dimanche 23 septembre 2018

Argenteuil, évènements associatifs communaux, visite de l’Atrium


La maman des poissons n’est pas satisfaite de l’Atrium

 
Même les poissons manquaient d'air

Il était normal que L’Atrium, nouveau lieu dédié aux associations dans le quartier du Val-Nord, soit inauguré par une activité en rapport avec l’eau. C’est donc chose faite depuis hier avec le salon d’aquariophilie organisé par l’association bien nommée AVOBACS.
         Sauf qu’heureusement que nos amis les poissons étaient du genre minus et que les plus gros n’étaient pas de la partie, parce que question espace, l’aquarium, pardon l’Atrium, c’était plutôt limité !
         On peut estimer à 200 personnes la limite des présents pour coexister correctement en même temps dans cet espace.
         Heureusement, le complexe Jean Vilar est toujours debout, car cet Atrium ne peut pas accueillir les évènements d’ampleur. La municipalité doit en tirer les conclusions. Atrium pour de petits évènements, et pour les plus grands, un complexe Jean Vilar rénové. 
          En attendant, la maman des poissons rejoint le Comité Jean Vilar ! DM

Culture, « Une histoire populaire de la France », Gérard Noiriel à Argenteuil le mardi 9 octobre prochain


Une histoire populaire de la France, l’ouvrage d’un militant de l’éducation populaire mais surtout d’un grand historien

 L’Association Sous Les Couvertures nous informe



Mardi 9 octobre
A la librairie du Presse-Papier
28 avenue Gabriel Péri à Argenteuil
Rencontre avec Gérard NOIRIEL
A 18 heures 30
Autour de son livre
« Une histoire populaire de la France »


Extrait de l’Introduction 

« La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle, dans cette histoire populaire de la France, j’ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires. Le but étant de mettre cette vaste réflexion à la disposition du plus large public, j’ai adopté la forme du récit en m’efforçant de présenter sous une forme simple des questions parfois très compliquées. »
« Pour moi, le “populaire” ne se confond pas avec les “classes populaires”. L’identité collective des classes populaires a été en partie fabriquée par les dominants et, inversement, les formes de résistance développées au cours du temps par “ceux d’en bas” ont joué un rôle majeur dans les bouleversements de notre histoire commune. Cette perspective m’a conduit à débuter cette histoire de France à la fin du Moyen Âge, c’est-à-dire au moment où l’État monarchique s’est imposé. Appréhendé sous cet angle, le “peuple français” désigne l’ensemble des individus qui ont été liés entre eux parce qu’ils ont été placés sous la dépendance de ce pouvoir souverain, d’abord comme sujets puis comme citoyens. »
« Ce qui permet d’affirmer le caractère « populaire » de l’histoire de France, c’est le lien social, c’est-à-dire les relations qui se sont nouées au cours du temps entre des millions d’individus assujettis à un même État depuis le XVe siècle, et grâce auxquelles a pu se construire un « nous » Français. Les classes supérieures et moyennes ont été dans l’obligation de tenir compte des activités, des points de vue, des initiatives, des résistances, propres aux classes populaires, afin de mettre en œuvre des formes de développement autres que celles qu’elles avaient imaginées au départ. Et réciproquement, les représentations du peuple français que les élites ont construites au cours du temps, les politiques qu’elles ont conduites, ont profondément affecté l’identité, les projets, les rêves et les cauchemars des individus appartenant aux classes populaires. » 

Mardi 9 octobre
A la librairie du Presse-Papier
28 avenue Gabriel Péri à Argenteuil
Rencontre avec Gérard NOIRIEL
A 18 heures 30
Autour de son livre
« Une histoire populaire de la France »

samedi 22 septembre 2018

Retraités, trois pas en arrière, un demi-pas pas en avant, c’est la politique du gouvernement


Philippe en mode déminage sur les retraites



Après avoir amputé le pouvoir d’achat des retraités par la hausse de la CSG, le Premier ministre vient d’annoncer un geste d’environ 350 millions.
Voilà qui ressemble beaucoup à un cautère sur une jambe de bois, qui ne trompera aucun des travailleurs en retraite ayant de plus en plus de mal à boucler son budget.

Mélenchon se pose en garde-frontières


Au lieu de dénoncer le capitalisme et la bourgeoisie…



Dans son discours de rentrée, Mélenchon a, une fois de plus, désigné l’Union européenne comme la responsable de tous les maux qui frappent les classes populaires. Pas question pour lui d’accuser le système capitaliste et la bourgeoisie. Face au drame des migrants, tout en se réclamant du « devoir d'assistance à personne en détresse », il rejette l’idée de « liberté d'installation ». Il invoque même le « besoin des frontières » au nom d’un prétendu « protectionnisme solidaire ». Un non-sens ! Comment peut-on hérisser des frontières sous prétexte de se protéger tout en se déclarant solidaire ? Non, il faut la liberté de tous de circuler, de s’installer, de travailler et de vivre là où on veut, là où c’est possible.

Collomb : itinéraire d’un serviteur de la bourgeoisie


Une carrière au service des riches et de l’ordre



 Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, a décidé de quitter dans quelques mois le gouvernement de Macron pour faire campagne pour la mairie de Lyon : il évoque vaguement quelques désaccords, sur la baisse de pouvoir d’achat des retraités, mais l’augmentation de la CSG n’est pas nouvelle et il ne l’avait jamais critiquée jusque-là. Il craint probablement surtout de perdre des voix aux prochaines élections.
     A la tête de la municipalité et de la Métropole à Lyon avant 2017, il défendait les intérêts des patrons locaux comme Mérieux et Aulas ; il a soutenu les suppressions de postes dans les hôpitaux et la fermeture de l’Hôtel-Dieu, transformé en hôtel de luxe ; il faisait pression sur les conditions de travail des salariés. Il n’a pas été dépaysé dans ce gouvernement de combat contre tous les travailleurs.
     Après avoir fait la chasse aux Roms à Lyon, il a endossé la responsabilité d’organiser la chasse aux migrants sur le plan national.
     Les travailleurs lyonnais ne pouvaient attendre rien d’autre de ce serviteur dévoué aux intérêts des possédants et de la bourgoisie.

Conseil municipal, Crèches municipales à Argenteuil : le début de la municipalisation totale de cette activité ?


Contre les intérêts des enfants, des familles, et des personnels

 
Le blé... pour les intérêts privés

Les crèches municipales sont dans le collimateur de la municipalité. Elle voudrait s’en débarrasser complètement qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. La question est à l’ordre du jour du conseil municipal de mardi prochain.
         Mardi, il s’agit d’entériner la mise en « délégation de service public » de la crèche municipale Le blé en herbe et d’une autre structure à construire boulevard Jeanne d’Arc.
         On peut aisément imaginer que c’est le premier pas d’une liquidation des crèches municipales.
         Si des activités publiques peuvent amener du profit, les groupes privés sont prêts à les investir. Ce secteur des crèches en est un.
         En décidant d’aller sur cette voie pour les crèches, la municipalité répond à leurs attentes.
         Tant pis pour le contrôle en direct que la Ville exerçait sur ce service. Tant pis pour la situation et les conditions de travail des personnels. Tant pis pour le service public utile à la population…
         Il n’est pas dit que la question passe aussi facilement que le souhaite la municipalité…

Conseil municipal d’Argenteuil (2), vente de la « friche Balzac » au groupe Life


Life, « vie », mais quelle vie de quartier ?

 
Le lieu d'un grand gâchis...

Sorti du secret des dieux, une question de ce prochain conseil porte sur la vente à un groupe privé de l’immobilier, le groupe Life, de la « friche Balzac » qui était naguère le « trou Balzac » et qui fut à l’origine le site d’une tour amiantée, tentative de mini tour d’affaires.
         C’est sur cette friche qu’il fut un temps question de construire une annexe de l’Ecole alsacienne. Quand ce projet fut abandonné, un autre lui succéda, celui de la construction d’un lycée privé catholique dont les habitants n’ont jamais été informés de l’abandon.
         Voilà donc un nouveau projet immobilier. Il est sûr qu’à côté de la gare du Val, les promoteurs s’en pourlèchent déjà les babines. Il y a bien la mise en place de services privés, mais l’essentiel des 12 000 mètres carrés qu’il est prévu de lotir concernent bien la construction de logements.
         Mais si le projet se concrétise, que trouveront les futurs locataires ?
Certains services publics sont inexistants dans le quartier. Les effectifs du collège du secteur explosent. Le bureau de poste est quant à lui totalement sous-dimensionné...
         C’est ces questions-là qu’il faudrait régler en priorité avant d’offrir au secteur privé l’occasion de réaliser de nouveaux jolis profits.

vendredi 21 septembre 2018

Macron et le chômage : de macronerie en macronerie


Chômage : trouver du travail en traversant la rue ?

 « Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue et je vous trouve un travail. » C’est ainsi que Macron a répondu à un chômeur de 25 ans l’ayant interpellé dans les jardins de l’Élysée à l’occasion des Journées du patrimoine, samedi 15 septembre, sur ses difficultés à trouver un emploi.



« J’avais envie de lui dire : dans ce cas-là, venez avec moi en chercher ! », a réagi à juste titre le jeune homme quelques jours plus tard, au micro d’Europe 1. Mais Macron s’en est bien gardé, car peu lui importait de savoir si les cafés et restaurants de l’autre côté de la rue recrutent vraiment du personnel, de même qu’il se moquait de savoir que le jeune auquel il s’adressait ait suivi une formation d’horticulteur. Pour ce représentant du patronat, les travailleurs n’ont pas à exprimer d’exigences : ils doivent tout accepter, être flexibles et corvéables, se laisser exploiter et licencier en silence.
L’arrogance d’un Macron a de quoi révolter. Des millions de femmes et d’hommes au chômage enchaînent les petits boulots, les CDD, les missions d’intérim ou les formations, sans pour autant parvenir à trouver un emploi stable. Le jeune auquel s’est adressé Macron racontait lui-même : « J’ai déjà travaillé dans la restauration, j’ai déjà fait de la plonge. Aujourd’hui, j’envoie des CV et je reçois des lettres et des lettres de refus. (...) Pourquoi je me lève à 6 heures pour aller chercher du travail, alors que je sais la réponse ? Malgré tout, je le fais quand même. »
Plus de six millions de femmes et d’hommes sont aujourd’hui privés de travail. Et ce n’est pas parce qu’ils ne feraient pas assez d’efforts pour en trouver, contrairement à ce que prétendent des politiciens comme Macron. C’est parce que le patronat ne cesse de licencier et de supprimer des emplois, se contentant le plus souvent d’avoir recours à des contrats précaires.
L’attitude de Macron est d’autant plus choquante que sa politique, en donnant plus de liberté aux entreprises pour licencier et en supprimant massivement des emplois dans la fonction publique, contribue à alimenter le chômage.
Sa petite phrase s’inscrit dans une campagne contre les chômeurs qui n’est pas nouvelle : tous les gouvernements y ont eu recours pour masquer le fait que, faute de s’en prendre au patronat, ils ne peuvent rien faire pour diminuer le chômage. Macron montre que le mépris et la stupidité de la classe de privilégiés qu’il sert à la tête de l’État sont bien son mode de pensée.

                                                       Marc RÉMY (Lutte ouvrière n°2616)