mardi 16 octobre 2018

IVème Internationale : il y a 80 ans… Ce vendredi, une réunion organisée par Lutte ouvrière


Cercle Léon Trotsky
Le trotskysme, seul programme pour l'émancipation des exploités
Ce vendredi 19 octobre à 20h30
Palais de la Mutualité
24 rue Saint Victor - Paris 5e
Métro : Maubert-Mutualité
Participation aux frais : 3 €
Ce Cercle Léon Trotsky sera diffusé en direct sur https://www.lutte-ouvriere.org/direct.


lundi 15 octobre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 15 octobre 2018


Même pour le climat, le capitalisme nous mène à la catastrophe !

Des dizaines de milliers de personnes ont participé ce week-end à des « marches pour le climat ». Ces manifestations font suite à la publication d’un rapport alarmant des experts climat de l’ONU. D’après ceux-ci, si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel, les conséquences peuvent devenir irréversibles d’ici une vingtaine d’années : cyclones plus violents et pluies extrêmes dans certaines régions du monde, vagues de chaleur et incendies dans d’autres, disparition de nombreuses espèces animales, sécurité alimentaire et santé des populations humaines menacées.

Limiter le réchauffement climatique serait possible : « Les lois de la physique et de la chimie le permettent », déclarait récemment l’un des auteurs de ce rapport. Mais les lois qui régissent l’organisation de la société sont celles du capitalisme, fondées sur la course au profit, la concurrence entre les patrons et les affrontements entre les États à leur service. Et tant qu’il en sera ainsi, aucune mesure susceptible d’empêcher la catastrophe climatique annoncée ne sera possible.

Des conférences réunissant les dirigeants du monde entier se tiennent régulièrement. Mais aucune de ces grandes messes médiatiques n’a jamais débouché sur la moindre mesure un tant soit peu contraignante. Fort de la toute puissance des États-Unis, Trump revendique cyniquement le droit de polluer pour l’industrie américaine. Il ne fait que souligner brutalement quelles sont les relations dans le monde capitaliste, basées exclusivement sur les rapports de force, où chaque État se montre avant tout préoccupé de défendre les intérêts de ses multinationales. 

Les chefs d’État, quelle que soit leur bonne ou mauvaise volonté supposée, sont tout aussi impuissants à résoudre le problème climatique qu’à faire face à la crise de leur économie. Même quand, soumis à la pression des opinions publiques, ils n’ont que l’écologie ou la défense de l’environnement à la bouche, leur action se limite à organiser des campagnes pour lutter contre le gaspillage, pour réduire l’usage du plastique et la place de la voiture…

Le plus souvent, quand des mesures sont prises, elles consistent à faire payer le consommateur au nom de la lutte contre la pollution. Ainsi, c’est au nom de la « lutte contre le diesel » que Macron et son gouvernement ont décidé d’augmenter les taxes sur les carburants. Les automobilistes, en particulier les millions de travailleurs qui n’ont pas d’autre choix pour se déplacer que de prendre leur véhicule, vont payer alors que ce sont les constructeurs automobiles qui ont développé le diesel, sans se soucier des conséquences pour l’environnement et la santé.

Dans la mesure où les préoccupations écologiques des consommateurs peuvent faire naître de nouveaux marchés, les capitalistes sont prêts à développer des technologies présentées comme respectueuses de l’environnement, à multiplier les labels verts et à vendre des produits prétendument bios… Mais la promesse de gain et d’enrichissement est le seul critère qui détermine leur choix. On l’a vu avec le scandale de l’amiante, utilisée à grande échelle alors qu’on savait que c’était un poison mortel, et qui fait encore chaque année 100 000 morts dans le monde. Dans leur course au profit, les capitalistes n’hésitent pas à saccager la nature, en se moquant autant des pollutions qu’ils provoquent que des conditions de travail des salariés qu’ils exploitent.

Pour être efficace, pour agir sur le climat qui ne connaît pas de frontières nationales, il faudrait planifier à l’échelle planétaire l’utilisation des ressources naturelles et la gestion des déchets en s’appuyant sur une volonté collective de défendre le sort de la planète et de l’humanité tout entière. Une telle organisation est totalement impossible dans le cadre du capitalisme fondé sur la propriété privée des grands moyens de production, la recherche du profit individuel et les lois du marché. Renverser ce système anarchique et incontrôlable est une nécessité pour permettre à l’humanité de maîtriser son destin et celui de la planète.

Les travailleurs n’ont aucun intérêt au maintien de ce système fondé sur l’exploitation. Placés au cœur de la production, ils sont les seuls à pouvoir mettre fin à la domination de la bourgeoisie et à réorganiser l’économie sur des bases collectives de façon à satisfaire les besoins de la majorité tout en préservant l’environnement. Plus que jamais, l’avenir de l’humanité en dépend.




Revenus des PDG : de grands écarts qui resteront bien cachés


La loi du secret



Dans la loi Pacte récemment adoptée, un volet a été supprimé par rapport au projet initial. Là où il était suggéré de rendre obligatoire, dans les grandes entreprises (plus de 1 000 salariés), la publication des rémunérations les plus basses et les plus élevées, seules les entreprises cotées en bourse seront obligées de publier la rémunération de leurs dirigeants, et elles n'auront à dévoiler que les salaires moyens et médians de l'ensemble de leurs salariés... dirigeants exclus.
Macron une fois de plus fait une fleur aux PDG des grandes entreprises, en permettant à une bonne part d'entre eux de continuer à cacher à leurs salariés et à l’opinion le fait qu'ils gagnent en moyenne 110 fois plus qu'un salarié du bas de l'échelle. En auraient-ils honte ?
Bien sûr, ces écarts seraient-ils affichés sur la place publique, que cela ne lèverait qu'un petit coin du voile. Car les salaires mirobolants des PDG ne forment qu'une fraction de leurs revenus, à côté des stock-options, et autres avantages personnels.
La transparence totale se serait la moindre des choses !

CICE 2019 : un cru exceptionnel pour le patronat


Cuvée « or », une couvée d’exception



La décision de Macron de transformer le CICE (crédit d'impôts compétitivité emploi) en baisse de « charges » pérenne pour les entreprises prend effet l'an prochain.
Ce CICE, créé en 2013 par Hollande, coûtait autour de 20 milliards d'euros par an à l'Etat, ce qui représentait déjà une belle ponction sur son budget et autant d'argent en moins pour les services au public.
Eh bien en 2019, année de transition du CICE « crédit d'impôts » au CICE « baisse de charges », les patrons vont cumuler les avantages des deux systèmes, et le montant du CICE sera de 42 milliards d'euros, le double du montant initial.
Censé aider les créations d'emploi et la reprise des investissements productifs ,il a eu, selon des experts pourtant pas soupçonnables de gauchisme, des effets « modestes » – c’est peu dire – sur l’emploi et « quasi nuls » sur les investissements productifs.
Eh oui, quand le gouvernement verse des milliards d'argent public dans les coffres des capitalistes, c’est à fonds perdus pour la collectivité.

Remplacement dans les écoles, 26 000 heures non remplacées


Éducation : un manque de personnel criant

Selon la fédération des parents d’élèves FCPE, il y aurait eu depuis la rentrée 26 600 heures de cours non assurées du fait des absences d’enseignants, essentiellement pour celles inférieures à deux semaines pendant lesquelles ils sont rarement remplacés.
Il n’en faut pas plus pour que les réactionnaires de tout poil crient déjà à l’absentéisme, comme si les enseignants n’avaient pas le droit d’être malades ou de participer aux journées de formation organisées par leur hiérarchie. Il est certain que l’absence d’un professeur, surtout dans les petites classes, pose un problème aux parents, à qui parfois on demande de garder leur enfant à domicile, et surtout à ses collègues qui se répartissent ses élèves alors qu’ils ont déjà des effectifs pléthoriques.
Mais la principale cause du non-remplacement des enseignants est avant tout la politique suivie ces dernières années. D’une part, les effectifs du corps enseignant ont diminué, et d’autre part, à cause du dédoublement d’un certain nombre de classes de CP – ce qui en soi est une bonne chose –, il a fallu pêcher dans le vivier des remplaçants, qui ne peuvent évidemment pas être à deux endroits à la fois.
Force est de constater que déshabiller Pierre ne suffit même plus à habiller Paul.

                                                                           M.L. (Lutte ouvrière n°2619)

                                                                                94 Citoyens


Côte d’Ivoire, Ghana, cacao …C’est parti pour la récolte... des profits


La fève aux œufs d’or pour les capitalistes du secteur



En Côte d'Ivoire et au Ghana, pays qui à eux deux produisent 60 % du cacao mondial, la récolte du cacao a commencé le 1er octobre. Comme la demande sur le marché mondial est en hausse, le cours du cacao a augmenté de 20 % depuis le début de l'année - la tonne se négociant désormais à plus de 2 000 dollars.
Cet autre « or noir » est donc une industrie fort lucrative... pour les grandes marques et la grande distribution, pas pour les petits producteurs, qui ne récupèrent en moyenne que 7 % de la valeur du produit fini et vivent presque tous dans la pauvreté.
Destruction de l'environnement à travers les déforestations sauvages, exploitation des travailleurs et notamment des enfants : la culture du cacao n'échappe pas à loi du profit.

Nielsen Cergy-Bezons : le PDG décide, et la vie des travailleurs trinque


Une diminution drastique sans mystère



Nielsen est une grande entreprise de statistiques économiques et commerciales. Elle était localisée jusqu’à présent à Cergy. Elle va être délocalisée à Bezons.
         Pour nombre de travailleurs, ce genre de changement n’est jamais bon, lorsque l’on habite à l’ouest du Val d’Oise, voire bien plus loin, par exemple.
         Des aménagements des horaires ont bien été prévus, mais pour la direction, c’est clair : que les travailleurs ne les prennent pas pour des acquis.
         Résultat de tout cela, les effectifs qui étaient il y a peu autour de 500, devraient chuter à 300 lors de l’atterrissage à Bezons.
         Vraiment, on se demande bien pourquoi…

dimanche 14 octobre 2018

Hôtel Hyatt Paris-Vendôme : grévistes délogés par des vigiles envoyés par la direction. Un communiqué de Lutte ouvrière d’hier vendredi 12 octobre


Solidarité avec les grévistes de l'hôtel Hyatt !

Communiqué 

En grève depuis le 25 septembre, les salariés de la société de nettoyage sous-traitante de l’hôtel Park Hyatt Paris-Vendôme, ont été violemment délogés, ce vendredi matin à 6h25, par des vigiles envoyés par la direction. Deux grévistes ont été blessés et ont dû être hospitalisés. L’un d’eux n’était toujours pas sorti de l’hôpital vendredi soir. La direction de cet hôtel de luxe, dont la suite la plus chère coûte 18000 euros la nuit, ne supporte pas que des femmes de ménage réclament 3 euros de l’heure d’augmentation, elle est prête à utiliser des méthodes de barbouzes pour casser cette grève. Elle envoie, malgré la loi, d’autres salariés pour faire le ménage.
Mais la préfecture de Paris, loin d’inculper les vigiles, s’en est pris une nouvelle fois aux grévistes, en envoyant la police qui les a encerclés pendant près de quatre heures pour les empêcher de se réunir devant l’hôtel.
Pour dénoncer ces méthodes de voyous et soutenir les grévistes qui réclament également la fin de la sous-traitance et leur embauche par l’hôtel, un rassemblement est prévu samedi 13 octobre à midi devant l’hôtel Hyatt, 5 rue de la Paix (métro Opéra).