vendredi 26 avril 2019

Macron maintient son cap. Aux travailleurs d’affirmer le leur !


Pour le grand capital, cela continuera à baigner




La conférence de presse de Macron a été sans surprise : pas de quoi aider les travailleurs à boucler les fins de mois, et surtout aucune égratignure aux grandes fortunes.
Fidèle à ses engagements vis-à-vis du capital, il a exprimé sa satisfaction quant aux mesures prises depuis deux ans (détricotage du code du travail d'un côté, subventions par milliards au grand patronat de l'autre) et a confirmé ses attaques contre les retraites, en affirmant qu'il faudrait travailler plus et plus longtemps. Oubliant toutefois de préciser que décider de travailler ou pas dépend avant tout des patrons.
Les travailleurs qui étaient devant la télé ou la radio hier ont eu la confirmation que, pour faire face à la guerre sociale menée contre eux, ils devront s'organiser pour se défendre. Dans ce combat où Macron incarne les exigences de la bourgeoisie, l'heure est à affirmer les exigences de la classe ouvrière !

Européennes 2019, « contre le grand capital, le camp des travailleurs » (4). La liste est déposée. Nous préparons le grand meeting du 10 mai prochain


Une liste Lutte ouvrière aux élections européennes
Communiqué
25/04/2019

Nous avons déposé la liste de Lutte ouvrière, « Contre le grand capital, le camp des travailleurs », pour les élections européennes du 26 mai prochain. Elle sera conduite par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier.
Nous n’attendons rien de l’Union européenne, qui s’est construite pour les capitaux et la finance, et non pour les peuples. Mais nous combattons tout autant les souverainistes car, pour le monde du travail, le bilan des États nationaux n’est pas meilleur que celui de l’UE.
Composée de travailleuses et de travailleurs, d’ouvriers et d’employés, notre liste se présente pour porter la voix du camp des travailleurs face au grand capital. Le camp des ouvriers licenciés, face à leurs licencieurs. Le camp des chômeurs, dans cette société qui leur refuse un travail. Le camp des précaires, qui veulent un salaire régulier et correct. Le camp des retraités, qui veulent pouvoir vivre correctement après une vie de labeur. Contre la dictature sociale et économique du grand patronat, contre ses serviteurs politiques, nous dirons que les travailleurs doivent se battre pour faire valoir leurs intérêts. 

                                         Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier

Le vendredi 10 mai prochain à la Mutualité

Meeting

A Paris

Vendredi 10 mai à 20h30

Maison de la Mutualité, 24 rue Saint-Victor, Paris 5e (Métro Jussieu ou Maubert-Mutualité)



Un départ collectif aura lieu d'Argenteuil. RDV 19 heures "café des 2 gares"

Police et AP-HP : un « dysfonctionnement » ?


Méthodes policières à l’AP-HP



La direction de l'AP-HP a demandé aux équipes des hôpitaux de Paris de saisir dans un fichier des informations sur les gilets jaunes soignés aux urgences les jours de manifestations. Ce fichier, créé après les attentats de 2015, et est censé aider à l'identification des victimes lors d'événements exceptionnels. Dans son utilisation actuelle, il permet de constituer une liste nominative de manifestants, dont la police pourrait facilement faire usage.
L'AP-HP reconnaît un « dysfonctionnement », mais ce procédé s'ajoute à toutes les méthodes employées contre les gilets jaunes - et contre d'éventuels futurs manifestants. Une preuve de plus de l'arbitraire policier et gouvernemental.

Notre-Dame : vers une loi sur mesure ?


Macron se prendrait-il pour Viollet-le-roi ?



Le gouvernement a présenté au conseil des ministres du mercredi 24 avril un projet de loi spécial pour la reconstruction de Notre Dame. Macron a annoncé que le chantier devait être fini dans 5 ans, sans prendre la peine de consulter les spécialistes. Qu'à cela ne tienne, la loi permettra de passer outre les procédures d'attribution des marchés publics, de déroger aux règles en matière d'urbanisme, de protection de l'environnement et de préservation du patrimoine. D'après les professionnels, cela risque de précipiter le chantier et d'avoir des conséquences graves sur la qualité de la restauration, et cela créera un précédent pour aller vers un allégement des procédures censées garantir la préservation des monuments historiques.
Après avoir versé des larmes de crocodile sur l'importance de ce joyau du patrimoine, Macron est prêt à le sacrifier à son agenda politique. S'il a cru se bâtir une image de reconstructeur afin de laisser son nom dans l'histoire, c'est gâché !

Argenteuil, atsem et asel ne sont pas interchangeables au gré des erreurs municipales


De vraies embauches de personnel de restauration s’imposent

 
Photo Atsemdefrance

On ne peut pas reprocher à l’Adjoint au maire d’Argenteuil Philippe Métezeau de s’intéresser à notre blog, et de le montrer en discutant ce que nous pouvons y écrire. Il vient de le faire une nouvelle fois au sujet de la situation très difficile pour ne pas dire catastrophique due dans les écoles aux effectifs insuffisants d’agents de restauration. Au point que la municipalité veut déplacer des agents atsem charger d’aider au fonctionnement des classes de maternelles vers l’activité de restauration. Des agents atsem eux-mêmes déjà en nombre insuffisant et dans une situation critique dans un certain nombre d’écoles maternelles de la Ville. Déplacer Martine pour remplacer le poste vacant de Fouzia n’est vraiment pas ce qu’il faut faire.
         Pour montrer que la municipalité prend le taureau par les cornes pour régler le manque d’effectifs de restauration, Philippe Métezeau nous a envoyé une capture d’écran de l’offre d’emploi que l’on peut trouver apparemment sur le site de la Ville.




         Nous doutons sur la base de ce que cette annonce propose que la municipalité trouve, et rapidement, les travailleuses et les travailleurs nécessaires. Des emplois temporaires sans qu’il soit indiqué qu’ils puissent conduire à un emploi de titulaire. Pas de durée d’emploi. La nécessité de disposer d’un certain nombre de qualifications. Comme si, sur ce plan, la direction du service des Écoles de la Ville ne pouvait pas rapidement transmettre l’essentiel de ce qui est nécessaire à minima dans le domaine de la restauration scolaire.
         L’École maternelle et primaire devrait être la priorité des priorités à Argenteuil. Cela se traduirait par le respect du principe d’ »une Atsem par classe », par le recrutement de tous les postes d’asel nécessaires, et par la constitution d’une équipe de remplacement conséquente pour chacune de ces deux fonctions essentielles.
         La municipalité ne cesse de répéter que, grâce à elle, les finances de la Ville sont saines. C’est le moment de dépenser pour embaucher atsem et asel et de les former.

jeudi 25 avril 2019

Européennes 2019, « contre le grand capital, le camp des travailleurs » (3). Une liste sur laquelle je suis candidat. Dominique Mariette


Arlette Laguiller, plus que jamais toujours présente


C’est notre camarade Arlette LAGUILLER, employée de banque à la retraite, qui clôt la liste présentée par Lutte ouvrière pour ces élections européennes du 26 mai prochain. Notre camarade qui nous a si bien représenté durant plusieurs décennies est bien évidemment toujours une militante et une dirigeante de notre organisation.

Nos positions politiques

L'Europe



Les frontières des États européens sont dépassées depuis bien longtemps par l’ampleur mondiale des échanges économiques. Une Europe réellement unie serait un progrès. Elle est une nécessité.
Cela fait au bas mot 60 ans que les principaux États européens tentent d’unifier leur territoire en un espace économique commun.
Ils n’y sont arrivés que très partiellement, en unifiant surtout ce qui était utile au mouvement des capitaux et des marchandises.
Le fait que l’économie des États-Unis, grâce à un vaste territoire unifié et à l’existence d’un État central, surclasse celle des pays européens, a poussé les bourgeoisies européennes à tenter de surmonter leurs divisions nationales. Mais, d’un autre côté, les grands groupes capitalistes français, britanniques ou allemands restent attachés à leur propre État national, dont ils obtiennent en permanence soutiens et appuis de toutes formes : commandes, subventions, aide diplomatique pour remporter des marchés à l’étranger, ou encore soutien politique et militaire à des dictatures bien disposées à leur égard.
Cette contradiction explique la lenteur et le caractère laborieux de la construction de l’Union européenne. Une partie de ses membres ont fini par se doter d'une monnaie unique avec l'euro. Mais l’absence d’une véritable unification politique rend cette construction fragile et susceptible d’être remise en cause. L'Union européenne reste une arène où s'expriment les rivalités nationales qui font tanguer régulièrement l’ensemble de l’édifice et menaceront demain, en cas de crise importante, jusqu’à son existence.
Les rapports qui régissent les relations à l'intérieur de l'Union européenne ne sont pas différents de ceux qui existent dans le reste du monde impérialiste : les États les plus faibles sont subordonnés aux impérialismes dominants, à commencer par l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France. Le paravent des institutions dites "démocratiques" masque mal le talon de fer des bourgeoisies européennes les plus puissantes qui s'impose à toutes les populations d'Europe, comme l’a montré récemment l’exemple de la Grèce dont la population a été saignée par des années d’austérité, sans qu’il ne soit jamais tenu compte des votes qui ont eu lieu.
Spéculant sur le mécontentement et le rejet suscités par cette Europe des capitalistes, des démagogues mettent en avant le retour à des États nationaux « souverains ». Mais ces États n’ont jamais été autre chose que les instruments des bourgeoisies nationales pour imposer leur dictature sur leur population. Le rétablissement des frontières nationales se traduirait par une régression économique et sociale que les classes dominantes feraient payer en premier lieu aux travailleurs et aux couches populaires.
Dès aujourd’hui, à force de dresser toujours plus de murs et de barbelés pour s’opposer à l’entrée des migrants de plus en plus nombreux à fuir la misère et la guerre ravageant les pays les plus pauvres, cette Europe forteresse se retrouve menacée d’être à nouveau morcelée par des frontières intérieures et, demain peut-être, par de nouvelles guerres suscitées par le déchainement des nationalismes.
En tant que communistes, nous combattons les idées nationalistes, la xénophobie et tout ce qui oppose les travailleurs les uns aux autres. Nous sommes favorables à tout ce qui va dans le sens de la disparition des frontières.
Seuls les travailleurs, en se débarrassant du capitalisme, peuvent mettre en place une Europe véritablement unie et fraternelle : les États-Unis socialistes d’Europe. Et cette Europe-là ne pourra être que le début d’une union de tous les peuples à l’échelle mondiale.

Éducation : le monde du travail veut d’abord du pouvoir d’achat qui permette à tous de vivre correctement


Des petit-déj à la place des salaires ?



Le ministre de l'éducation nationale a annoncé le déblocage de 6 millions d'euros pour fournir des petits-déjeuners à certains enfants des écoles des quartiers populaires à partir de septembre 2019. Certes, pour ceux dont la famille envoie leurs enfants à l'école le ventre creux, c'est toujours ça. Mais ce n'est pas grand-chose. Et on ose appeler cela une « mesure de réduction des inégalités », alors qu'une fois de plus, l'Etat compense, très partiellement, par des aides minimales, le développement de la pauvreté lié au chômage et au blocage des salaires dont il est en grande partie responsable. Une mesure pas si désintéressée qu'on pourrait croire puisqu'elle est annoncée à la veille d'élections.
La vraie mesure de réduction des inégalités, ce serait d'imposer que chacun dispose d'un revenu décent, et cela commence, pour les travailleurs, par avoir un salaire qui permette de faire vivre sa famille. Mais cela, il ne faut pas l'attendre d'un gouvernement tout dévoué au grand patronat.

(Nous reviendrons sur le sujet dans les jours qui viennent)

Immobilier : le logement, victime de la spéculation


De la flambée spéculative à l’éclatement de la bulle ?



Dans les grandes métropoles des pays riches, les prix dans l'immobilier ont augmenté ces deux dernières décennies de façon spectaculaire. Ainsi, depuis la crise de 2008, le prix du mètre carré a été multiplié par 2 à Berlin, par 3 à Vancouver, et il frôle les 10 000 euros à Paris.
Dans cette période de crise, comme les investissements dans la production ne rapportent pas assez aux yeux des détenteurs de capitaux, l'argent s'engouffre donc dans la spéculation immobilière.
Cela rend l'achat d'un logement inaccessible aux foyers populaires. Et cela produit une « bulle immobilière » dont l'éclatement est gros d'une nouvelle récession de l'économie mondiale.
Mais qu'importe aux milliardaires embarqués dans cette course folle. « Après moi, le déluge », même si ce déluge risque de les emporter avec le reste de l'humanité.