lundi 11 février 2019

Le roi des Ghosn


Carlos 1er



Le désormais ex-patron de Renault, Carlos Ghosn, du fond de sa prison japonaise, prépare-t’il sa reconversion dans un spectacle d’humour ?  À propos de l’utilisation des salons mis à sa disposition pour son mariage dans le château de Versailles, estimés à 50 000 euros, il a, dit-il, « cru que c’était gratuit »… puisque cela « n’avait jamais été facturé ».
À force de se prendre pour le roi du monde… il s’imaginait dans sa naïveté que tout lui était dû, le château de Versailles en particulier, mais entre autres.

Argenteuil, Etats-Généraux de la vie associative, un titre quelque peu pompeux, mais une rencontre intéressante


A développer vraiment

Les seconds « Etats généraux de la vie associative » se sont tenus avant-hier après-midi à l’hôtel de ville, de 15 heures 30 à 19 heures 15. Je m’y suis rendu avec deux représentantes d’une association qui nous est chère, mais aussi avec le regard d’un militant politique attentif à la vie locale.
         A cette occasion, trois membres du « Comité consultative de la vie associative » mis en place cet été ont présenté leur travail sur la charte de cette dernière qui doit établir les droits et les devoirs réciproques entre la municipalité et les associations. Elle devrait être finalisée à la rentrée scolaire prochaine.
         Le responsable d’une action municipale sur la citoyenneté est venu la présenter. Elle s’intitule « Passerelles ». On ne peut que regretter qu’il n’ait pas été au courant et n’ait pas utilisé la rencontre de « conférence théâtralisée » que l’association Sous les couvertures a organisé dernièrement au Val-Nord finalement sur le sujet et intitulée « Nos ancêtres les migrants », animée en particulier par l’historien Gérard Noiriel.
         Une troupe de théâtre de très bonne facture a mis en scène des situations concernant l’activité des associations, que ce soit dans leur rapport avec les édiles, ou au niveau de leurs problèmes internes. Le public a été convié à jouer les rôles…



         Il n’y avait qu’une cinquantaine de participants, sans que l’on connaisse le nombre d’associations qu’ils représentaient, sur les plus de 500 annoncées comme actives que compterait la Ville.
         Grâce à l’intervention d’une participante, la question qui nous est chère de la difficulté de la circulation de l’information a été posée. Elle nous a permis de surenchérir avec celles de la nécessité des synergies entre les différentes associations, ce que Sous les couvertures en particulier tente d’initier.
         La faiblesse du nombre des participants ne peut que laisser chacun sur sa faim.
         Nous aurions par exemple bien aimé rencontré les associations, d’Argenteuil ou autre, impliquées dans le projet controversé du musée, tout comme celles liées au projet de café solidaire Smiles qui doit ouvrir prochainement dans le Centre-ville. Cette réunion d’hier avait peut-être un cadre limité, elle pouvait au moins permettre à des militants associatifs de se connaître et de se rencontrer.
         En tout cas, globalement, nous avons eu le sentiment de ne pas avoir perdu notre temps en cette partie de samedi en participant à ce moment inter-associatif organisé par le service idoine de la commune. DM

dimanche 10 février 2019

Italie, France, le cirque des politiciens


Commedia dell’arte



La France a rappelé son ambassadeur d’Italie pour protester contre la rencontre du ministre italien 5 étoiles Luigi di Maio avec les gilets jaunes de France. Et les commentateurs de s’emballer sur la crise diplomatique à l’intérieur de l’Europe et l’opposition entre pro-européens et nationalistes !
En réalité, d’un côté comme de l’autre des Alpes, les politiciens utilisent ceux d’en face pour faire de la surenchère cocardière afin de soigner leur image auprès de leur électorat respectif.
Avec un tel cirque, ils espèrent occuper l’espace politique et amuser la galerie… Mais cela ne trompe ni n’amuse pas grand monde !

Economie capitaliste : source de rivalités et de démagogie


Rivalités économiques et montée des démagogues



Les organisations patronales française et italienne ont lancé un appel au dialogue entre les deux gouvernements devant la montée des tensions entre ces deux pays. Pour elles, les gouvernements se trompent d’ennemi, le défi oppose l’Europe au monde et non les pays au sein de l’Europe. « L’économie veut unir ce que la politique est en train de diviser » disent-ils.
Entre Brexit, montée des tensions… déclenchés et alimentés par les rodomontades politiciennes des uns et des autres, les patrons dont les marchés s’étendent au-delà de leurs  frontières s’inquiètent.
L’économie capitaliste, basée sur la concurrence et le profit, est à la source de la crise qui porte des politiciens de plus en plus réactionnaires et nationalistes au pouvoir. Une véritable entente des populations ne pourra que reposer sur le renversement de ce système économique.

Total, Shell et ci, barils de pétrole et super profits


Pour les actionnaires, c’est plus que super



Les cinq plus grands groupes pétroliers mondiaux, dont le français Total, ont encaissé plus de 80 milliards de dollars  de profits en 2018. Ces résultats sont en hausse. Et spectaculairement dans le cas de BP, qui triple ses bénéfices.
Ils sont même supérieurs à ceux de 2014, alors que les cours du pétrole étaient beaucoup plus élevés.
Du même coup les dividendes versés aux actionnaires seront en hausse, de 25 milliards de dollars pour Chevron et Shell dans les années à venir.
Dans un monde en crise, les groupes pétroliers continuent à amasser  des profits record.

Trottinettes électriques en location, onéreuses, encombrantes, dangereuses, et source de surexploitation


Nouvelles technologies, vieille exploitation

Brève de Lyon… et d’ailleurs



Les trottinettes électriques en location d’une nouvelle entreprise privée encombrent un peu partout les trottoirs. Si elles peuvent être utiles pour se déplacer, c’est à un prix onéreux : environ 3,5 euros pour 10 minutes. Surtout, les travailleurs qui les récupèrent afin de les recharger sont « autoentrepreneurs ». Leur gagne-pain : courir derrière les trottinettes entre 21h et 4h30 pour les brancher chez eux.
Ces petits boulots « ubérisés », c’est l’exploitation à l’état brut : pas de salaire minimum garanti, pas de congés payés,… Des reportages ont montré que pour avoir un revenu décent, il faut accumuler des heures et des heures (de nuit) pour traquer les trottinettes, en concurrence avec les autres « hunters » ou « juicers », le nouveau terme pour désigner ces prolétaires 2.0.
Derrière la vitrine commerciale et les arguments écolos fallacieux, c’est toujours l’exploitation.

Argenteuil, conseil municipal, des écoles privées qui récupèrent chaque année un joli pactole


Fonds publics seulement à l’école publique



         Pour chaque élève habitant Argenteuil et scolarisés dans les classes maternelles et élémentaires des écoles privées sous contrat de la Ville, ces dernières vont récupérer un joli pactole. Il paraît que c’est la loi. Mais c’est une loi scandaleuse.
         Depuis 70 ans, la situation de l’école privée dans le pays n’a cessé de s’améliorer, grignotant toujours plus d’avantages et de moyens. Lorsqu’un acteur améliore sa position dans le budget de l’Etat c’est toujours aux dépens des autres. En l’occurrence, aux dépens de l’Ecole publique qui devrait être L’École de tous.
         Qu’il y ait la liberté de L’École est une chose, mais qu’elle pompe une partie des moyens en est une autre.
         En tout cas, on ne peut que constater qu’il ne s’est trouvé que deux membres du conseil municipal pour rompre l’unanimité de la municipalité et de son « opposition » pour marquer cela, Marie-José C  ayzac qui a voté contre, et Frédéric Lefebvre-Naré.
         Des principes qui se perdent peut-être chez certains mais que les communistes révolutionnaires défendent becs et ongles.

samedi 9 février 2019

Les autoroutes : à Vinci ou aux usagers ?


Des profits qui explosent



Les actionnaires de Vinci peuvent sabler le champagne : le chiffre d’affaire du groupe explose, ainsi que les profits : 3 milliards, en hausse de près de 9 %. « Une performance remarquable » annonce sa direction.
Les actions des gilets jaunes aux péages et la colère des automobilistes contre le racket opéré par le groupe sur une partie du réseau autoroutier n’ont entamé ni ses bénéfices ni son mépris.
On a déjà payé les autoroutes avec nos impôts, avec les péages, avec les taxes et le reste.
Alors, aujourd’hui, les autoroutes devraient appartenir aux usagers et devraient être gratuites, et les milliards de Vinci servir à les entretenir enfin correctement.