mercredi 24 avril 2019

Lidl Argenteuil : et heureusement que le ridicule ne tue pas


Gribouille



Comme nous l’avons évoqué ces derniers jours, la municipalité est en pleine opération de déminage à propos du projet d’installation du Lidl en bordure du parc de la butte d’Orgemont. Elle opère à ce propos un tournant à 180 degrés. Après avoir signé le permis de construire pour l’installation, elle dit dans un communiqué soutenir les habitants de ce quartier pavillonnaire qui le dénoncent.

Le titre de son communiqué (Argenteuil.fr)

         Que cela soit pour elle une leçon. Si jamais aujourd’hui elle continuait d’envisager -un jour-  la signature d’un permis de construire pour le projet « Cap Héloïse » rejeté par une écrasante majorité de la population, qu’elle se souvienne de cette leçon qu’elle se donne à elle-même aujourd’hui !
         Le « Cap Héloïse » de l’île du même nom a tout aussi peu de raison d’être que le projet Lidl.
       Voilà une belle démonstration, au-delà du ridicule qu’elle donne aux habitants, de ce qu’il ne faudrait pas faire si l’on était soucieux des intérêts et de ce que pensent les habitants.


Européennes 2019, « contre le grand capital, le camp des travailleurs » (2). Une liste sur laquelle je suis candidat. Dominique Mariette




La circulaire électorale de notre liste

 Lors des élections européennes des 25 et 26 mai prochains, Lutte ouvrière présente une liste, conduite par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier. Nous reproduisons ci-dessous la circulaire électorale qui sera adressée aux électeurs. Nos lecteurs pourront suivre notre campagne dans notre hebdomadaire Lutte ouvrière et sur notre site Internet www.lutte-ouvriere.org/europeennes 19 avril 2019

Élection des députés au Parlement européen du 26 mai 2019

Contre le grand capital, le camp des travailleurs

Liste conduite par

Nathalie Arthaud

Enseignante

et Jean-Pierre Mercier

Ouvrier dans l’automobile

La construction européenne a 60 ans.

Quel est son bilan ?

Pour les travailleurs, il n’y a même pas de salaire minimum européen. Pour les femmes, pas même la généralisation du droit à l’IVG ! En matière d’environnement, nous courons à la catastrophe. L’Union européenne a été conçue par et pour les groupes capitalistes. Sa politique est à l’image de toute la société où seuls comptent l’argent et les rivalités commerciales.
Mais nous ne sommes pas de ceux qui vantent le repli national. Les frontières ne protègent pas les travailleurs. Elles n’empêchent ni les crises économiques, ni l’exploitation, ni la rapacité des capitalistes à commencer par ceux de notre propre pays. Elles entretiennent les inégalités et sont des obstacles pour ceux qui cherchent un endroit où gagner leur vie.
Construire une Europe sociale soucieuse des peuples, de la planète ne se fera qu’en ôtant à la minorité capitaliste son pouvoir sur l’économie et la société.

Contre la domination du grand capital

Défendre nos conditions de vie et notre pouvoir d’achat exige de s’affronter à la grande bourgeoisie qui tient les commandes.

Les Gilets jaunes ont exprimé une juste colère contre la politique anti-ouvrière de Macron. Mais les donneurs d’ordre sont ceux qui possèdent les banques et les multinationales de l’industrie, de la grande distribution de l’énergie et des transports.
Ce sont eux les premiers responsables du recul social.
Ces grands capitalistes ne brisent pas de vitrines, ils brisent des vies ! En fermant des usines, en licenciant, en laminant les salaires, en aggravant les conditions de travail. Ils répandent dans les classes populaires la peur du lendemain, celle de ne pas pouvoir payer son loyer, ou d’avoir à se priver sur l’alimentation, le chauffage ou les soins.

Salariés ou retraités, embauchés, précaires ou au chômage, vous tous qui vivez de votre travail, exprimez vos exigences !

Chacun doit pouvoir vivre d’un emploi payé correctement.
Il faut prendre sur les milliards de profits pour augmenter les salaires, les allocations et les pensions de retraite et les indexer sur les prix. Il faut interdire les licenciements et imposer la répartition du travail entre tous sans perte de salaire.
Vouloir contrôler ce que fait l’État de nos impôts est légitime.
Mais contrôler les fortunes qui s’accumulent entre les mains de quelques milliers de grands bourgeois l’est tout autant. Le grand capital s’approprie les richesses créées par ceux qui travaillent. Il écrase nombre de commerçants, de paysans et d’artisans qui, tout en travaillant d’arrache-pied, ne vivent pas mieux.
Tant que cette minorité capitaliste domine, il n’y aura pas de partage des richesses. Et, plus grave, la collectivité ne pourra pas gérer l’économie de façon à assurer à tous une vie digne de ce siècle. La concurrence pour le profit privé est devenue un obstacle au progrès social. La société n’a jamais été aussi riche... et les urgences hospitalières, les maternités, les Ehpad et l’Éducation manquent de moyens ! Les dirigeants du pays prétendent qu’il est impossible d’entretenir les routes, les ponts ou les voies de chemin de fer, et d’en finir avec l’habitat insalubre. Les formidables possibilités de la société sont gâchées.
La seule devise du grand capital, c’est « après moi le déluge ». L’avenir, c’est de le renverser en l’expropriant et en prenant la maîtrise des banques et des groupes industriels et commerciaux pour décider collectivement de ce qui doit être produit et comment.

En votant Lutte ouvrière,

  • vous marquerez votre opposition au gouvernement Macron, en rejetant ceux qui veulent le remplacer mais respectent le pouvoir de la grande bourgeoisie,
  • vous exprimerez les exigences des travailleurs et de l’immense majorité,
  • contre l’Europe du capital, la tentation du repli sur soi, le nationalisme et le racisme, vous défendrez la perspective d’une Europe réellement unifiée et ouverte sur le monde qui garantisse la liberté de circulation et d’installation,
  • vous affirmerez la nécessité d’une Europe débarrassée du capitalisme et fondée sur des relations égalitaires entre les peuples, sans rapports de concurrence ni de domination.

Les candidats Lutte ouvrière

1. Nathalie ARTHAUD - Enseignante - Seine-Saint-Denis

2. Jean-Pierre MERCIER - Ouvrier de l’automobile - Yvelines

3. Ghislaine JOACHIM-ARNAUD - Technicienne de laboratoire - Martinique

4. Éric PECQUEUR - Ouvrier de l’automobile - Nord

5. Claire ROCHER - Infirmière hospitalière - Côte-d’Or

6. Éric BELLET - Ouvrier - Cher

7. Monique DABAT - Cheminote - Paris

8. Eddy LE BELLER - Technicien chantier naval - Loire-Atlantique

9. Farida MEGDOUD - Enseignante - Loiret

10. Pascal LE MANACH - Ouvrier de l’automobile - Seine-Maritime

11. Chantal GOMEZ - Dessinatrice technique - Isère

12. Jean Yves PAYET - Conseiller agricole - La Réunion

13. Valérie HAMON - Cheminote - Ille-et-Vilaine

14. François ROCHE - Ouvrier dans l’aéronautique - Bouches-du-Rhône

15. Valérie FOISSEY - Aide-soignante - Seine-Maritime

16. Julien WOSTYN - Ouvrier de l’automobile - Haut-Rhin

17. Anne ZANDITÉNAS - Enseignante - Aisne

18. Jean-Marie NOMERTIN - Employé - Guadeloupe

19. Isabelle BONNET - Enseignante - Bouches-du-Rhône

20. Salah KELTOUMI - Ouvrier de l’automobile - Haut-Rhin

21. Dominique CLERGUE - Ouvrière qualifiée - Loiret

22. Thomas ROSE - Enseignant - Marne

23. Fanny QUANDALLE - Postière - Gironde

24. Patrice VILLERET - Ouvrier ajusteur fonderie - Vienne

25. Marie SAVRE - Psychologue en hôpital psychiatrique - Puy-de-Dôme

26. Christophe GARCIA - Postier - Calvados

27. Malena ADRADA - Professeure des écoles - Haute-Garonne

28. Ali KAYA - Ouvrier de l’industrie automobile - Yvelines

29. Nathalie MALHOLE - Secrétaire médicale - Bouches-du-Rhône

30. Michel DARRAS - Technicien dans l’automobile - Pas-de-Calais

31. Julie LUCOTTE - Infirmière - Saône-et-Loire

32. Vincent CHEVROLLIER - Professeur des écoles - Eure-et-Loir

33. Marie-Claude RONDEAUX - Ouvrière retraitée - Nord

34. Olivier MINOUX - Ouvrier dans la chimie - Rhône

35. Mélanie PEYRAUD - Enseignante - Eure

36. Jean CAMONIN - Technicien de maintenance - Essonne

37. Anne BRUNET - Enseignante en lycée professionnel - Indre-et-Loire

38. Olivier NICOLAS - Informaticien - Charente

39. Élisabeth FAUCON - Enseignante - Haute-Vienne

40. Martial COLLET - Ouvrier métallurgiste - Côtes-d’Armor

41. Agathe MARTIN - Cheminote - Val-de-Marne

42. Antoine COLIN - Enseignant-chercheur - Charente-Maritime

43. Renée POTCHTOVIK - Factrice - Oise

44. Mario RINALDI - Technicien de maintenance dans l’automobile - Moselle

45. Josefa TORRES - Technicienne de laboratoire - Val-de-Marne

46. Nicolas BAZILLE - Cheminot - Loire-Atlantique

47. Kelig LAGRÉE - Enseignante - Morbihan

48. Pierre NORDEMANN - Employé d’organisme social - Meurthe-et-Moselle

49. Adèle KOPFF - Enseignante - Drôme

50. Michel TREPPO - Ouvrier de l’automobile - Doubs

51. Cécile FAURITE - Cheminote - Rhône

52. Dominique MARIETTE - Professeur retraité - Val-d’Oise

53. Fatima ABDELLAOUI - Employée - Nord

54. Richard BLANCO - Employé au ministère du Travail - Tarn-et-Garonne

55. Fabienne DELORME - Enseignante - Yonne

56. Liberto PLANA - Employé d’hypermarché - Pyrénées-Orientales

57. Aurélie JOCHAUD - Infirmière - Paris

58. Vincent GOUTAGNY - Ouvrier dans l’industrie plastique - Ain

59. Jacqueline UHART - Enseignante - Pyrénées-Atlantiques

60. Vincent COMBES - Agent logistique aéronautique - Haute-Garonne

61. Catherine VAN CAUTEREN - Ouvrière dans l’aéronautique - Seine-et-Marne

62. Romain BROSSARD - Enseignant - Loire

63. Louise FÈVE - Cheminote - Bas-Rhin

64. François MEUNIER - Instituteur - Hautes-Pyrénées

65. Charline JOLIVEAU - Employée de banque - Paris

66. Guillaume PERCHET - Électronicien - Gironde

67. Martine AMELIN - Employée retraitée - Mayenne

68. Bruno PALENI - Professeur en lycée du bâtiment - Somme

69. Isabelle LECLERC - Secrétaire retraitée - Gard

70. Jacques MATTEÏ - Ouvrier métallurgiste - Haute-Savoie

71. Estelle JAQUET - Enseignante - Alpes-Maritimes

72. Yves CHEÈRE - Ouvrier retraité de l’automobile - Sarthe

73. Marie-José FALIGANT - Infirmière en hôpital public - Maine-et-Loire

74. Maurice CHAYNES - Retraité des télécommunications - Hérault

75. Dominique REVOY - Enseignante - Jura

76. Philippe JULIEN - Technicien de l’automobile - Seine-Saint-Denis

77. Mink TAKAWÉ - Professeure des écoles - Ardennes

78. Roland SZPIRKO - Retraité de l’automobile - Oise

79. Arlette LAGUILLER - Employée de banque retraitée - Seine-Saint-Denis

 Appel d'Arlette Laguiller

« Je vous appelle à voter Lutte ouvrière pour faire entendre le camp des travailleurs, pour populariser ses exigences, pour affirmer les perspectives communistes ! »

États-Unis, Nouvelle-Angleterre : grève dans les supermarchés


Pour la défense de la condition ouvrière : grève ! Strike !



A l’appel de leur syndicat, qui négociait un nouveau contrat de trois ans avec la direction de la chaîne de supermarchés Stop&Shop, 31 000 employés ont fait grève pendant 10 jours dans l’Etat américain de la Nouvelle-Angleterre.
Ils ne voulaient pas que les dimanches et jours fériés soient payés comme des jours ordinaires de travail, ni que leurs cotisations pour l’assurance-maladie augmentent. Bref, ils refusaient que leur paye baisse alors que la maison-mère de Stop&Shop avait réalisé 2 milliards de dollars de bénéfices l’an dernier.
Cette grève, la plus importante dans une entreprise privée depuis des années, s’est conclue par une victoire. La croissance de l’économie américaine, tant vantée par Trump, n’est que celle des profits de la bourgeoisie sur le dos des travailleurs. Mais cette grève montre qu’ils ne laissent pas faire !
Et une grande pensée pour Mumia Abu-Jamal dont c'est l'anniversaire aujourd'hui 24 avril

Gilets jaunes. Acte XXIII : les gilets jaunes ne se laissent pas intimider


Ils sont toujours là, leur colère aussi



Plus de 20 000 contrôles préventifs, 227 interpellations : le gouvernement continue à espérer faire taire les gilets jaunes à coup de matraque, de grenades et de condamnations judiciaires.
Ainsi, un journaliste indépendant, Gaspard Glanz, après 48 heures de garde à vue pour un doigt d’honneur à destination d’un policier qui venait de le bousculer, s’est vu interdire de se trouver à Paris le 1er mai et tous les samedis jusqu’à son procès en octobre prochain.
Malgré ces mesures d’intimidation répétées, et parfois ridicules, la colère est toujours là et les gilets jaunes étaient encore plusieurs dizaines de milliers dans les rues samedi dernier.

Des photos des Actes de ces dernières semaines de « notre » reporter Gilet jaune d’Argenteuil






Sri Lanka : une poudrière créée par le colonialisme


Des divisions attisées voire suscités par le colonialisme


 
Trois ans après la fin de la guerre civile, Jaffna encore ravagée (2012)

Au Sri Lanka, des attentats-suicides commis le 21 avril ont fait plus de 300 morts et 500 blessés. Ciblant des églises chrétiennes et des hôtels pour touristes, ces attaques n’ont pas été revendiquées mais ressemblent à celles déjà menées ailleurs par des groupes islamistes.
Le gouvernement a arrêté une quarantaine de suspects dans sa « traque aux terroristes ». Mais les hommes au pouvoir sont les mêmes qui, des années 1970 à 2009, ont utilisé le terrorisme d’Etat contre la minorité tamoule, enfermant et massacrant les civils par milliers. Rien de bon ne viendra de l’état d’urgence décrété par ces pompiers pyromanes.
Dix ans après la fin d’une guerre civile, si les émules locaux de Daech arrivent à recruter des kamikazes, c’est que la société de ce pays, comme d’autres, reste gangrenée par les divisions inter-ethniques et inter-religieuses – ces divisions attisées voire suscitées pendant des décennies par le colonialisme britannique.

mardi 23 avril 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 22 avril 2019


Un milliard pour Notre-Dame, l'austérité pour les misérables


Les braises de Notre-Dame étaient encore chaudes que les grandes fortunes faisaient déjà connaître leur contribution à sa reconstruction. 100 millions, ont annoncé la famille Pinault et l’entreprise Total ! 200 millions, ont renchéri Arnault (LVMH), première fortune française, et la famille Bettencourt-Meyers (L’Oréal) ! En tout, un milliard aurait été annoncé par les grands groupes et leurs actionnaires… qui pourront bénéficier de la défiscalisation des deux tiers de leurs dons.
Un milliard, rubis sur l’ongle : l’argent dégouline, quand tant de travailleurs ont du mal à finir le mois. Un milliard, l’obole des riches, c’est trois hôpitaux, ou 10 000 logements. Ou encore 25 000 emplois payés 1800 euros net, avec les cotisations. Quand le gouvernement a augmenté la CSG ou a désindexé les retraites de l’inflation, il a dit y être obligé, faute d’argent. Quand il a baissé les APL, quand il supprime des centaines de milliers d’emplois aidés, il explique qu’il n’y a pas d’argent. Aux services d’urgence des hôpitaux parisiens, en grève pour dénoncer le manque d’effectifs, on répond que les caisses sont vides. Même les pompiers, célébrés à juste titre la semaine dernière, doivent régulièrement se mobiliser contre la baisse de leurs moyens. Et que dire de la misère des Ehpad, ou du logement ? À Marseille, six mois après les effondrements de la rue d’Aubagne, plusieurs centaines de personnes habitent toujours à l’hôtel, faute de logements sûrs.
Dans les entreprises, c’est la même rengaine. Aux salariés de Ford-Blanquefort, d’Arjowiggins, ou d’Ascoval, licenciés par centaines, les patrons répètent qu’il n’y a pas d’argent.
La réalité illustrée par Notre-Dame, c’est qu’il y beaucoup d’argent, quand il s’agit pour les milliardaires de faire parler d’eux. Cet argent, qui vient du travail de tous, la collectivité devrait en disposer.
L’incendie d’un monument historique, fruit du travail humain des générations passées, est certes regrettable. Et on ne peut que se féliciter qu’il ait été sauvé. Mais, de Macron à Le Pen, les politiciens en ont profité pour un appel à l’union nationale, au nom d’une religion chrétienne qui serait, d’après eux, la racine de la France éternelle. Ils utilisent l’événement pour leur propre démagogie, comme le député de droite Eric Ciotti, qui explique que l’incendie « est venu nous rappeler que notre civilisation est menacée et qu’il nous faut la défendre pour que la France reste la France ».
Le gouvernement a tenté d’utiliser l’incendie pour resserrer les rangs derrière lui. Il fallait « faire une trêve », ont répété les ministres à l’intention des gilets jaunes. C’était une trêve à sens unique. Dès dimanche, la députée LREM Aurore Bergé expliquait qu’il faudrait travailler plus. Le gouvernement étudierait la suppression d’un jour férié. D’autres macronistes et le Medef parlaient de reporter l’âge de départ à la retraite au-delà de 62 ans. Ces gens-là mènent la guerre de classe sans répit. Alors il n’est pas de trêve qui vaille.
Le 26 mai, auront lieu les élections européennes. Les travailleurs n’ont certes rien à attendre de l’Union européenne (UE) : depuis sa création, elle est façonnée par les capitalistes, pour les marchés et la finance, pas pour les peuples. En guise de protection sociale, l’UE n’a rien imposé, pas même un salaire minimum commun. C’est même l’inverse : aujourd'hui, la précarité s’y généralise.
Mais, contrairement à ce qu’expliquent les souverainistes, les États nationaux ne protègent pas mieux les travailleurs. Nous en savons quelque chose, avec Sarkozy, Hollande ou Macron. UE ou pas, les États sont au service des capitalistes, et ne protègent les travailleurs de rien.
Alors, il ne faut pas se laisser tromper par le faux débat entre pro et anti-européens. En revanche, ces élections, en France les premières depuis l’arrivée de Macron au pouvoir, permettent aux travailleurs de se prononcer pour leurs intérêts de classe. C’est la raison d’être de la liste présentée par Lutte ouvrière, menée par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier.
Cette liste, composée de salariés, d’ouvriers et d’employés, se présente pour porter la voix du camp des travailleurs face au grand capital. Le camp des ouvriers licenciés, face à leur licencieur. Le camp des chômeurs, dans cette société qui leur refuse un travail. Le camp des précaires, qui veulent un emploi stable et dignement payé. Le camp des retraités, qui veulent vivre correctement après une vie de labeur. Contre les Arnault, Pinault, Bettencourt, contre le grand capital, faites entendre, avec la liste Lutte ouvrière, le camp des travailleurs.

Européennes 2019, « contre le grand capital, le camp des travailleurs » (1). Une liste sur laquelle je suis candidat. Dominique Mariette


Présentation par Nathalie Arthaud

Lutte ouvrière présente une liste que je conduirai à l’élection des députés au Parlement européen du 26 mai 2019.
Ouvriers, techniciens, employés, enseignants, retraités, les candidats et les candidates de Lutte ouvrière se présentent pour faire entendre le camp des travailleurs, ses exigences, ses revendications et les perspectives de changement de l’ordre social capitaliste qu’il est le seul à pouvoir incarner.
Lutte ouvrière dénonce le faux débat entre les partisans et les adversaires de l’Union européenne dans lequel les grands partis de la bourgeoisie veulent enfermer les électeurs. C’est un piège pour les travailleurs.
Toutes les institutions actuelles, celles de l’Union européenne comme celles des États nationaux, sont des instruments au service des intérêts des classes possédantes, de la minorité de riches bourgeois qui tirent leur fortune de l’exploitation des travailleurs. C’est la course au profit des gros actionnaires des groupes capitalistes, leur dictature sur toute l’économie qui sont responsables du recul catastrophique des conditions de vie des salariés et des classes populaires.
L’union des peuples d’Europe liés par mille liens et interdépendants est une nécessité vitale depuis plus d’un siècle. Les peuples ont payé par deux guerres mondiales l’incapacité de la classe dirigeante à la réaliser. Ils continuent à la payer, car c’est sur les exploités que les capitalistes en concurrence font peser la compétitivité de leurs entreprises. À l’époque de la mondialisation, l’impuissance de la classe dominante à unifier même les peuples entremêlés d’Europe montre qu’elle n’est plus capable de faire quoi que ce soit de progressiste pour la société.
Libérer la société de la domination de la grande bourgeoisie, mettre fin à l’organisation capitaliste de l’économie où le grand capital écrase la vie de la société, est une nécessité pour les travailleurs. Elle l’est aussi pour la grande majorité de la population qui subit de plus en plus durement les méfaits de ce système en crise permanente depuis des décennies.
Aucun des problèmes de la société, depuis les menaces sur l’environnement et le climat jusqu’aux besoins élémentaires de se loger, de se soigner correctement, ne pourra être résolu sans renverser le pouvoir politique du grand capital sans exproprier les grands groupes capitalistes et les banques pour les soumettre au contrôle de la collectivité.
Les candidats de Lutte ouvrière opposeront l’internationalisme à toutes les formes de démagogie nationaliste. Ils affirmeront que les travailleurs, quelles que soient leur nationalité, leur origine ou leur religion, appartiennent à la même classe, avec les mêmes intérêts et un même combat à mener pour leur émancipation.
Ils affirmeront que le camp des travailleurs constitue la seule force capable de mener ce combat jusqu’au bout et d’offrir ainsi une perspective de progrès à l’ensemble de la société.

                                             Nathalie ARTHAUD


Protectionnisme qui ne protège pas : chez Saint-Gobain comme chez tant de multinationales


Le protectionnisme ne peut servir les intérêts des travailleurs



De passage en Lorraine, Ian Brossat, tête de liste du PCF aux élections européennes est venu devant l’usine de Pont-à-Mousson, sur laquelle pèsent des incertitudes depuis que le groupe Saint-Gobain prépare une cession de sa filiale PAM.
Selon lui : « Dans les marchés publics, il devrait y avoir une clause de proximité, c’est-à-dire qu’on privilégie les productions qui sont à proximité de là où le produit va être utilisé. Cela permettrait de remplir davantage le carnet de commandes ».
Cette perspective qui semble frappée au coin du bon sens ne peut être une protection pour les travailleurs des usines de Saint-Gobain PAM qui produisent essentiellement pour l’exportation. Elle n’est qu’une nouvelle présentation du protectionnisme, dans lequel les travailleurs n’ont aucun intérêt à se laisser entrainer.
Ce n’est pas contre les travailleurs des autres pays mais contre les capitalistes et leur système basé sur la concurrence que les travailleurs doivent lutter. Comme l’affirmaient déjà Marx et Engels dans le Manifeste du parti communiste en 1848, il y a de cela plus de 130 ans, « les ouvriers n’ont pas de patrie », et ils concluaient en proclamant : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »