jeudi 22 novembre 2018

Crédit à la consommation : gouvernement main dans la main avec les financiers rapaces


Le gouvernement au secours des étrangleurs



Le gouvernement veut supprimer les encarts figurant sur les publicités des crédits à la consommation qui détaillent les conditions d’emprunt, ainsi que l’avertissement indiquant qu’un crédit engage celui qui le contracte. Tout cela n’empêchait pas bien des personnes de se faire piéger et de se surendetter, mais au moins cela les alertait un peu au moment d’emprunter.
C’est visiblement encore trop pour les banques !

Conseil Economique d’Argenteuil : pas grand-chose à se mettre sous la dent


Il faut bien se réunir une fois par an

On se demande bien comment le grand timonier du Conseil Economique d’Argenteuil va pourvoir meubler la soirée de ce soir au Figuier Blanc. Nous le reconnaissons, il n’est pas facile de transformer un presque rien en un petit quelque chose. L’exercice est difficile. En tout cas, ce qu’évoque la majorité municipale dans sa dernière tribune sur le sujet confirme ce que nous disons. Du blabla sur les liens resserrés avec Otis, Givaudan ou Dassault. L’évocation du projet autour de l’ex-zone industrielle de la gare d’Argenteuil qui va bientôt se concrétiser, et l’affaire de la Porte Saint-Germain qui n’est tout de même pas d’une première jeunesse. Une bonne nouvelle toutefois, le silence fait sur « Cap Héloïse » qui n’apparaît pas dans cette tribune.
         Certes, le président du CEA a du bagout, mais il n’est tout de même pas facile de faire illusion.
         Alors comment va-t-il occuper la soirée ?
         Pas chien, nous proposons deux sujets qui peuvent, en cas de besoin, chacun, occuper une petite heure.
         1.Nous sommes bientôt au terme de la cinquième année du mandat de cette municipalité. Que peut-on dire aujourd’hui de l’état d’avancement des 15 engagements ci-dessous, dont une part notable relève de « l’économique » ou l’implique.


         2.La municipalité nous propose des bouts d’espaces communaux en projet. Elle ne pourrait pas envisager d’en avoir un seul, celui de la rive de la Seine qui d’Epinay à Bezons pourrait porter réellement le thème « Argenteuil, rive d’Impressionnisme » !

mercredi 21 novembre 2018

Après le 17 novembre, l’arrestation de Ghosn, Nathalie ARTHAUD interrogée sur LCI hier. Une belle combativité

Formation professionnelle, pour la défendre appelle à la mobilisation


Une colère bien réelle



A la suite de l’AG de grévistes qui s’est tenue le 12 novembre dernier, la CGT Educ’action de l’Académie de Versailles appelle à la grève dans les lycées professionnels le mardi 27 novembre prochain. La réforme concernant la voie professionnelle qui se profile, si elle était appliquée serait désastreuse pour la formation des élèves.
Des taux de grévistes importants, la présence de nombreux établissements du 95 notamment lors de la manifestation qui s’est tenue ce jour-là, la colère des enseignants, illustrent, selon la CGT Educ’action une volonté de combattre cette attaque frontale contre le lycée professionnel. Elle appelle les personnels à se réunir en assemblée générale dans les lycées, mais aussi par bassin, pour amplifier le mouvement.

Argenteuil, Bezons, Défense des services publiques


Liée aux questions posées par les manifestants du 17 novembre



Partout dans le pays, le monde du travail peut mesurer le recul des services publics utiles à la population. En province, il faut ajouter au recul en lui-même, le coût induit qu’il faut dépenser en plus pour rejoindre ce qu’il reste de ces services.
         Partout, en tout cas, ce recul est compris comme une part supplémentaires de salaire différé ponctionnée par l’Etat, sans service en échange, alors que les impôts prélevés sont censés les permettre. La réalité est toute autre.
Il faut des salaires, des pensions ou des allocations qui permettent de vivre normalement. Des services publics de qualité sont nécessaires. 

         L'Union Départementale du Val d'Oise, les Unions locales CGT d’Argenteuil et de Bezons organisent après-demain jeudi 22 novembre sur ces deux localités, un « rallye « de défense des services publics qui entraînera sa caravane dans plusieurs lieux emblématiques de ces services publics utiles à la population.
         Nul doute que les rencontres qu’auront les militants de la CGT permettront de discuter de tous les aspects de la mobilisation engagée depuis samedi dernier, et de l’occasion qu’elle donne au monde du travail de poser ses revendications, et d’envisager la façon dont nous pourrions les imposer.

Argenteuil, accueil des « sans abri ». Témoignage et discussion





« Pourquoi je ne suis pas allé devant les Bains douches hier. (mardi 13 novembre) ?
Peut-être parce que la rue du moulin a déjà trop organisé des veillées et des moments de recueillements envers tous ceux qui, épuisés par la rue, se sont éteints, à l'hôpital, dans la rue, dans des voitures. Que nombre d'entre eux étaient connus sinon accompagnés depuis de longs mois, sinon des années, par l'équipe de la rue du moulin.
A ce sujet : admirable, éminemment admirable, et bien méconnue est cette équipe qui, aujourd'hui, visite leurs accompagnés dans les hôpitaux et tous les autres lieux d'accueil ou d'errance, dans des squats. Il faut noter que pendant de nombreuses années, ils sont restés un peu seuls devant ces décès si difficiles à vivre lorsque l'on a tenté, et parfois réussi à sortir les gens de la rue, au prix d'une patience infinie et d'une humanité rare.
Alors, la machine à exclure de la société n'est pas prête de s'arrêter.
Le repli, l'abandon de soi, la volonté de se cacher aux yeux des autres, parfois des proches, ne sont pas si loin, et surtout à son propre regard, ne sont pas prêts de trouver une solution magique.
Oui, malgré les efforts de tout le réseau, et il faut souligner la persistance des efforts et l'humanité de ce dernier, nombre de "sans abris" refusent de s'abriter, voir même de prendre une douche.
C'est ainsi. Il faut pouvoir prendre le temps, beaucoup de temps, gagner des moments de confiance, pour pouvoir mieux connaître l'itinéraire singulier de chacun, et pouvoir tenter de tirer des fils vers un abri. Parfois, les épreuves de la rue marquent tellement ceux qui les ont éprouvées, qu'il devient très très difficile d'établir un contact.
Le corps n'est pas le seul à souffrir. Alors, est ce que le passage d'une gestion municipale à une gestion associative est un risque pour les « sans abri » ? J'observe qu'à ma connaissance, Ermont avait fermé la sienne depuis 6 ans et que l'essentiel, sinon la quasi-totalité des structures du Val d’Oise sont associatives. Je n'ai pas connaissance que la ville de Cergy se soit plainte du travail effectué par les associations. Par ailleurs, de mon point de vue, il aurait été préférable, à bien des égards, j'en ai une bonne liste, que dès son ouverture, le centre de la rue du moulin soit géré par une association.
Aujourd'hui cependant, l'équipe de la rue du moulin concentre mon attention, car pour accompagner au jour le jour, malgré les agressions, malgré les crises psychiatriques, (tout le monde ne peut le faire), il se forge au fil du temps et des évènements une personnalité singulière, une manière d'aborder les situations et les conflits, une approche des personnes en difficultés, qui, il me semble, s'avère bien différente du profil d'un agent territorial lambda.
Toutefois, il me semble vraiment bien que nombre de personnes se soient mobilisées pour rendre un hommage à ce disparu. Si une ou deux de ces personnes prenaient leur courage à deux mains pour renforcer les équipes de bénévoles, qui régulièrement effectuent des tournées à Argenteuil et dans le département, peut-être qu'il y aurait eu moins de maraudes annulées cet été faute de bénévoles. » M.M

Californie, classes sociales, protection différenciée, et exploitation


Incendies et capitalisme




La Californie est ravagée par les incendies. Mais les plus riches s'en sortent mieux. Ils s'offrent les services de pompiers privés pour leurs villas, encouragés par les assureurs qui préfèrent payer un peu de main-d'oeuvre que rembourser des résidences de luxe.
En outre, des milliers de détenus dits volontaires doivent aider les pompiers pour quelques dollars par jour et de petites remises de peine.
Des associations dénoncent cette exploitation des détenus.
Les autorités, elles, ont calculé qu'elles économisent ainsi 90 à 100 millions de dollars par an dans la lutte contre les incendies.