la municipalité pour qui tout ce qu’elle ne contrôle pas est quelque peu suspect.

Argenteuil Conseil municipal : quand la municipalité continue d’attaquer la MJC (1)


La MJC continuera à agir pour le collectif, la culture et la fraternité

 
                                                   Lors d'un conseil précédent

Lors du dernier conseil municipal un point portait sur des conventions concertant plusieurs associations. La Maison des Jeunes et de la Culture d’Argenteuil était l’une d’elles.
         Parlant de « poussière », le maire d’Argenteuil a eu des mots très désobligeants à son encontre.
         Il est vrai qu’il ne s’agit en la matière pas seulement de mots, mais d’abord des actes qu’il a effectués depuis le début de son second mandat en 2014, puisque cette MJC a été privée de l’essentiel du subventionnement passé et d’une part importante de ses locaux. Cette situation a contraint entre autre la MJC à vendre son chalet de Chamonix, privant les Argenteuillais d’une possibilité de vacances exceptionnelles à un prix modéré.
         Cette convention par ailleurs n’a été discuté ni acté par la MJC elle-même. Elle n’a même pas été connue avant la réunion de son dernier conseil d’administration qui se tenait une semaine avant le conseil municipal !
         L’activité culturelle n’est ni une préférence ni une priorité du maire actuel, certes. Mais cette affaire est d’autant plus regrettable que TOUT le réseau associatif est confronté à des difficultés diverses depuis des années, et cela n’est pas propre à Argenteuil. Au lieu d’aider et d’encourager, le maire persifle et continue à réduire les moyens de la MJC.
         Heureusement que bénévoles et adhérents n’ont pas du tout l’intention de voir cette structure disparaître.

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 1er juillet 2019


Les migrants sont nos frères de classe

À en croire Matteo Salvini, le Ministre de l’Intérieur italien et chef du parti d’extrême droite la Ligue, la marine de son pays a été attaquée par le bateau d’une organisation humanitaire piloté par une capitaine allemande de 31 ans.
Après avoir fait des va-et-vient aux abords de l’espace maritime italien, en attente d’une autorisation officielle, la capitaine du bateau humanitaire Sea-Watcha décidé de forcer le destin et le blocus des eaux territoriales italiennes. Elle est entrée dans le port de Lampedusa samedi 29 juin en pleine nuit pour débarquer enfin les quarante migrants qui avaient été secourus en mer deux semaines plus tôt alors qu’ils risquaient la mort sur leur canot pneumatique à la dérive.
Voilà « l’acte de guerre », comme l’a appelé Matteo Salvini, pour lequel cette jeune capitaine risque dix ans de prison.
Pour les politiciens d’extrême droite comme Matteo Salvini, il faut laisser mourir les migrants en mer ou les ramener à la case départ. Et cela revient presque au même, car poussés par la guerre ou la misère, ou les deux, ils retenteront inlassablement la traversée jusqu’à réussir ou mourir.
Méditerranée est devenue un cimetière. Depuis 2014, plus de 15 000 personnes venant du continent africain y sont mortes en essayant de rejoindre l’Europe. Et c’est la politique anti-migrants de tous les gouvernements européens qui en porte la responsabilité. Les gouvernements dirigés par des démagogues d’extrême droite à la Salvini, mais aussi ceux qui le sont par les prétendus progressistes à la Macron. Tous se sont mis d’accord pour rendre les frontières de l’Europe de plus en plus meurtrières et créer cette mini armée qu’est Frontex, qui empêche les migrants de rejoindre les côtes européennes.
Il faut vraiment que la société capitaliste soit en pleine décomposition pour que des femmes et des hommes cherchant refuge puissent être présentés comme une menace. Si ces 15 000 êtres humains avaient réussi à atteindre l’Europe au lieu de mourir en mer, quelle menace cela aurait-il représenté ?
Le monde se couvre de plus en plus de barbelés et de frontières empêchant les plus pauvres de passer. La semaine dernière, les journaux ont montré la photo d’un jeune père de 25 ans et de sa fille de 23 mois, morts noyés alors qu’ils essayaient de traverser le Rio Grande, le fleuve qui sépare les États-Unis du Mexique. Dans l’espoir d’une vie meilleure dans le pays le plus riche du monde que sont les États-Unis, ce jeune cuisinier avait quitté le Salvador avec sa fille et sa femme de 21 ans qui, elle, a survécu.
Des millions de femmes et d’hommes sont poussés à émigrer, parfois au péril de leur vie, à cause du capitalisme et de ses ravages, des guerres et de la misère provoquées par la crise de ce système, à cause du pillage des richesses de la planète par les grands groupes industriels et financiers occidentaux.
En France, depuis des années, des politiciens disent aux travailleurs qu’il est « impossible d’accueillir toute la misère du monde »et qu’il faut fermer les frontières.
Mais si la misère a aussi grandi ici, ce n’est pas parce que les migrants l’ont apportée du dehors. C’est parce que les capitalistes ont supprimé des millions d’emplois, fermé des centaines d’usines et qu’ils continuent à le faire comme à General Electric à Belfort. C’est parce qu’ils ont écrasé les salaires pour maintenir et accroître leurs profits. Et c’est aussi parce que les gouvernements ont attaqué les travailleurs, en réduisant leurs retraites, en cassant le code du travail ou en laissant se dégrader des services publics vitaux pour les classes populaires comme les hôpitaux ou les Ehpad.
Pour les politiciens au service du grand patronat, spéculer sur les préjugés contre les migrants, c’est de la démagogie à bon compte et cela détourne les travailleurs des vrais responsables. Pour nous, travailleurs, c’est un poison extrêmement dangereux qui nous divise.
Nous ne pourrons éviter de nous laisser entraîner vers la misère que si nous faisons entendre tous ensemble notre droit à vivre dignement contre nos exploiteurs. Être pour la liberté de circulation et d’installation totale des migrants est un geste d’humanité élémentaire. C’est aussi un geste de conscience de classe. Travailleurs français et immigrés, notre sort est lié et il est entre nos mains.