dimanche 25 février 2018

Fruits, légumes, vache folle, lait contaminé..., la malbouffe… capitaliste


Aliments contaminés : le mildiou capitaliste 

En compilant les rapports des organismes officiels, l’association Générations Futures a montré que la plupart des fruits et légumes proposés à la vente contiennent des résidus de pesticides.



Il n’y a pas de quoi étonner. On ne voit pas en effet comment, dans l’état actuel de l’agriculture, on pourrait produire la quantité de végétaux mis sur le marché sans utiliser de pesticides, c’est-à-dire de produits les protégeant des maladies et des insectes. On ne voit pas non plus comment ces pesticides pourraient disparaître entre le champ, ou la serre, et le supermarché.
La population avale donc des pesticides, en quantités inconnues, aux effets non étudiés, en les mélangeant sans le savoir, et elle le fait du berceau à la tombe. Il serait évidemment indispensable de se pencher sérieusement sur les risques encourus… mais à qui faire confiance pour mener cette étude ?
Il n’y a évidemment aucune raison de croire les capitalistes de l’agriculture et de la chimie lorsqu’ils prétendent qu’il suffit de bien laver leurs salades. De la vache folle au lait contaminé, ils ont suffisamment démontré qu’ils étaient prêts à sacrifier la santé publique dans leur course au profit.
Mais on reste aussi dubitatif devant les promesses de l’agriculture dite biologique. Le bio a depuis longtemps quitté les fermes du Larzac pour devenir une façon comme une autre de faire du profit. Les mêmes causes créant les mêmes mensonges, on trouve aussi des résidus de pesticides sur des légumes bio. Quant à ceux qui ne peuvent pas se payer de légumes bio, voire même pas se payer de légumes frais, ils n’ont que le droit d’assister aux débats en mangeant des pâtes… elles-mêmes produites à partir de céréales probablement traitées aux pesticides.
Et, surtout, la vraie question est : comment faire pour nourrir sept milliards d’êtres humains correctement et durablement, sans nuire à leur santé ni à celle de la planète ? En tout cas ce ne sera certainement pas en laissant le pouvoir aux capitalistes, fussent-ils repeints du plus beau vert.

                                  Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2586)

samedi 24 février 2018

SNCF, ordonnances et rodomontades de Macron


Opposons notre force collective



Menace de recourir aux ordonnances à la SNCF, réforme accélérée de la formation professionnelle, de la retraite, de l'assurance chômage : le gouvernement cherche à montrer ses muscles. En répétant qu'il ne reculera pas, comme Juppé en 1995, Macron veut montrer qu'il est un bon serviteur du patronat. Mais il craint quand même les réactions des travailleurs.
Dans la foulée de la loi El Khomri, il a réussi à démolir le code du travail mais ce n'est pas pour autant qu'il réussira cette fois-ci encore. Le rapport Spinetta est largement discuté par les cheminots qui préparent activement la grève du 22 mars. Tous les travailleurs, du public comme du privé, sont concernés par ces attaques. C'est tous ensemble qu'il faut préparer et organiser la riposte en mettant en oeuvre les forces collectives du monde du travail 






Pour la défense des services publics utiles à la population, préparons-nous à être massivement dans la rue le 22 mars !


Municipalité d’Argenteuil et MJC, ou : « lorsque j’entends le mot culture, je divise par deux la subvention »


La laisser mourir à petit feu

La municipalité vient de réduire une nouvelle fois la subvention allouée à la Maison des Jeunes et de la Culture d’Argenteuil. Elle l’a purement et simplement divisée par deux. Une décision qui est la dernière en date des mesures prises par elle à son encontre. Après l’avoir amputée d’une part importante de ses locaux, elle ne cesse de diminuer la subvention municipale, au point que la MJC a été contrainte de vendre le chalet qu’elle possédait dans le centre de Chamonix et qui permettait, en particulier, à de jeunes Argenteuillais de bénéficier de séjours de ski à prix abordables.
         Tout cela est inadmissible et vise une association qui continue, malgré les difficultés, à offrir des activités proposées par aucune autre association locale, et qui persévère, contre vent et marée, à être une école d’apprentissage de la vie et de l’action collectives.
         Cela juge les discours, de la municipalité lorsqu’elle évoque cette culture et la vie associative. Cela dit, on peut s’étonner qu’il ne se soit non plus trouvé personne parmi les 55 conseillers municipaux pour dénoncer ce mauvais coup, parmi la majorité municipale comme parmi son opposition. Cette subvention était certes votée au sein d’un ensemble, mais des gens tant soit peu intéressés par la MJC avaient tous les éléments pour constater le mauvais coup prévu, et pour le dénoncer.

Ce fut notre chalet de la MJC d'Argenteuil à 300 mètres du centre de Chamonix

Finances publiques – Val-d’Oise : des relocalisations qui ne passent pas du tout


Finances publiques – Val-d’Oise : la direction n’en a pas fini avec le mécontentement

Jeudi 15 février, environ 80 employés des Finances publiques, venant de plusieurs sites du Val-d’Oise, se sont rassemblés devant la préfecture de Cergy pendant leur pause de midi. La direction départementale a provoqué leur mécontentement en annonçant, il y a trois mois, de nouvelles relocalisations de services entre Garges-lès-Gonesse, Saint-Leu-la-Forêt, Ermont et Cergy.
À l’horizon de septembre 2018, ces projets de la direction mettent les agents devant le choix de suivre leur service transféré ou de rester sur leur site mais en changeant d’activité, ce qui est loin d’être simple.
En décembre dernier, une première action avait été suivie par une cinquantaine d’employés, qui avaient envahi la salle du comité technique local. La direction avait alors dû s’expliquer devant eux, mais n’avait convaincu personne. En janvier, une centaine d’agents lui avaient adressé une motion dans laquelle ils posaient des questions pratiques, sans obtenir de réponses satisfaisantes.
Lors du rassemblement du 15 février, de nouveaux employés, que l’on n’avait pas encore vus dans les actions, ont répondu à l’appel. Les participants ont la certitude qu’aucun service n’est à l’abri des restructurations, comme dans tous les secteurs où l’État et le patronat ont décidé de réduire les moyens. Ils se sont donc donné rendez-vous le jeudi 8 mars pour discuter de la suite. La direction aurait bien voulu éteindre la contestation ; manifestement, elle n’a pas réussi son coup.

                                                        Correspondant LO

Photo Le Parisien-95/A.B.

États-Unis : contre les armes


La jeunesse se mobilise



Après la fusillade dans une école de Parkland en Floride (USA) qui a fait 17 morts, des jeunes, souvent mineurs, se mobilisent dans plusieurs États contre la législation permettant la vente libre et le port d'armes. Plutôt que d'en rester aux traditionnels autels et bougies, ils interpellent les responsables politiques, comme Trump, qui soutiennent les marchands d'armes. Ils préparent une manifestation à Washington le 24 mars.
Et si ce n'était qu'un début ?

Syrie : la population victime d’Assad et des puissances impérialistes


Fausse indignation et vraie complicité



Les habitants de la Ghouta, région située à l'est de la capitale syrienne, subissent des bombardements répétés qui ont fait des centaines de morts. Cette région aux mains des opposants au régime syrien, est assiégée depuis des mois par l'armée d'El Assad soutenue par l'aviation russe.
Ces bombardements suscitent maintenant un concert d'indignation parmi les dirigeants occidentaux, comme le ministre français Le Drian, qui parle de « cataclysme humanitaire ». Quelle hypocrisie ! Après avoir lâché Assad, les États-Unis et les puissances européennes ont laissé la Russie et l'Iran le remettre en selle sous prétexte de combattre Daesh.
Dans la Ghouta ou ailleurs, la population est victime du dictateur Assad mais aussi des puissances impérialistes qui depuis sept ans intriguent et retournent leur veste pour garder le contrôle des richesses de la région.

vendredi 23 février 2018

Pelouse synthétique : danger pour la santé ? De très lourdes interrogation…


Un problème très sérieux



Il y a quelques mois, des employés municipaux d’Argenteuil s’étaient inquiétés des pelouses synthétiques et des dangers qu’elles pourraient présenter pour la santé, en particulier dans le cas d’utilisation de granulés anti-glissades fabriqués à partir de pneus à recycler. Trois terrains de sport avec pelouse synthétiques sont concernés à Argenteuil.
         La hiérarchie municipale d’Argenteuil avait alors pris l’affaire de très haut…
         Aujourd’hui, non seulement, je quotidien d’hier a consacré à ce problème une pleine page, mais « Envoyé spécial » a traité le sujet dans l’émission du même jour. 

L’article du Parisien : 



Petit résumé du sujet traité lors de l’émission « Envoyé spécial » d’hier au soir :

L'enquête débute à partir d'un lien causal posé par Amy Griffin, entraîneur-adjointe de l’université de Washington, entre le foot sur gazon synthétique et un taux de cancer (leucémie) étonnamment élevé chez les joueurs depuis quelques temps. En outre, ce qui frappe, c'est la proportion de gardiens de but parmi eux : ce sont eux qui sont le plus en contact avec les billes de pneu. Mais la liste ne comprend que 250 noms, ce qui n'a pas été suffisant pour lancer une enquête sanitaire massive. Corrélation ou réelle causalité, le documentaire ne tranche pas.
Néanmoins, certains pays commencent à observer un principe de précaution : la Suède, les Pays-Bas, la ville de New-York arrêtent d'installer ces terrains et démantèlent ceux qui sont déjà là. Ce principe de précaution repose sur le fait que les pneus ont été en contact avec la route et ne gardent pas la composition d'origine du pneu à sa sortie de l'usine. Un autre motif sérieux de suspicion est que les normes européennes tolèrent une très grande quantité de produits cancérigènes dans les pneus, au motif justement qu'ils ne sont presque pas en contact avec la peau. Or, pour les sportifs, footballeurs pratiquants de foot US, les contacts avec les billes de pneu usagés sont très importants et, sur le long terme, potentiellement dangereux.
En France, ce qui est alarmant, c'est la dynamique inverse qui est observée : aucun principe de précaution. Ces terrains synthétiques ont l'avantage de ne demander presque aucun entretien (on fait l'économie d'un jardinier notamment), et donc d'être très bon marché. Les communes française en acquièrent donc en grand nombre en ce moment, au détriment de la santé des enfants qui jouent plusieurs fois par semaine sur ces terrains.

Bezons : police municipale et hausse des impôts


La mise en place à Bezons d’une police municipale risque d’entraîner une hausse des impôts locaux estimée entre 5 et 8%.

         Lors du dernier conseil municipal du 14 février, le conseiller municipal Lutte ouvrière de Bezons, Michel CAMPAGNAC, est intervenu sur le sujet, a voté contre la délibération, et en particulier, s’est élevé contre un aspect particulièrement surprenant et inacceptable de celle-ci.

« A propos de la police municipale

Pour demander un partenariat entre police municipale et police nationale, la délibération argumentait comme cela : «le contexte de multiplication des attentats à l’échelle mondiale et la densification des flux migratoires en direction de l’Europe » qui contribueraient à créer un sentiment d’insécurité. (C’est un rapprochement assez écœurant entre terrorisme, migration et insécurité).
L’augmentation des attentats » disons le plus clairement, la guerre. Et dans cette histoire, le gouvernement français qui va augmenter de façon importante son budget de l’armée, est loin d’être le dernier responsable de la déstabilisation grandissante.
Quant à « la densification des flux migratoires », les états peuvent mettre en place toutes les barrières qu’ils veulent, ils n’empêcheront pas des gens qui reçoivent des bombes sur la figure de fuir vers des contrées plus accueillantes, ni ceux qui n’ont pas de boulot et vivent sans ressources de fuir vers des régions d’où ils pourront peut-être aider leur famille restée au pays.
Alors, qu'ont à avoir 10 policiers municipaux supplémentaires ?
Mais dans la société où nous vivons, je ne vois pas de solution.
L’horrible attentat du 14 juillet 2016 s’est produit dans une ville dotée de vidéo surveillance et de police municipale.
Je ne vois comme alternative à cette instabilité et cette barbarie grandissante qu’une société où la guerre économique permanente pour l’enrichissement de quelques-uns, ne serait plus le moteur de toute l’organisation sociale.
Ma conviction est au contraire que seule, la coopération entre tous les travailleurs du monde entier, sera une solution pour enrayer ces guerres qui prennent de l’ampleur.
Plusieurs conseillers municipaux ont émis le souhait de retirer cette formule. Un autre conseiller s’est exprimé contre la police municipale et s’est abstenu. J’ai voté contre. »

Michel Campagnac lors de la fête de Lutte ouvrière à Bezons