mercredi 18 avril 2018

Argenteuil, défense de Jean Vilar, « projet Héloïse-Fiminco », suspens


On attend maintenant la confirmation



Selon des bruits divers, mais de plus en plus insistants, la municipalité aurait décidé de reporter encore d’un an la fermeture du complexe Jean Vilar. Nous nous interrogeons donc, et nous attendons avec impatience une réponse que la municipalité ne peut pas ne pas donner rapidement aux habitants et aux associations.
         Bien évidemment, ce report serait déjà une grande satisfaction et permettrait aux associations de préparer enfin une nouvelle saison bien différente que celle de cette année 2017-2018 qui, avec ses incertitudes, a plombé l’activité de ceux qui contribuent à rendre vivante la vie collective locale.
         Nous attendons la confirmation de la municipalité avec la plus grande impatience.

Argenteuil, « chasse à l’enfant » (plus soft), mais tout de même


Il ne manque plus que le garde-champêtre

 
Circulez les enfants, on veut être tranquille

Il y avait dans le parc de la mairie des jeux pour les enfants et d’autres pour les tout-petits. Il y avait les jours de beau temps, une multitude d’enfants et de parents, venant s’y détendre, à la sortie en particulier de l’école élémentaire Jean Macé. Il y avait des enfants qui découvraient année après année ce lieu central de la vie communale, non loin de la médiathèque qui leur ouvrait ses portes.
         Mais changement de décors. La municipalité semble avoir décidé de faire du parc de l’hôtel de ville un joli jardin, où il n’y aura plus de bruits intempestifs et de gamins vivant leur vie, seulement de jolis massifs que l’on est en train de cerner de clôtures, on se demande bien pourquoi.
         Les gamins iront au square Pierre-Joly devant l’école Carnot, un espace qui ne présente pas les mêmes avantages que feu le parc pour les enfants de la mairie, mais qui, en revanche, présente bien des inconvénients, comme chacun sait.
         La cause de ce déplacement, selon les édiles, serait que le bruit empêchait les employés municipaux de travailler, rien que cela ! Comme si ce qui complique la vie de ces derniers n’était pas le manque d’effectifs et la surcharge de travail.
         Mais peut-être que cela gênait les élus du troisième qui relèvent plus du troisième âge que du premier. Pour eux, c’est tellement mieux un parc de la mairie où il ne se passe plus rien, mais où l’herbe est rase et où tout est « clean » et rien ne dépasse.

Palestine, Gaza, et la solidarité. Un communiqué de l'association "Argenteuil Solidarité Palestine"


L’association « Argenteuil Solidarité Palestine » nous informe. C’st bien volontiers que nous postons ce communiqué



COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Argenteuil, 16 Avril 2018.
Depuis le 30 mars, des milliers de Palestiniens manifestent chaque vendredi près de la barrière de sécurité séparant les territoires israélien et palestinien. C’est la Marche de la Terre, la Marche du Retour, la marche pour l’existence libre d’un peuple qui vit sous occupation depuis 70 ans, c’est la marche pour la survie des Gazaouis étouffés par 10 ans de blocus ! Chaque vendredi, l’armée d’occupation israélienne aux ordres de Netanyahou répond avec ses tireurs d’élite, déjà 34 morts, et des centaines de blessés par balles. Les hôpitaux de Gaza sont débordés et manquent cruellement de moyens. C’est pourquoi notre association a recueilli des dons sur le Marché Héloïse, les dimanches matin 1er, 8 et 15  avril.
 Vendredi 20 avril, à 10h 30, à l’entrée du Marché Héloïse, le SECOURS POPULAIRE FRANÇAIS  en la personne du  Secrétaire Général du SPF du Val d’Oise, Monsieur Paszkiewiez, recueillera un chèque de 2 600€  pour le transmettre à une association de médecins qui interviennent dans Gaza : le P.M.R.S.  (Palestinian Medical Relief Society), organisation que soutient le SPF depuis  des années.

Nous invitons votre journal à rendre compte de cet événement.

Syrie, bombardements occidentaux et Assad, d’horreur en horreur


Des cocoricos indécents


Après Macron à la télévision, les journaux n'en finissent pas de bomber le torse à propos des frappes aériennes contre la Syrie. « J'appuie sur la gâchette » titrait ainsi le Parisien-Aujourd’hui en France, le journal de Bernard Arnault, interviewant l'un des pilotes français et vantant « une mission hors norme ». Montrer le savoir-faire de l'armée française et de ses matériels de guerre, prouver à l'état-major américain que la France est un auxiliaire militaire efficace qu'il ne faut pas négliger, fait partie des buts de cette intervention.
Quant au sort des Syriens et des populations victimes du dictateur Assad comme des bombardements occidentaux, ni Macron ni ses détracteurs au sein du parlement, les députés LR, FN ou même ceux de la France insoumise, qui défendent quant à eux un dialogue avec Poutine, ne s'en soucient.

Légion d'horreur



Du prince héritier d'Arabie Saoudite à Ali Bongo en passant par Bachar el Assad, les dictateurs décorés de la légion d'Honneur sont... légion. Chirac avait décoré Assad. Macron engage aujourd'hui une mesure « disciplinaire » en vue de la lui retirer. Depuis 2011, il faut croire que le massacre de sa propre population n'était pas assez grave aux yeux des gouvernements français pour qu'on lui enlève sa distinction.
Mais rien n'est perdu pour Bachar el Assad. S'il réussit à restaurer son pouvoir en Syrie et permet de nouveau à Total, Lafarge ou Vinci de s'enrichir en reconstruisant le pays ou en exploitant ses ressources, il se trouvera bien un gouvernement français pour lui restituer sa breloque.

mardi 17 avril 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 16 avril 2018 : « Lui faire ravaler son mépris ! »


Lui faire ravaler son mépris !

Dimanche soir, pendant plus de deux heures et demie, Macron a étalé sa suffisance. D’abord en s’enorgueillissant des frappes françaises sur la Syrie. Comme si larguer des bombes sur un pays dévasté pouvait être un acte de gloire ! Et puis, demain, il s’assiéra à la table de négociation pour remettre en selle le régime sanguinaire d’Assad.
Sur l’injustice consistant, comme chez Carrefour, à distribuer des millions aux actionnaires tout en supprimant des milliers d’emplois, Macron n’avait rien à dire. Sur les 60 à 80 milliards d’évasion fiscale ? Non plus.
Son obsession, dit-il, est de « remettre le pays au travail ». On croirait entendre Reagan, Thatcher ou Sarkozy ! Dans un pays où six millions de personnes cherchent un emploi et n’en trouvent pas, à cause justement des politiques patronales défendues par Macron, c’est le monde à l’envers.
Et avec quel cynisme a-t-il fait la leçon aux retraités, leur expliquant que c’était les travailleurs en activité qui payaient leurs retraites et qu’elles pesaient beaucoup trop sur les salaires ! En bon président des riches, il ne conçoit pas que, quand les profits augmentent, les patrons puissent augmenter les salaires.
Comme lors de son interview sur TF1, c’est aux cheminots, aux retraités, aux travailleurs que Macron a demandé des efforts. À tout le monde, sauf aux plus riches. À tout le monde, sauf aux actionnaires qui encaissent les dividendes sans rien faire de leurs dix doigts. À tout le monde, sauf à la grande bourgeoisie, qui a eu droit à un cadeau de cinq milliards d’euros avec la suppression de l’impôt sur la fortune et la taxe forfaitaire sur le capital.
Dans les hôpitaux et les Ehpad, il parle de « réformer » et de « réorganiser », mais il n’est jamais question ni d’embaucher vraiment, ni d’augmenter les salaires. Macron n’a pas exclu de mettre en place une cinquième branche de la Sécurité sociale pour le grand âge, mais il cherche déjà l’argent dans la poche des travailleurs avec l’instauration d’une deuxième journée de solidarité.
Quant à l’attaque contre les cheminots, Macron est resté droit dans ses bottes. Il défend vigoureusement ceux qui, tels le PDG Pepy ou les ministres Elisabeth Borne et Florence Parly, ont dirigé l’entreprise depuis 20 ans. Et il continue de brandir le rachat de la dette comme une concession qu’il ferait aux cheminots. 
Mais cette dette a été faite par l’État. En quoi les cheminots devraient-il s’en sentir responsables et payer pour elle ? 
Les cheminots se battent pour que leurs conditions de travail et leurs salaires ne reculent pas. Ils se battent pour que les jeunes ne soient pas plus précaires et plus mal payés. Ils se battent parce qu’ils ne veulent pas devenir des salariés jetables, ballottés au gré des appels d’offres capitalistes. Tous les travailleurs peuvent se reconnaître dans leur combat !
Macron veut une société où seuls le fric et la rentabilité comptent. Il parle des injustices avec des trémolos, mais il contribue à creuser les inégalités. Et il traite avec un mépris souverain tous ceux qui s’opposent à lui.
C’est le cas des étudiants qui dénoncent la sélection à l’université et sont accusés d’être des professionnels du désordre. C’est le cas des zadistes de Notre-Dame des Landes qui sont en train d’être évacués violemment. Comme si ces 200 personnes étaient un trouble à l’ordre public qui justifie la mobilisation de 2500 gendarmes mobiles ! En fait, Macron ne tolère pas ceux qui veulent vivre autrement.
Il érige la compétitivité en vertu absolue et ordonne que tout le monde se plie à ses exigences. Mais cela fait deux siècles que l’économie est basée sur la concurrence, le marché et la propriété privée.
Et cette concurrence, c’est la loi de la jungle. Ce sont les crises à répétition. C’est la course aux profits, dangereuse et criminelle dans les transports, l’agroalimentaire, la santé ou dans le domaine de l’énergie et de l’environnement. Et n’oublions pas que la concurrence, c’est aussi la guerre. Elle commence sur les marchés commerciaux et finit par la guerre tout court.
Il est grand temps de dire qu’on ne marche plus. Pour l’heure, ce sont les cheminots qui sont sur la brèche. Leur grève est massive, et sa durée prouve leur détermination.
La CGT appelle jeudi 19 avril à une grève et une manifestation interprofessionnelle. Ce sera l’occasion d’ajouter notre voix à celle des cheminots. Ce sera l’occasion de clamer notre opposition à l’ensemble de la politique de Macron. Jeudi, soyons le plus nombreux possible en grève et en manifestation !



19 avril : toutes les raisons de manifester ensemble


Un car de l’Union Locale des syndicats CGT d’Argenteuil partira jeudi 19 avril pour rejoindre la manifestation interprofessionnelle à Paris-Montparnasse qui se dirigera vers la Place d'Italie. Le rendez-vous est à 12 heures 45 devant la salle Jean Vilar, boulevard Héloïse. Une collecte pour participer au financement au car aura lieu dans celui-ci. On peut me transmettre les inscriptions, je transmettrai. DM

Grève des cheminots : une gréviste et une militante de la gare du Nord à la télé : Monique Dabat invitée de "C Politique" sur la 5

Macron, impôts : pas de nouvel impôt : qui peut y croire ?


Mais on peut toujours jouer avec les mots

Il nous prend pour des gosses

Dans son interview du dimanche 15 avril, Macron s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas de nouvel impôt jusqu'à la fin de son quinquennat.
Or, l'Association des maires de France s'élève contre la baisse de la dotation de l'État pour 22 000 communes en 2018. Comment vont-elles faire face à leurs dépenses sans augmenter les taxes ?
Pas de nouvel impôt, donc, juste de nouvelles taxes. Macron, spécialiste des phrases mensongères.
Localement, les habitants, en particulier les parents d’élèves et les utilisateurs des structures culturelles municipales, connaissent l’application de la méthode Macron version Argenteuil : pas de hausse des impôts locaux, mais augmentation, parfois drastique, des tarifs communaux !

Argenteuil, EHPAD Domidep-Les pensées, quand le retour de bâton peut faire l’effet inverse comme un boomerang


Quand ceux qui font des affaires n’aiment pas l’organisation des travailleurs

 
Mai 2017, avec la CGT

Dans son intervention de dimanche soir, Macron a évoqué la situation des personnes âgées dépendantes et des EHPAD.
         Elle est souvent dramatique. Quand les structures sont privées, elles permettent que leurs propriétaires fassent de belles affaires. Cela exige de rogner sur les effectifs, sur leur formation, et bien sûr sur leur salaire. Et quand les travailleurs se rebiffent, si, face à la grève, ils sont obligés de reculer et de faire des concessions, ils sont bien décidés à les reprendre.
         C’est ce qui se produit depuis des mois à l’EHPAD « Les Pensées » près de l’hôpital Victor Dupuy. Il y a presqu’un an, la grande majorité des salariés de cette structure faisait un mois de grève.
         Aujourd’hui, la direction aimerait bien se débarrasser des militants syndicaux CGT de l’entreprise.
         Dans le climat actuel, cela peut être un bien vilain calcul.