jeudi 27 décembre 2018

Bourses, un krach général à l’horizon ?


Droit dans le mur

 


 « Bourse : la pire année pour les marchés depuis 10 ans », « les marchés américains sur le point de craquer »... Voilà ce qu’explique la presse économique.
Depuis la crise de 2008, les grandes sociétés industrielles et bancaires ont bénéficié d'une avalanche de cadeaux financiers de la part des États. Mais la grande bourgeoisie a utilisé ces milliers de milliards d'argent public pour relancer la spéculation et les opérations financières juteuses. Elle n'a ni investi dans la production ni amélioré le sort des travailleurs. Au contraire, le niveau de vie des classes laborieuses a régressé, quand il ne s'est pas effondré du fait des guerres qui ruinent de nombreux pays.
Dix ans après 2008, le capitalisme est peut-être sur le point d’entraîner le monde dans une crise pire encore. Il n'y a pas d'avenir dans ce système-là, il faut le renverser.

Manifestation pour le pouvoir d’Achat à Arques - Pas-de-Calais… avec le soutien de « gilets jaunes »


Certains avec 30 ans d’ancienneté touchent moins de 1200 euros pas mois

 


A l’appel de deux syndicats, SUD et FO, près de 200 travailleurs de la cristallerie Arc ont manifesté le 24 décembre devant la cristallerie pour réclamer le paiement d’une prime de fin d’année, le paiement double des jours de noël et du nouvel an.
Lundi 24 décembre, certains de ceux qui travaillaient ont débrayé deux heures et sont sortis rejoindre leurs camarades rassemblés devant l’entrée de l’usine. Les ouvriers voulaient exprimer leur ras-le-bol devant les conditions de travail qui se dégradent et les salaires qui sont très bas. Certains ouvriers, avec 30 ans d’ancienneté, touchent moins de 1 200 euros par mois ! Les travailleurs voulaient aussi donner un avertissement aux patrons qui disent vouloir s’en prendre au temps de travail.
Des gilets jaunes, dont quelques uns avaient travaillé dans cette usine, sont venus apporter leur soutien et ils ont été applaudis.
Un autre appel à débrayer et à manifester est prévu pour le 31 décembre. Une bonne façon de terminer l’année. Les vœux pour 2019 : que les travailleurs réussissent leurs luttes contre le patronat !

Chômage : les responsables veulent s’en prendre un peu plus aux victimes


En guerre contre les chômeurs

 


Près de 1,9 milliards d'euros, voilà le montant annoncé des économies que le grand patronat voudrait faire sur le dos des travailleurs au chômage. Soit 600 millions d'euros de plus que les économies proposées par Philippe et Macron.
Patronat, gouvernement et syndicats sont en discussion sur l'avenir des travailleurs au chômage. Les deux premiers laissent entendre que les chômeurs seraient responsables de leur état. C'est ignoble de la part de ceux-là même qui multiplient les licenciements et usent de la précarité pour exploiter les travailleurs.

Uber et compagnie : statut d’indépendant : un piège pour les travailleurs


Non à la réinvention du « travail à la tâche »

 


Neuf chauffeurs et anciens chauffeurs VTC sont devant le conseil des prud’hommes de Paris mardi dernier. Ils attaquent la plate-forme Uber pour que leur statut d’indépendant soit requalifié en statut salarié.
En novembre dernier, la Cour de cassation avait donné raison à un coursier à vélo en le requalifiant comme salarié pour le travail effectué sous statut d’indépendant pour la plate-forme Take Eat Easy, aujourd’hui disparue.
La prétendue liberté du statut d’indépendant ou d’auto-entrepreneur libère en fait les employeurs de toute obligation vis-à-vis des chauffeurs ou des coursiers, tout en enchaînant ces travailleurs à leur donneur d’ordre. « Avec le numérique, les plates-formes ont réinventé le système du travail à la tâche que vivaient les canuts au XIXe siècle », explique leur avocat.
Utiliser les techniques les plus sophistiquées pour exploiter au maximum : c’est ça le progrès à la sauce capitaliste.

mercredi 26 décembre 2018

Pouvoir d’achat : il faut augmenter les salaires


Mais pour cela, il faut que la classe ouvrière entre en lutte

 


Une journée de mobilisation a suffi aux policiers pour obtenir non seulement une prime, mais des hausses de salaires de 120 euros par mois en moyenne.
Pour les salariés, en dehors d'une partie de ceux qui sont payés au smic, il n'y aura rien. Sauf quand certains patrons accorderont une prime, mais juste une fois.
Quant aux travailleurs du secteur public, dont les salaires sont de fait gelés depuis neuf ans, le gouvernement prétend qu'il ne peut rien leur accorder.
Le gouvernement a cédé aux policiers dont il craignait la colère, voire qu'ils fassent cause commune avec les gilets jaunes au lieu de les matraquer !
Les salariés n'obtiendront rien tant que la classe ouvrière n'entrera pas en lutte et ne se fera pas craindre du patronat et de l'État.

Salaire des femmes, ce n’est pas près de changer


N’attendons pas deux siècles

 

Ouvrières au Viet-Nam

D’après un rapport du Forum économique mondial, les femmes sur la planète touchent des salaires inférieurs en moyenne de 51 % par rapport à ceux des hommes. L’écart se réduit si lentement qu’il faudrait attendre, selon ces experts, 200 ans pour l’éliminer. En supposant que cette paresseuse évolution se poursuive…
D’ici là, espérons que tous les travailleurs, femmes et hommes unis dans une même lutte, se seront débarrassés du capitalisme !

BNP Paribas, Carrefour, AXA, Danone, et autres s’engagent dans le social ?


Hommes patronnesses des temps modernes

 


Treize patrons de grandes entreprises, de BNP Paribas à Carrefour en passant par AXA ou Danone, ont signé une tribune dans Le Monde pour affirmer que l’économie doit être au service de toute la société. Ils ont tenu à préciser que malgré leurs nombreuses occupations, ils avaient trouvé le temps de se réunir pour se pencher sur la situation sociale. Preuve qu’elle doit quand même les inquiéter un peu !
Et afin de prouver que leurs grandes entreprises ne roulent pas uniquement pour le profit et pour que les riches le soient encore plus, ils se déclarent prêts à favoriser la formation et l’apprentissage et à financer quelques opérations de charité.
Dans le temps, c’étaient les épouses des patrons, qui jouaient les dames-patronnesses et qui s’occupaient des « bonnes œuvres » et de la charité à l’égard des salariés de leur époux. Aujourd’hui, les grandes entreprises ont leur « fondation » ou sponsorisent tel ou tel programme d’entraide pour venir en aide aux familles précaires que leur politique, leur exploitation, leurs licenciements et leurs bas salaires ont créés !
Ce n’est pas la charité que demandent les caissières de Carrefour, les employés des agences BNP, les employés d’AXA ou les femmes de ménage du groupe ACCOR, mais de pouvoir vivre dignement. C’est à cela que doivent servir les milliards de profits issus de leur travail.

Argenteuil, Guy Carlier, « l’Ile », le complexe Jean Vilar


S’il est au courant, il ne peut qu’être écœuré

 
Lors de la « cérémonie des personnalités » organisée en catimini par le maire d’Argenteuil, des « personnalités » ont été » mises à l’honneur. Parmi elles, le chroniqueur Guy Carlier qui, si nos souvenirs sont exacts, l’avait aussi été par le maire précédent. Cette fois, il a été fait « citoyen d’honneur d’Argenteuil ». Soit. Pourquoi pas.
         Il est vrai qu’Argenteuil semble toujours au cœur de l’humoriste qui régulièrement évoque ses souvenirs de la Ville où il est né et où il a grandi. Il ne le fait pas toujours avec bonheur, mais il le fait.
         En tout cas, cet attachement à Argenteuil et à son passé sont louables.
         S’il est au courant, on aimerait savoir ce qu’il pense de la destruction supplémentaire de « l’île » envisagée par celui qui l’a nommé « citoyen d’honneur ».
         Car nous ne savons pas s’il a été guincher dans la salle Jean Vilar à partir de 1971, mais élève ou collégien, il a dû participer aux évènements qui se produisaient dans cette « île » au bras de Seine comblé au XIXème siècle. Il y avait de grandes fêtes, les fameux « mouvements d’ensemble » des groupes scolaires, et les cross auxquels étaient conviés les élèves en particulier du collège dont il parle beaucoup, le collège Paul Vaillant Couturier.
         Alors que pourrait-il penser de ce paysage un peu plus massacré ?
         Ceux qui ont le lien avec lui peuvent toujours lui passer le message et lui indiquer l’existence du Comité Jean Vilar.DM