vendredi 26 octobre 2018

CAC 40 Salaires des patrons du CAC40 : ça flambe !


La dolce Vita

 
 

Un cabinet de conseil aux investisseurs vient de publier une étude sur les salaires des patrons du CAC 40. En 2017, ils ont touché en moyenne 5 millions d'euros, soit un bond de 14 % en un an. Et ces chiffres ne prennent pas en compte les fameuses « retraites chapeaux » de ces PDG bien nantis.
Une véritable insulte pour les travailleurs à qui ces PDG ne cessent de demander qu’ils se serrent la ceinture pour, prétendent-ils, « sauver l’économie ». En fait pour alimenter leur insatiable faim de fric.

Violence dans la société : changer cette dernière une priorité


Une violence révélatrice du recul social
 

Des effectifs en plus, pour faciliter la vie sociale

 
Un rassemblement suite à une agression il y a plusieurs années

Nos camarades de la CGT d’AB Habitat ont fait part d’une agression qui a eu lieu ces jours derniers au Val-Nord à l’encontre d’un agent du bailleur de logements. Ce que nous disons dans le tract ci-dessous que nous distribuerons demain samedi pourrait s’appliquer totalement à la situation dans les quartiers où l’importance de gardiens en nombre est déterminante. 

Lutte ouvrière                           Le 26.10.2018

Pour l’Ecole comme ailleurs, des moyens pour les services publics utiles à la population 

La mise en ligne d’une vidéo montrant un élève menaçant avec un pistolet, factice, une enseignante dans sa classe d’un lycée de Créteil, et la médiatisation de l’agression, ont suscité l’indignation d’un grand nombre d’élèves, de parents et d’enseignants. Cette violence en milieu scolaire est le fruit d’une dégradation sociale généralisée, de la montée de l’individualisme et de la valorisation de l’argent facile. Pour faire face à cette situation, le gouvernement et son ministre avancent des solutions dérisoires.
         Effectifs des classes à la hausse, et cela dès la maternelle, refus de généraliser la présence d’une ATSEM par classe, remplacement des enseignants non systématiquement assuré, tous les personnels techniques, administratifs et de direction en nombre très insuffisant, tous ces éléments accentuent les difficultés de l’Ecole publique et de la jeunesse. Car même si la présence d’adultes au sein des services publics ne règle pas tout, elle permet, en particulier dans le milieu scolaire, de désamorcer la violence verbale envers les enseignants, qui est la plus répandue, et la violence entre les jeunes.
         L’affaire de Créteil a été médiatisée, mais elle ressemble à beaucoup d’autres du même ordre, dans les bus, les trains, les services d’urgence, la poste ou les services sociaux. Devant ce pourrissement de la société et des rapports sociaux, les travailleurs doivent se serrer les coudes, en exigeant du personnel en nombre suffisant et des conditions de travail décentes.
         Le gouvernement vide partout les services publics de leurs personnels. On ne peut pas prétendre lutter contre la violence et continuer à supprimer des postes. Et le gouvernement compte continuer sur cette voie comme ses orientations budgétaires pour l’année prochaine et les suivantes l’indiquent. Ce sont d’abord plus de 4 100 suppressions de postes dans la Fonction publique, dont 1 800 à l’Éducation nationale, 1 600 au ministère du Travail, en particulier à Pôle emploi. Elles s’ajoutent à la réduction drastique du nombre d’emplois aidés, moins 70 000 dès l’année prochaine. Et le gouvernement promet d’aggraver encore la tendance avec 120 000 suppressions de postes d’ici la fin du quinquennat.
         Les possédants pillent toutes les ressources pour maintenir leurs profits, ils n’entendent pas en distraire une partie pour l’éducation des enfants des travailleurs, pas même quelques sous pour permettre aux salariés de l’Éducation nationale de respirer. C’est cette politique-là que les ministres successifs sont chargés d’appliquer. Si des jeunes sont laissés de côté, si d’autres deviennent ingérables, si des enseignants craquent, que leur importe !
         La nécessité de combler le déficit de l’État que le gouvernement présente comme un impératif incontournable pour justifier les suppressions d’emplois et de services utiles à la population, devient très secondaire lorsqu’il s’agit de distribuer des faveurs aux plus riches.
La bourgeoisie peut se réjouir du futur budget qui va se traduire par la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de charges pérenne. Cette simple mesure va coûter 40 milliards d’euros cette année, l’équivalent des quatre cinquièmes du budget de l’Éducation nationale. Le patronat touchera non seulement le remboursement du CICE pour 2018, mais va bénéficier en sus de la baisse des charges à partir de janvier 2019.
Les effectifs minimum ne résoudraient certes pas tout à l’école comme dans les autres services publics utiles à la population, car ce qui s’y passe ne peut être isolé de l’ensemble de la société et de sa crise générale, économique et sociale. Mais la lutte pour ces moyens fait aussi partie de ce que nous devons mettre en avant pour la défense de nos intérêts de classe face à ceux qui nous exploitent.

Argenteuil : l’affaire du musée (suite)


Comme une leçon

 


Nous sommes heureux que nos articles à propos du devenir de l’espace « Guienne » aient  intéressé. Nous le répétons, nous n’avons rien à dire aux initiateurs de l’affaire qui ont vu, disent-ils, un espace inoccupé et qui se sont dit qu’ils pourraient y faire quelque chose. En revanche nous avons beaucoup à dire à la municipalité qui, « une fois », ces associations installées et les aménagements entrepris » doit faire voter l’affaire lors d’un prochain conseil municipal. C’est ce que nous appelons la politique du fait accompli !
         En tout cas, voilà également une autre leçon qu’elle nous donne.
         Nous ne le savions pas si compréhensive lorsqu’il s’agissait de Roms à la recherche d’un lieu d’asile. Là, pas question d’occupation illégale.
         Ce qui est bon pour les uns doit l’être pour les autres. De la même façon, nous garderons la leçon. Lorsque des locaux et des logements sont vides, si des mal-logés s’y installent, pourront-ils compter sur la magnanimité municipale ?

jeudi 25 octobre 2018

Education : Violence scolaire, éducation sacrifiée. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


 
Violence scolaire, éducation sacrifiée : répondre collectivement 

La mise en ligne d’une vidéo montrant un élève menaçant avec un pistolet, factice, une enseignante dans sa classe d’un lycée de Créteil, et la médiatisation de l’agression, ont suscité l’indignation d’un grand nombre d’élèves, de parents et d’enseignants.

Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a voulu exploiter cet événement en déclarant dimanche 21 octobre : « Nous allons rétablir l’ordre. »

Il prévoit de réunir un comité stratégique avec le ministère de l’Intérieur pour « arrêter un plan d’action ambitieux visant à mettre un terme à de tels comportements ».

Ce ministre, qui appartient à un gouvernement qui fabrique les injustices, sert les riches aux dépens du reste de la population et vide les services publics de leur personnel, prétend résorber la violence en milieu scolaire par l’augmentation des conseils de discipline. Il invite les établissements à se servir de la loi sur l’interdiction du portable et prépare des mesures pour sanctionner les parents des élèves mineurs !
Ces pseudo solutions n’auront non seulement aucun effet, mais elles tendent à rendre les individus (enseignants, directions, parents) responsables, alors que la violence en milieu scolaire est le fruit d’une dégradation sociale généralisée, de la montée de l’individualisme et de la valorisation de l’argent facile.
On ne peut pas prétendre lutter contre la violence et continuer à supprimer des postes, à réduire l’encadrement des établissements scolaires. Car même si la présence d’adultes au sein des services publics ne règle pas tout, elle permet, en particulier dans le milieu scolaire, de désamorcer la violence verbale envers les enseignants, qui est la plus répandue, et la violence entre les jeunes.
Les enseignants ont dénoncé à juste titre la volonté des directions de taire les incidents, et surtout de les minimiser.
Pour autant une répression plus forte ne résout pas nécessairement la situation. L’école étant obligatoire jusqu’à 16 ans, exclure un élève consiste à le changer d’établissement, ce qui est le plus souvent un échec. Sanctionner financièrement des parents qui eux-mêmes se sentent exclus ou qui sont dépassés est une phrase démagogique, élément de la campagne permanente contre les pauvres.
L’affaire de Créteil a été médiatisée, mais elle ressemble à beaucoup d’autres du même ordre, dans les bus, les trains, les services d’urgence, la poste ou les services sociaux. Devant ce pourrissement de la société et des rapports sociaux, les travailleurs doivent se serrer les coudes, en exigeant du personnel en nombre suffisant et des conditions de travail décentes.
Ce minimum, qui ne pourrait être arraché que par la lutte, ne résoudrait pourtant pas tout, car l’école ne peut être isolée de l’ensemble de la société et de sa crise générale, économique et sociale. Les possédants pillent toutes les ressources pour maintenir leurs profits, ils n’entendent pas en distraire une partie pour l’éducation des enfants des travailleurs, pas même quelques sous pour permettre aux salariés de l’Éducation nationale de respirer. C’est cette politique-là que les ministres successifs sont chargés d’appliquer. Si des jeunes sont laissés de côté, si d’autres deviennent ingérables, si des enseignants craquent, que leur importe !
Le jour où Blanquer annonçait sa stupide, méprisante et dérisoire interdiction du portable, Macron visitait les marchands de canons et annonçait les milliards nécessaires à un nouveau porte-avions. Voilà où sont les priorités de l’État et de la classe possédante qu’il sert avec dévouement.

                                                                                                                                                            Inès Rabah

Mutuelles : Soins dentaires, optiques, auditifs, remboursement total ?


Un remboursement en trompe l’œil ?

 


Dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui arrive à l’Assemblée, il sera question d’une des grandes promesses de Macron lors de l’élection présidentielle : le remboursement total de certaines dépenses pour les dents, les lunettes et les prothèses auditives.
On ne sait pas encore quels types précis de dépenses seront remboursés, mais déjà, une étude d’un cabinet spécialisé explique que cela entraînera une hausse des cotisations aux mutuelles complémentaires. Les hausses estimées seraient de l’ordre de 2,5 % pour les moins de 60 ans et de 9,3 % pour les plus de 60 ans, qui ont besoin de plus de soins.
Bref, ce que le gouvernement prétend donner d’un côté sera repris de l’autre.

Migrations, Honduras, Mexique : travailleurs fuyant la pauvreté et la violence


« Nous ne sommes pas des criminels, nous sommes des travailleurs »

 

Frontière entre le Mexique et les États-Unis

C'est ce que clamaient des milliers de travailleurs du Honduras fuyant leur pays, ravagé par la pauvreté et la violence. Après avoir traversé le Guatemala, ils ont forcé la frontière mexicaine, malgré les policiers anti émeutes mexicains qui leur ont lancé des gaz lacrymogènes. La plupart de ces migrants veulent s'installer aux États-Unis, dans l'espoir d'y trouver une vie décente.
Trump a aussitôt réagi en menaçant de couper les aides financières aux pays concernés et de faire appel à l'armée pour sécuriser la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.
Mais pas plus que tous les autres dirigeants des grandes puissances, Trump ne réussira à empêcher que des hommes et des femmes fuient par milliers la misère et les violences pour tenter de trouver un lieu où ils puissent travailler et vivre, tout simplement.

Argenteuil. Médecine généraliste privée, dans les centres de santé ou dans les maisons médicales : il faut d’urgence des médecins en nombre


Jeune praticien, voilà une superbe voie de vie. On a besoin de vous !

 
Depuis le 1er octobre, à l’entrée de l’hôpital Victor-Dupuy, une maison médicale permet d’accueillir de 10 heures à 20 heures les patients dont la pathologie ne relève pas précisément des urgences totalement encombrées, mais qui ont du mal à trouver une consultation de généraliste. Il faut dire que si la situation de l’offre de santé de la part de ces médecins est devenue très difficile à Bezons, Argenteuil n’est pas loin, elle aussi, d’entrer à ce niveau dans le rouge.
         Le nombre de médecins généralistes par rapport au nombre d’habitants, qui lui ne cesse pas de croître, lui, en revanche, ne cesse pas de diminuer, en particulier dans le centre d’Argenteuil. Et ce n’est pas le départ d’un médecin très apprécié dans le quartier de la cité Allende qui va partir en retraite fin décembre qui va arranger les choses.
         Il y eut une période où de jeunes médecins en nombre n’hésitaient pas à venir s’installer dans les quartiers populaires, en cabinet privé ou dans les centres de santé créés par les municipalités.
         Voilà aussi la voie à suivre pour que la situation de l’offre de soin n’y devienne pas dramatique.

Fête et banquet 2019 de Lutte ouvrière à Argenteuil


Dès maintenant, on réserve !





Au début de l’année 1989, dans la salle de restauration de l’école Joliot-Curie eut lieu le premier banquet des amis de Lutte ouvrière à Argenteuil. Cela fait 30 ans, et au fil des ans, ce banquet a perduré, maintenant cette tradition du banquet ouvrier, née au XIXème siècle et que le mouvement socialiste et communiste ont maintenu au fil des décennies jusqu’à aujourd’hui.
         Cette année, il aura lieu le samedi 2 février 2019. Retour cette fois dans le complexe Jean Vilar qui convient totalement pour ce type d’évènements.
                                                                        

        
          Organisé par les militants de Lutte ouvrière, il s’adresse à tous ceux qui nous connaissent, et au-delà des divergences que nous pouvons avoir les uns et les autres, à tous ceux qui pensent qu’un peu de fraternité n’est jamais de trop dans les milieux populaires, au sein de notre classe, particulièrement dans la période difficile que nous vivons.
         Le rock sera présent ce soir-là, mais aussi la musique classique dans les heures qui précéderont le fameux banquet précédé de son non moins fameux apéritif. Culture  et politique seront bien évidemment de la partie, puisque la fête commencera à 16 heures.
         En ces temps d’inflation, les tarifs n’ont pas changé : 15 euros pour les adultes, et 7 pour les enfants de moins de 14 ans.
         C’est dès maintenant qu’il faut réserver. Chèques à l’ordre de Dominique MARIETTE. Invitez vos proches et vos amis.