dimanche 10 février 2019

Trottinettes électriques en location, onéreuses, encombrantes, dangereuses, et source de surexploitation


Nouvelles technologies, vieille exploitation

Brève de Lyon… et d’ailleurs



Les trottinettes électriques en location d’une nouvelle entreprise privée encombrent un peu partout les trottoirs. Si elles peuvent être utiles pour se déplacer, c’est à un prix onéreux : environ 3,5 euros pour 10 minutes. Surtout, les travailleurs qui les récupèrent afin de les recharger sont « autoentrepreneurs ». Leur gagne-pain : courir derrière les trottinettes entre 21h et 4h30 pour les brancher chez eux.
Ces petits boulots « ubérisés », c’est l’exploitation à l’état brut : pas de salaire minimum garanti, pas de congés payés,… Des reportages ont montré que pour avoir un revenu décent, il faut accumuler des heures et des heures (de nuit) pour traquer les trottinettes, en concurrence avec les autres « hunters » ou « juicers », le nouveau terme pour désigner ces prolétaires 2.0.
Derrière la vitrine commerciale et les arguments écolos fallacieux, c’est toujours l’exploitation.

Argenteuil, conseil municipal, des écoles privées qui récupèrent chaque année un joli pactole


Fonds publics seulement à l’école publique



         Pour chaque élève habitant Argenteuil et scolarisés dans les classes maternelles et élémentaires des écoles privées sous contrat de la Ville, ces dernières vont récupérer un joli pactole. Il paraît que c’est la loi. Mais c’est une loi scandaleuse.
         Depuis 70 ans, la situation de l’école privée dans le pays n’a cessé de s’améliorer, grignotant toujours plus d’avantages et de moyens. Lorsqu’un acteur améliore sa position dans le budget de l’Etat c’est toujours aux dépens des autres. En l’occurrence, aux dépens de l’Ecole publique qui devrait être L’École de tous.
         Qu’il y ait la liberté de L’École est une chose, mais qu’elle pompe une partie des moyens en est une autre.
         En tout cas, on ne peut que constater qu’il ne s’est trouvé que deux membres du conseil municipal pour rompre l’unanimité de la municipalité et de son « opposition » pour marquer cela, Marie-José C  ayzac qui a voté contre, et Frédéric Lefebvre-Naré.
         Des principes qui se perdent peut-être chez certains mais que les communistes révolutionnaires défendent becs et ongles.

samedi 9 février 2019

Les autoroutes : à Vinci ou aux usagers ?


Des profits qui explosent



Les actionnaires de Vinci peuvent sabler le champagne : le chiffre d’affaire du groupe explose, ainsi que les profits : 3 milliards, en hausse de près de 9 %. « Une performance remarquable » annonce sa direction.
Les actions des gilets jaunes aux péages et la colère des automobilistes contre le racket opéré par le groupe sur une partie du réseau autoroutier n’ont entamé ni ses bénéfices ni son mépris.
On a déjà payé les autoroutes avec nos impôts, avec les péages, avec les taxes et le reste.
Alors, aujourd’hui, les autoroutes devraient appartenir aux usagers et devraient être gratuites, et les milliards de Vinci servir à les entretenir enfin correctement.

PSA veut continuer à supprimer des emplois


Deux cents emplois menacés


La direction de PSA a annoncé la fermeture du site d'Hérimoncourt, dans le Doubs. L'activité serait transférée à Vesoul, à 80 km. Deux cents emplois sont menacés.
La direction promet des reclassements, mais on sait ce que valent de telles promesses, et les contraintes pour les salariés sommés de choisir entre un emploi à plusieurs dizaines de kilomètres et un licenciement.
Les milliards de bénéfices réalisés par le groupe sur le dos des salariés doivent servir à conserver les emplois.

Prime Gilets jaunes : piquet de grève à l’usine Ficomirrors de Dieuze


Et c’est même le salaire de base qu’il faut augmenter

 
Le seul "débat" efficace : la grève

Mercredi, dans la foulée de la grève nationale de mardi, les salariés de l’usine Ficomirrors de Dieuze en Moselle étaient en grève pour les salaires, et en particulier l’obtention de la prime conseillée par Macron aux patrons lors du mouvement des Gilets jaunes.
Une prime bien abusivement appelée « prime Macron » ce qui est lui faire trop d’honneur : Macron ne donne pas un centime aux fonctionnaires qui dépendent du gouvernement. Et aux patrons privés, il leur a seulement conseillé de la donner.
En fait ce sont les salaires qui sont insuffisants. C’est le salaire de base qu’il faut augmenter et imposer l’indexation des salaires sur les prix pour que les patrons ne se rattrapent pas en faisant flamber les prix à chaque augmentation de salaire.

Argenteuil, densité médicale en baisse, c’est grave docteur !


Un diagnostic, c’est bien, régler la maladie, c’est mieux !

 
Un clin d’œil à notre toubib qui a mis des mois et des mois pour trouver un remplaçant

Lors du dernier conseil municipal de mardi dernier, le point numéro un portait sur la collaboration entre l’organisme gouvernemental l’Agence Régionale de Santé, une association de médecins libéraux, et la Ville d’Argenteuil pour établir un diagnostic local « sur l’état des lieux et les perspectives de l’offre et du recours aux soins ».
         La municipalité reconnaît ainsi la situation préoccupante due à la « diminution de la démographie médicale », qui est une évidence pour tous ceux qui cherchent un nouveau médecin traitant lorsque leur docteur habituel quitte la Ville, essentiellement à cause d’un départ à la retraite.
         Mais ne comptons surtout pas sur l’ARS pour trouver une solution à cet épineux problème, elle qui sabre dans les effectifs des hôpitaux de la région, détruisant moyens et nombre de lits.

Argenteuil, crèches, elles sont en nombre insuffisant


Transparence + construction en nombre = solution

 
                                                                                           Photo Le Parisien-95

Un point de l’ordre du jour du conseil municipal portait sur l’actualisation des critères d’attribution des places en crèche dans les crèches de la Ville.
         Lorsque le nombre de places en crèches est très inférieur au nombre de demandes, il faut certes départager et mettre en place des critères de sélection.
         Mais d’une part, il faut rappeler qu’une société potentiellement aussi riche que la nôtre aurait les moyens d’assurer les besoins, dans ce domaine d’accueil comme dans bien d’autres.
         D’autre part, pour qu’il y ait le moins d’ambiguïté possible, comme pour le conseil municipal, ce genre de commission devrait être publique, pour que chaque demandeur puisse exercer un droit de contrôle, en maintenant l’anonymat des candidats sans doute.

vendredi 8 février 2019

Loi anticasseurs : une aggravation de l’arsenal répressif. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Loi anticasseurs : une loi antimanifestations

En présentant la loi dite anticasseurs aux députés le 28 janvier, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a déclaré qu’il était temps de « stopper les brutes ».
Par ce terme répété à plusieurs reprises dans son discours, il ne désignait pas les policiers ayant matraqué les manifestants ou leur ayant tiré dessus à coups de balles en caoutchouc au point de les éborgner ou de les défigurer.
Pour le ministre, la violence de la police est légitime et tout son texte vise à lui donner davantage de moyens de réprimer les manifestants.
Annoncée par le Premier ministre au lendemain d’un samedi de mobilisation, cette loi, inspirée d’une proposition d’un sénateur de droite, a pour premier objectif de montrer à l’opinion réactionnaire que le gouvernement ne se laisse pas déborder par la contestation et le désordre. La prétendue ultra-violence des manifestants lui sert de prétexte à une mise en scène et lui permet de multiplier les coups de menton.
L’article le plus emblématique autorise les préfets à interdire de manifestation qui bon leur semble, pourvu qu’ils puissent l’accuser de menacer l’ordre public. Une telle interdiction est prévue par les lois sur l’État d’urgence de 2015, mais jusque-là elle devait être motivée par un juge.
En supprimant même ce petit obstacle, le gouvernement fait donc un pas supplémentaire. Tout individu accusé d’avoir commis des violences lors de manifestations précédentes, même s’il n’a pas été condamné par la justice, pourra donc se voir interdire de manifester, et ce sur tout le territoire national.
La nouvelle loi permet aussi à la police de fouiller les bagages et les voitures sur les lieux d’une manifestation ou à ses abords immédiats. Le gouvernement a pour le moment renoncé à constituer un fichier recensant les personnes considérées comme des casseurs. À la place, la loi prévoit d’ajouter les personnes interdites de manifestation au fichier des personnes recherchées. Ainsi, pas de fichier, mais un fichage tout de même !
Enfin, les milliers de personnes cherchant à se protéger les yeux et le visage des gaz lacrymogènes et des projectiles de la police seront désormais menacées de 15 000 euros d’amende et d’un an d’emprisonnement pour avoir dissimulé leur visage. Et elles pourront être jugées en comparution immédiate si elles refusent de se disperser sur l’ordre de la police.
Cerise sur le gâteau, la loi permet aussi à l’État d’obliger une personne à payer pour les réparations de dégâts causés lors d’une manifestation, et ce, même si elle n’a pas été condamnée par la justice.
Le fichage et l’arrestation de manifestants, voire l’interdiction de manifestations, font depuis toujours partie des méthodes utilisées par l’État et sa police, souvent bien au-delà de ce que la loi autorise.
Avec son texte, que 50 députés LRM ont d’ailleurs refusé de voter, le gouvernement aggrave encore l’arsenal répressif destiné à défendre un ordre social de plus en plus injuste et violent.
                                              Jacques Le Gall (Lutte ouvrière n°2636)


50 députés n’ont pas voté la loi. La député d’Argenteuil-Bezons ne fait pas partie de ces derniers. Elle a donc approuvé l’aggravation de « l’arsenal répressif destiné à défendre un ordre social de plus en plus injuste et violent » comme nous le soulignons dans l’article ci-dessus.