mardi 9 octobre 2018
Goodyear - Amiens : les ex-ouvriers aux Prud’hommes
Licenciements « sans cause
sérieuse »
Jeudi 4 octobre, quelque 850
ex-salariés de l'usine Goodyear d'Amiens faisaient comparaître leur ancien
employeur devant le tribunal des Prud’hommes, délocalisé pour l’occasion au
parc des expositions.
Ils
contestent les raisons de leur licenciement que leur avocat a présenté comme
« sans cause sérieuse ».
En effet,
en 2004, la multinationale du pneumatique réalisait 2,5 milliards de dollars de
bénéfices après impôt, soit le profit le plus important jamais affiché depuis
sa création.
Plusieurs
années après le fermeture de l'usine, quelques mois après la condamnation à de
la prison avec sursis de sept militants, cette bataille d'une grande majorité
des ex-ouvriers, même si elle reste sur le plan judiciaire, montre la
détermination des Goodyear à ne pas rester sans réagir face à la morgue et à
l'appétit de profit des actionnaires.
Libellés :
condition ouvrière
Val d’Oise, Cergy, projet de port de plaisance supplémentaire
Un projet qui pose bien des problèmes
C'est assez pharaonique, la
"pyramide du Louvre" du maire PS comme disent certains dans le coin,
ce projet qui veut multiplier par deux le nombre d’amarrages de bateaux de
plaisance de Port-Cergy 1. L’objectif affiché : "booster l'attraction
touristique de Cergy afin de changer quelque peu l'image de la ville"...
mais cela pose bien des problèmes, en particulier pour ceux des habitants du
lieu prévu, menacés d’expropriation, des retraités en particulier. Voir
ci-dessous.
Transdev-TVO Argenteuil : des conducteurs en grève
C’est tous ensemble qu’il faut lutter
Des organisations syndicales
appellent aujourd’hui à la grève chez Transdev-TVO à Argenteuil, la compagnie
qui dessert une partie du réseau de bus d’Argenteuil et de la région. C'est la première fois depuis longtemps.
En
jeu, les conditions de travail et le salaire de base.
Transdev
est une multinationale présente dans 20 pays et qui fait un chiffre d’affaires
de près de 7 milliards. Les profits sont à l’avenant. De quoi effectivement
satisfaire les revendications.
Les
travailleurs qui ont choisi cette journée interprofessionnelle du 9 octobre
pour se mobiliser ont eu raison de le faire. Car c’est tous ensemble que nous
pourrons imposer des revendications finalement communes à l’ensemble des
travailleurs du pays, quelle que soit la branche d’activité.
lundi 8 octobre 2018
Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce dimanche 7 octobre 2018 en vue du 9 octobre : « Travailleurs, chômeurs et retraités ont toutes les raisons de protester ! »
Après avoir fait la morale à un
jeune chômeur il y a plusieurs semaines, Macron n’en finit pas d’étaler sa
morgue. Interpellé lors d’un déplacement, il y a quelques jours, par une
retraitée évoquant le faible niveau de sa pension, il lui a répondu :
« La seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est se
plaindre. »
Macron, à l’image du patronat
dont il sert les intérêts, rêve de voir les travailleurs se laisser exploiter,
licencier et pressurer en silence. Eh bien, raison de plus pour lui montrer à
chaque occasion que les travailleurs n’acceptent pas sa politique et entendent
bien s’y opposer !
Les retraités qui protestent
contre la baisse de leurs revenus ont raison ! Aspirer à vivre à l’abri du
besoin après une vie de travail, c’est tout de même la moindre des choses.
Il y a de quoi être écœuré que
Macron ose en appeler à la solidarité des retraités pour justifier les mesures
qui les frappent, comme l’augmentation de la CSG et le gel des pensions. Macron
s’attaque aux retraités pour les mêmes raisons qui l’amènent à vouloir réduire
les droits des chômeurs, à diminuer toutes les dépenses de l’État en faveur des
services publics utiles à la population, comme la santé, l’éducation, le
logement… Toutes ces économies, qui touchent en premier lieu les classes
populaires, servent à financer les cadeaux fiscaux accordés au grand patronat
et à une minorité de riches privilégiés !
Après avoir « réformé »
le Code du travail, c’est-à-dire réduit les droits des travailleurs, Macron a
confirmé sa volonté de « réformer » les retraites. Là encore, il faut
s’attendre à de nouvelles attaques et à une régression pour de nombreuses
catégories de travailleurs.
Macron prétend vouloir mettre en
place « un système plus juste ». Mais tant que les travailleurs se
voient prélever une partie du salaire pour payer leur retraite, il n’y a aucune
justice ! Les retraites devraient être intégralement financées par les
patrons qui s’approprient les richesses créées par les travailleurs. Voilà le
seul système qui serait juste. Mais cette justice-là, celle des travailleurs,
il faudra l’imposer !
Avec son mépris, Macron met le
doigt sur ce qui doit nous servir de leçon. Pour faire reculer ceux qui nous
exploitent et nous dirigent, il faut nous faire craindre. Nous en avons la
force collective. La classe ouvrière n’a pas à accepter de voir ses conditions
d’existence sacrifiées pour permettre à une minorité de possédants de
s’enrichir.
Le 9 octobre, plusieurs
confédérations syndicales appellent à faire grève et à manifester contre la politique
de Macron. Il faut bien sûr se saisir de cette possibilité de protester contre
les attaques gouvernementales et patronales.
Pour modifier le rapport de force
en faveur des travailleurs, des journées d’action, même réussies, ne suffiront
pas. Des luttes déterminées de grande ampleur, de véritables explosions
sociales au caractère imprévisible, seront nécessaires. Mais il faut être
conscient qu’il n’y a aucune amélioration à espérer pour les travailleurs, ni
pour la majorité de la population, tant que l’emprise du grand capital sur
l’économie n’aura pas été brisée et tant que le pouvoir de la bourgeoisie
n’aura pas été renversé.
Alors que son système économique
s’enfonce dans la crise, la classe capitaliste ne peut espérer augmenter ses
profits qu’en aggravant l’exploitation, le chômage et la précarité. C’est pour
répondre à la rapacité de cette minorité de profiteurs que les gouvernements,
quel que soit le parti au pouvoir, mènent une véritable guerre sociale aux
travailleurs.
Se débarrasser de la domination
de cette classe de bourgeois parasites, qui conduit la société vers la
catastrophe d’une crise économique plus grave encore que celle dans laquelle
elle s’enfonce, est une nécessité pour toute l’humanité.
La classe ouvrière est la seule à
pouvoir mener cette transformation sociale jusqu’au bout, jusqu’à la
destruction totale du capitalisme. Les travailleurs sont à la base de tout.
Dans tous les secteurs d’activité, ils font tout fonctionner et sont à
l’origine des richesses qu’une minorité accapare aujourd’hui.
Ce rôle social indispensable leur
donne la capacité de réorganiser totalement l’économie, de façon à satisfaire
les besoins du plus grand nombre.
Mais pour pouvoir mettre en œuvre
la force immense dont ils disposent, les travailleurs auront besoin de
s’organiser en se fixant consciemment l’objectif de prendre les commandes de la
société.
Agenda militant et culturel
Mardi
9 octobre
À
14h00
Manifestons
le 9 octobre contre Macron et les attaques patronales
Plusieurs
confédérations syndicales appellent, le 9 octobre, à une journée
interprofessionnelle de grève et de manifestations contre la politique
antiouvrière du gouvernement. Il faut s’en saisir pour exprimer sa protestation
et montrer qu’après la mobilisation des cheminots du printemps dernier, Macron
et les patrons n’en ont pas fini avec les luttes des travailleurs. Lutte
Ouvrière appelle à participer à cette manifestation et, à Paris, le
rendez-vous du cortège est à 14h00 à Montparnasse, à l'angle de la rue de
l'Arrivée et du boulevard du Montparnasse.
A
18 heures 30
Une
rencontre avec l’historien Gérard NOIRIEL pour son livre « Une histoire populaire de la France »
A la
librairie Le Presse-papier
Avenue
Gabriel Péri à Argenteuil
Vendredi
19 octobre
Cercle
Léon Trotsky
Le
trotskisme, seul programme pour l'émancipation des exploités
À 20h30
Palais de
la Mutualité
24 rue
Saint Victor - Paris 5e
Métro :
Maubert-Mutualité
Participation
aux frais : 3 €
Libellés :
agenda militant
Park Hyatt Paris : 5 étoiles pour les richards, bas salaires pour les travailleurs
Ces 3 euros qu’on leur refuse
Le Park Hyatt est un 5 étoiles
des beaux quartiers parisiens. En 2017, il a fait 8 millions de bénéfices avec
sa clientèle huppée et en exploitant ses salariés dont beaucoup gagnent à peine
le smic.
Depuis le
25 septembre, une trentaine d'entre eux font grève pour obtenir trois euros
d'augmentation et le remboursement de tous leurs frais de transport. Et ils le
font savoir en occupant et sonorisant les abords du palace dès 7 heures du
matin.
Un réveil
lutte de classe pour la direction et sa clientèle de luxe.
Inscription à :
Commentaires (Atom)



