jeudi 7 mars 2019

Argenteuil - Pôle Héloïse - enquêtes publiques, on se prépare (14) …


Marché, circulation

Bon , pour les camions, pas tout à fait la bienvenue…
Nous pensons que l’existence même du projet « Cap Héloïse » est contradictoire avec la survie du vieux marché populaire « Héloïse », même si les édiles jureront, à nous-mêmes et aux marchands, que non.
         « Cap Héloïse » se veut un projet chic. Il n’y a là rien de contradictoire avec le caractère très populaire du marché que pour notre part nous apprécions et qui rend tellement de services à la fraction la plus modeste de notre classe ? Non, vraiment ?
         D’abord, imaginons que le projet aboutisse. Combien de temps dureront les travaux, fouilles archéologiques préalables et construction ? Le marché Héloïse sans parking Jean Vilar ? La municipalité fait comment ? En détruisant la plataneraie qui, si on la croit, lui est devenue si chère ?
         La circulation autour du pont d’Argenteuil est très difficile le matin, le vendredi en particulier, jour de marché. Camions de livraison, voitures de particuliers supplémentaires, le vendredi, avec le marché, comment cela se passera-t-il ?
         Et puis, comme ces camions ne pourront pas emprunter le boulevard Héloïse, mais seulement la voie actuelle D311 côté Jean-Vilar, il y aura des problèmes supplémentaires sur cette voie, voire au rond-point Dassault qui peut se trouver très facilement bloqué. (À suivre)

mercredi 6 mars 2019

Nathalie ARTHAUD avant-hier sur BFMTV

Égalité hommes-femmes : du papier à la réalité...


A si petits pas

 


La très conservatrice Académie française vient enfin de donner son feu vert à la féminisation des noms de métiers et de fonctions dans la langue française. Mieux vaut tard que jamais !
Au même moment, le gouvernement prépare un énième projet pour établir l’égalité hommes-femmes dans les entreprises de plus de 1 000. Ces entreprises vont avoir trois ans pour rectifier le tir avant d’être sanctionnées, nous dit-on.
Entre un changement tardif des académiciens et un changement putatif dans la réalité des entreprises les choses avancent à très petits pas, quand elles ne piétinent pas où même reculent.

« Opium du peuple »… et petit supplément


Stupéfiant ? Pas tant que ça...

 

A l'ombre de la cathédrale des trafics peu recommandables ?
 
Officiellement, le directeur diocésain de Loire Atlantique vient d’être licencié pour des « raisons professionnelles ». En réalité, en poste dans la région depuis 2017, ce haut responsable de l’enseignement catholique a été mis en examen pour « détention, offre, cession et acquisition de produits stupéfiants » et placé sous contrôle judiciaire.
En voilà une brebis égarée à qui "l'opium du peuple" ne donnait pas totalement satisfaction !

Caméras à reconnaissance faciale, micros de surveillance dans les rues, lorsque des maires se prennent pour Bigbrother


1984 ? Non, 2019 !

 


Après les caméras à reconnaissance faciale du maire de Nice, le maire de Saint-Etienne a décidé de faire mieux encore : tout un quartier – dit sensible – va être équipé d'une cinquantaine de micros qui pourront détecter les "bruits suspects"… Si la mairie promet que ce système ne peut ni écouter si enregistrer les conversations, c'est tout-de-même un cran de plus dans le flicage généralisé. Et cela au nom de la tranquillité des habitants.
Les problèmes dans ce quartier de Saint-Etienne, comme dans d'autres ailleurs, sont bien réels. Mais, les politiciens, incapables de régler le problème du chômage et de la pauvreté, terreau sur lequel pousse l’insécurité, multiplient les coups de menton.
L'argent dépensé pour cela, une aubaine pour l'entreprise qui va poser les micros et installer les logiciels, serait certainement bien plus utile ailleurs, par exemple dans la rénovation des logements insalubres qui gangrènent en l’occurrence ce quartier.

Argenteuil - Pôle Héloïse - enquêtes publiques, on se prépare (13) …


Une « entrée de ville » agréable et naturée à conserver

Un des arguments des édiles locaux pour initier des projets tels que « Cap Héloïse » est l’amélioration des « entrées de ville ».
         Cette notion est déjà étonnante en elle-même, mais elle est à la mode depuis de nombreuses années comme si nous étions revenus à l’époque médiévale où les portes des villes pouvaient être l’objet d’un soin particulier.
         Sur ce plan d’ « entrées de ville », si on prenait nos édiles locaux au mot, il y aurait bien des choses à dire. Celle de Joliot-Curie est bien loin de leurs préoccupations. Quant à celle de Volembert, elle a été ornée dernièrement par leurs soins d’un… Burger King qui fait certes « dans le temps », mais qui donne une idée bien particulière de la Ville.
         Et ils voudraient détruire la seule qui présente un intérêt certain, lorsque l’on traverse la Seine venant de Gennevilliers, où ce qui domine, à droite avec le parc des Berges, comme sur la gauche avec les arbres de « L’île », c’est le caractère verdoyant, avant que l’on emprunte l’avenue Gabriel Péri qui avec son air martial réduit les enthousiasmes de celui qui « entre » dans Argenteuil ?
         Oui, la municipalité et Fiminco voudraient détruire cet aspect  naturé ?
         A Villeneuve-la-Garenne, sur les berges, un centre commercial donne une drôle d’impression aux berges. Certes tant pis pour les automobilistes de l’A86 qui y jetterait un œil. Au moins, on est là loin du centre urbanisé de la commune.



         Mais à Argenteuil, dans un centre qui, lui, est urbanisé, pourquoi détruire, avec des moyens encore plus importants, avec plus de hauteur, un espace qui a été jusqu’à aujourd’hui largement protégé ?

mardi 5 mars 2019

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 4 mars 2019


Avec les travailleurs d'Algérie !

 


Malgré la contestation qui s’est transformée, vendredi 1er mars, en marée humaine dans toutes les villes d’Algérie, le régime persiste et signe : bien que grabataire et incapable de gouverner depuis des années, Bouteflika brigue un 5ème mandat.
La clique au pouvoir n’a manifestement pas pu s’entendre sur un successeur et elle s’est, de nouveau, repliée sur Bouteflika, son plus petit dénominateur commun. En guise de concession, celui-ci s’est engagé à raccourcir ce mandat en organisant une élection présidentielle anticipée. C’est se moquer du monde !
Une telle mascarade ne peut qu’attiser la colère et accentuer le sentiment d’humiliation qui a poussé le peuple algérien dans la rue. Et le fait est que, depuis l’annonce du dépôt officiel de la candidature de Bouteflika, les manifestations spontanées se multiplient.
Le combat engagé par le peuple algérien est difficile, mais il en a mené d’autres, à commencer par la lutte contre la colonisation française et pour l’indépendance. Et on ne peut que saluer le courage dont ont déjà fait preuve les centaines de milliers de femmes et d’hommes qui ont osé descendre dans la rue. Ils l’ont fait malgré les interdictions de manifester et le chantage du régime à la guerre civile.
Oui, le peuple algérien, avec sa jeunesse aux avant-postes, ne supporte plus le mépris de ce régime mafieux qui prend l’État pour son tiroir-caisse. Fort de ces premiers pas, il continuera de se battre d’une façon ou d’une autre.
Mais pour que le sort des classes populaires et de la jeunesse algérienne change réellement, il faut qu’elles fassent entendre leurs intérêts et leurs droits spécifiques de travailleurs. 
Le gros des manifestants est constitué par la jeunesse qui, tout en étant éduquée et diplômée, se sait condamnée au chômage et à la misère si rien ne change. Il est constitué de travailleurs, de femmes au foyer, de chômeurs qui paient la crise au prix fort. Avec l’inflation et la dévaluation du dinar, tous sont confrontés à l’effondrement de leur pouvoir d’achat. Le salaire minimum équivalent à 130 euros mensuels ne permet pas de vivre et s’ajoute aux difficultés de la vie quotidienne.
Au-delà des mots d’ordre de liberté et de démocratie, de plus en plus de gens se demandent ouvertement où va l’argent du pétrole et pourquoi autant de misère et de chômage. Répondre à ces questions et se battre pour que chacun ait un emploi et un salaire décent qui suive l’inflation est indispensable. Sans cela, la démocratie et la liberté resteront des mots creux pour la grande majorité des classes populaires. 
Bien des catégories sociales se mêlent dans cette contestation, et des intérêts différents, voire opposés, s’y expriment. Avocats, journalistes, étudiants, militants islamistes et même affairistes militant pour leur business, chacun défendra ses intérêts. Et il y a le petit jeu des politiciens. On voit comment certains opposants hostiles dans un premier temps aux manifestations, s’en revendiquent désormais pour se hisser au pouvoir.
Les intérêts des exploités ne peuvent être défendus que par les travailleurs eux-mêmes. C’est vrai là-bas comme ici. Cette contestation peut et doit être le premier pas pour cette prise de conscience. Oui, les travailleurs peuvent collectivement changer leurs conditions de vie et de travail et offrir à la société un autre avenir.
Ceux qui se révoltent en Algérie sont nos frères et nos sœurs. Nous sommes liés à eux par des liens familiaux et amicaux parce qu’une partie de la classe ouvrière de France est composée de travailleurs originaires du Maghreb. L’Algérie, si longtemps colonisée par la France impérialiste, comme la Tunisie et le Maroc, continue d’ailleurs toujours de faire les beaux jours du grand patronat d’ici. C’est la raison pour laquelle le régime autoritaire algérien convient parfaitement au gouvernement français.
Ce sont aussi nos frères et nos sœurs car ils appartiennent au monde du travail. Si des raisons politiques propres à l’Algérie les ont poussés à agir, le combat qu’ils ont à mener pour garantir leurs conditions d’existence est celui que doivent mener les travailleurs de tous les pays.
En Algérie, la domination d’une coterie de généraux et de bourgeois passe par le contrôle de l’État qui lui permet d’accaparer la rente pétrolière. En France, la grande bourgeoisie, les Arnault, Peugeot, Dassault et cie s’enrichissent en dominant les grands groupes industriels et financiers. Mais les uns comme les autres prospèrent sur l'exploitation des travailleurs des deux côtés de la Méditerranée.
Alors, puisse la lutte du peuple algérien être porteuse de perspectives pour les travailleurs !

Droit à manifester… ou interdiction de manifester ?


Interdiction de manifester

  


Selon Macron et ses ministres, le droit de manifester est garanti. C'est à voir. Ainsi, le procureur de la République de Paris a donné la consigne de ne pas lever avant le samedi soir la garde à vue d'une personne interpellée avant une manifestation. Cela pour l'empêcher de s'y rendre.
Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, 7 500 personnes ont écopé d'une garde à vue.
Et où est le droit de manifester sans risquer une arrestation ou des coups sur la figure ?