mercredi 15 mai 2019

Gilets jaunes, sa sainteté Macron et le blasphème


Arbitraire policier



Lors de la dernière manifestation des gilets jaunes à Paris, samedi 11 mai, une enseignante et son mari ont été arrêtés et mis en garde à vue, sous prétexte d' « insulte au président de la république », parce qu'ils portaient une pancarte _ qu'ils avaient d'ailleurs abandonné sur demande de la police au début du rassemblement - que les policiers estimaient diffamatoire à l'égard de Macron .
Depuis le début des manifestations des gilets jaunes, plus de 200 plaintes ont été déposées par des manifestants pour des faits bien plus graves que de simples mots écrits sur une pancarte sans qu'aucune poursuite ne soit engagée contre les policiers. Ce n'est pas « deux poids deux mesures », ce sont là les pratiques ordinaires de l'État pour défendre l'ordre social.

Nous discuterons de tout cela lors de la réunion de demain


Éducation : l’argent public pour l’école publique… face à l’engouement des édiles LR


Sans vergogne

Wauquiez (LR) a fait voter en son conseil régional une subvention de 350 000 euros pour effectuer la rénovation d’une école désaffectée de Saint-Etienne destinée à y voir éclore une unité du réseau dit « espérance banlieue ». Même son collègue de parti, le maire de la ville, ne serait pas chaud pour cette implantation. Quant aux enseignants du Public ils enragent et font entendre leur mécontentement.

 
Très petite espérance...

Un pas en arrière, deux pas en arrière, trois pas…

Cette retenue n’est en revanche pas le fait du maire LR d’Argenteuil qui a permis, dans la plus grande opacité, l’installation d’une unité de ce mouvement controversé. Nous l’évoquons régulièrement. D’autant plus qu’elle grignote petit à petit l’espace de l’ancienne école de la rue d’Ascq. Aux dernières nouvelles, deux après-midi par semaine, elle occupe dorénavant la salle de danse. Tout cela aux dépens d’un espace naguère totalement dédié aux activités des services publics municipaux.

Éducation, contre la loi Blanquer, l’action continue


Pas une loi pour la classe, une loi pour la casse !

 
jeu appris à l'école primaire : à la queue-leu-leu





Merci Annabelle pour ces deux dernières photos

Ce projet de loi de Blanquer devait « passer » au sénat aujourd’hui. Des enseignants étaient en grève dans certaines écoles de Paris et de banlieue. Les grévistes se sont retrouvés devant le Luxembourg. A 200-300 certes, mais les cœurs y étaient.

         La mobilisation se poursuit. Rien n’est perdu.

         Nous y étions.


mardi 14 mai 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 13 mai 2019


Contre le grand capital, pour faire entendre le camp des travailleurs, votez Lutte ouvrière !


À l’approche du vote pour le Parlement européen, le 26 mai, Macron et Le Pen montent un spectacle. D’un côté, les « progressistes pro-Europe » ; de l’autre, les « anti-Bruxelles ». Mais ce qu’on nous présente comme un duel est en fait… un duo : les deux camps travaillent pour le même impresario, le grand patronat !
Quand les partisans de Macron parlent d’Europe sociale, c’est indécent, vu leur politique. Ne serait-ce que pour réindexer les retraites sur l’inflation, il a fallu des mois de contestation des gilets jaunes ! L’Union européenne (UE) a été construite pour les capitalistes et les financiers. Elle n’a pas garanti de droits sociaux ni harmonisé les salaires. Aujourd'hui, dans les pays à l’Est de l’Europe, le salaire minimum est inférieur à 500 euros ; en Bulgarie, il est de 286 euros – voici l’Europe sociale dont parlent Loiseau, Macron ou encore le PS ! Même sur le plan des droits des femmes, l’UE n’a pas imposé l’accès à l’IVG dans l’ensemble des États-membres. Alors, les travailleurs ont de bonnes raisons de n’attendre aucun progrès social de l’UE !
Les bateleurs souverainistes ne valent pas mieux. En faisant de l’UE la cause de tous nos maux, ils exonèrent l’État et les capitalistes d’ici. Ce sont pourtant des gouvernements français qui ont offert sur un plateau les autoroutes, et maintenant le réseau ferré, aux groupes privés et voudraient poursuivre avec Aéroports de Paris. Sarkozy, Hollande puis Macron se sont tous attaqué aux droits des salariés. Ce sont des gouvernements français qui sont à l’origine des déserts médicaux, des fermetures de maternités et de la pénurie criante de moyens dans les hôpitaux. Et, après tant d’attaques contre les classes populaires, le gouvernement prépare une nouvelle offensive contre les retraites. Tout cela, sous la dictée non pas de l’UE, mais des capitalistes les plus puissants du pays, les Arnault, Pinault, Peugeot, Mulliez ou Bettencourt.
Les salaires bloqués, les petites retraites, la généralisation des contrats courts et de la précarité, des fermetures d’usines et de magasins… ce n’est pas l’Europe mais les capitalistes bien français. Or Le Pen et sa liste RN ne les ciblent jamais. Ils s’en prennent en revanche aux migrants, ces damnés de la terre qui, pour échapper à la dictature, aux bombes ou à la faim, franchissent la Méditerranée au péril de leur vie. Ils proposent aux pauvres de s’attaquer à plus pauvre encore ! Alors, pour les travailleurs, voter Le Pen-Bardella, c’est se tirer une balle dans le pied.
Quant à s’abstenir, cela revient à se taire et à laisser d’autres parler à leur place ! La seule possibilité pour les travailleurs de faire entendre clairement leurs exigences est la liste que présente Lutte ouvrière. Conduite par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier, elle veut faire entendre les exigences du monde du travail. Ses candidates et ses candidats sont tous des travailleurs, salariés ou retraités. Ils ne font pas une carrière politicienne. Ils défendent leur classe sociale, contre celle des capitalistes.
Pour mettre fin au chômage total ou partiel de six millions de travailleurs, la liste Lutte ouvrière milite pour l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans perte de salaire.
Pour que chaque fin de mois ne soit pas une galère, il faut augmenter massivement les salaires, les retraites et les allocations, et les indexer sur les prix. Aucun salaire ne devrait être inférieur à 1800 euros net.
Il faut abolir le secret des affaires qui permet aux capitalistes de justifier les opérations les plus scandaleuses. Les mastodontes de la distribution Auchan et Carrefour veulent aujourd'hui supprimer respectivement 700 et 3000 emplois ? Eh bien, qu’on regarde de près ce qu’ils ont empoché ces dernières années et on verra que l’argent existe pour maintenir ces emplois. Il faut que les travailleurs, les usagers et les consommateurs puissent contrôler les comptes des entreprises et des plus riches.
Les travailleurs doivent avoir leur politique et leur parti. Les élections ne peuvent changer les choses, mais elles permettent de se regrouper derrière un programme.
Le 26 mai, pour faire entendre aujourd'hui le camp des travailleurs et préparer les nécessaires luttes de demain, votez et faites voter Lutte ouvrière.

Pour discuter de tout cela, une réunion à Argenteuil ce jeudi



Élections européennes : Arlette Laguiller toujours bien présente. Son intervention lors de notre grand meeting de campagne vendredi dernier à la Mutualité de Paris…

« Monsanto papers » : le scandale continue


Pratiques courantes



Le Monde a révélé jeudi 9 mai l'existence d'un fichier de lobbying datant de 2016, commandé par le géant de l'agro-chimie Monsanto. Deux cents noms y sont répertoriés, classés selon un code couleur et une note qui indique leur opinion sur le glyphosate, leur influence possible sur l'opinion publique ou sur les politiques : journalistes, scientifiques, politiciens...
Monsanto cherchait à obtenir le renouvellement de l'homologation de son glyphosate, pesticide pourtant classé « cancérigène probable ». Ce n'est pas le premier scandale qui montre que ce grand groupe capitaliste est prêt à tout pour faire autoriser ses produits, et tant pis s'ils sont dangereux, voire mortels. Mais il faudra bien plus qu'une énième « affaire » pour empêcher ces géants capitalistes d'empoisonner toute la société.

Migrants : nouveau drame. Ils venaient du Banglaseh…


La forteresse Europe a encore tué




Des pêcheurs tunisiens viennent de sauver in-extremis 16 migrants qui tentaient de traverser la Méditerranée sur un bateau qui commençait à couler, mais 84 de ces migrants se sont noyés.
C'est le pire naufrage de ces derniers mois. L'Union européenne, avec ses dirigeants nationaux, barre la route aux migrants et fait mourir en mer beaucoup de ceux qui fuient les guerres et la misère qu'engendre la politique des grandes puissances.
          Il faut se battre pour imposer la liberté de circulation et d'installation pour tous les migrants !


Article in extenso de l’AFP

AFP, publié le samedi 11 mai 2019 à 18h52

« "Un à un ils ont lâché, il sont partis sous l'eau, un à un", répète sans cesse Ahmed Bilal, un fermier bangladais, rescapé du naufrage d'une embarcation de migrants entre la Libye et l'Italie, qui a fait plus d'une soixantaine de morts.
Après six mois de voyage, Ahmed, 30 ans, est éreinté. Il a passé trois mois en captivité en Libye et huit heures dans l'eau glacée de la Méditerranée jusqu'à ce qu'un bateau de pêcheurs tunisien repère les naufragés vendredi, à plus de 60 kilomètres au large de Sfax.
Mais il était déjà trop tard pour son cousin et son beau-frère, âgés de 22 et 26 ans.
"Je ne peux plus m'arrêter de pleurer", dit Ahmed, interrogé par l'AFP dans un foyer d'urgence du Croissant-Rouge à Zarzis, dans le sud de la Tunisie, où les 16 rescapés sont hébergés depuis vendredi soir.
Originaire de la région de Sylhet, dans le nord-est du Bangladesh, Ahmed, père de deux jeunes enfants, raconte être parti il y a six mois avec quatre autres hommes de son village.
"Ma famille a vendu notre terrain, où nous récoltions du riz une fois par an. Ils espéraient devenir comme les autres familles qui ont un des leurs en Europe", raconte-t-il.
Une vie plus facile, c'est ce que leur a promis un intermédiaire bangladais, leur faisant miroiter l'Europe pour environ 7.000 dollars.
"Les gens l'appellent +Good Luck+ (Bonne Chance), il a dit que nous aurions une vie meilleure et nous l'avons cru", explique-t-il amèrement.
"En fait, je suis sûr que la plupart des gens qu'il envoie meurent en route (...) Je ne le connais que par téléphone mais j'ai vu son frère en Libye", ajoute-t-il.
Ahmed et les siens ont pris l'avion de Dakka pour Dubaï, puis pour Istanbul et enfin pour Tripoli. Ils se sont retrouvés avec un groupe de 80 Bangladais, enfermés pendant trois mois dans une pièce dans l'ouest libyen.
"Je pensais déjà que j'allais mourir en Libye, on avait de la nourriture une seule fois par jour, parfois moins, il y avait une toilette pour tout le monde et on ne pouvait pas se laver, à part les dents. On pleurait, on réclamait tout le temps de la nourriture."
- "On a nagé toute la nuit" -
Jeudi soir, des passeurs emmènent un groupe d'hommes en bateau jusqu'à un canot pneumatique qu'ils surchargent de migrants, direction l'Italie.
A bord, 75 à 80 personnes selon Ahmed, peut-être 90 selon un autre rescapé égyptien. La majorité sont bangladais, mais il y a aussi des Egyptiens, quelques Marocains, des Tchadiens, et d'autres dont le souvenir est déjà presque effacé.
"On a commencé à couler presque tout de suite, vers minuit", se souvient le rescapé égyptien, Manzour Mohammed Metwella, 21 ans. "On a nagé toute la nuit."
"Ils sont morts un à un, chaque minute, on en perdait un", martèle Ahmed, qui a vu mourir ses proches devant ses yeux.
"Moi même j'étais en train d'abandonner mais Dieu a envoyé des pêcheurs pour nous sauver. S'ils étaient arrivés dix minutes plus tard, je crois que j'aurais lâché."
Un bateau de pêche tunisien arrivé vers 8h du matin a pu sauver 16 migrants, dont 14 Bangladais, un Egyptien et un Marocain.
"Si les pêcheurs tunisiens ne les avaient pas vus, (...) nous n'aurions probablement jamais été informés de ce naufrage", souligne Mongi Slim, un responsable du Croissant-Rouge dans le sud de la Tunisie.
Le naufrage a eu lieu alors que les navires de l'opération européenne anti-passeurs Sophia se sont retirés de l'est de la Méditerranée, tandis que la plupart des bateaux humanitaires rencontrent des difficultés pour y accéder.
Les rescapés ont 60 jours pour décider s'ils veulent rentrer chez eux, demander l'asile via le HCR ou rester par leurs propres moyens en Tunisie. Le pays, confronté à d'importantes difficultés, avec un chômage élevé et des services de santé et d'éducation à la peine, n'a pas de loi sur l'asile.
"Nous avons tant perdu, je n'ai plus rien, nous espérons toujours aller en Europe, pour gagner assez d'argent et revenir chez nous", explique Ahmed. "Mais je ne veux plus jamais reprendre la mer." »

Argenteuil : friche Sagem, friche Renault, le début d’un ombre d’un acte démocratique


Un début… de pas grand-chose

 
C'était avant...

On peut pendant un mois donner son avis par voie électronique sur deux projets qui concernent deux quartiers de la Ville. L’un concerne l’espace libéré par le départ de l’ex-usine Sagem, l’autre le projet d’implantation de la « Ferme du spahi » sur l’emplacement de l’ex-succursale Renault face à chez Dassault.
         Voilà que les Argenteuil sont appelés à donner leur avis alors que les projets sont totalement ficelés. Toujours selon la méthode : je discute en petit comité, je décide en petit comité, et j’annonce ensuite ce que j’ai discuté et décidé en petit comité. C’est peut-être la conception de « démocratie » dite « participative » en cours à la mairie d’Argenteuil. C’est un point de vue, ce n’est pas le nôtre.
         Cela dit, cette demande d’avis est une nouveauté, qui n’a jamais eu lieu ni à propos de l’affaire « jean Vilar » ni à propos de celle du « Lidl ».
         Chat échaudé craint l’eau froide. Il est vrai que le crédit qui restait au maire d’Argenteuil, s’il en avait encore, s’est encore réduit davantage avec ces deux affaires.