samedi 23 février 2019

Benalla, Sénat, l’Elysée : entre eux, la comédie


Les menteurs. Mais ce n’est pas une découverte

 
Benalla en action le 1er mai 2018

La commission du Sénat a rendu public son rapport sur Benalla. Comme on le savait déjà, l'ex-homme de main de l'Elysée avait « baladé » la commission d'enquête sénatoriale en mentant comme un arracheur de dents. Mais surtout, et c'est ce qui gêne le plus le pouvoir, trois membres, et pas des moindres, de l'entourage immédiat de Macron avaient eux aussi menti : le secrétaire général de l'Elysée, son directeur de cabinet et l'officier responsable du Groupe de sécurité du président.
Le rapport du Senat met en lumière que la dissimulation, le mensonge, les coups tordus font partie du fonctionnement habituel de l'État sous Macron, comme sous ses prédécesseurs. Les sénateurs ne le découvrent pas. Mais les rivalités politiciennes permettent, parfois de soulever le voile. Et ce que cela révèle n'est pas joli, joli.

Guerre contre les migrants : Macron complice actif


Quand Macron s’appuie sur des brigands patentés



La France a donné six bateaux à Faïez Sarraj, le « chef » du gouvernement libyen que reconnait France. Sarraj est en fait à la tête de la milice qui contrôle l'ouest de la Libye. Ces six bateaux sont destinés à aider les garde-côtes libyens à faire barrage aux migrants. Macron ne peut ignorer, en faisant ce « cadeau » ce que subissent les migrants qui tombent dans les griffes des milices libyennes : la prison, l'esclavage et les pires violences.
Macron fait quand ça l'arrange profession d'antiracisme et joue les champions des droits de l'homme. Mais c'est un masque. Pour s'opposer à ceux qui essayent d'échapper à la misère et aux exactions, il n'hésite pas à s'appuyer sur des brigands patentés.

Accidents du travail. Il n’y a pas de fatalité


Cela ne fera certes pas les gros titres de l’actualité, mais cela le mériterait


                                        Photo Wikipédia

Un ouvrier est mort ces jours derniers, écrasé par un pan de mur sur un chantier de Franconville dans le Val d’Oise, près du magasin Ikéa. Le même jour, un autre travailleur mourait également, enseveli dans l’effondrement d’un tunnel ferroviaire en réfection des Alpes-de-Haute-Provence.
         Ce genre d’informations ne fait jamais les gros titres de l’actualité des grands médias. Le lendemain, si elles ont fait la veille l’objet d’une brève, elles sont bien vite oubliées.
         Chaque année, dans le pays, ce sont des centaines de travailleurs qui perdent ainsi leur vie au travail.
         C’est un aspect de la condition ouvrière, même dans les pays les plus riches, même là où les moyens techniques, de prévention et autres, sont les plus développés.
         Perdre sa vie en allant la gagner, cela juge la société où la rentabilité et le profit sont rois.

Argenteuil - Pôle Héloïse - enquêtes publiques, on se prépare (2)


On ne se laisse pas brider, l’environnement, c’est large !

 
A la fin du XIXème siècle

         On ne peut pas dire que les annonces des enquêtes publiques qui seront ouvertes prochainement soient claires sur leur périmètre : une enquête, mais sur quoi précisément ?
         Une chose est sûre, c’est qu’il s’agit d’enquêter sur les données et les conséquences environnementales du projet « Cap Héloïse ».
         Si les données hydrauliques pour l’espace considéré sont importantes avec les risques d’inondation, il y en a bien d’autres qui relèvent de toutes les pollutions, sonores ou au niveau des particules ; ou bien encore aux données relevant de la circulation, du stationnement ou des paysages. Et à ce niveau, il y a bien des aspects à approfondir. La proximité de l’usine Safran de Gennevilliers n’est pas à oublier. Quant à la proximité de cet espace avec le cœur ancien d’Argenteuil, et les données du comblement du bras de Seine qui séparait L’île du territoire urbain, elles exigent des précautions au niveau archéologique… Et l’on n’est pas exhaustif. 
         Bref pas question de brider notre réflexion. Ne laissons aucun aspect qui tienne au cœur et à la plume de chacun !
Par ailleurs, chacun peut travailler déjà un document extrêmement intéressant, datant de décembre 2015, et qui définit le « Plan de gestion des risques d’inondation » et qui concerne la période 2016-2021. Il porte sur la politique de l’eau et sur les risques d’inondation sur le territoire du bassin de la Seine, et donc sur Argenteuil C’est volumineux, mais il n’y a pas de petite joie intellectuelle sans effort…

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/plan-de-gestion-des-risques-d-inondation-pgri-r820.html

vendredi 22 février 2019

Antisionisme, antisémitisme, non à l’amalgame, un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2638 de cette semaine à paraître


Antisionisme et antisémitisme : un amalgame à combattre

À chaque fois qu’un acte antisémite suscite émotion et réprobation, des intellectuels ou des dirigeants politiques cherchent à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme. Ils visent ainsi à disqualifier tous ceux qui critiquent la politique coloniale de l’État israélien vis-à-vis des Palestiniens.
Les dirigeants du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, une organisation proche de la droite sioniste, ne ratent pas une occasion de stigmatiser l’antisionisme qu’ils qualifient d’idée rouge-brune, assimilant l’extrême droite et l’extrême gauche.
Ils trouvent régulièrement le soutien de dirigeants politiques au pouvoir. Valls, Premier ministre, avait évoqué en 2016 lors du dîner annuel du Crif : « L’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël. » Macron, recevant Netanyahou à l’Élysée en juillet 2017, avait affirmé : « Nous ne céderons rien à l’antisionisme, car il est LA forme réinventée de l’antisémitisme.»
Après les insultes proférées le 16 février contre Finkielkraut, le député LREM Sylvain Maillard a remis le couvert. Il voudrait proposer une loi transformant l’antisionisme en délit, au même titre que l’antisémitisme.
Certes, pour échapper à des sanctions pénales, des antisémites notoires comme Dieudonné ou Soral cachent leur haine des Juifs derrière la critique du sionisme. Ils ajoutent l’hypocrisie au racisme. Mais assimiler les deux mots et les deux notions est une forme de terrorisme intellectuel qui revient à interdire toute critique de la politique d’Israël. Avec une telle loi, dénoncer la politique des gouvernements israéliens pourrait exposer à des poursuites.
Il faut rappeler que le sionisme, la doctrine fondée en Europe par Theodor Herzl en 1897, réclamant la création d’un foyer national juif, fut très longtemps rejeté par l’immense majorité des Juifs eux-mêmes. Les Juifs vivant en Europe n’aspiraient pas à construire un État spécifique mais à vivre sans ostracisme ni oppression dans les pays où ils étaient nés. Parmi le prolétariat juif particulièrement opprimé d’Europe orientale ou de Russie tsariste, la perspective d’une révolution sociale au côté de l’ensemble des exploités, portée par diverses organisations socialistes, l’emportait largement sur le sionisme.
Le sionisme fut encouragé et utilisé par la Grande-Bretagne puis les États-Unis pour imposer leur domination au Moyen-Orient, en s’ap­puyant sur la minorité juive ­contre la majorité arabe. Cependant, même après le génocide perpétré par les nazis, la majorité des Juifs survivants aspiraient à émigrer aux États-Unis plutôt qu’en Palestine, et ne s’installèrent dans le futur Israël que parce que l’ensemble des puissances occidentales les rejetaient.
Lors de la fondation d’Israël, en 1948, les partis sionistes imposèrent leur politique, par les armes, en chassant les Palestiniens des territoires où ils vivaient depuis des siècles. Le choix de bâtir un État donnant des droits à une seule communauté, au mépris des autres, était pourtant loin d’être partagé par tous les Juifs de Palestine. Les sionistes l’imposèrent, au nom d’une religion que tous étaient loin de pratiquer, creusant au fil du temps un fossé de sang entre les Palestiniens et les Israéliens, transformant ces derniers en geôliers de tout un peuple.
Malgré les pressions et la politique du fait accompli, il reste aujourd’hui en Israël de nombreux opposants à la politique sioniste des gouvernements successifs, eux-mêmes étant parfois qualifiés d’antisémites !
Qu’ils vivent en France, en Israël ou n’importe où sur la planète, qu’ils soient athées, juifs, musulmans ou autres, les travailleurs n’ont ni patrie ni communauté à défendre, mais des intérêts de classe à mettre en avant. Et être internationaliste signifie être opposé à tout nationalisme, le nationalisme sioniste y compris

                                    Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2638)

Arrêts maladie : nouvelle régression en vue contre les malades et l’usure de la vie


Mission de mercenaires contre les arrêts maladie



Le montant global des indemnités versées aux salariés pour arrêt maladie augmente. La raison principale en est le vieillissement de ceux qui sont encore au travail, lié au report de l'âge de la retraite. Et oui, quand on vieillit, on a une santé plus fragile ! Une mission gouvernementale propose une nouvelle série de mesures anti ouvrières, notamment le plafonnement de l'indemnité journalière versée par la Sécurité Sociale et un jour de carence non compensable pour tous les salariés.
Cette mission est formée d'un ancien DRH du groupe Safran, d'un ancien haut-fonctionnaire de la Sécurité Sociale et d' un professeur de médecine générale. Pourquoi ce genre de commission n'est-elle jamais formée des premiers concernés ? Par exemple, un ouvrier du bâtiment, une aide-soignante en EHPAD et d'un ou d'une salarié de l'industrie pharmaceutique par exemple ?

Guerres : les enfants, premières victimes


L’horreur d’être enfant dans une zone de guerre



L'ONG Save the Children a publié un rapport sur la situation des enfants victimes des guerres. Ils seraient 420 millions à vivre dans une zone de guerre. Au cours de ces vingt dernières années, le nombre d'enfants tués ou mutilés a plus que triplé. Les guerres tuent plus d'enfants que de soldats. Afghanistan, Yémen, Soudan du Sud, Syrie, Irak, Mali, Nigeria, Somalie, République centrafricaine et République démocratique du Congo sont les pays les plus touchés. Autant de pays où la guerre a été provoquées par l'intervention directe ou indirecte des grandes puissances dont la France.
« Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage » déclarait Jean Jaurès au début du 20e siècle. Plus de 100 ans après, ces paroles gardent toutes leur force.

Argenteuil, parc des Berges, loisirs


Un parc, c’est fait pour être ouvert au maximum !



Il fait beau depuis plusieurs jours. La nuit est maintenant tombée à 19 heures, mais à 18 heures, il fait dorénavant encore totalement jour.
         Après 16 heures 30 et la sortie des écoles du centre, de nombreuses familles se dirigeaient aujourd’hui vers le parc des Berges, pour un moment de détente avec les enfants après la classe… mais…
         Mais le parc ferme pour de nombreuses semaines encore à 17 heures. Le moment de loisirs n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu dans les semaines qui viennent après cette heure.
         Alors qu’il serait si simple de porter dès maintenant la fermeture de ce parc à 18 heures, au plus tôt, et de moduler les horaires en fonction du temps. En particulier, à temps printanier, horaires d’ouverture adaptés !