vendredi 4 janvier 2019

« Grand débat national » : et puis quoi encore !


Surtout sans gêneurs

 

Macron dans son environnement favori

Cherchant à emmener le mouvement de contestation des gilets jaunes vers un enlisement programmé, Macron a sorti son idée d'un « grand débat national », une véritable opération de noyage de poisson.
Mais en faisant arrêter l'un des porte-paroles des gilets jaunes le 2 janvier pour avoir organisé simplement un rassemblement de quelques dizaines de personnes à Paris - ce qui vient s'ajouter aux nombreuses condamnations de manifestants à des peines de prison - le pouvoir montre ce qu'il entend par « dialogue »...

Trump : record de mensonges


Dans un monde de ses semblables, baratineurs, le roi !

 


« Avec Trump, on a confiance » ? 

D'après le grand quotidien américain Washington Post, Trump en serait à 7 600 mensonges proférés depuis deux ans qu'il est à la Maison blanche. Sa moyenne de bobards est en hausse en 2018, atteignant quinze par jour ! Il aurait battu des records pendant la campagne électorale de mi-mandat.
En alliant ses compétences réactionnaires de grand patron à celles de politicien odieux, Trump raconte n'importe quoi à la population, à l'aide des moyens de communication les plus modernes, médias et internet.

Habitat insalubre : loin d’être une spécialité marseillaise. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Habitat : imposer le droit à un logement digne 

L’habitat insalubre, loin d’être une spécificité marseillaise, concerne l’ensemble des grandes villes et de leurs banlieues. Il ne se résorbe pas avec le temps, au contraire ! Dans une étude publiée en décembre, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme note que la dégradation progresse plus vite que les efforts pour tenter de le résorber.
L’institut recense 157 300 logements insalubres rien qu’en Île-de-France. L’habitat dégradé se décline en multiples versions, du local sans fenêtre ni aération transformé en logement par des marchands de sommeil au pavillon de banlieue divisé en plusieurs logements minuscules, en passant par le taudis aux peintures au plomb toxiques. Mais il s’agit aussi, et de plus en plus souligne l’étude, de copropriétés d’une cinquantaine d’années, habitées par des propriétaires occupants qui n’ont pas assez de moyens pour faire face aux charges d’entretien de l’immeuble.
L’habitat indigne est un aspect d’une crise du logement bien plus profonde, qui touche l’ensemble des classes populaires. Elle se traduit à un bout par la spéculation immobilière, les possibilités de défiscalisation dans l’immobilier neuf, de luxe ou de tourisme, et à l’autre par le nombre effarant de personnes mal logées ou sans logement du tout, parmi lesquelles un nombre croissant de travailleurs, dont les revenus ne suffisent même plus à trouver un toit décent.
La lutte contre l’habitat indigne supposerait, outre la prise en charge réelle par les pouvoirs publics des travaux nécessaires dans les copropriétés dégradées, une offre bien plus abondante de logements sociaux correctement construits et abordables. Et pour répondre à l’urgence immédiate, il faudrait que l’État ait la volonté politique de réquisitionner réellement les millions de logements et de bureaux vides, en les mettant aux normes d’habitation.
Au-delà, c’est un plan massif de construction de logements sociaux par l’État lui-même qui serait en mesure de passer outre les lois du marché et d’imposer la construction du million de logements sociaux qui manque dans le pays. Cela coûterait cher ? On pourrait commencer par y verser les milliards des dispositifs qui exonèrent pratiquement d’impôt les investisseurs dans la pierre, sans parler des milliards d’aides publiques en tout genre aux grands patrons.
Comme toutes les exigences vitales du monde du travail, le droit au logement des classes populaires suppose d’engager la lutte pour faire payer les capitalistes.

Nadia CANTALE (Lutte ouvrière n°2631)
 
                                       

Blog lo argenteuil et Mac Donald


Amusant

Etant en province, je suis allé chez Mac Do. Si si, mais vous savez que je ne suis pas parfait, et que je suis gourmand… Mais tout de même, vous n’y êtes pas. Je suis allé chez Mac Do pour son wifi.
         Dans le même établissement, il y a quelques années, je n’avais eu aucun problème pour obtenir le lien avec le présent blog. Et là, impossible de se connecter. Le message indiquait que c’était à cause de son « contenu ».
         La CIA serait-elle passée par là, et aurait-elle remarqué le caractère révolutionnaire et communiste de notre modeste blog local ?
         A moins que Mac Do ait fini par remarquer que nous n’étions ni friand de ses burgers ni de l’exploitation de ses travailleurs.
         Bien évidemment, restant modestes, nous avançon cela sous forme de plaisanterie.
         Cela dit, en 2019 comme en 2018, lisez et faites connaître notre blog « lo argenteuil ». Meilleurs vœux encore, Dominique M.
 

 
                                                                                                                                          
 
Vous ne le trouverez jamais sur le "blog lo argeneteuil". Pour son "contenu"

jeudi 3 janvier 2019

Macron et chômage : chasse au chômeur


Les étrennes du Père Macron

 
 

Un décret du gouvernement durcit les sanctions pécuniaires à l'encontre des chômeurs. Un chômeur qui, quelle qu'en soit la raison, loupe un rendez-vous à Pôle Emploi pourra être radié sans délai. Un autre considéré comme « manquant à ses obligations » lors de ses démarches de recherche d'emploi perdra aussitôt un mois d'allocation. Puis deux mois d'allocation au second « manquement ».

En amputant ainsi les droits des chômeurs que sa politique contribue à multiplier, le gouvernement voudrait mettre à disposition du patronat une main d'oeuvre corvéable à merci... Pas dit que travailleurs et chômeurs le laissent faire.

Retraites : les attaques continuent


Libérer les anciens, embaucher les jeunes !

 


La réforme des retraites complémentaires des salariés du privé vient d'entrer en vigueur. Outre une augmentation des cotisations, elle recule l'âge de départ en retraite avec une pension complète.
Un travailleur de 62 ans, ayant tous ses trimestres de cotisation, subira quand même une décote de sa pension pendant trois ans. Pour ne pas être condamné à une retraite amputée pendant trois ans, il faudra travailler plus longtemps.
Des millions de chômeurs d'un côté, des travailleurs ne pouvant partir en retraite que de plus en plus tard, tel est le résultat de l'organisation capitaliste de l'économie.
Permettre à tous de travailler moins et moins longtemps avec un salaire correct, en finir avec le chômage et les retraites de misère, voilà ce qu'exigerait une économie visant à satisfaire les besoins de tous.

Apprentissage : Macron poursuit la dégradation de la condition ouvrière


Apprentissage… de l’exploitation

 


Depuis le 1er janvier, la loi Pénicaud sur l'apprentissage, mensongèrement appelée « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel », donne plus de possibilités aux patrons d'exploiter les apprentis et de les sous-payer.
Désormais une entreprise peut utiliser un travailleur sous statut d'apprentissage jusqu'à l'âge de 29 ans, et non plus de 26. Quant aux apprentis mineurs, dans certains secteurs de l'économie, ils peuvent être contraints de travailler jusqu'à 40 heures par semaine.
Ces dispositions allègent encore les quelques règlements limitant l'avidité du patronat et soulignent combien le gouvernement est à son service.

Impérialisme français en Afrique : encore plus déstabilisateur qu’autre chose


Armée française, hors du Mali !

 

Soldats français à Gao

Trente-sept civils dont plusieurs enfants ont été tués mardi 1er janvier dans un village d'éleveurs du centre du Mali. Les victimes sont presque toutes de l'ethnie peule, tandis que les assaillants ont été décrits comme des chasseurs appartenant à l'ethnie des Dogons.
Depuis 2012, l'armée française a accru sa présence au Mali sous prétexte de la lutte contre l'islamisme et du retour à la paix. Mais l'intervention française n'a pas été plus capable que celle des États-Unis en Afghanistan d'éradiquer les groupes armés islamistes. Au contraire, ces derniers ont étendu leur influence, n'hésitant pas à attiser la flamme de l'ethnisme pour recruter.
Le seul résultat de l'intervention française, c'est la mort en 2018, de près de 500 Maliens lors de tels affrontements. L'armée française doit quitter le Mali !