lundi 3 septembre 2018

Argenteuil, exposition « Argenteuil et la Grande guerre » du 15 septembre au 27 janvier 2019


Beau projet. Seulement des horaires à élargir largement !



Pour terminer les évènements du centième anniversaire de la Première guerre mondiale, la Ville d’Argenteuil organise du 15 septembre prochain au 27 janvier 2019 une exposition intitulée « Argenteuil et la Grande guerre ». Elle aura lieu à l’Atelier, cet ex-bâtiment industriel sis dans les jardins de l’Abbaye, qui a été rénové et transformé en beau local d’exposition.
         De très nombreux évènements auront lieu parallèlement à l’exposition. Bref, une belle initiative dont nous rendrons compte quant au contenu.
         Nous avons d’autant plus été surpris à la lecture des horaires d’ouverture au public annoncés : les mercredis, vendredis, dimanches, de 15 heures à 18 heures, seulement. Oui, seulement.
         Les moyens mis pour la réussite de cette exposition nécessitent une amplitude d’ouverture beaucoup plus large. Il y a tout de même des employés municipaux, inaptes pour leur ancien poste, qui seraient sans doute totalement satisfaits de participer à un tel évènement en permettant son ouverture bien plus longtemps.
         La municipalité doit revoir sa copie sur ce plan.

dimanche 2 septembre 2018

Argenteuil Education -rentrée catastrophe- collège Jean Jacques Rousseau. Les syndicats nous informent (Lire au début le 31 août, et non le 31 septembre !)

 




Argenteuil Education –rentrée catastrophe (2) –dans une école d’un quartier populaire


Enseignement de la morale façon Education nationale


Dans un quartier populaire de la Ville, un groupe scolaire est classé « éducation prioritaire ». A ce titre, il aurait dû bénéficier de très nombreuses classes à « 12 » au niveau des CP et des CE1. En tout cas, en juin dernier, 11 classes étaient prévues pour cette rentrée.
         Lors de la « prérentrée » de ce vendredi, en fin d’après-midi, la direction académique du Val d’Oise a transmis aux enseignants de cette école que ce n’était plus 11 mais seulement 10 classes que le groupe scolaire devrait comprendre demain lundi. Deux CP qui avaient été dédoublés en vue des 12 élèves promis ne l’étaient plus. Ils étaient réunis dans une seule classe de 24 élèves avec deux enseignants. Aux enseignants, pour la direction académique, de se débrouiller d’ici lundi pour mettre sur pied la nouvelle structure de 24 élèves !
         Bien évidemment, les enseignants unanimes ne l’entendent pas de cette oreille.
         C’est bien plutôt à la direction académique de revenir en arrière d’ici lundi, et de mettre en place ce qui avait été promis en juin, comme la moindre des morales l’exige…
         A suivre donc.

La Poste – CNP : mariage en vue


Le Monopoly du gouvernement



Le 1er groupe d'assurance français, CNP, serait en passe de racheter les parts de l'État dans le groupe La Poste, En plus du courrier, de la banque et de la téléphonie mobile, les postiers devront donc placer des assurances. Leur charge de travail, déjà très importante, risque de s'alourdir encore, car il est peu probable que les effectifs suivent, au contraire.
Les postiers s'inquiètent d'une éventuelle privatisation. En effet, même si la CNP est un groupe public, l'opération va nécessiter l'ouverture du capital de La Poste. Le gouvernement jure ses grands dieux qu'il n'en sera rien et que le groupe restera public. On avait déjà entendu ça à propos d’Air-France ou de l’EDF. En tout cas, cela n’annonce pas une amélioration des services au public. Bien au contraire.

Argenteuil -services publics, la poste- la catastrophe


Sans complexe

 
Cela donne à peu près cela (Photo Le Maine Libre)

Puisque nous évoquons La Poste, le bureau de poste de la galerie commerçante de Joliot-Curie était fermé hier matin, samedi 1er septembre.
         Le samedi matin 1er septembre !
         Un samedi, et le premier jour du mois, des jours particulièrement importants pour les milieux populaires, pour ceux qui travaillent en semaine, et pour tous pour qui le 1er jour du mois est celui où la paie est arrivée.
         Et a contrario de ce qui était mis sur la porte du bureau, ce genre de fermeture inopinée n’a rien d’exceptionnel.

Birmanie –Bangladesh- Massacre des Rohingya : hypocrisie des grandes puissances. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Massacre des Rohingya : hypocrisie des grandes puissances

Samedi 25 août, un an après leur exode massif de Birmanie pour fuir les persécutions et les massacres de l’armée, des milliers de Rohingya, réfugiés dans les camps situés au Bangladesh, ont manifesté.
Il y a un an en effet, l’armée birmane lançait une offensive de grande ampleur contre les populations rohingya concentrées dans l’ouest du pays. Comptant plus d’un million de membres, cette minorité de confession musulmane dans un pays dominé par les courants bouddhistes intégristes, et de longue date victime des exactions du pouvoir, a été déchue de la nationalité birmane depuis 1982 et n’a accès ni aux emplois, ni aux écoles, ni aux soins.
Le 25 août 2017, l’armée birmane s’est déchaînée contre les populations civiles : villages incendiés, femmes violées, assassinats de sang-froid devant les proches.La population rohingya a été réduite à fuir massivement. Aujourd’hui 700 000 de ses membres grossissent les camps de fortune du district de Cox’s Bazar, au Bangladesh.
Dans un rapport rendu public le 27 août, une commission d’enquête de l’ONU accuse aujourd’hui « les hauts gradés de l’armée [birmane], y compris le chef d’état-major, le général Min Aung Hlaing », et demande à ce qu’ils soient « poursuivis pour génocide ». Le rapport critique également la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi – qui, il faut le rappeler, a reçu le prix Nobel de la paix en 1991 – pour n’avoir pas « utilisé sa position de facto de chef du gouvernement, ni son autorité morale pour contrer ou empêcher le déroulement des événements […] ».
La population rohingya réclame justice, mais elle ne pourra guère l’obtenir de l’ONU. Cette institution internationale représente les grandes puissances qui font mine aujourd’hui de condamner le pouvoir birman, mais l’ont surtout soutenu pour protéger les intérêts de leurs trusts qui exploitent le sous-sol birman, tel le trust français Total.

                                                        Aline RETESSE (Lutte ouvrière n°2613)


Réfugiés Rohingya

samedi 1 septembre 2018

Police : nouveau tir policier mortel


Assez !


t-shirt "Justice pour Romain" à la marche du 25 août à Vigneux-sur-Seine

Un automobiliste qui fuyait un contrôle dans le Gard vient d'être tué par le tir d'un gendarme. Les circonstances sont à préciser, mais cela rappelle la mort de Romain, 26 ans, le 14 août à Paris. Il fuyait à cause d’un feu de signalisation défectueux. Un policier a tiré sur sa voiture, soulevant l'indignation.
On peut commettre des infractions, avoir un comportement inadapté, cela ne justifie aucunement le comportement meurtrier des policiers. L’usage d'armes à feu par la police a augmenté, + 54 % en 2017 d'après l'Inspection générale de la police nationale. Le nombre des victimes aussi, 14 morts et plus de 100 blessés entre juillet 2017 et mai 2018.
Les gouvernements successifs n'y sont pas pour rien, en permettant aux policiers de porter leur arme y compris hors service et en autorisant son usage sous le prétexte flou de légitime défense. Cela commence à avoir l’allure d’un massacre légal.

Education, rentrée : la baisse des effectifs, mais partout !


Le 24 novembre 2017 à Argenteuil


Écoles : classes à douze d’un côté, à trente de l’autre !

Le ministère de l’Éducation nationale va étendre la mesure des classes à douze élèves aux CP (cours préparatoires) des établissements classés en REP (Réseau d’éducation prioritaire), alors que ce programme ne concernait que ceux classés en REP+ l’an passé. Parallèlement, les CE1 (cours élémentaire 1) des écoles REP+ vont également bénéficier de ce nouveau dispositif.
Sans surprise, les professeurs plébiscitent la baisse des effectifs dans les classes, mesure qu’ils réclament depuis des décennies. Mais cette amélioration réelle s’est faite au détriment des autres classes. En effet, le ministère n’a créé aucun poste supplémentaire et la baisse des effectifs dans certains CP s’accompagne mathématiquement d’une hausse dans les autres classes, voire par des suppressions de postes d’enseignants en maternelle et en primaire. Ainsi, dans de nombreuses communes rurales, comme en banlieue, des classes ont fermé, surchargeant les classes restantes.
Le dispositif « plus de maîtres que de classes », qui permettait dans nombre d’écoles de monter des projets, a été supprimé. Pire, il n’y a plus de remplaçants en nombre suffisant et les enseignants malades ne sont plus remplacés, le nombre de jours de classe sans professeur menace ainsi d’exploser à la rentrée.
Saupoudrer quelques moyens dans un nombre réduit d’écoles ne permet en aucun cas de résoudre les problèmes d’apprentissage. Pour les élèves les plus fragiles, passer d’une classe à effectif réduit à une classe à trente l’année suivante ne peut donc pas empêcher le décrochage. Sans une création massive de postes d’enseignants, de psychologues, ces classes à douze reviennent à déshabiller Paul pour habiller Jacques.