jeudi 5 juillet 2018

Argenteuil, salle Jean Vilar : Nous voulons que la salle Jean Vilar rénovée ou reconstruite demeure simplement une propriété communale


Erratum ou tromperie ?



Dans la dernière livraison de L’Argenteuillais, à propos de la tente provisoire du Val-Nord, nous avons lu avec stupéfaction la phrase suivante : « Elle assurera la transition d’accueil des rassemblements associatifs et municipaux, entre la démolition de l'espace Jean Vilar et sa reconstruction,… ».
         Comme si c’était de la simple reconstruction de la salle Jean Vilar que les municipalités successives n’ont pas entretenue, dont il s’agissait. La réalité est toute autre. Si jamais le projet dans laquelle la nouvelle salle serait un intégrée voyait le jour, il s’agirait d’une nouvelle salle, mais privée dans un espace privé. Le caractère communal de la salle des fêtes, propriété de tous, aurait disparu au profit d’une salle privée, propriété privée, gérée par le privé. Le nom resterait alors peut-être, mais ni sa nature ni sa destination.
         Bref, une salle Jean Vilar qui ne serait plus une salle Jean Vilar, voilà la vérité.
         Le nier relève  au mieux de la simple bévue, au pire de la volonté de tromper.

Mexique : la victoire de AMLO. Désillusions en vue !


Mexique : le candidat de gauche élu à la présidentielle

89 millions de Mexicains votaient le 1er juillet pour élire le président de la République, mais aussi les députés, gouverneurs et maires. Pour la première fois, c’est un candidat de gauche qui a remporté la présidentielle. Andrès Manuel Lopez Obrador, appelé familièrement Amlo, a obtenu 53 % des voix.
Amlo bat le candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), parti du président sortant Enrique Pena Nieto, qui ne fait que 16 % des voix, et la coalition du Parti d’action nationale (PAN) et du Parti de la révolution démocratique (PRD), et ses 22 % de voix. Le PRI a été longtemps le parti unique de la bourgeoisie, de 1929 à 2000, avant de céder la place pendant deux mandats au PAN, autre parti bourgeois.
PRI et PAN sont aujourd’hui très discrédités et le PRD, issu du PRI, n’est pas mieux loti depuis l’assassinat de 43 étudiants à Ayala, dans le Guerrero. Les élus locaux membres du PRD avaient fait appel à la police et à un cartel local de la drogue pour faire disparaître ces étudiants qui les contestaient ; l’affaire a aussi discrédité le président du PRI, du fait de son inertie.
Ce discrédit a bénéficié à Amlo, même le patronat prenant des distances avec son parti naturel, le PRI. Contrairement aux précédents scrutins, la corruption et les achats de vote n’ont pas empêché l’élection de Lopez Obrador. Celui-ci a acquis une partie de son crédit comme maire de Mexico de 2000 à 2005 où il a mené une politique sociale appréciée sur l’éducation et la santé publique. Une femme de son parti, le Mouvement pour la renaissance nationale (Morena), Claude Sheinbaum, vient aussi de chasser le PRD du siège de gouverneur de Mexico qu’il occupait depuis vingt ans.
Amlo a fait campagne contre la corruption, le crime organisé et les inégalités, des sujets brûlants dans un Mexique gangrené par la corruption des politiciens, des policiers et de l’armée. Les neuf cartels de la drogue qui dominent le pays sont intervenus à leur manière, éliminant physiquement 145 hommes politiques dont 48 candidats qui ne leur convenaient pas. Jamais une campagne électorale n’a été aussi meurtrière. Ce qu’on appelle « la guerre à la drogue », une guerre civile qui ne dit pas son nom, a tué quelque 300 000 personnes depuis douze ans et fait plus de 25 000 morts l’an dernier. On dénombre aussi 34 000 disparus. Cette « guerre » n’a pas empêché les cartels d’étendre leurs activités à des pans entiers de l’économie. Ils l’ont fait à leur manière par le vol d’hydrocarbures à la raffinerie Pemex ou celui de récoltes entières d’avocats, un produit phare de l’agriculture mexicaine.
Le succès de Lopez Obrador soulève de l’espoir. Mais il pourrait aussi devenir cause de désillusion. Rien ne dit qu’il pourra mener une politique sociale semblable à celle qu’il a menée à la mairie de Mexico. S’étant affiché catholique, il devrait s’appuyer sur l’Église, et sans doute s’opposer au droit à l’avortement. Il s’est dit « ni chaviste, ni trumpiste », mais cela n’éclaire pas vraiment la politique que mènera le nouveau président vis-à-vis des multinationales américaines, ni même des cartels de la drogue.
Les travailleurs qui espèrent un véritable changement devront donc compter d’abord sur leurs propres luttes. Beaucoup le font déjà. Dans le Guerrero, par exemple, des habitants ont mis sur pied leur propre police pour échapper aux exactions de la police officielle ; des paysans producteurs d’avocats se sont armés pour protéger leurs récoltes des vols des cartels. Le nouveau président ne prendra ses fonctions que dans cinq mois. On pourra alors mesurer si, comme ses prédécesseurs, il reste impuissant face aux bandes armées qui ravagent le Mexique.
                                            Jacques FONTENOY (Lutte ouvrière n°2605)

Macron en Afrique : en visite du pré- carré de l’impérialisme français


Macron en Afrique : l’impérialisme en représentation



Macron est allé assister au sommet de l’Union africaine en Mauritanie. Il voulait en particulier rencontrer les chefs d’Etat dont les armées sont engagées aux côtés des troupes françaises contre les bandes djihadistes au Sahel.
Comme Hollande avant lui, Macron continue à justifier l’engagement militaire des troupes françaises dans la région par la lutte contre le terrorisme. Les attentats qui ont eu lieu ces derniers jours montrent que, depuis 2014 et l’envoi de militaires français au Mali, la menace terroriste est loin d’avoir diminuée. Au contraire, elle s’est étendue à tous les pays du Sahel.
Les populations de la région doivent donc subir le terrorisme des djihadistes mais aussi la présence des armées africaines et françaises. Et pendant que ces bandes armées se font la guerre, le pillage et l’exploitation se poursuivent, pour le plus grand profit des Bolloré, Bouygues et compagnie.

mercredi 4 juillet 2018

Enedis et GRDF : Les raisons de la grève. Agenda militant.


Des raisons nombreuses et variées qui concernent aussi les usagers

 
                                            Blog Isabelle Volat
Les raisons du mécontentement sont nombreuses et variées, selon les secteurs : partout des suppressions d’emplois avec appel à la sous-traitance et filialisation d’activités. Certains disent que les entreprises se sont transformées en arêtes centrales de poisson.
La pose des compteurs Linky entraîne des suppressions de postes. Des astreintes sont supprimées, remplacées par la sous-traitance, ce qui entraîne de grosses pertes sur les primes. À la branche commerce, des embauches se font, dans des filiales, à des conditions inférieures au statut des IEG (Entreprises électriques et gazières). À quoi s’ajoute la revendication d’augmentation des salaires.
Mais derrière tout cela, il y a aussi l’inquiétude due à la menace, évoquée par le gouvernement, de rediscuter du statut des électriciens et gaziers, exactement comme il vient de le faire pour les cheminots. Depuis le début de la grève des cheminots, bien des agents d’Enedis et GRDF disent : « Après eux, ce sera notre tour ».


Rassemblement de soutien aux travailleurs de l’électricité
mobilisés depuis plusieurs semaines
Ce matin mercredi 4 juillet
A partir de 7 heures 15
Devant L'Agence EDF-ENEDIS de Sannois (rue du 26 août)

Ford Blanquefort (Gironde) : rassemblement de soutien aux travailleurs. L’intervention de Jean-Pierre MERCIER (CGT-PSA)

Conseil municipal de Bezons du 27 juin dernier : quatre prises de position de l’élu Lutte ouvrière à ce conseil, notre camarade Michel CAMPAGNAC


 
Michel (au premier plan)

Deux adjoints au maire de Bezons « remerciés »

Une longue discussion a ouvert le conseil municipal, le maire demandant à ce que les deux adjoints au maire du parti communiste soient démis de leur fonction. Malgré plusieurs interventions sur cette question, bien malin qui pourrait dire ce qui oppose les uns et les autres. J’ai pris position pour souligner le caractère personnel de la querelle et pour m’opposer à la méthode qui consiste à nous demander de décider de démettre quelqu’un sans véritable raison.

Sur le compte administratif : une question.

 Les économies sur le budget ont été importantes et si j’ai bien compris il reste un excédent de près de 3 millions soit, un peu plus de 5 % du budget.
Une partie importante des économies concerne les dépenses de personnel : il y a une différence sensible entre la somme qui est prévu pour payer les salaires et celles qui est réellement dépensée, un peu plus de 800 000 euros d’après « l’état de consommation des crédits », en annexe du dossier. 
Cette somme correspond au salaire de 15 à 20 personnes, Comment est-ce possible alors qu’il manque du personnel dans plusieurs services ?
La réponse de l’adjoint sur les économies nécessaires ne peut que confirmer ce que pensent une partie des agents. ils constatent sur le terrain que les remplacements des départs d’agents sont très long, à moins qu’il ne soit prévu de ne pas du tout les remplacer.

Sur le règlement des crèches


Dans le fonctionnement des structures de la petite enfance, vous prévoyez de mettre en place des critères pour déterminer qui a droit à une place en crèche et qui n’y a pas droit. Le problème de fond est le manque de place en crèche. Il y a plus de 500 demandes sur la ville pour 200 places. Alors, pour gérer la pénurie, la ville limite le droit des familles de placer leurs enfants en crèche.
Par contre, ce vide laissé par le manque de place dans les crèches publiques laisse la place au développement de crèches privées sur la ville, elles sont déjà trois. Et après les maisons de retraites qui constituent un placement juteux pour les actionnaires voilà maintenant celui de la petite enfance qui profite des aides de la CAF et dans lequel se développent des entreprises géantes comme "les petits chaperons rouge". C’est un groupe de plusieurs centaines de crèches. Ce groupe appartient à M Rodocanachi, Classé 497eme fortune française avec 145 millions d’euros en 2016 et qui vient de s’allier avec un fond d’investissement Eurazeo qui possède des milliards d’euros sous la forme d’action dans des dizaines de groupes. On peut être sur que ces gens là aiment à s’occuper des enfants de façon désintéressée. Il a racheté il y a peu une crèche associative à Argenteuil, à quand à Bezons ?

J’ai voté contre.

A propos d’un service de location de vélo électrique

Développer les possibilités de transport est une bonne chose. Mais peut-on en savoir plus sur la société qui va développer cela et comment ?
Je me demande si la décision du STIF ne va pas nous prendre en otage si demain les choses tournent mal. D’autant qu’on a sous les yeux l’attitude de Bolloré qui veut que la collectivité assume les pertes de sa société autolib jusqu’en 2023 en réclamant plusieurs dizaines de millions d’euros aux collectivités tous les ans. Cela doit être le sens de « l’auto partage » chez les actionnaires « tu partages et j’empoche ». La ville est concernée et J’en profite pour demander si la ville va se retrouver à payer une part ?
L’élu en charge de cette question n’a pas apporté beaucoup de précisions sur le projet futur mais sur autolib, il a déclaré qu’il pourrait y avoir une facture de 200 000 euros pour la ville.

Je ne partage pas son enthousiasme. Je me suis abstenu.

Conseil municipal d’Argenteuil (suit) : une démission et une augmentation


Une voie à généralisé du côté des agents municipaux

Pour certains, des indemnités en hausse dont ils n'ont même pas spécialement besoin

Le jeune Camilleri démissionnaire a été remplacé à l’occasion du dernier conseil municipal, sans que le maire réponde à l’accusation de « compromissions » avancé par son ex-directeur de campagne de 2014.
         En tout cas, cette démission aura fait des heureux. L’indemnité de l’ex-adjoint a été remise dans le pot commun du total des indemnités, et parmi les membres de la majorité municipale, certains auront ainsi vu augmenter les leurs. M. Camilleri touchait selon les derniers chiffres en notre possession 1600 euros bruts mensuels, ce qui, il faut le souligner, n’était qu’un petit complément à ses revenus.
         1600 euros, ce n’est pas rien, à répartir parmi quelques conseillers, bénéficiaires donc d’un petit supplément.
         Voilà un bel exemple qui devrait être généralisé au niveau des employés municipaux. Lorsqu’il y a un poste de cadre vacant, ses émoluments devraient être répartis entre les membres de son service.
         D’autant que dans ce cas-là, il y a un véritable travail !
         Ce n’est pas une bonne idée ?

Argenteuil, Défense de jean Vilar, un peu d'histoire et un avenir pour une « Ile » restaurée


On nous informe, un article à paraître du Comité Jean Vilar pour la revue Agora du mouvement Val-Oise environnement


« Un site unique, espace vert entre Seine et centre-ville, menacé mais bien défendu !

L’ancienne île d’Argenteuil est propriété communale depuis des temps immémoriaux. En 1783, les habitants ont comblé le bras de Seine qui la séparait de l’ancienne abbaye et du centre ville. Presque aussitôt, elle a été plantée pour la promenade et les loisirs, sans doute en 1788 par Mirabeau père, qui habitait rue de Seine.

Elle a retrouvé cette vocation de loisirs, de place des fêtes, de champ de foire, à l’époque des impressionnistes : Claude Monet l’a immortalisée dans de nombreux tableaux, ainsi que Sisley et Caillebotte. Dans les années 1920-1930, les Parisiens y venaient pour les fêtes de la ville ou les régates sur la Seine.
Mais la Ville a progressivement délaissé le fleuve. Une 2x2 voies a remplacé le chemin de halage. Les clôtures se sont multipliées autour de différents équipements… Et en 2017, la Municipalité a annoncé céder, au promoteur Fiminco, la partie centrale de l’île, modifiant au passage le PLU. Fiminco veut y construire 156 logements, un centre commercial (à 400 mètres de l’existant), une salle de spectacles privée censée remplacer la salle des fêtes municipale Jean Vilar, et un multiplexe, tour aveugle montant à 45 mètres de haut ! Pour donner un « signe » en entrée de ville, selon la Municipalité !
Une association d’habitants s’est créée : le comité Jean Vilar. Ses membres ont déposé deux recours, contre le PLU et la vente du terrain, auxquels la Municipalité n’a pas encore répondu. Le comité a lancé une pétition : elle a recueilli 7000 signatures. Il lance maintenant une réflexion collective, initiée fin juin par un apéro-pique-nique-débat sur le site.
L’association A.R.B.R.E.S a reconnu le 1er mai, la plantation comme « ensemble arboré remarquable ».
L’Autorité environnementale (Direction régionale de l’Environnement) a rendu fin 2017 un avis très critique quant au bien-fondé du projet : pourquoi « le choix d’implanter le projet sur un site inondable » alors que 97,6% du territoire communal ne l’est pas ? Le centre ville souffre « d’un important déficit en espaces verts », et « le site présente un potentiel paysager en entrée de ville ». Le projet accroîtrait aussi  « le trafic routier saturé en heures de pointe », dont le « samedi après-midi ». Enfin, s’agissant de construire sur les remblais de l’ancien bras de Seine, les terrassements à faire rendent « possible, (…) contrairement à ce qui est indiqué » par le promoteur, un « rabattement de nappe lors des travaux », c’est-à-dire une baisse du niveau de la nappe phréatique, qui pourrait causer des dégâts aux immeubles proches, dont plusieurs villas remarquables construites face à l’île, à la fin du XIXème siècle.
En février 2018, le Maire a demandé au promoteur de revoir son projet un peu à la baisse. Le promoteur ne répond pas … Son silence redonne espoir aux Argenteuillais ! Au moins, le projet aura attiré l’attention sur ce site longtemps négligé. Une remise en valeur, paysagère, culturelle, conviviale, en refera, espérons-le, un pôle d’attraction pour les Franciliens bien au-delà d’Argenteuil. »