mercredi 10 octobre 2018

Journée d’action du 9 octobre : de quoi être satisfait de ce premier pas


Un premier pas qui en appelle d’autres



Les scribes du patronat l’avaient déjà enterrée avant qu’elle ait eu lieu. La veille, le journal patronal Les Echos titrait un article : « La nouvelle journée d'action de la CGT et FO s'annonce peu suivie ce mardi ». Mais la réalité a déjoué les petits pronostics de ces messieurs. La manifestation parisienne appelée en particulier par la CGT, Solidaires et FO a connu un incontestable succès avec des dizaines de milliers de manifestants entre Montparnasse et Place d’Italie.
         Les travailleurs ont toutes les raisons de dénoncer les mauvais coups de Macron à leur encontre, qui ne fait qu’appliquer la politique du grand patronat de la finance et de l’industrie pour la conservation de leurs profits.
         Comme nous le disons dans notre Editorial de cette semaine : « Pour modifier le rapport de force en faveur des travailleurs, des journées d’action, même réussies, ne suffiront pas. Des luttes déterminées de grande ampleur, de véritables explosions sociales au caractère imprévisible, seront nécessaires. Mais il faut être conscient qu’il n’y a aucune amélioration à espérer pour les travailleurs, ni pour la majorité de la population, tant que l’emprise du grand capital sur l’économie n’aura pas été brisée et tant que le pouvoir de la bourgeoisie n’aura pas été renversé. »
         Certes, nous en sommes loin encore, mais le succès dans conditions difficiles actuelles de la journée de mobilisation d’hier est déjà bon pour le moral.


New Look, vieilles pratiques



Dans la manifestation, cette banderole a retenu toute notre attention. Il y a un magasin « New look » dans la galerie commerciale Côté Seine à Argenteuil où les travailleurs doivent être inquiets pour leur avenir, car leur enseigne veut fermer les deux-tiers de ses enseignes dans le pays.

Nathalie ARTHAUD dans la manifestation parisienne du 9 octobre

Italie : surenchère anti-migrants


Vive la réaction saine de la petite commune de Riace

  

La police de Salvini, le ministre de l'Intérieur italien d'extrême droite, a arrêté il y a quelques jours le maire de Riace, petite commune de Calabre, pour "aide à l'immigration clandestine". En fait, le gouvernement lui reproche d'accueillir dans sa commune des migrants, malgré la décision de la préfecture de lui supprimer l'accès au fonds européen de solidarité.
Face à la pression d'un gouvernement où extrême droite et Mouvement 5 Etoiles rivalisent de démagogie, la population de Riace ne s'en laisse pas conter : ce week-end, il y avait des milliers de manifestants dans les rues de la petite ville pour réclamer la libération du maire.

Hôpitaux psychiatriques : la colère gronde


Hôpital Pinel – Amiens : 90 jours de contestations



Cela fait plus de trois mois qu’à l'entrée de l'hôpital, des stands et des tentes, avec des banderoles, abritent les grévistes par roulements, y compris la nuit.
Ils protestent contre la dégradation générale de leurs conditions de travail et en particulier contre les suppressions de postes qui s'enchaînent.
Deux infirmiers pour 26 patients, cela réduit leur rôle aux soins de premières nécessités, excluant tout le volet relationnel de leur travail.
Le personnel réclame la création de soixante postes de soignants, ainsi que des postes de personnel technique.
L'ARS (Agence régionale de santé) et la direction de l'établissement ont cédé seulement 17 postes et qui plus est, en CDD.
Plusieurs dizaines d'hôpitaux psychiatriques sont en lutte, à un degré ou un autre, dans le pays. À Amiens, la lutte se poursuit, entre rassemblements devant le siège de la direction et manifestations devant l'ARS.
Et malgré les premiers froids, le piquet tient bon nuit et jour.

Argenteuil, crèches municipales, la municipalité peut aussi démissionner


Pour nous dire cela, un texte papier aurait tout autant convenu



Vendredi dernier, la municipalité a contraint les employés du service de la petite enfance à venir à une réunion à 19 heures, suite à l’annonce de la mise en « délégation de service public » de deux crèches municipales, dont nous avons parlé à plusieurs reprises sur le présent blog. Certes, les crèches accueillent les parents jusqu’à 19 heures. Mais après une dure semaine de travail, c’est dur de venir écouter des gens qui, au final, n’ont rien à nous dire.
         Et cela d’autant plus que la municipalité n’avait finalement rien à nous annoncer, sinon qu’avec ces deux crèches mises en DSP, elle en resterait là, pour l’instant au moins.
         Mais le cœur de son message a été de nous dire que ce service de la petite enfance proposé aux habitants ne faisait pas partie des attributions obligatoires des municipalités, histoire de sous-entendre : « Vous avez bien de la chance, nous pourrions très bien ne pas nous en occuper et liquider l’affaire ».
         La mise en place de centres de santé qui eux aussi n’étaient pas obligatoires, a marqué avec l’instauration de crèches municipales la volonté des municipalités PCF d’offrir des services de proximité utiles à la population. Et cela a marqué un incontestable progrès.
         Alors si ces réalisations ne sont pas obligatoires pour les municipalités, la présence de la municipalité actuelle d’Argenteuil qui tient ce discours ne l’est pas, tout autant. Si vraiment, cela leur déplaît, ils peuvent toujours démissionner.

mardi 9 octobre 2018

9 octobre, contre la politique de Macron au service des patrons, on se mobilise


A Paris, manifestation à 14 heures à Montparnasse, en direction de la place d’Italie


Goodyear - Amiens : les ex-ouvriers aux Prud’hommes


Licenciements « sans cause sérieuse »



Jeudi 4 octobre, quelque 850 ex-salariés de l'usine Goodyear d'Amiens faisaient comparaître leur ancien employeur devant le tribunal des Prud’hommes, délocalisé pour l’occasion au parc des expositions.
Ils contestent les raisons de leur licenciement que leur avocat a présenté comme « sans cause sérieuse ».
En effet, en 2004, la multinationale du pneumatique réalisait 2,5 milliards de dollars de bénéfices après impôt, soit le profit le plus important jamais affiché depuis sa création.
Plusieurs années après le fermeture de l'usine, quelques mois après la condamnation à de la prison avec sursis de sept militants, cette bataille d'une grande majorité des ex-ouvriers, même si elle reste sur le plan judiciaire, montre la détermination des Goodyear à ne pas rester sans réagir face à la morgue et à l'appétit de profit des actionnaires.

Val d’Oise, Cergy, projet de port de plaisance supplémentaire


Un projet qui pose bien des problèmes

C'est assez pharaonique, la "pyramide du Louvre" du maire PS comme disent certains dans le coin, ce projet qui veut multiplier par deux le nombre d’amarrages de bateaux de plaisance de Port-Cergy 1. L’objectif affiché : "booster l'attraction touristique de Cergy afin de changer quelque peu l'image de la ville"... mais cela pose bien des problèmes, en particulier pour ceux des habitants du lieu prévu, menacés d’expropriation, des retraités en particulier. Voir ci-dessous. 

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