vendredi 16 novembre 2018

Prix, salaires, Macron nous mène en bateau


Les travailleurs doivent se faire entendre



Inquiet de l’ampleur possible de la journée de mobilisation du 17 novembre, Macron a dû se fendre d’une interview réalisée – en toute simplicité – sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle pour tenter de dissuader ceux qui veulent faire entendre leur colère de le faire. Il a de nouveau brandi la menace des forces de l’ordre et a dit aux manifestants qu’ils étaient manipulés, puis, théâtralement, il a fait fait un pseudo acte de contrition, expliquant qu’il n’avait pas su se faire comprendre du bon peuple. Mais en réaffirmant immédiatement qu’il ne changerait pas de politique.
Que l’extrême droite, la droite et d’autres tentent de mettre à leur crédit le mouvement populaire qui se dessine, c’est indéniable. Mais s’il y a quelque chose de manipulé, ce sont bien les taxes et les prix, que le gouvernement augmente pour financer les cadeaux qu’il fait au patronat.
Alors, pour protester sans être récupérés le 17, les travailleurs doivent défendre leurs revendications : quand les prix et les taxes augmentent, les salaires doivent suivre. Au patronat de payer !

17 novembre : ne pas laisser le terrain à l’extrême droite


17 novembre : ne pas laisser le terrain à l’extrême droite 

Les directions de toutes les centrales syndicales ont refusé d’appeler à participer, sous une forme ou sous une autre, à la journée du 17 novembre, même si plusieurs syndicats, des unions locales voire une union départementale de la CGT ont appelé finalement à faire grève ou à manifester ce jour-là, pour réclamer des augmentations de salaire face à la hausse de tous les prix.
Le principal argument avancé par la direction de la CGT est que « la mobilisation du 17 novembre est clairement une mobilisation d’extrême droite ». Que la droite et l’extrême droite manœuvrent pour tenter de récupérer la colère contre la politique de Macron, c’est une évidence.
Et en effet aucun militant ouvrier ne souhaite tirer les marrons du feu pour le patronat et être instrumentalisés par ses ennemis politiques. Mais, au lieu de déserter le terrain de la protestation, ce devrait être une raison supplémentaire pour proposer une politique de classe pour les travailleurs.
Les initiateurs de cette mobilisation lancée sur les réseaux sociaux, ou ceux qui se sont mis en avant pour l’organiser un peu partout dans le pays, sont sans doute très divers, s’affirmant apolitiques, parfois proches des petits patrons, mais aussi bien souvent des salariés qui utilisent tous les jours leur voiture. Au-delà de ses initiateurs, la mobilisation des gilets jaunes a trouvé un écho important au sein des travailleurs et des classes populaires, en particulier dans les petites villes, les zones rurales et plus particulièrement parmi ceux qui ont les salaires les plus faibles.
La question n’est pas de savoir si la CGT ou d’autres syndicats doivent ou non appeler à la mobilisation du 17 novembre, mais de savoir s’ils se soucient d’exprimer et d’offrir une perspective à l’indignation et à la colère qui se manifestent parmi les travailleurs et dans leur propre base. Si elles s’en souciaient vraiment, les directions syndicales ne faciliteraient pas les manœuvres de récupération de l’extrême droite et du patronat : elles les rendraient impossibles.
Tant qu’il s’agit de tirer à boulets rouges sur Macron et le fisc, tant qu’il s’agit d’une mobilisation un samedi, et que cela ne pénalise pas trop le patronat, l’extrême droite peut soutenir le mouvement. Mais ce ne sera plus le cas si le mouvement prend un caractère ouvrier et antipatronal. Revendiquer de prendre sur les profits pour augmenter les salaires et les pensions, mettre en cause les responsabilités du patronat et de la bourgeoisie dans le recul de la condition ouvrière, voilà qui ne peut pas être récupéré par les ennemis politiques des travailleurs.
En se contentant de condamner les initiatives du 17 novembre, les directions syndicales risquent de laisser le terrain à l’extrême droite. Ce n’est pas l’intérêt des travailleurs, qui est d’exprimer leur indignation sur leur terrain de classe, de formuler leurs revendications et de mener le combat pour elles, ce qui est la meilleure façon d’empêcher toute récupération par un quelconque démagogue.

                                          Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2624)

Education : des moyens matériels essentiels que la population devra gagner !


Communiqué des enseignants du lycée de Bezons

En réponse à l’agression d’un enseignant, l’inspection académique du Val-d’Oise a été assez claire : pour elle, la situation dans les établissements scolaires ne nécessite pas d’action supplémentaire, en dehors des cellules d’écoute.
De manière encore plus précise, elle veut imposer des journées de retrait de salaire aux enseignants qui ont cessé de travailler pour affirmer que la banalisation des incidents et de la violence ne pouvait pas continuer ainsi et qu’il fallait au contraire agir.
Après nous avoir demandé de ne pas nous adresser à la presse, la voilà qui sanctionne. C’est une autre matérialisation de la directive « pas de vague » largement dénoncée dans la presse, ces dernières semaines. Encore une fois, on nous demande de nous taire !
C’est l’Inspection Académique qui l’affirme, les enseignants n’ont pas d’autre possibilité que de faire grève pour améliorer leurs conditions de travail et les conditions d’étude des élèves.
Eh bien, le message a été entendu et nous aurons à cœur de le diffuser largement aux familles, à nos collègues d’autres établissements, à la population.
Non, la banalisation de la violence dans les établissements scolaires n’est pas une fatalité !
Elle est le produit de l’abandon du système éducatif par les gouvernements successifs. Sur l’ensemble du lycée de Bezons, en quelques années, notre établissement est passé de 40 élèves par surveillants à 60 élèves par surveillants. Soit une réduction de 50 % des moyens d’encadrements des jeunes, soit une augmentation de 50 % de la charge de travail des surveillants qui sont constamment sous pression.
Malgré l’augmentation du nombre d’élève, la possibilité d’organiser la classe en demi groupe a quasiment disparu. Le manque d’agents techniques, d’agent administratifs, matérialise ce délabrement et finit par le rendre visible, quant aux besoins d’assistante sociale, d’infirmière de médecin scolaire, ils montrent à l’évidence que ces personnels ne sont pas assez nombreux.
Alors, nous ne sommes pas résignés, en affirmant ces exigences nous sommes convaincus qu’il est possible d’enrayer la casse de l’école et d’offrir un autre avenir à la jeunesse. Et cela nous rend fiers. Mais nous avons aussi bien compris le message de ceux qui dirigent l’éducation du pays, il ne nous laisse pas d’autres choix que de contester leur choix pour les infléchir. C’est un travail d’ampleur, mais c’est à cela qu’il faut œuvrer en faisant progresser dans les consciences la nécessité d’une mobilisation la plus large possible pour imposer d’autres choix. Non pas, la suppression de milliers de postes, comme le gouvernement l’annonce mais au contraire un plan massif de recrutement de personnel éducatif.

Municipalité d’Argenteuil : le silence règne




Un SDF décédé, ce n’est rien ?

La moindre des choses eût été, un petit communiqué de solidarité sur le site internet de la Ville.
         Mais rien, on y parle d’un prochain spectacle, des banquets des anciens, mais pas de signe de solidarité élémentaire.

Qu’en pense-t-elle ?

 Nous avons diffusé l’information sur la fermeture prévue par La Poste des deux bureaux actuels de centre-ville ?         Qu’en pense-t-elle ?

On va vers les élections municipales, on va vers l’abandon ?

La responsable du service d’urbanisation à la mairie d’Argenteuil s’en va. Elle avait été recrutée par le maire précédent, et maintenu à son poste par le maire actuel.
         On imagine très bien qu’elle était au cœur du projet « Héloïse-Fiminco ».
         Son départ, le signe avant-coureur de l’abandon de ce projet ?



Chine : répression anti-ouvrière


Vile le prolétariat chinois !

  

Comme elle l’avait déjà fait cet été, la police chinoise vient d’arrêter des étudiants et des militants dans plusieurs villes du pays. Se réclamant du marxisme, ils étaient venus soutenir les ouvriers d’une entreprise de Shenzhen dans leur combat pour arracher la reconnaissance d’un syndicat indépendant du pouvoir. Les grévistes ont été licenciés, et ces jeunes littéralement kidnappés puis jetés en prison. Cela donne une idée de la combativité qui existe dans cet « atelier du monde » capitaliste et de la peur que la classe ouvrière inspire aux bourgeois et aux dirigeants à leur service, en Chine.

jeudi 15 novembre 2018

Argenteuil : mort d’une personne sans domicile


Un homme est mort 

Il est mort dans la nuit de lundi à mardi rue des Ouches, là où il avait ses habitudes, devant le local des « Bains douches », ironie du sort, un local municipal en déshérence car son activité a cessé.
Ce drame qui s’ajoute aux centaines et aux centaines du même genre de ces dernières décennies est le fruit de la pourriture d’une société qui ne cesse de régresser, dans un des pays pourtant parmi les plus riches de la planète.
L’isolement, la pauvreté, le désespoir montent. Les richesses sont accaparées par une minorité qui ne sait plus qu’en faire mais qui prive l’ensemble de la société des moyens nécessaires de services publics et de logements en particulier qui lui permettraient de reprendre le chemin du progrès pour tous.
Il faut retirer le pouvoir à cette minorité parasite et à tous ceux qui les servent. 

Enfant, puis adolescent à Argenteuil, je n’ai jamais vu de sans-domicile. Certes il y avait la pauvreté, les bidonvilles, mais la solidarité, le collectif, les liens familiaux et humains empêchaient de tels drames marqués par la plus profonde des solitudes. 

Un rassemblement aura lieu devant le bâtiment des Bains douches, à l’angle de la rue de Calais et des Ouches demain jeudi à 18 heures. Lutte ouvrière s’y associe.

Education : Bezons, violence, il faut des moyens supplémentaires en nombre. Une lettre des enseignants aux parents.


Les enseignants du lycée de Bezons s’adressent aux parents :

Un enseignant a été agressé violemment par un élève ce vendredi 09 novembre. Cet incident grave est le reflet d’une dégradation importante des conditions dans lesquelles vos enfants essaient d’étudier.
En raison de la multiplication des incidents, nous ne pouvons plus assurer nos cours et garantir la sécurité de l’ensemble des usagers de l’établissement.
C’est pour éviter que cette situation ne dégénère encore et pour en faire prendre la mesure à l’Inspection Académique et au Rectorat que nous avons décidé d’exercer notre droit de retrait ce mardi après-midi pour une durée indéterminée.
Il nous faut du personnel adulte d’encadrement supplémentaire, des surveillants mais aussi la possibilité d’avoir plus de demi-groupes, une présence accrue de l’infirmière, de l’assistance sociale, du psychologue et plus d’agents administratifs et techniques.
Nous nous sommes bien sûr adressés à nos autorités dans ce sens. Et nous attendons leurs réponses.
Nous comprenons les difficultés auxquelles nous vous contraignons mais nous vous assurons de notre détermination pour offrir à vos enfants un enseignement de qualité.
Nous sommes persuadés que vous saurez comprendre la situation et que vous nous excuserez de ne pas pouvoir vous dire plus précisément quand la situation redeviendra normale.

Les enseignants du lycée polyvalent de Bezons

Blablacar se paye du Ouibus Macron…


Aux dépens de ses salariés

 


Le service de bus low-cost Ouibus, qui appartient à la SNCF - ce que Macron présentait comme l’avenir du transport pas cher – qui est en déficit depuis sa création, va être racheté par Blablacar,  qui domine le marché du covoiturage.
          Du coup, 102 des 230 salariés de Ouibus vont subir un plan social avec, prétend la direction, des « offres de reclassement ». Selon le témoignage d’un salarié, on lui propose de passer d’un salaire de 2200 euros à 1500 euros… Voilà ce que Ouibus appelle reclassement.
Macron, alors ministre de Hollande, avait assuré que sa décision de modifier la réglementation des transports de voyageurs était une mesure de libération du marché qui allait à la fois assurer de l’emploi et bénéficier aux usagers. Cette liberté, c’est celle qui règne dans la jungle, et les premières victimes en sont des travailleurs.