mercredi 10 avril 2019

Nathalie Arthaud avant-hier sur BFMTV

Amiante : aucun patron condamné


Une justice soumise au patronat



Après des années d'attente, une décision de justice prévoit désormais qu'un travailleur ayant été exposé à l'amiante pourra faire valoir un préjudice dit d'anxiété et demander une indemnisation. Et cela quelle que soit la branche ou l'entreprise où il avait travaillé.
L'amiante a tué de 61 000 à 118 000 personnes entre 1995 et 2009, et l'on prévoit qu'il en tuera entre 68 000 et 100 000 d'ici à 2050.
On sait depuis longtemps que l'amiante tue, pourtant son interdiction ne date que de 1997. Et nul patron n'a jamais été condamné pour y avoir exposé ses salariés.
Bel exemple d'une justice soumise au patronat.

Gilets jaune, rouge et « Printemps des châteaux »


Le grand cru des gilets jaunes

 
Après 21 samedis, on commence à avoir de la bouteille !

Pour leur 20ème samedi de mobilisation, des gilets jaunes du sud-ouest se sont invités au « Printemps des châteaux », un week-end portes ouvertes dans les châteaux des grands crus du Bordelais.
Du coup, leurs propriétaires, qu'ils soient parmi les dix Français les plus riches ou qu'il s'agisse de sociétés financières, se sont barricadés.
Le Grand débat façon Macron, ça ne les gêne pas. Mais pas question pour eux de laisser dénoncer publiquement les conditions réelles de travail et de salaires qu'ils imposent à leur personnel. Ni de laisser dire qu'ils bénéficient de subventions publiques, tout en plaçant leur fortune dans des paradis fiscaux.

Terminal 4 aéroport Roissy-Charles de Gaulle, consultation en trompe-l'oeil


Tant que l’humanité ne maîtrisera pas les activités sociales…



Une consultation publique a lieu jusqu’à début mai sur le projet d’un quatrième terminal à l’aéroport Charles-de-Gaulle de Roissy. Ce nouveau terminal devrait accueillir 35 à 40 millions de passagers chaque année, ce qui représente 100 000 vols supplémentaires par an, dans le cadre d’une prévision d’augmentation du trafic sur Roissy d’un tiers à l’horizon 2037.
         Consultation ou pas, on peut penser que la construction de ce terminal supplémentaire est sur les rails.
         Cela pose pourtant de multiples problèmes de pollution, en particulier dans la partie est du département du Val d’Oise. Argenteuil et les communes limitrophes ne sont pas épargnées.
         La pollution sonore est l’une de ces pollutions. Elle est très importante et particulièrement dommageable pour la santé. Elle a un impact négatif sur l’espérance de vie des habitants concernés.
         Certes le développement du transport aérien a marqué un progrès majeur. Mais ce dernier est à l’image de tout dans la société capitaliste où ce n’est pas l’utilité sociale maîtrisée qui prime, mais la recherche du profit.
         Le développement des moyens de communication permettrait pourtant aujourd’hui de réduire nombre de déplacements d’affaires. Le tourisme aérien de masse, pour l’essentiel réservé à une fraction limitée de la population, a, lui aussi des motivations commerciales très discutables loin des intérêts de la planète. Il y aurait beaucoup à dire sur le fret aérien qui représente un nombre de vols qui n’a pas cessé d’augmenter ces dernières décennies.
         Cette consultation publique est organisée pour la forme. Et elle ne peut obérer la nature capitaliste dans laquelle toutes les activités humaines s’opèrent, et qui ont des conséquences catastrophiques, dans ce domaine comme dans bien d’autres, pour l’humanité.

Retrait de la loi Blanquer : état de la mobilisation (suite)


Pour information, ci-dessous un tract des enseignants des écoles Anne Franck et JJ Rouseau du quartier du Val Notre Dame à Argenteuil. Trois enseignants d’Anne Franck étaient en grève hier pour avoir le temps de discuter avec les parents.



Défense de l’École
Retrait des projets gouvernementaux
Rassemblement
Devant la sous-préfecture d’Argenteuil
Jeudi 11 avril à 12H

mardi 9 avril 2019

Aux élections européennes, affirmer le camp des travailleurs face à celui du grand capital


Aux élections européennes, affirmer le camp des travailleurs face à celui du grand capital



Le gouvernement a commencé la « restitution » du grand débat national. Des logiciels auraient analysé les deux millions de contributions et les 630 000 pages de doléances. Et d’après le Premier ministre Édouard Philippe, il en ressort… qu’il faut baisser les dépenses publiques, les aides au logement notamment ! Quel baratin ! Dans quelques jours, Macron annoncera ses choix. Il n’en sortira rien de favorable aux classes populaires. Depuis le début, ce grand débat était destiné à mettre un terme au mouvement des gilets jaunes.
En réalité, de nouvelles attaques contre les classes populaires se préparent. Il n’est qu’à voir les ballons d’essai que le gouvernement vient de lancer à propos des retraites. Macron s’était engagé à ce que l’âge de départ reste à 62 ans sous son mandat. Les ministres se succèdent maintenant pour expliquer qu’il faut financer la dépendance et que l’espérance de vie augmente – ce qui était vrai mais ne l’est plus. En outre, les employeurs se débarrassent souvent des salariés bien avant qu’ils aient atteint 62 ans. Retarder l’âge légal, c’est aussi préparer une baisse des pensions.
Autre mesure : les tarifs d’EDF, qui avaient été gelés quand le mouvement des gilets jaunes battait son plein, augmenteront de 6 % l’été prochain, soit une centaine d’euros en plus par an pour une famille qui se chauffe à l’électricité.
Quant aux capitalistes, grand débat ou pas, ils n’ont pas interrompu leurs attaques contre les travailleurs. En témoigne la situation des papeteries Arjowiggings, en liquidation, et dont les ouvriers seront bientôt au chômage. À Blanquefort, 800 salariés vont être licenciés par Ford, une des plus grandes entreprises mondiales. Carrefour a également annoncé la suppression de plus de 1 200 postes. Ses actionnaires se sont partagé 350 millions d’euros de dividendes, mais cela ne leur suffit pas !
C’est dans ce contexte que la campagne pour les élections au Parlement européen a débuté. Une comédie bien réglée dans laquelle on veut limiter les choix aux pro et anti-Européens.
D’un côté, les macronistes, la droite et le PS vantent les mérites de la construction européenne. Depuis 60 ans qu’elle a commencé, celle-ci ne s’est faite que pour les capitalistes. Les marchandises, la finance et les crises traversent les frontières sans contrôle. Mais l’UE n’a en rien harmonisé les droits des salariés. À l’Est, les salaires sont inférieurs à 500 euros. Au Sud, le chômage fait des ravages. Et l’Europe est devenue une forteresse dressée contre les migrants. Aujourd'hui, le ministre Castaner en est, comme l’italien Salvini, à dénoncer les ONG qui sauvent les migrants, accusées d’être « complices des passeurs ».
Du côté des souverainistes, entre Bardella, Philippot, Dupont-Aignan et Asselineau, ça se bouscule au portillon. Ce sont des démagogues. Le bilan de l’UE n’est certes pas glorieux, mais celui des États nationaux ne l’est pas non plus !
Lutte ouvrière sera bien présente dans ces élections, même si France 2 n’a pas invité Nathalie Arthaud à son débat de jeudi dernier, s’asseyant sans vergogne sur le pluralisme. Nous y dirons que, en France comme en Europe, les travailleurs ne doivent pas accepter de faire les frais de l’offensive capitaliste. Nous affirmerons qu’ils doivent mettre en avant des revendications qui correspondent à leurs intérêts.
Les gilets jaunes se sont révoltés parce qu’ils ne pouvaient plus joindre les deux bouts. Pour préserver nos conditions d’existence, il faut augmenter les salaires, les pensions et les allocations, et les indexer sur les prix.
Contre le chômage, il faut interdire les licenciements et créer des emplois, en répartissant le travail entre tous, sans perte de salaire.
Contre les grands patrons qui ferment des usines en prétendant être en difficulté, ou sont même, comme Carlos Ghosn… spécialisés dans le transfert d’argent vers leurs poches, il faut abolir le secret des affaires. Les salariés, les usagers et les consommateurs doivent pouvoir contrôler les comptes des entreprises.
Il faudra de puissantes luttes collectives du monde du travail pour inverser le rapport de force et imposer les exigences du camp des travailleurs. Mais dans ces élections, nous pourrons au moins l’affirmer en votant pour la liste Lutte ouvrière conduite par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier. Affirmer le camp des travailleurs, dire ce que sont ses exigences contre le camp du grand capital industriel et financier, c’est déjà se préparer aux combats de demain.

Nathalie ARTHAUD sur BFMTV hier

1 euro la cantine scolaire ? Et l’embauche des ATSEM et ASEL nécessaire


Il faut des salaires et des revenus décents pour tous

Dans le cadre de son plan Pauvreté, le gouvernement annonce le lancement de la cantine scolaire à 1 euro d'ici fin avril, puis l'octroi de petits déjeuners gratuits pour les enfants qui viennent à l'école le ventre vide. Il parle sans rire d’une « mesure de bon sens qui s’attaque aux racines des inégalités » !
Il reste à voir qui y aura droit ou pas, et quelles subventions recevront les communes pour cela.
Mais une chose est sûre : il est révoltant que dans le cinquième pays le plus riche au monde, beaucoup de familles ne puissent plus payer la cantine de leurs enfants ni même leur assurer un petit déjeuner.
C'est la conséquence du chômage, de la précarité, des bas salaires voulus par un patronat rapace.

École élémentaire Michelet - Béthune
 

A travail supplémentaire, des effectifs supplémentaires !

A Argenteuil, les conditions de travail du personnel territorial des écoles, gardiens, ATSEM et ASEL n’ont pas cessé de se dégrader ces dernières années.
         Tous les enfants mangeant à la cantine sans obstacle financier ! Petit déjeuner à l’entrée à l’école pour qu’aucun enfant ne commence la matinée le ventre vide !
         Bien sûr. Mais il faut l’embauche de tous les travailleurs nécessaires, et pour commencer rétablir la présence d’une ATSEM par classe à Argenteuil