jeudi 18 octobre 2018

Nestlé-Beauvais : non à la menace de voir 500 travailleurs perdre leur salaire


L’emploi de 500 travailleurs en jeu



Mercredi dernier, Froneri (ex-Nestlé), a brutalement annoncé la fermeture dès le mois de mars prochain de l’usine de Beauvais qui fabrique les Crèmes glacées Extrême, La Laitière et Mystères.
Pour de sordides histoires de gros profits, ces capitalistes ont décidé de rayer d’un trait de plume 317 emplois directs soit 500 emplois en comptant les intérimaires, sous-traitants et prestataires.
Les salariés de Nestlé ont fait rentrer de l’argent chez Nestlé pendant des années, et Nestlé-Froneri  veulent les jeter comme des malpropres !
Il n'est pas dit que cela se passera pas comme cela !

Argenteuil – PCF, la disparition d’un militant, Gaston Colombier, avec lequel les militants de Lutte ouvrière avaient des rapports chaleureux et fraternels


« Respect ! »



« Gaston », Gaston Colombier nous a quitté ces jours derniers.

         Nous avions fait sa connaissance dans les années 1990, alors qu’avec sa femme Viviane, il tenait le café-restaurant place Aristide Briand, au début de l’impasse des Bûchettes qui conduisait autrefois à la passerelle aérienne de la gare d’Argenteuil. Ce café fut notre repaire pendant des années. Les militants communistes de Lutte ouvrière y sympathisèrent avec les militants communistes du Parti Communiste Français que furent toute leur vie Gaston et Viviane.
         Tout jeune, Gaston avait rejoint le PCF, du côté de Frépillon-Bessancourt, et ce parti, « son » parti, jusqu’au bout, il ne l’a jamais quitté.
         Cette fidélité et cette continuité, nous la partageons. Ils ont toujours fait la force du mouvement ouvrier. Bien sûr, nous eûmes préféré qu’il fut des nôtres, mais son parti était à jamais le PCF, quels que soient les vents qui y soufflaient, et il ne lui aurait semblé totalement incongru de le quitter.
         Ces dernières années, nous lui laissions, dans un autre café ami, notre journal, qu’il récupérait avant d’aller faire le service de l’Humanité-dimanche au local de la section de son parti.
         Avec Viviane, en compagnie de la maman de notre camarade Thierry (ils étaient des amis et des camarades de toujours), ils vinrent régulièrement à notre fête et à notre banquet local d’Argenteuil, tant qu’ils le purent.
         Il y avait entre Gaston et nous ce sentiment qui devrait être au cœur de toutes les relations entre militants cherchant sincèrement à changer le monde, et que l’on peut caractériser par un seul mot : « respect ».
         Un jour, Gaston avait fait un geste particulièrement amical à mon égard. Il m’avait donné une photo des années 1950 de son professeur de cour complémentaire de Taverny je crois. Celui-ci n’était autre que Yvan Craipeau, qui avait été secrétaire de Léon Trotski en 1935.
         « Respect » donc pour ce camarade qui nous a quitté. Salut et fraternité à sa femme Viviane que nous embrassons, à sa famille et à ses proches. Pour Lutte ouvrière-Argenteuil, Dominique MARIETTE

Argenteuil et sa région : déplacement de la Maison de la justice et du droit


Excentrée = plus difficile à atteindre

 
Où vont-ils mettre le service ?

La Maison de la justice et du droit vient de déménager. Alors qu’elle était située dans le centre d’Argenteuil, non loin de la gare et du centre commercial Côté Seine, et à côté de la sous-préfecture, elle est dorénavant installée 9 rue des Celtes, à l’extrémité du Val-Nord, côté quartier des Coteaux.
         Certes, elle est dorénavant à côté du tribunal des prud’hommes, mais elle totalement excentrée, en tout cas pour les habitants d’Argenteuil qui doivent représenter la majorité de ceux qui la sollicitent.
         La situation précédente était totalement plus favorable à ceux qui s’adressent à elle. En l’occurrence, en général les plus démunis pour lesquels, cette Maison de la justice et du droit représente une aide appréciable.
         Plus un service publique utile à la population se retrouve dans une situation excentrée moins il est capable de jouer son rôle.
         Cela risque une nouvelle fois d’être le cas pour cette Maison de la justice et du droit.

AB Habitat Argenteuil Bezons : une Agora inutilisée à utiliser, et pleinement


Ah bas le gâchis !


A l’angle du boulevard Leclerc et de l’avenue Jean-Jaurès à Argenteuil, en 2017, une grande salle de réunion « L’Agora » a été installée par AB Habitat à l’emplacement d’un restaurant chinois.
         C’est une grande salle qui peut contenir 150 personnes. Elle aura au moins servi une fois depuis cette date pour l’organisation d’une réunion autour de celui qui était alors encore député d’Argenteuil-Bezons et vice-président d’AB Habitat.
         Voilà comment Bonjour, le magazine de la coopération de logement social ABH évoquait cette salle en mai 2017 :



         Cette structure finalement payée par les locataires doit servir. Non seulement pour des réunions, mais également, pourquoi pas, pour des évènements familiaux. Cela permettrait qu’elle soit utile et de générer des ressources.
         Justement, les salariés d’AB Habitat subissent comme les autres travailleurs l’érosion de leur pouvoir d’achat, et attendent une revalorisation de leurs salaires…

mercredi 17 octobre 2018

SNCF : trois travailleurs morts au travail


Économies criminelles à la SNCF

 
Pour cela, il faut des moyens, des effectifs !

Un cheminot est mort, heurté par un train, la nuit du 10 octobre sur une voie près de la gare de Paris-Saint-Lazare. Il travaillait seul, car la SNCF fait des économies, dans un endroit où les voies sont nombreuses et le trafic très dense. Le même jour, dans les Hautes-Pyrénées, deux ouvriers d'une entreprise sous-traitante sont morts et deux ont été blessés dans une collision d'engins de chantier sur les voies SNCF. Ces morts n’ont pas fait la une de l’actualité comme si mourir au travail était une banalité. Eh bien non !
Voilà en tout cas où mènent les réductions d'effectifs qui se développent à la SNCF comme partout.

Octobre 1961 : le massacre des Algériens à Paris


Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière 

17 octobre 1961-2018 : en mémoire du massacre des Algériens de Paris

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens qui manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu que leur avait imposé le gouvernement subissaient une répression violente.
Les manifestants défendaient leur droit de manifester pour l’indépendance de l’Algérie. Des centaines de manifestants furent tués, des milliers arrêtés, emprisonnés, torturés, et nombre d’entre eux expulsés vers l’Algérie au cours de la répression organisée par la police du préfet Maurice Papon.
Le gouvernement vient de reconnaître que Maurice Audin avait été assassiné par l’armée française, victime d’un « système de torture généralisé ». Mais tous les crimes commis par l’armée et la police française pendant la guerre d’Algérie, sans parler des 130 ans d’oppression coloniale de la France, restent dans le déni. Il est même de bon ton de renvoyer dos à dos tous les protagonistes pour faire oublier qu’à l’époque il fallait choisir un camp, celui de la libération du peuple algérien du joug colonial.
Ceux qui n’ont rien oublié des crimes coloniaux de l’État français se retrouveront pont Saint-Michel, mercredi 17 octobre à 18 heures. D’autres rassemblements sont organisés à Colombes, Argenteuil, Nanterre, Bezons, Asnières et Gennevilliers, le même jour, entre 12 h 30 et 19 heures. Sous le titre « les ponts de la mémoire », il s’agit aussi de rappeler que la police française a liquidé bien des Algériens en les jetant à la Seine, et pas seulement le 17 octobre 1961.

Horaires complets sur le site Demosphere Paris

                                                                 Jacques FONTENOY


                                                                            Hérodote.net






A Argenteuil 

Dans le cadre des manifestations organisées par le "Collectif 17 octobre1961 Banlieue Nord Ouest" sur "Les Ponts de la mémoire", la commémoration du  massacre du 17 octobre, sanglante répression par la Police française sous les ordres de Maurice Papon, se déroulera en 2 temps à Argenteuil.
    - Hommage  à 19 h sur le Pont d'Argenteuil, aux morts noyés du 17 octobre que les eaux de la Seine ont emportés. Hommage à la résistance de ces milliers d'Algériens et d'Algériennes qui ont marché ce jour du 17 octobre pour la liberté et l'indépendance de l'Algérie défiant la métropole coloniale au coeur de sa capitale ! 

    - Hommage à 20 h Salle  Paul Vaillant Couturier, à ceux qui sont tombés  sous les balles de la Police française  alors qu'ils participaient au défilé du 14 Juillet 1953, à Paris, six Algériens, un Français et une cinquantaine de blessés ! Daniel Kupferstein présentera son film " Les balles du 14 Juillet 1953"  qui a sorti de l'oubli cet autre massacre.

EHPAD La Quiétude de Méru sur Oise : non à la fermeture !


Grande manifestation samedi 20 octobre

 Un tract d’appel de la CGT




Argenteuil – hôtel de ville – des services d’accueil excellents malgré des effectifs limités


Pas besoin d’une enquête pour savoir qu’il est excellent


                                                                    Photo La Croix


La municipalité effectue actuellement une enquête sur les conditions d’accueil des habitants à l’accueil de l’hôtel de ville et des maisons de quartier, en direct mais également par téléphone : « La Ville d’Argenteuil souhaite connaître votre avis sur la manière dont vous avez été reçu à l’Hôtel de ville et dans les maisons de quartier, afin d’améliorer la qualité de L’accueil. Nous vous remercions par avance de bien vouloir consacrer quelques minutes à cette enquête… ».
         Cette introduction évoque l’amélioration de la qualité de l’accueil, mais on ne sait pas la finalité exacte de ce genre d’enquête qui porte sur le travail de simples travailleurs.
         Un certain nombre de questions sont posées dans ce questionnaire. Mais il en manque une d’importance : « Pensez-vous que les effectifs sont suffisants à cet accueil ? ».
         Ce poste de travail est particulièrement difficile. Et malgré justement des effectifs insuffisants, l’accueil est vraiment remarquable, à l’hôtel de ville d’Argenteuil comme dans l’ensemble des maisons de quartiers de la Ville. Et pas besoin d’enquête pour le savoir.