samedi 18 août 2018

Argenteuil, défense de Jean Vilar, de l’argent pour la rénovation ?


A la bonne heure !

 
Dans la procédure de recours auprès du tribunal administratif intenté contre la municipalité dans l’affaire du « projet Héloïse », celle-ci a contesté l’information selon laquelle en cas d’abandon du projet, Fiminco ne récupérerait pas 750 000 pour ses études, comme tout le monde l’avait compris. Elle reconnaît toutefois un problème de rédaction dans l’acte de vente.
         Nous nous étonnons que dans un souci de faire connaître la réalité aux habitants, elle n’ait pas contesté plus tôt ce que tout le monde avançait et avait compris.
         Bon, cette précision est toutefois une bonne nouvelle.
         Elle peut dorénavant abandonner ce projet largement rejeté. Il n’y a plus le risque de faire perdre 750 000 euros à la Ville.
         Avec une telle somme, elle pourrait commencer à entreprendre un des nombreux gros travaux nécessaires pour rénover la salle Jean Vilar : refaire le plancher, tous les murs, rénover les luminaires,…

vendredi 17 août 2018

Parcoursup : les vandales sont au gouvernement


Près de 70 000 étudiants encore sur le carreau

 


Au lieu des cinq millions d'euros annoncés, la ministre de l'Enseignement supérieur déclare qu'il va falloir sept millions pour « réparer les dégâts » prétendument causés par le mouvement étudiant d'opposition à Parcoursup.
Mais si la facture est salée- en supposant qu’elle ne soit pas artificiellement gonflée afin de dramatiser - c'est souvent parce que les présidences d'université ont payé très cher les services d'agences de sécurité pour surveiller, voire cadenasser les lieux. Et les tags à effacer ou les murs à repeindre, tout cet environnement dégradé date de bien avant la mobilisation étudiante.
En attendant, la facture la plus salée est pour les dizaines de milliers d'étudiants recalés ou découragés par Parcoursup, et pour ceux qui subiront le même parcours d'obstacles l'an prochain.

Chine : lutte des travailleurs. Vive les luttes des travailleurs chinois


La lutte de classe ne connaît pas de frontières

 
"Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !"

Dans un rapport, basé sur l’étude de 7 000 mobilisations entre 2015 et 2017, l’ONG China Labor Watch met en évidence que les conflits sociaux en Chine ne se limitent plus aux régions côtières les plus industrialisées, mais s’étendent aux régions plus pauvres, où les industriels imposent des salaires plus faibles, C’est la région du Henan, dans le centre de la Chine, qui a connu le plus de grèves, dans les secteurs de la construction, du transport et de la distribution.
Malgré la répression, l’arrestation des militants et la dissolution des organisations non reconnues par le gouvernement, les travailleurs chinois luttent contre l’exploitation, montrant que la lutte de classes ne connait pas de frontières.

Israël : manifestations contre les lois d’apartheid


Israël : manifestations contre les lois d’apartheid

Samedi 11 août, des dizaines de milliers d’Arabes israéliens se sont rassemblés à Tel-Aviv pour dénoncer la loi ségrégationniste dite loi État-Nation, faisant d’Israël un État exclusivement juif.
L’égalité censée être reconnue à tous les citoyens israéliens par la déclaration d’indépendance de 1948 était une fiction. Mais le texte voté le 19 juillet sous la pression des franges les plus extrémistes de la droite israélienne consacre et justifie les inégalités et la ségrégation dont sont victimes en Israël les Arabes, qui constituent 20 % de la population et sont considérés comme des citoyens de seconde zone. Ainsi, l’hébreu est désormais seule langue officielle d’Israël, alors qu’aucun texte législatif n’avait jusque-là établi une telle règle et que l’arabe était utilisé comme l’hébreu dans les documents administratifs. En outre, le texte permet la création de villes réservées aux seuls citoyens juifs.
Les manifestants brandissaient des pancartes en hébreu et en arabe appelant à l’égalité et à la résistance. Cette manifestation faisait suite aux rassemblements des semaines précédentes, marqués notamment par une mobilisation des membres de la communauté druze israélienne (courant minoritaire de l’islam), qui se voyaient jusqu’ici reconnaître davantage de droits que les Arabes israéliens.
L’évolution réactionnaire de la société israélienne montre brutalement à tous à quel point c’est l’ensemble des habitants d’Israël, Juifs y compris, qui ont de plus en plus à subir le poids des idées les plus rétrogrades et racistes.

                                                                       C. C. (Lutte ouvrière n°2611)
 
 

Argenteuil, Colibris et Monde diplomatique


Les Colibris, des oiseaux multicolores ou gris ?

 



Nous avions entraperçu sur notre réseau Facebook l’évocation que dans le numéro d’août du Monde diplomatique un article portait sur Pierre Rabhi et les Colibris, un mouvement de sa constellation. Cela nous a incité à lire cet article que nous avons trouvé documenté et plutôt convaincant sur la filiation d’extrême-droite de ce mouvement, en tout cas, d’une certaine extrême-droite, pour résumer.
       Cela nous intéresse d’autant plus car nous savons que Les Colibris ont une antenne sur Argenteuil, laquelle est en relation avec Alternatiba, laquelle pour certains membres de cette dernière s’inscrivent dans l’action des Insoumis.
       Il ne s’agit pas pour nous d’opérer aucun amalgame, mais d’indiquer que cette confusion de fait sur l’action des uns et des autres, et sur leurs idées bien sûr, pourrait être levée si les militants locaux de ces mouvements, que nous côtoyons pourtant, pouvaient s’intéresser aux idées et à l’action des courants militant sur la Ville. Et cela vaut pour tous.
       Les Colibris appartiennent au champ ( !) de ceux qui ne pensent pas que pour changer une société qui va dans le mur la question centrale est celle de qui possède le pouvoir, et donc qu’il s’agit de déposséder la classe capitaliste de celui-ci. Pas étonnant alors, si l’on en croit l’article du Monde diplomatique, que les grands groupes capitalistes puissent tout à fait être de connivence avec la « spiritualité » et la « religiosité » au cœur des idées de Pierre Rabhi et des Colibris, et les utiliser comme éléments de leur stratégie.
       Nous aimerions simplement savoir ce que les adhérents de cette mouvance sur Argenteuil pensent de cet article, et en discuter. DM

Loi Asile et immigration : loi scélérate

 

Migrants : une loi scélérate

La loi Asile et immigration, adoptée à l’Assemblée nationale mercredi 1er août, entérine la politique répressive du gouvernement en matière d’immigration en restreignant encore davantage le droit d’asile.
Si certaines dispositions plus restrictives n’ont pas été adoptées, contre l’avis du gouvernement, comme celle de réduire le délai d’appel de trente à quinze jours, d’autres dispositions aggravent la situation des demandeurs d’asile : le délai pour déposer une demande de droit d’asile est raccourci, alors que nombre de migrants ne savent pas comment entamer une démarche administrative, et la durée de rétention est portée à 90 jours contre 45 aujourd’hui, pour faciliter l’expulsion des déboutés. La loi confirme aussi la possibilité de maintenir en rétention des mineurs.
Pire, l’Assemblée n’est même pas revenue sur une modification apportée par le Sénat, qui a eu à cœur d’aggraver, s’il en était besoin, un texte déjà infâme. Le droit du sol n’est en effet plus automatiquement reconnu aux enfants nés à Mayotte : seuls ceux dont au moins un des deux parents séjournait de manière régulière sur l’île depuis plus de trois mois avant la naissance pourront dorénavant demander la nationalité française.
Les rédacteurs de la loi ont été obligés de tenir compte de la décision du Conseil constitutionnel qui, le mois dernier, avait donné raison, au nom du principe de fraternité, aux militants de la vallée de la Roya ayant aidé des migrants. Mais ni cette décision ni le nouveau texte n’arrêtent les poursuites engagées contre les militants.
La loi du 1er août exonère ainsi de poursuites « toute personne physique ou morale lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte » et que l’aide a été « apportée dans un but exclusivement humanitaire ». Mais c’est en invoquant les contreparties indirectes que la justice a par exemple condamné l’agriculteur Cédric Herrou, arguant qu’il avait agi de manière militante et donc avait reçu une contrepartie indirecte, en voyant son action figurer dans les medias ! Et si la retraitée Martine Landry, accusée d’avoir fait entrer illégalement deux jeunes mineurs en France l’an dernier, a bien été relaxée le 14 juillet dernier faute de preuves, le procureur d’Aix-Marseille s’est empressé de faire appel ; elle risque toujours cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
Cette loi va aggraver considérablement la vie des demandeurs d’asile et des migrants en général. Elle ne mettra un terme ni à l’arrivée de nouveaux migrants, poussés par la misère et la guerre à fuir leur pays, ni, espérons-le, à la solidarité de tous ceux que la politique xénophobe du gouvernement révolte.

                                        Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2611)
 
La députée d'Argenteuil-Bezons l'a adoptée
 

jeudi 16 août 2018

Effondrement du pont de Gênes : une catastrophe annoncée


Une illustration du parasitisme monstrueux des empires financiers

 


L’effondrement d’un pont autoroutier, le 14 août, au-dessus de la ville italienne de Gênes a fait plusieurs dizaines de victimes. La presse italienne rapporte que de nombreux rapports montraient que ce pont n’était pas sûr.
      Pour autant, la société autoroutière qui dispose de la concession de l’autoroute n’a pas réalisé les travaux nécessaires à la sécurité et a fait fi de ses obligations. Cette filiale du richissime empire Benetton, un des principaux groupes financiers de la péninsule, en avait largement les moyens financiers mais elle s’est montrée davantage préoccupée par la recherche du profit que par la sécurité des usagers. De leur côté, les pouvoirs publics, qui ont la responsabilité de contrôler ce type d’équipements, ont consacré l’argent public à faire des cadeaux aux capitalistes plutôt qu’à l’intérêt général. En Italie comme partout !
     L’effondrement du pont de Gênes illustre le parasitisme monstrueux de ces empires financiers aidés et couverts par les gouvernements. Cette catastrophe s’est produite en Italie. Mais elle illustre tragiquement la barbarie irresponsable, et une fois de plus, meurtrière, d’un système économique fondé sur la recherche du profit à n’importe quel prix.

Viaducs, ponts, un entretien essentiel, Argenteuil A 15


Du suivi, de l’entretien, des moyens !

 


Bien évidemment, toutes proportions gardées, on ne peut pas ne pas établir un rapprochement entre ce qui s’est passé à Gênes et l’affaissement d’un remblai de l’A15 en mai dernier à Argenteuil, avant le viaduc de Gennevilliers. D’abord, ce rapprochement, c’est le président du « Syndicat des entrepreneurs de travaux de réparation et de renforcement de structures » qui l’établit lui-même en déclarant (Ouest France du 15 août) : « …pour les ponts, c’est différent. Les signes de fatigue sont invisibles aux non spécialistes et, sans diagnostic régulier, les structures se dégradent jusqu’à une rupture qui peut être brutale. Ce fut le cas du viaduc de Gennevilliers à Argenteuil (Val d’Oise) : il y a trois mois. Le soutènement d’une culée du pont s’est effondré, entraînant sa fermeture à la circulation. ».  Et répondant à la question « Et les solutions ? », il ajoute : « Rétablir la surveillance systématique là où elle a été délaissée… ».
      Cela fait écho à ce que déclarait à propos de l’A15 le maire d’Argenteuil en juillet dernier : « Tout, dans cette affaire, illustre le désengagement coupable et croissant de l’État, sinon sa négligence. Tout d’abord sur l’entretien de l’ouvrage par la Dirif (Ndlr, direction des routes d’Île-de-France). Nous avions eu des alertes il y a deux ans sous la forme de fuites de sablons sur l’un des ouvrages. Cela avait été signalé aux services de la Dirif, j’attends toujours leur retour. »

     Oui, là tout est dit.