mercredi 20 février 2019

Mali : cheminots en grève de la faim


Cheminots de tous les pays, unissons-nous


Femmes de cheminots maliens en lutte

Depuis plus de onze mois, les 500 cheminots maliens de la compagnie Dakar-Bamako n'ont pas été payés. Fin décembre, certains ont entamé une grève de la faim. Aujourd'hui, sept d'entre eux sont décédés ! Et État leur doit environ 2 500 euros chacun. Depuis des années, les lignes de la compagnie fonctionnent au ralenti. Rongés par la vétusté, les trains sont à l'arrêt total depuis le printemps 2018.
En 2003, la compagnie avait été privatisée, la concession revenant au groupe français Advens, propriété d'un homme d'affaire franco-sénégalais d'origine libanaise. En 2015, les États malien et sénégalais avaient fini par lui retirer la concession, sans que cela se traduise par la moindre amélioration. Les 20 milliards de francs CFA, soit 30 millions d'euros, promis par les deux gouvernements n'ont servi ni à payer les cheminots maliens ni à remettre la ligne en état.
Une minuscule partie des sommes dépensées par l'État français au Mali pour défendre les intérêts de Bolloré, Areva, Total et Cie suffirait à payer les cheminots et à faire fonctionner les trains.

Guerre d’Algérie : juillet 1961, les ratonnades qui eurent lieu à Metz


Pour la vérité


1961 à Paris mais aussi à Metz : quand les policiers ou les militaires pouvaient massacrer impunément les Algériens

Le Républicain Lorrain est revenu ces jours derniers sur un événement peu connu qui s’est déroulé à Metz la nuit du 23 au 24 juillet 1961 pendant la guerre d’Algérie.
Cette nuit-là, qui fut appelée « la nuit des paras », commença par une fusillade au dancing le Trianon à Montigny-lès-Metz et se poursuivit par une traque des Algériens à travers la ville. Le bilan officiel fut de 4 morts et 28 blessés, mais il y eut bien plus de victimes, entre 80 et 100 d’après la Ligue des droits de l’homme. Cette expédition punitive fut perpétrée par quelque 200 parachutistes du 1er RCP, qui avait été renvoyé quinze jours auparavant à Metz suite au putsch d’Alger.
Le collectif juillet 1961, qui s’est constitué pour faire toute la lumière sur cet évènement, lance un appel à témoins.

Contact : collectifjuillet61@gmail.com ou 0686157726 ou 0682828908

Commerce, Argenteuil, les commerces de bouche, et la municipalité d’Argenteuil


Boucherie Bernard, souvenir



Lors de la dernière réunion publique qu’il animait dans le centre-ville, le maire d’Argenteuil s’est lamenté sur l’état du commerce dans ce quartier, naguère centre animé et attirant pour la chalandise des habitants de la commune.
         Il l’a fait avec la délicatesse qui le caractérise : « Je suis né rue Antonin-Georges Belin, qui était le nœud commercial, avec Paul Vaillant-Couturier. Il y avait poissonnier, traiteur… Gabriel Péri n’existait pas, elle n’a pas 60 ans. Il y a le Prisunic qui a sauté. Argenteuil était très populaire, mais c’étaient des gens qui travaillaient, et qui faisaient vivre les commerces. Maintenant, le centre-ville c’est 55% de logements sociaux. Quand ça s’est construit on y a mis des gens qui travaillaient ; mais petit à petit on l’a appauvri, c’étaient souvent des gens assistés, qui n’ont plus ce type d’achats, n’ont pas la volonté de faire vivre le commerce traditionnel. Petit à petit les choses se sont vidées... » (cf le site « engagés pour Argenteuil »)
         Cette vision est bien misérabiliste et méprisante, et ne correspond pas à la réalité, en tout cas en ces termes.

          En revanche, on peut affirmer sans se tromper que le maire d’Argenteuil a une responsabilité directe dans un évènement qui, ces dernières années, a eu une conséquence très négative sur le commerce de l’avenue Péri. C’est la disparition de la « boucherie Bernard » à l’égard de laquelle ni lui ni le vice-président d’AB-Habitat, le député d’alors, Philippe Doucet, n’ont rien fait pour la sauver.
      Rappelons-le, cette boucherie drainait non seulement des milieux populaires mais également des fractions des « classes moyennes » locales qui, non seulement venait dans cette boucherie, mais en profitait pour aller chez Nicolas, au Presse-Papier, chez Paul…
         Cette clientèle a disparu et les parcours d’achat induits avec. Nous le constatons le vendredi soir lors de la permanence que nous tenons devant Chez Paul, de 17 heures 15 à 18 heures 15 !

mardi 19 février 2019

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 18 février 2019


Combattre le capitalisme, une nécessité matérielle et politique


Après l’agression antisémite dont Finkielkraut a été victime, une partie de la caste politique et médiatique instruit un procès à charge contre les gilets jaunes. Oubliées les revendications légitimes de hausse du pouvoir d’achat ! Oubliée la demande de justice sociale et du rétablissement de l’ISF ! Le mouvement est ravalé à une « horde » complotiste, haineuse et violente.


Tout travailleur conscient rejette la saloperie antisémite comme toutes les autres formes de racisme. Les crapules qui profitent de ce mouvement populaire pour parader rappellent les pires moments de l’histoire où les Juifs, les Tziganes et les militants ouvriers antifascistes étaient menés aux camps d’extermination.
Les antisémites, comme les xénophobes et les racistes, qu’ils viennent de l’extrême droite ou des milieux intégristes religieux, préparent une société barbare dont les travailleurs seraient les principales victimes. Mais l’antisémitisme n’a pas été inventé par les gilets jaunes !
S’il y a des responsables à pointer du doigt, il faut les chercher du côté de ces dirigeants politiques qui manifesteront peut-être mardi 19 février pour le dénoncer. En accusant les immigrés de tous les maux et en nous renvoyant en permanence à notre identité nationale, ils alimentent le climat délétère sur lequel peut aussi fleurir l’antisémitisme. Alors, que ces gens-là fassent la leçon aux gilets jaunes est révoltant !
Il y a trois mois, plusieurs centaines de milliers de femmes et d’hommes ont revêtu le gilet jaune pour exprimer une colère sociale. Chaque semaine, des dizaines de milliers d’entre eux continuent de se mobiliser. Pas seulement dans les manifestations du samedi, mais aussi sur des ronds-points et dans des petites villes où les caméras de télévision ne trouvent rien de croustillant car il n’y est question que de fins de mois difficiles et de galères de boulot.
Les mille et une injustices quotidiennes subies par les travailleurs et les plus pauvres, parmi lesquelles le mépris social si souvent teinté de racisme, n’intéressent pas du tout le gouvernement. Ce dernier a organisé le grand débat pour noyer les revendications sociales dans un tas d’autres problèmes et pour laisser pourrir le mouvement.
Mais c’est toute la situation économique, sociale et politique qui est en train de pourrir !
Le gouvernement essaye de faire croire à la sortie du chômage de masse parce que le taux de chômage aurait baissé et que des entreprises n’arrivent pas à recruter. Mais les suppressions d’emplois continuent dans toutes les grandes entreprises. L’État-patron lui-même refuse d’embaucher dans les hôpitaux, l’éducation et tous les autres services utiles à la population. Et des milliers de personnes attendent désespérément une formation à Pôle emploi.
En réalité, la crise économique s’approfondit. Les injustices et les inégalités explosent parce que la classe capitaliste est de plus en plus rapace et aveuglée par la recherche du profit. Et toute l’économie est gangrenée par la finance.
Emploi, salaire, retraite, logement, garde des enfants, déserts médicaux, transports publics, prise en charge des handicapés ou des personnes âgées dépendantes… le gouvernement est incapable d’apporter la moindre solution à des problèmes élémentaires et quotidiens.
Il est également incapable d’enrayer les catastrophes climatiques et humanitaires qui menacent la société. Et il l’est tout autant pour contrer la montée des idées réactionnaires et le délitement moral de la société qui sont alimentés par le repli sur soi, la misère et la marginalisation sociale. Cela a de graves conséquences car les forces politiques les plus réactionnaires prêtes à s’appuyer sur les pires préjugés sont à la manœuvre avec l’ambition de prendre la place de partis politiques discrédités.
Si elles parviennent au pouvoir, ces forces se porteront au secours de l’ordre bourgeois et en commençant à s’en prendre aux immigrés, avant d’attaquer l’ensemble du monde du travail.
Pour les travailleurs, lutter pour leurs intérêts matériels ne peut suffire. Il faut aussi lutter contre le système capitaliste, porteur de bien d’autres menaces. Lever le drapeau de l’émancipation sociale, c’est-à-dire d’une société débarrassée de la dictature du grand capital, doit être leur perspective.
Tous les jours, des travailleurs sont amenés à se défendre contre le grand patronat. Il faut que leur combat devienne collectif, le combat de la classe ouvrière contre la classe capitaliste. L’aboutissement doit en être le renversement de ce système capitaliste qui empoisonne la société.

Belgique, France, partout, la grève est l’arme des travailleurs


Vive les travailleurs de Belgique

                                                                                                La voix du Nord

Le 13 février a été une journée de grève générale en Belgique. Ça été un gros succès : les trains ont très peu roulé, les avions ont été cloués au sol et les entreprises privées comme publiques ont été de façon importante paralysées. Et cela dans toute la Belgique, en Flandre comme en Wallonie.
La raison immédiate de la grève c'est l'échec des négociations syndicats-patronat sur les salaires. Les grévistes réclament l'augmentation des salaires et des pensions de retraite.
Comme en France, comme partout, la grève est l'arme des travailleurs.

Ministère de la Justice ou de la Répression ?


Il y a agresseur, et agresseur

 
Pour l'instant, qui donne vraiment les coups ?

L'ex-boxeur gilet jaune qui avait boxé des policiers a été condamné à un an de prison à mi-temps, peut-on dire : la nuit, il sera enfermé, et le jour, il continuera de travailler.
Pendant ce temps, Benalla, proche de Macron, lui est toujours en liberté, de même que les policiers ayant éborgné un manifestant.

Argenteuil-, parking Indigo-Vinci, très nombreux problèmes


Problèmes en suspens. Quant à l’argent, il rentre dans les caisses

 
Mais des profits bien gardés

         Dans les différents parkings de la Ville cédés en délégation de service public à Indigo-Vinci, les problèmes sont nombreux. Que ce soit dans les parkings du centre-ville ou dans ceux du Val.
         Dernièrement, dans une réunion publique dans le quartier du Centre, le maire d’Argenteuil a déclaré : « Indigo Argenteuil ne fait pas son boulot. Que ce soit Côté Seine ou PVC, ils sont complètement en dehors des clous, je n’ai jamais vu ça ailleurs, on a partagé ça avec le sous-préfet hier. L’an dernier ils avaient su mettre le personnel nécessaire. Pour ne rien vous cacher, une réunion va se tenir dans les jours qui viennent, le sous-préfet l’a exigé… »
         Certes, la question est épineuse, mais à ce que nous sachions, de l’argent communal rentre dans les caisses d’Indigo-Vinci… Alors ?

Argenteuil, défense de jean Vilar, sauvegarde de L’île, les grandes manœuvres, une réunion ce soir…


Défense de jean Vilar ! Sauvegarde de L’île !

C’est son affaire, mais la municipalité croit dure comme fer à la réalisation du projet désastreux « Cap Héloïse » qui, s’il se faisait, détruirait d’une façon irrémédiable ce qui reste de « L’île » Héloïse qui pourtant pourrait connaître un tout autre sort, celui d’une rénovation en lien avec l’Impressionnisme.
         Si l’on en croit ce que la municipalité déclarait lors de cette réunion publique du centre-ville, elle est en train de plancher sur l’avenir du boulevard Héloïse qui, selon l’édile à l’urbanisme, va être totalement « requalifié », avec des travaux importants de voirie, en particulier au débouché de l’avenue Charles de Gaulle sur la RD311, avec par ailleurs à la clé le déménagement de la Pétanque du Marais.
         Deux remarques :
         1.La municipalité semble donc entreprendre des travaux partiels dans ce secteur de « L’île » sans, au préalable, une réflexion publique globale sur l’ensemble du secteur.
         2.Les promoteurs se régalent. A eux les bénéfices de leurs projets. Aux collectivités de payer les dépenses des voiries afférentes. Ce n’est pas une sorte de subventionnement qui ne dirait pas son nom ?

         Nous pourrons en discuter ce soir…



Un lien direct sur l’enquête publique sur le sujet… (Merci Pierre)