lundi 25 mars 2019

Maternités en France : en 20 ans, 40% en moins


Lieu de naissance : voiture, ambulance ou hélicoptère ?



En 20 ans, 40% des maternités ont été fermées en France. La distance et les délais pour aller accoucher se sont allongés. Dans des zones entières du pays, il faut 30 minutes voire une heure pour rejoindre une maternité.
Les ministres prétendent que les maternités qui réalisent moins de 300 accouchements par an sont dangereuses et doivent fermer. Le récent drame dans la Drôme, où une femme a perdu son bébé en tentant de se rendre à la maternité de Montélimar après la fermeture de celle de Die, a montré que c'était une tragique ineptie. Si la proximité ne suffit certes pas à la sécurité, l'éloignement la compromet.
La vraie raison des fermetures de maternité, ce sont les économies budgétaires. Des économies parfois criminelles.

Toyota-Onnaing : 800 CDD et combien d’argent public ?


Deux bouts des énormes profits réalisés



Le directeur de l’usine Toyota d’Onnaing, qui produit la Yaris, se vante d’embaucher 800 intérimaires en CDD de 18 mois, alors que la production va diminuer, pour préparer une réorganisation de la production.
Il se vante moins de la précarité permanente organisée dans cette usine. En effet, certains de ces intérimaires y travaillent en contrats précaires depuis 5, 6, 8 ans ou plus.
Il ne se vante pas non plus dans la presse de toutes les aides qu’il en profite pour quémander à l’Etat : 5000 € par an pendant trois ans pour une embauche en CDI ; 2500 € par an pendant 2 ans pour un CDD ; plus de 2 millions d'euros pour des formations en 2019...et autant en 2020 !
Toyota a fait 19 milliards de bénéfices et ose encore mendier de l’argent public ! Autant d’argent qui manquera aux hôpitaux, aux écoles, aux services publics utiles à la population.

Argenteuil, défense de Jean Vilar, sauvegarde de L’île, …


Un début d’une autre fin ?


Voilà ce qui attend Argenteuil selon la vidéo promotionnelle de Fiminco si nous acceptons de lui vendre le terrain de Jean Vilar (salle, square, parking), aujourd'hui communal. Pour approuver ou objecter : enquetepubliqueheloise@ville-argenteuil.fr


Révélatrice capture d’écran sur cette vidéo : le pont routier Argenteuil-Gennevilliers a disparu. En revanche, une série d’immeubles au loin ! Une anticipation de la liaison « Argenteuil littoral » à « Cap Héloïse », puis suivant ?



         Il y a là toutes nos craintes supplémentaires.

Argenteuil, agents territoriaux, maladies et convictions municipales erronées


Trucs ou pas, les travailleurs malades le demeurent



Lors de plusieurs conseils municipaux, la municipalité a évoqué publiquement l’absentéisme qui serait la marque particulière des agents communaux d’Argenteuil. Nous avons déjà indiqué pour notre part que cette attitude était profondément inconvenante.
         Pour en juger, les habitants doivent savoir que la municipalité, aux antipodes de ce qu’elle raconte, par la hiérarchie des services, incite les salariés qui ne peuvent pas reprendre leur poste et à qui elle ne trouve pas les postes de reclassement adaptés, de prolonger leurs arrêts maladie. Certes, c’est un conseil évident, mais qu’elle arrête d’évoquer le taux particulièrement élevé, selon elle, de l’absentéisme des agents !

         Sur un autre plan, la municipalité a instauré il y a quelque temps, une prime dite de « présentéisme », pour lutter, disait-elle, contre l’absentéisme. Elle s’affirmait convaincue que cette prime le réduirait.
         Mais modeste carotte ou pas, elle doit constater aujourd’hui que cela n’atteint absolument pas le but recherché par elle. Elle doit se rendre à l’évidence. Prime ou pas prime, des travailleurs malades sont malades, des agents usés le demeurent.
         Sur la base de ce constat, comme pour s’excuser, la moindre des choses serait que la municipalité verse cette prime à tous, et l’incorpore même dans le salaire.

dimanche 24 mars 2019

Gilets jaunes : Nathalie Arthaud en débat sur LCI hier

Gilets jaunes, le préfet et Clémenceau


Un préfet prêt à tout pour défendre l’ordre… social


Quand Clemenceau tuait des ouvriers

Lallement, le nouveau préfet de police de Paris, a demandé "l'impunité zéro" contre les gilets jaunes voulant manifester hier. Il a aussi déclaré que "la main de Clemenceau n'a jamais tremblé quand il s'agissait de défendre la France".
Ce Clemenceau avait gagné en son temps le titre de "1er flic de France » en envoyant l'armée contre les mineurs en grève suite à la catastrophe de Courrières en 1906 ; puis en réprimant les vignerons en lutte dans le Midi en 1907 (5 morts) et encore les ouvriers du bâtiment parisien en 1908 (4 morts).
"Défendre la France", pour Clemenceau hier, Lallement ou Macron aujourd'hui, c'est défendre les riches et l'ordre bourgeois. Y compris par le sang.

Lutte ouvrière dans les élections européennes (6) La suite de l’article de notre revue Lutte de classe de mars-avril 2019


Lutte ouvrière dans les élections européennes (6) La suite de l’article de notre revue Lutte de classe de mars-avril 2019 sur papier ((2,5 euros) ou :


Pour un parti ouvrier communiste et révolutionnaire

Avec le recul et une forme de stabilisation du mouvement des gilets jaunes, celui-ci devient de plus en plus le champ clos entre courants et militants politiques – voire un champ d’entraînement paramilitaire – déjà drapeaux déployés ou encore masqués derrière l’apolitisme affiché.
D’autres mouvements de contestation surgiront cependant inévitablement.
Il faut se saisir de toutes les opportunités pour propager les idées et le programme du courant ouvrier révolutionnaire.
Il faut tout faire pour armer politiquement les travailleurs. Il faut les armer non seulement pour la défense de leurs intérêts matériels, mais aussi face à la menace que représente l’activisme des groupes d’extrême droite dans le mouvement de contestation. Celui-ci est un avertissement.
Si le capitalisme en crise et les mobilisations qu’il suscite ouvrent objectivement la possibilité pour la classe ouvrière d’accéder à une prise de conscience supérieure, il peut aussi permettre le renforcement des courants partisans de solutions autoritaires pour préserver l’ordre capitaliste.
L’émergence d’un parti ouvrier révolutionnaire serait l’expression la plus concrète de la prise de conscience de la classe ouvrière, en même temps que l’instrument indispensable de son développement.
Les soubresauts sociaux dont le mouvement des gilets jaunes a donné un avant-goût peuvent placer les travailleurs face à bien d’autres nécessités, y compris celle de se défendre face aux groupes fascistes.
Cela n’a rien à voir avec la petite guerre entre groupes gauchistes et groupes d’extrême droite qui se déroule devant l’indifférence, voire l’hostilité des travailleurs. Ces escarmouches sont peut-être les signes avant-coureurs d’une nécessité qui s’imposera aux travailleurs. Mais cette petite guerre ne relève pas de la lutte de classe.
C’est celle-ci, si elle se développe et prend de l’ampleur, qui peut rendre indispensable pour les travailleurs de se donner les moyens de se défendre et de défendre leurs organisations. Comme c’est la lutte de classe menée par le prolétariat conscient qui peut donner une perspective contre toutes les saletés qui surgissent de la pourriture de l’organisation capitaliste de la société, tel le racisme sous toutes ses formes.
C’est une reprise de confiance de la classe ouvrière en elle-même qui, seule, peut garantir même les libertés démocratiques élémentaires, et pas les discours hypocrites des dirigeants politiques de la bourgeoisie.
Toutes les campagnes électorales doivent nous servir pour défendre, propager les idées communistes révolutionnaires, mais aussi pour permettre à tous ceux qui se retrouvent dans ces idées de se reconnaître entre eux et de nous reconnaître comme défenseurs de ces idées.
C’est dans ce sens que notre campagne électorale s’intègre dans l’objectif de recréer un parti ouvrier communiste révolutionnaire.

Nathalie ARTHAUD et Jean-Pierre MERCIER en meeting vendredi


Vendredi 29 mars
Meeting à Paris
À 20h30
Grande salle de la Mutualité - 24, rue Saint-Victor - Paris 5e
Entrée libre
Diffusion en direct