mardi 21 mai 2019

Nathalie ARTHAUD, une militante, mais pour mieux la connaître, une interview de quatre minutes avec la « Revue politique et parlementaire »

Homéopathie, Boiron, des profits, mais eux, pas à dose homéopathique


Un chantage à l’emploi inacceptable


Depuis que la recommandation de la Haute Autorité de Santé de ne plus rembourser l’homéopathie a été rendue publique, l’entreprise Boiron se livre à un véritable chantage à l’emploi, avec le soutien des dirigeants politiques locaux Laurent Wauquiez et Gérard Collomb. Il menace de supprimer 1 000 emplois sur 2 600 en France.
La famille Boiron a construit sa fortune grâce à un quasi-monopole de la production de ces billes de sucre, remboursées par la sécurité sociale sans avoir jamais été soumis aux mêmes exigences de preuve que les médicaments classiques. Cela lui a permis d’occuper aujourd’hui, selon le magazine Challenges, la 101ème place au classement des grandes fortunes françaises, avec 900 millions d’euros accumulés.
Cet argent permettrait de payer les salaires de 1 000 salariés à 2 000€ net, charges comprises, pendant 20 ans : largement le temps de se reconvertir, si besoin, dans d’autres productions.

Argenteuil-projet Héloïse : le seul plan B, c’est le retrait !


L’article d’hier du Parisien-95 pour nourrir la réflexion…


Argenteuil ; espace Jean Vilar, travaux !


Un complexe à rénover d’urgence






Après l’avis défavorable qui conclut l’enquête publique sur la délivrance du permis de construire, la population d’Argenteuil peut être confiante, même si elle doit suivre de près la tournure que va prendre l’affaire dans les semaines et les mois qui viennent.
         Dans les prochains jours, le Comité Jean Vilar auquel nous appartenons précisera son appréciation à ce sujet et définira les initiatives qu’il compte prendre.
         Mais en attendant, la situation, après cet avis, ne peut que confirmer que le complexe Jean Vilar fonctionnera la prochaine saison. Les repas des anciens de décembre y sont prévus. Trois mois plus tard, les élections municipales auront lieu. « L’affaire » Jean Vilar sera au cœur de celles-ci. Des travaux minimums ont été effectués. Une commission de sécurité doit avoir lieu.
         Suffisamment d’argent a été déjà gâché dans cette affaire. Avec l’argent de l’Atrium, combien d’autres travaux auraient pu être effectués ?
         La municipalité doit vite laisser de côté ce qui n'aura été qu'une obstination démesurée. Le complexe Jean Vilar doit être rénové d’urgence. DM

lundi 20 mai 2019

Élections européennes : pour se faire entendre, ne comptons pas sur eux


Plus équitable que ça...

Après le premier débat du 4 avril sur France 2, où seuls douze représentants des listes à l’élection européenne avaient été retenus, la chaîne de télévision va en organiser un second, élargi à d’autres candidats, le 22 mai. Pour être plus précis, elle prévoit deux débats le même soir : le premier, vers 21 heures, sera limité aux représentants des six listes créditées des intentions de vote les plus favorables. Et environ deux heures plus tard, soit au moment où la plupart des travailleurs sont déjà couchés, neuf autres listes, dont celle de Lutte ouvrière, seront invitées à débattre.

Lors de l’émission d’avril, Lutte ouvrière avait fait appel de cette décision, ainsi que d’autres candidats écartés. La réponse du Conseil d’État avait été limpide : « Il appartient à France Télévisions, dont la politique éditoriale est libre et indépendante [ben voyons !] de concevoir et d’organiser des émissions participant au débat démocratique dans le respect d’un traitement équitable de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion. » Puisque ce sont les hautes instances de l’État elles-mêmes qui le disent !

                                                                       M.L. (Lutte ouvrière n°2650)

Sur les chaînes publiques, le spot de notre liste « Contre le grand capital, le camp des travailleurs »

Lundi 20 mai (spot de 1’30, en 1ère position)


Et puis



Ce soir lundi sur LCI, débat avec Nathalie ARTHAUD
A 18 heures
Et demain mardi toujours sur LCI, autre débat avec Jean-Pierre Mercier
À 12h25

Protectionnisme vert et… politique patronale


Verte ou brune, une politique qui ne sert que le grand capital




Damien Carême, le maire de Grande-Synthe (Dunkerque), en troisième position sur la liste écologiste EELV, a récemment dit : « Si Arcelor Mittal investit pour émettre moins de CO2, tant mieux. Mais ça renchérit les coûts et il est hors de question que dans le même temps, les Chinois ou les Russes viennent nous vendre leur acier, je me battrai pour un protectionnisme vert en Europe ». Il est mieux inspiré quand la municipalité de Grande-Synthe fait tout ce qu’elle peut pour accueillir et héberger humainement les migrants.
Car ses propos protectionnistes sont les mêmes que ceux du trust sidérurgique qui vient de réduire sa production en Europe en incriminant la concurrence russe et chinoise, tout en demandant de nouvelles mesures protectionnistes à l’Union européenne. Si ces mesures sont prises, elles ne protègeront que les profits d’Arcelor Mittal mais ne protègeront ni les emplois ni les salaires des travailleurs.
Le « protectionnisme vert », comme tous les prétextes avancés pour justifier l’augmentation des droits de douane, est une politique patronale qui ne sert que les patrons.

Frégates vendues au Pakistan : Affaire Karachi : attention à l'excès de vitesse


Comme feu Pasqua, pour le convoquer, on attend qu’il meure ?

 

Vingt-quatre ans après les faits, cinq ans après le début de l'enquête, les investigations sont terminées sur un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle de Balladur en 1995. Balladur était alors Premier ministre et concurrent de Chirac pour accéder à l'Élysée. Il est soupçonné d'avoir profité de la vente de frégates au Pakistan pour financer sa campagne électorale. Ces manœuvres auraient abouti à un attentat, celui de Karachi qui, le 8 mai 2002, avait fait 15 morts, dont 11 employés français de la Direction des chantiers navals (DCN). La justice dispose encore de trois mois pour se prononcer sur un éventuel procès.
Autant dire que le verdict risque de ne pas être pour demain. Âgé de 90 ans, Balladur est en train de gagner la course contre la montre dans cette affaire. Pour les puissants la justice sait se montrer lente, très lente.

Éducation, loi Blanquer, une opposition qui ne faiblit pas


Rassemblement mardi 12 heures Sous-préfecture d’Argenteuil



Depuis des mois, la mobilisation des personnels de l’Éducation nationale et des parents a ébranlé la morgue du ministre Blanquer. Celui-ci voudrait caporaliser l’École et s’est lancé dans un projet de déstabilisation d’une École déjà en difficulté, avec son projet de mise en place de réseaux d’écoles primaires chapeautées par un principal de collège. On constate par-là qu’il ne s’est guère intéressé à la dernière grande « réforme », celle des « rythmes scolaires » de Peillon qui s’est traduite par un grand gâchis et le fiasco que l’on sait. Sur la mise en place de ces réseaux, il n’est pas dit qu’il aille jusqu’au bout, et cela, la population le devra déjà à la mobilisation des personnels de l’Éducation nationale et des parents.
         A ce propos, dans l’École Ambroise Thomas d’Argenteuil, seul un enfant sur cinq s’est présenté vendredi matin, dans le cadre de l’opération « école morte » organisée par les parents.
         Parents, enseignants n’ont vraiment pas dit leur dernier mot.
         Ils se réuniront à nouveau mardi, à partir de 12 heures devant la sous-préfecture d’Argenteuil, pour exprimer une nouvelle fois leur refus et dire tout le mal qu’ils pensent des projets Blanquer qui visent, sans véritables moyens nouveaux, à aggraver les difficultés d’une école de plus en plus inégalitaires.