mardi 12 février 2019

Argenteuil, pour la défense de Jean Vilar, pour l’abandon du projet municipalité-Fiminco


Nouvelle étape, nouveau combat ! A vos plumes !

 
Vous avez dit "environnement" ?

Avec un regard attentif, on peut découvrir depuis aujourd’hui et lire l’annonce d’une nouvelle enquête publique concernant cette fois l’aspect environnemental du projet « Cap Héloïse » dont le maître d’œuvre est le promoteur Fiminco. Si elle figure sur les panneaux administratifs de la Ville, elle ne figure pas sur le site internet de celle-ci, en tout cas pas encore…
En gros, cette enquête à laquelle il sera possible de répondre en se déplaçant à l’hôtel de ville ou par internet sera ouverte à tous durant tout le mois de mars.
         Voilà une nouvelle échéance dans le combat que nous menons au sein du Comité Jean Vilar pour l’abandon du projet « Cap Héloïse ».
         Ce sujet sera bien évidemment au cœur de la réunion que ce comité organise le mardi 19 février à la salle Paul-Vaillant Couturier d’ABHabitat dans le centre-ville d’Argenteuil.
         Nous allons revenir sur cette question environnementale sur le présent blog dans les jours qui viennent. Mais déjà nous savons que de très nombreux habitants ont beaucoup de choses à en dire, car elle présente de multiples aspects.
         Alors, à vos plumes, et que cette enquête soit une nouvelle étape dans le combat que nous menons contre un projet socialement dispendieux et totalement inepte. D. MARIETTE

CPAM, un recul à l’image des autres services publics utiles à la population


Un effroyable recul de ces services



La Ville va disposer d’un local rue Fernand Léger dans le quartier du Val-Nord, qui était jusqu’à présent propriété de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie du Val d’Oise.
         Si notre mémoire ne nous fait pas défaut, ce local hébergeait jusqu’en 2006 une antenne de la CPAM ouverte au public. Il y avait alors sur la Ville outre cette antenne, une deuxième avenue Jean Jaurès dans le quartier du Val Notre-Dame, et une troisième, rue de la poste prolongée dans le centre. Il ne reste plus à Argenteuil que cette dernière dont la longue file d’attente à l’extérieur, sur le trottoir, fait régulièrement l’étonnement des passants.
         Cette vente d’un local qui abrita naguère une antenne très utile pour les assurés sociaux d’un quartier qui compte tout de même une vingtaine de milliers d’habitants, illustre parfaitement l’effroyable recul des services publics utiles à la population.

lundi 11 février 2019

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 11 février 2019


Comédie franco-italienne : un avant-goût de la campagne des Européennes

Rien ne va plus entre les gouvernements français et italien ! Parce que le vice-Premier ministre italien a rencontré des gilets jaunes en France, Macron a décidé de rappeler son ambassadeur à Rome, chose inédite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.


Cette montée de testostérone s’inscrit dans une longue série de provocations verbales entre les deux gouvernements. Macron a parlé du gouvernement italien comme de « la lèpre nationaliste ». En réponse, Salvini, le sulfureux leader de la Ligue du Nord, a désigné Macron comme « un très mauvais président qui gouverne contre les Français »… Alors, comme l’a dit Griveaux, le gouvernement a voulu « sonner la fin de la récréation » !

C’est peut-être la fin de la récréation, mais ce n’est pas la fin de la comédie. Car à l’approche des Européennes, chacun des protagonistes a intérêt à la faire durer. Macron veut se faire reconnaître comme le champion de l’idée européenne, du libéralisme et d’un prétendu humanisme ouvert sur le monde. À l’opposé, Salvini et derrière lui Le Pen ont pris pour fonds de commerce le souverainisme et la lutte contre l’immigration. Ils se servent mutuellement de faire-valoir.

Tous deux partagent la même stratégie : remplacer le clivage gauche-droite par celui opposant les anti et les pro-Européens.

Pendant près d’un siècle, le PS et le PCF qui prétendaient représenter les intérêts des travailleurs ont fait croire que la lutte de classe s’exprimait électoralement dans l’opposition gauche-droite. Ils ont imposé l’idée que, quand on appartenait au monde du travail, il fallait éliminer la droite et toujours voter à gauche.
C’est ainsi que les classes populaires ont contribué à élire des Mitterrand-Hollande des années durant, pour finalement se rendre compte que rien de fondamental ne différenciait leur politique de celle des Chirac-Sarkozy. Eh bien, sous couvert d’opposition irréductible sur l’Europe ou l’immigration, les Macron et Le Pen voudraient enfermer les travailleurs dans le même type de piège !

Les uns sont partisans de l’Europe, les autres se disent souverainistes, mais ils sont, les uns comme les autres, des partis bourgeois. Ils sont les défenseurs de la propriété privée capitaliste et de l’exploitation. Ils raisonnent du point de vue des affaires de la bourgeoisie et, au pouvoir, ils défendent toujours la prospérité de cette minorité richissime contre les intérêts élémentaires des travailleurs et de la population.

Les gouvernements nationalistes qui font l’admiration de Le Pen, que ce soit le gouvernement italien ou celui d’Orban en Hongrie, mènent une politique antiouvrière qui n’a rien à envier à celle de Macron.

Dernièrement, Orban a autorisé les patrons à cumuler jusqu’à 400 heures supplémentaires par salarié avec la possibilité de les payer jusqu’à trois ans plus tard ! Quant à l’attelage Salvini-Di Maio, il s’emploie à flexibiliser le marché du travail et déroule le tapis rouge au grand patronat, exactement comme Macron.

Même en matière d’immigration, l’opposition entre ces deux camps n’est que de façade. Salvini s’est distingué dans l’ignominie en interdisant aux bateaux de secours aux migrants d’accoster en Italie. Macron n’a pas manqué de lui faire la leçon. Mais lui, qui se pose en humaniste, n’accepte les migrants qu’au compte-gouttes et ferme totalement ses frontières aux migrants économiques !

Macron a refusé tout geste de solidarité pour aider l’Italie à accueillir les 750 000 personnes qui y sont arrivées ces dernières années. Pire, il a rétabli la frontière à Vintimille, contraignant les migrants qui ont déjà risqué leur vie en traversant la Méditerranée à la risquer de nouveau en franchissant les Alpes à pieds.  Autant dire que sa politique est aussi criminelle que celle de Salvini.

La comédie jouée par Macron avec le gouvernement italien est une répétition de celle qu’il jouera aux Européennes avec Le Pen. Ils ramèneront tous les problèmes à l’Europe et à l’immigration pour masquer la responsabilité de la bourgeoisie dans la crise actuelle.

Le monde du travail est écrasé par le grand capital. Le droit à vivre dignement, travailler, se nourrir et se loger correctement ne peut être imposé qu’en s’attaquant à la classe capitaliste et à son pouvoir. Ce sont ces objectifs et ces perspectives que défendra la liste « Contre le grand capital, le camp des travailleurs », présentée par Lutte ouvrière et conduite par Nathalie Arthaud.

Gilets jaunes : les manifestations se poursuivent, samedi après samedi, la répression policière également


Un habitant d’Argenteuil a perdu une main samedi



Alors que les manifestations de samedi 9 février ont connu un succès comparable à l’échelle du pays, à Paris, alors même que leur parcours avait été déclaré en préfecture, un cortège de manifestants s’est trouvé bloqué comme dans une nasse à hauteur de l’Assemblée nationale, sur la rive gauche.
         C’est à cette occasion, qu’un habitant d’Argenteuil âgé de 30 ans a eu la main arrachée sur à un jet de grenade.
         Notre hebdomadaire Lutte ouvrière est revenu à plusieurs reprises ces dernières semaines sur la stratégie du gouvernement pour impressionner voire terroriser les manifestants par l’utilisation par la police de moyens totalement disproportionnés. Nous reproduisons ci-dessous l’article consacré à ce sujet dans la livraison de cette semaine de notre hebdomadaire.

Un rassemblement de protestation est appelé ce mercredi 13 févier à 18 heures devant la mairie d’Argenteuil. Comme de bien entendu, je m’y rendrai. D MARIETTE

Le 2 février : contre la répression policière

Samedi 2 février, ce sont selon le ministre de l’Intérieur environ 59 000 personnes qui ont manifesté dans le pays, dont 13 800 à Paris. Les gilets jaunes voulaient en particulier ce jour-là protester contre les violences policières.



En tête de la manifestation parisienne défilaient une trentaine de blessés des précédentes manifestations. Tous exigeaient l’interdiction par la police des lanceurs de balles de défense (LBD), dont l’utilisation avait été validée la veille par le Conseil d’État.
Le gouvernement s’ingénie à minimiser depuis le début du mouvement le nombre de victimes des grenades de désencerclement ou des tirs de LBD. Les chiffres donnés par David Dufresne, journaliste qui s’est spécialisé dans la question, sont pourtant éloquents : une personne est décédée, 168 ont été blessées à la tête, quatre ont perdu une main, dix-sept sont éborgnées. Lors de la seule manifestation du 2 février, une personne au moins a été grièvement blessée. Mais la seule réponse de Castaner, ministre de l’Intérieur, a été d’équiper de caméras les policiers munis de LBD.
« Qu’est-ce qui justifie d’arracher des mains, d’éborgner des personnes, de fracturer leurs mâchoires ? Aujourd’hui, manifester n’est plus un droit respecté en France », a déclaré à la presse Antonio Barbetta, l’un des organisateurs de la manifestation. Les violences policières visent évidemment à dissuader la population de se rendre aux manifestations, d’autant que ces violences ont lieu pour l’instant en toute impunité. Les 116 plaintes qui ont été déposées auprès de l’IGPN (l’Inspection générale des polices) ont peu de chances d’aboutir. D’après Me Arié Alimi, avocat de plusieurs blessés, présent lors de la marche, « l’IGPN a du mal à retrouver les policiers qui ont tiré, faute de déclaration spontanée faite normalement par le policier lui-même ou ses collègues. C’est une obligation qui n’est pas respectée. »
À cela s’ajoute le fait que de nombreuses victimes estropiées peinent à se faire rembourser leurs frais par leurs assurances. Certains n’ont pas de mutuelle et la prise en charge par la Sécurité sociale est insuffisante. En plus d’être handicapés à vie, ils risquent de sombrer dans la pauvreté.
Pour autant, la répression, les discours répétés du gouvernement contre la violence qui est en grande partie celle de la police, sont loin de dissuader les manifestants, qui préparent déjà le prochain samedi des gilets jaunes.
                                          Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2636)

Afghanistan : vers un accord entre Etats-Unis et Talibans


Guerre, impuissance, accord… guerre, impuissance, accord… sans fin



Après des années de discussions, le gouvernement américain vient de signer un texte avec le représentant des Talibans, ces forces islamistes qu’ils prétendaient combattre depuis plus de quinze ans. Incapables malgré les forces déployées, malgré les bombardements et les assassinats, de ramener un semblant de stabilité dans ce pays dévasté, ils comptent sur ces anciens partisans de Ben Laden pour maintenir un semblant d’ordre. Et ils se disent les défenseurs de l’ordre. Un ordre qui génère le chaos, la misère et la mort.

Un livre exceptionnel sur l’Afghanistan et l’intervention états-unienne :
De Joydeep Roy-Bhattacharya, Une Antigone à Kandahar, Folio. En vente au Salon du Livre et des Lecteurs organisé par l’association Sous les couvertures, Dimanche 17 février, de 10 heures à 19 heures, complexe Jean Vilar

Procès contre Monsanto : la toxicité des trusts capitalistes


Le courage et la ténacité des victimes



Après 15 années de procédure et des pressions répétées, Paul François un agriculteur des Charentes, victime d’une intoxication après avoir inhalé des vapeurs de Lasso, un herbicide commercialisé par Monsanto,a engagé un quatrième procès devant la cour dappel de Lyon. Comme dans toutes les affaires dans lesquelles Monsanto est au rang des accusés, le courage et la ténacité des victimes font face à un géant de l’agro-business, qui utilise toutes les combines que lui offrent les arcanes juridiques pour échapper à ses responsabilités. Et elles sont nombreuses, ces astuces juridiques !  Jusque-là, Monsanto n’a été que rarement condamné par une Justice qui tranche la plupart du temps en faveur des puissances d’argent. C’est cela qu’ils appellent justice dans cette société !

Le roi des Ghosn


Carlos 1er



Le désormais ex-patron de Renault, Carlos Ghosn, du fond de sa prison japonaise, prépare-t’il sa reconversion dans un spectacle d’humour ?  À propos de l’utilisation des salons mis à sa disposition pour son mariage dans le château de Versailles, estimés à 50 000 euros, il a, dit-il, « cru que c’était gratuit »… puisque cela « n’avait jamais été facturé ».
À force de se prendre pour le roi du monde… il s’imaginait dans sa naïveté que tout lui était dû, le château de Versailles en particulier, mais entre autres.

Argenteuil, Etats-Généraux de la vie associative, un titre quelque peu pompeux, mais une rencontre intéressante


A développer vraiment

Les seconds « Etats généraux de la vie associative » se sont tenus avant-hier après-midi à l’hôtel de ville, de 15 heures 30 à 19 heures 15. Je m’y suis rendu avec deux représentantes d’une association qui nous est chère, mais aussi avec le regard d’un militant politique attentif à la vie locale.
         A cette occasion, trois membres du « Comité consultative de la vie associative » mis en place cet été ont présenté leur travail sur la charte de cette dernière qui doit établir les droits et les devoirs réciproques entre la municipalité et les associations. Elle devrait être finalisée à la rentrée scolaire prochaine.
         Le responsable d’une action municipale sur la citoyenneté est venu la présenter. Elle s’intitule « Passerelles ». On ne peut que regretter qu’il n’ait pas été au courant et n’ait pas utilisé la rencontre de « conférence théâtralisée » que l’association Sous les couvertures a organisé dernièrement au Val-Nord finalement sur le sujet et intitulée « Nos ancêtres les migrants », animée en particulier par l’historien Gérard Noiriel.
         Une troupe de théâtre de très bonne facture a mis en scène des situations concernant l’activité des associations, que ce soit dans leur rapport avec les édiles, ou au niveau de leurs problèmes internes. Le public a été convié à jouer les rôles…



         Il n’y avait qu’une cinquantaine de participants, sans que l’on connaisse le nombre d’associations qu’ils représentaient, sur les plus de 500 annoncées comme actives que compterait la Ville.
         Grâce à l’intervention d’une participante, la question qui nous est chère de la difficulté de la circulation de l’information a été posée. Elle nous a permis de surenchérir avec celles de la nécessité des synergies entre les différentes associations, ce que Sous les couvertures en particulier tente d’initier.
         La faiblesse du nombre des participants ne peut que laisser chacun sur sa faim.
         Nous aurions par exemple bien aimé rencontré les associations, d’Argenteuil ou autre, impliquées dans le projet controversé du musée, tout comme celles liées au projet de café solidaire Smiles qui doit ouvrir prochainement dans le Centre-ville. Cette réunion d’hier avait peut-être un cadre limité, elle pouvait au moins permettre à des militants associatifs de se connaître et de se rencontrer.
         En tout cas, globalement, nous avons eu le sentiment de ne pas avoir perdu notre temps en cette partie de samedi en participant à ce moment inter-associatif organisé par le service idoine de la commune. DM