vendredi 5 octobre 2018

Education, scolarisation obligatoire pour TOUS les enfants


La scolarisation de tous les enfants, un droit, une obligation

 
Ah bon ?

Deux familles en grande difficulté ont été hébergées en urgence dans une petite commune de la vallée de Montmorency. Mais les enfants n'ont pas été scolarisées à la rentrée, ce que la loi oblige pourtant à faire. Il a fallu qu'une association de parents d'élèves intervienne, écrive au maire, lui rappelant la loi pour qu'enfin, 4 semaines après la rentrée, les enfants puissent prendre le chemin de l'école.
Ce n'est pas la première fois qu'un élu s'affranchit dans le Val d’Oise des lois, la FCPE avait dû même faire condamner par la justice la maire de St Gratien il y a quelques années pour une affaire similaire.

Education à Argenteuil. L’Ecole mérite mieux. Alors, encore un effort !


Cela ne passe vraiment pas

 
Classe de découverte (ph. ac. de Versailles)

Les enseignants des écoles primaires de la Ville viennent d’apprendre que seuls les classes de cycle III (CM1, CM2 et 6ème) pourraient bénéficier de la subvention municipale de 90 euros par élève pour l’organisation de séjours telles les classes vertes ou de découverte. Rien pour les classes des cycles I et II.
         Pour résumer, cela signifie que les projets prévus pour ces classes tombent à l’eau pour cette année.
         Certes, ces subventions représentent un gros effort pour les finances de la Ville. Mais, en contrepartie, la réalisation de tels séjours apporte énormément pour les élèves, pour l’Ecole et les familles.
         Et comme dirait l’adjoint aux finances, ces dernières se portent beaucoup mieux. Alors…
         Alors, la municipalité qui déclare l’Ecole sanctuarisée à Argenteuil doit simplement revoir sa copie.


Voir les commentaires. A suivre donc...

jeudi 4 octobre 2018

Migrants, La Méditerranée, un charnier


Le grand cimetière sous les flots 



Au mois de septembre, un migrant sur cinq qui a tenté la traversée de la Méditerranée serait mort. Depuis une dizaine d'années, selon diverses estimations, 30 000 personnes auraient trouvé la mort en tentant de rejoindre l'Europe depuis la Libye. La Méditerranée est devenue un charnier !
Cette hécatombe résulte de la fermeture, les unes après les autres, des routes migratoires par les gouvernements européens. Et aujourd'hui, l'un des rares navires à se porter au secours des naufragés, l'Aquarius, n'a même plus de pavillon qui l'autorise à naviguer.
La responsabilité des grandes puissances dans la situation catastrophique des pays dont partent les migrants est évidente. Et leurs gouvernants continuent à condamner à mort des femmes et des hommes qui ne cherchent qu'à trouver un lieu où ils puissent simplement gagner leur vie et faire vivre leur famille.

Niches fiscales, et des services publics utiles à la population à la dérive


Les riches à la niche



En 2018, le montant total des 457 avantages fiscaux, autrement dit des niches fiscales, dépassera les 100 milliards d'euros en France. Ces niches profitent à ceux qui ont du patrimoine, du personnel domestique, des parts dans des sociétés et aux entreprises elles-mêmes. Ainsi le Crédit impôt compétitivité emploi (CICE) représentera à lui seul cette année plus de 20 milliards d'euros d'exonérations.
        Selon le gouvernement, ces cadeaux fiscaux servent à « encourager l'investissement et l'emploi » et à « booster la croissance »... On en voit les résultats ! Ce qui est boosté, ce sont les profits des sociétés et les fortunes des bourgeois plus ou moins grands. Quant aux classes populaires, elles sont invitées à payer les déficits publics engendrés par les niches des riches.

Ehpad : le diagnostic est mille fois déjà fait !


La réponse est déjà mille fois connue

  

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a lancé lundi 1er octobre un débat public sur la dépendance des personnes âgées, intitulé : «Comment mieux prendre soin de nos aînés ?» Les personnels des Ehpad n'ont pas besoin d'un débat pour connaître la réponse. Ils se battent depuis des mois pour réclamer des moyens, un encadrement en infirmières et aides-soignantes adapté aux soins et à l'attention qu'exige le respect pour les anciens.
Les Ehpad privés sont pour leurs actionnaires des entreprises comme les autres : des usines à cash ; les Ehpad publics sont logés à la même enseigne que l'ensemble du secteur de la santé publique : faire des économies par tous les bouts. Dans les deux cas, les personnels et les personnes âgées sont méprisés.
Les luttes engagées par les personnels des Ehpad sont la meilleure réponse à apporter à la ministre de la Santé et au gouvernement.

Oise, Val d’Oise, santé publique en danger


Une seule solution, la mobilisation !

 
Ehpad de Méru

Fermeture de l’EHPAD de Méru, fermeture de l’unité de soin de Carnelle à Saint-Martin du Tertre, rien de va plus à la limite de l’Oise et du Val d’Oise.
         Aujourd’hui, un rassemblement aura lieu à l’hôpital de Beaumont-sur-Oise dont dépend Carnelle, de 13 heures45 à 14 heures, à l’entrée de l’hôpital, à l’appel de la CGT, de Sud, et de l’UNSA, une unité qui est une première.
         A Méru, pour la défense de l’EHPAD, c’est une manifestation qui aura lieu à partir de 10 heures le samedi 20 octobre. Nous y reviendrons.

Bien à l’image des problèmes actuels des hôpitaux

Plusieurs jours de suite, ces derniers jours, il a fait très froid la nuit. Sauf qu’à l’hôpital de Pontoise le chauffage n’était pas allumé et il y a eu rupture du stock de couvertures. Celles-ont été rationnées.
         Tant pis pour tous ces malades qui ont eu beaucoup de mal à trouver dans ces conditions le sommeil.

Grand patronat et Macron : seules les luttes peuvent faire qu'ils paient


Travailler à renforcer la lutte de notre classe

 
La seule voie

Samedi dernier, alors que nous menions nos propres activités dans le centre commercial de la cité Joliot-Curie, non loin de nous, les militants du mouvement des « Insoumis » de Jean-Luc Mélenchon distribuaient un petit tract mais très révélateur de ce qui distingue les militants « Lutte de classe » et les militants électoralistes. Au verso, une dénonciation des mauvais coups opérés par Macron et son gouvernement depuis l’été 2017. Rien à dire. Mais au recto, ou inversement, une incitation à s’inscrire sur les listes électorales avec le texte suivant : « En 2018, je m’inscris. En 2019, je vote pour le faire payer ! Le 26 mai, on votera pour les élections européennes. Macron méprise le peuple, mais le peuple peut lui faire payer sa politique. Votons pour le faire payer ! Votons pour la France insoumise ! »
         Nous verrons en temps utile quel résultat Macron obtiendra lors des élections européennes. Qu’il y obtienne une cuisante défaite ne sera certes que ce qu’il aura mérité. Mais ce n’est certainement pas un résultat électoral qui fera que le monde du travail soit en mesure de le faire payer, c’est-à-dire que le grand patronat dont il n’est que le serviteur zélé accepte de le faire. Et ce n’est pas les futurs états d’âme de Macron et de son camp qui nous intéressent aujourd’hui, mais la remontée du moral et de la combativité du monde du travail.   
         En tout cas, notre rôle est d’indiquer à notre classe, et cela à tout moment et dans toutes les circonstances, que c’est seulement l’amélioration de ses positions dans le rapport de force avec la bourgeoisie qui peut lui permettre non seulement d’imposer les revendications de l’heure mais de donner une issue à la crise de la société.

mercredi 3 octobre 2018

Education : enseignement professionnel, le gouvernement en marche pour baisser le niveau de culture de la jeunesse ouvrière


Lycée professionnel : une réforme inacceptable 

Jeudi 27 septembre, les enseignants et employés des lycées professionnels étaient appelés à faire grève et à manifester. Ils refusent une réforme qui réduit l’enseignement délivré aux lycéens, permettant au gouvernement de supprimer à terme 3 500 postes.
L’objectif est de développer l’apprentissage patronal au détriment de la formation professionnelle en établissement scolaire.
En 2008 déjà, la précédente réforme avait privé les élèves de lycée professionnel d’une année de scolarité, sous prétexte qu’ils pouvaient préparer le baccalauréat en trois ans au lieu de quatre. Avec la réforme programmée pour septembre 2019, la baisse des heures continue. Une dizaine de semaines de cours sera supprimée sur les trois années du bac professionnel. D’ores et déjà le nombre de places ouvertes pour le concours d’enseignant est en nette diminution.
Certaines filières sont particulièrement visées comme la filière gestion administration (GA) menacée de disparition. Les professeurs des spécialités concernées sont incités à se reconvertir en changeant de discipline, ce qui n’est pas toujours possible, ou en quittant l’enseignement.
Cette réforme permet aussi de remplacer de plus en plus l’école par l’apprentissage, non seulement dans les centres de formation d’apprentis gérés par les chambres patronales, mais dans les établissements scolaires eux-mêmes. Le ministre veut de l’apprentissage dans tous les lycées professionnels, ce qui signifie bien souvent un apprentissage de l’exploitation.
Enfin, et c’est bien à l’image du mépris de classe de ce gouvernement, comme de ses prédécesseurs, les enseignements généraux vont fortement diminuer et ne seront envisagés, de manière étroite, qu’en lien avec la vie professionnelle. Il n’est plus guère de mode de faire du français, de la littérature ou de l’histoire-géographie dans un but d’ouverture culturelle, mais bien dans un but strictement utilitaire… pour les futurs employeurs, s’ils existent.

                                          Christian CHAVAUX (Lutte ouvrière n°2617)