mardi 8 mai 2018

22 mai, fonction publique d’Etat, fonction publique hospitalière, Fonction publique territoriale, tous en grève !i,


Tous en grève le 22 mai !

 
Ce n'est pas en faisant grève un jour tous les 22, que l'on fera céder le gouvernement

Pour information ci-dessous, l’appel intersyndical à la grève. Mais avant de parvenir à « dialogue social respectueux des représentants des personnels » il faut construire le rapport des force nécessaires pour rejeter les mauvais coups qui se préparent… c’est-à-dire la grève, solide, forte, massive, déterminée… 


Examens à l’Université, des autorités complètement dépassées, et des étudiants en colère


Ambiance, ambiance, et désorganisation !

 
Gros effectifs d'étudiants, et surtout grosse pagaille

Témoignages 

« Le mercredi 2 mai, le partiel (examen) L3 (3è année de licence) Sociologie Anthropologie des techniques de la connaissance devait se tenir à la Sorbonne. Accueilli par des CRS armés, les étudiants ont refusé de faire ce partiel, un vote a été organisé, 58 pour la grève, 15 contre, les étudiants ont alors noté "étudiants en grève" sur leur feuille, pour montrer qu'ils étaient présents mais en grève (ne pas être noté en "défaillance").
         Le jeudi 3 mai, les partiels L2 d'Histoire Médiévale ont été délocalisés à Rungis, le centre Tolbiac étant fermé par les autorités. Jour de grève SNCF, début prévu à 14h, annoncé dans une salle mais dans laquelle il y avait en même temps… un concours de Médecine.  Vers 13h.15, dans la cour, des étudiants ont commencé à prendre la parole, encourageant les étudiants à faire "grève des partiels" (comme pour d'autres épreuves) car les conditions d'examens étaient anormales. Il faisait très chaud, aucun endroit pour se mettre à l'ombre en attendant 14h. A 14h, rien. A 14h15 les portes s'ouvrent, mais très peu d'étudiants acceptent de rentrer. A 15h finalement, les étudiants rentrent et vont s'asseoir, mais les sujets ne sont pas distribués.  Des étudiants reprennent alors la parole dans la salle, et demandent un vote parmi les étudiants sur la tenue ou non du partiel. 359 votes contre la tenue du partiel, 76 pour et 74 abstentions. Les étudiants notent alors "étudiant en grève" sur leur feuille de partiel. Les étudiants ne sortent qu'à 16h pour être surs que le partiel ne peut plus se tenir. 
Un partiel de L3 Histoire Contemporaine prévu samedi 5 mai a aussi été reporté : le secrétariat a prévenu la veille que le centre Sorbonne était fermée par le Rectorat à cause... des congés.
Les autorités sont complètement dépassées, incapables de gérer la situation. Les étudiants sont en train de réclamer l'annulation de tous les partiels. D'autres possibilités existent pour permettre l'évaluation des connaissances, les étudiants ont commencé à faire des propositions, tout comme l'UFR 08 l'a déjà mis en place.
Heureusement que les étudiants sont plus « raisonnables » que les autorités ! »

Impôts-Trésor public Bezons : une perspective de fermeture inacceptable


Une revendication essentielle : la défense des services publics

 
Bientôt fini ?

La direction des finances publiques du Val d’Oise prévoit de supprimer l’agence des impôts et du Trésor public de Bezons au premier trimestre 2019.
         Cela va poser des problèmes aux employés de ce service public qui devront trouver, si cela se confirme, un point de chute ailleurs.
         Cela va compliquer un peu plus les démarches des habitants qui devront se déplacer un peu plus loin pour régler leurs problèmes.
         Partout, l’Etat décide de réduire les implantations de services publics. C’est vrai à la CPAM, à la CAF, à la Poste, aux Finances publiques comme cela est également vrai pour les hôpitaux, tout cela sous couvert de « mutualisation ».
         C’est un problème pour tous. Il l’est d’autant plus pour les plus modestes et les plus pauvres. C’est inacceptable !


Une explication plus détaillée suivra demain...

Agenda militant


Mardi 15 mai


Les militants de Lutte ouvrière de Bezons et Argenteuil organisent une
Réunion de Lutte ouvrière

à 19 heures

« Quelques leçons de Mai 68 »

Salle des Pierrats

Résidence des Pierrats

Rue Maurice Berteaux

(Près du Théâtre Paul Eluard)


Les 19,20, et 21 mai 2018

Fête de Lutte ouvrière à Presles




Le 8.05.18.

Bonjour,

La fête de Lutte ouvrière à Presles approche maintenant à très grands pas. Elle aura lieu dans quinze jours maintenant, les 19, 20 et 21 mai prochains lors du week-end de la Pentecôte. L’anniversaire de Mai 68 y occupera une place importante. Pour le reste, vous retrouverez la fête que vous connaissez, chaleureuse, culturelle, et fraternelle.

         Sur place, le billet d’entrée pour les trois jours coûtera 20 euros. L’entrée est gratuite pour les enfants accompagnés de moins de 14 ans. Réservé auprès de moi, pour ma part avant dimanche 13 mai midi, ce billet coûte 15 euros. Donc, il vous reste une semaine pour vous les procurer auprès de moi. Par ailleurs des bons de réduction sont également en vente. Un bon acheté maintenant coûte 4 euros et permettra d’acheter pour 5 euros sur place. Une réduction de 20 % ! C’est merveilleux ! Mais auprès de moi, seulement avant dimanche 13 mai midi !

         Donc, vous pouvez me passer les commandes. Si vous payez en chèques, ceux- ci sont à libellés à l’ordre de « Lutte ouvrière la fête ».

Il faut les commander via mon mail, ou en me téléphonant.

         A bientôt, et

                   Salut et fraternité,

                                                         Dominique

                        MDommarie@aol.com                    06.99.49.98.64.

Le site de la fête :


Pour les enfants, tout est prévu

La garderie
Sur la fête, une garderie est ouverte où les bébés (au-dessus de trois mois) peuvent être accueillis : des camarades compétents et attentifs s’occuperont d’eux.
Par ailleurs, une installation à langer est en libre-service à disposition des parents.


La Cité des Jeunes
S’ils sont un peu plus grands, ils peuvent aller se divertir à la Cité des Jeunes, où de nombreuses activités leur sont offertes : maquillage, jeux, dessins animés, conteur, bal costumé...
Il s’avère parfois difficile de les convaincre d’en sortir pour retourner à la maison !
Les jeux
Ils sont nombreux, et ils sont pour la plupart regroupés dans des aires spéciales où petits et grands peuvent participer gratuitement, car presque tous ces jeux sont compris dans le prix d’entrée de la Fête.
Il y en a pour tous les goûts, du simple billard japonais aux jeux de société ou d’adresse, en passant par un bowling électronique, un jeu d’échecs géant, un filet ou un mini-golf !
Une « carte orange » à la disposition des enfants donne accès librement à de nombreux jeux.




Un car partira à 9 heures d’Argenteuil le dimanche 20 mai pour Presles. Trois arrêts : Joliot-Curie-mairie-Val Sud. Pour le retour du soir, départ de Presles à 19 heures. Il est gratuit. Il faut seulement s’inscrire… dans la limite des places disponibles. Faites vite, il reste encore quelques places.

lundi 7 mai 2018

Patronat, Pécresse, pas de service minimum pour l’arrogance patronale


La grève, la force des travailleurs

 
Elle a déjà conduit un train ?

Pécresse, la présidente de la Région Ile de France, vient de relancer la vieille rengaine du service minimum contre la grève des cheminots. Si cette dame prenait un tant soit peu les transports en commun de sa région, elle saurait que le service minimum, c’est déjà le cas tous les jours sans grève.
Elle va jusqu’à préciser que la loi devrait interdire de faire grève aux heures de pointe. Les cheminots pourraient donc faire grève entre 9h et 16h… trop sympa Pécresse.
Elle ferait mieux de s’occuper de la façon dont les habitants de la Région voyagent, elle qui parlait de « transports indignes », c’était il est vrai avant son élection, alors que rien n’a changé depuis.

Les travailleurs de la SNCF ont mille fois raison de se battre. Et que leur lutte fasse ravaler ses délires à cette bourgeoise !

Médecins, pénurie dans certaines villes et quartiers


Surtout dans les quartiers populaires



Le phénomène n’est pas nouveau, mais dans un certain nombre d'espaces, de villes et de quartiers, la situation s’aggrave. Bezons est dans le rouge, et Argenteuil n’est pas loin de connaître la même situation.
        En ce mois de mai, elle est particulièrement difficile. Ponts, vacances, maladies (car les médecins peuvent être aussi malades !), le manque de médecins peut devenir dramatique. Voir une queue se former à l’extérieur d’un cabinet de médecin généraliste n'est pas peu banal.
         Une situation inacceptable à laquelle la société doit trouver une solution de toute urgence.

La mort, un marché très rentable


Tout est bon pour faire du profit



Les pompes funèbres représentent un marché annuel de 2,5 milliards d'euros, pesant lourdement sur les familles, les prix ayant monté deux fois plus vite que l'inflation depuis 1993.
5 millions de personnes ont souscrit des contrats obsèques auprès d'assureurs ou de banques, qui se révèlent être de vraies arnaques, prévoyant des mensualités, qui, bout à bout, représentent bien plus que la somme versée au moment du décès, quand certaines clauses –écrites en tout petit… - n'annulent pas purement et simplement la somme prévue.
Les capitalistes ne respectent pas plus les morts que les vivants.

Karl Marx naissait le 5 mai 1818. Deux siècles plus tard, l’avenir appartient toujours au communisme. Un article de l’hebdomadaire Lutte ouvrière n°2595

"Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !"


Bicentenaire de la naissance de Karl Marx : l’avenir appartient au communisme

À lire les magazines et numéros spéciaux, Karl Marx ferait son retour deux cents ans après sa naissance. Qualifié aujourd’hui d’« irréductible » (Le Monde, hors-série), « incontournable » (Alternatives économiques), « coup de jeune » (L’Humanité), le vieux révolutionnaire fut pourtant ignoré et plus souvent encore calomnié de son vivant par la presse conformiste.
La vie de Marx est désormais racontée dans le détail, placée comme le veut la vérité historique sous le signe de l’engagement militant, de la foi révolutionnaire et d’un travail de chaque instant pour donner des armes politiques aux travailleurs. Ses idées sont exposées et discutées. Son amitié avec Engels, compagnon de combat de toute une vie, sa famille, maintes fois bouleversée par les nécessités révolutionnaires, sont décrites sans mensonges et assorties d’une iconographie soignée. Ses œuvres sont même citées assez longuement pour que le lecteur ait un aperçu de quelques-unes de ses idées. La question de l’actualité de Marx est une nouvelle fois posée par les commentateurs. Les réponses sont variées et dépendent naturellement de celui qui répond.
Alors, que demander de plus à ces commémorations de la presse bourgeoise et des universitaires classés à gauche ? Rien, en fait, car la société en place et les intellectuels à son service sont incapables de saisir et encore moins d’exprimer l’apport essentiel de Marx au mouvement ouvrier.
Pour décrire cet apport, Rosa Luxemburg, militante révolutionnaire et disciple de Marx, écrivait en 1903 qu’il avait donné « l’explication scientifique des bases objectives de la révolution socialiste ». Les tendances naturelles de la société moderne, la socialisation de plus en plus poussée et internationale de la production, la concentration de la propriété en un nombre décroissant de mains, l’augmentation constante du nombre de prolétaires sur la planète, conduisent inéluctablement à l’expropriation des capitalistes et à la construction d’une société communiste. C’est cette conviction, étayée par la démonstration de Marx, confirmée par l’histoire mondiale des cent cinquante dernières années, qui guide l’activité des marxistes, c’est-à-dire des militants révolutionnaires du mouvement ouvrier. C’est elle, souvent synthétisée dans l’expression « avoir confiance dans la classe ouvrière » qui a donné à Lénine et au parti bolchevik l’audace nécessaire en octobre 1917. C’est cette idée, passion révolutionnaire et démonstration scientifique mêlées, qui a fait écrire à Rosa Luxemburg, la veille de son exécution en janvier 1919, « demain la révolution se lèvera avec fracas » en affirmant « j’étais, je suis, je serai ». C’est cette conviction même qui faisait écrire à Trotsky, au soir de sa vie, exilé et pourchassé par les tueurs de Staline, « je mourrai avec une foi inébranlée dans l’avenir communiste ». C’est ce programme, le cœur de l’œuvre de Marx, qu’il s’agit aujourd’hui de perpétuer dans la classe ouvrière et de transmettre aux nouvelles générations.

                                                      Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2596)