mercredi 15 novembre 2017

Argenteuil, les « oiseaux » et l’étymologie


Un « fumet spécial »

 
Oiseau d'or dans herbe grasse

En nous renseignant sur internet sur le promoteur Fiminco qui veut faire l’opération sur l’espace « Jean Vilar » que nous contestons, nous avons vu qu’il était domicilié rue de la Faisanderie, dans le joli quartier parisien du XVIème.
         Ce terme peu banal de Faisanderie nous a incité, pour nous détendre, à une petite recherche d’étymologie et à nous intéresser à quelques termes de la même famille, qu’ils soient estampillés par la docte Académie ou qu’ils relèvent d’un champ lexical plus argotique. Nous avons trouvé parmi les premiers, le verbe Faisander, comme dans « faisander un gibier ». « C’est le conserver quelques jours avant de l'apprêter pour lui faire subir un commencement d'altération qui lui donne un fumet spécial. Faisander un lièvre. »
Parmi les seconds, il y a le terme de Faisan. « On appelle ainsi, dans le commerce parisien, des filous qui ont cette spécialité : exploiter des fonds de commerce qu'ils se repassent entre eux tous les trois mois, au moment de l'échéance des traites, soldant les marchandises qu'ils se sont procurées à crédit. Le faisan est proche parent du fouilleur. (V. ce mot.) »


         Bien évidemment nous sommes loin du « projet Jean Vilar ». Mais, même parmi les meilleurs combattants, un petit moment de détente n’est jamais de trop.

mardi 14 novembre 2017

Education, à Argenteuil comme ailleurs, une question de moyens essenteillement !


Comme si c’était une question d’« autorité »

 
Le rêve de Blanquer ? Dans ce cas, il mérite le bonnet d'âne

« L’autorité doit être rétablie dans le système scolaire» vient de déclarer le ministre de l’Education nationale. C’est un genre de phrases que l’on peut retrouver depuis des années, si l’on cherche bien, chez chacun de ses prédécesseurs.
         Comme si le problème était une question d’autorité que les enseignants auraient maîtrisée autrefois et qu’ils auraient perdues au fil des ans.
         Dans une société où le chômage s’est développé, où les moyens de l’Ecole publique ont commencé à être grignotés quand ceux de l’Ecole privée augmentaient, parmi bien d’autres problèmes, il est évident que les difficultés n’ont fait que grandir dans la première.
         A Argenteuil, c’est que les enseignants des établissements d’Argenteuil veulent mettre sur la place publique le vendredi 24 novembre prochain (et non pas le 17 comme ils avaient prévu de le faire initialement) en faisant grève et en manifestant dans la Ville. 

Nous avons évoqué à propos de la suppression des emplois dits aidés de la mobilisation des enseignants et des élèves au lycée Dorian de Paris. Ils viennent déjà d’obtenir le maintien d’un des deux postes en question. Une première victoire.

PSA, répression syndicale : vendredi, avec les travailleurs menacés


Argenteuil et Bezons : le banquet du 10 février 2018


Ça sera la fête !


FETE DES AMIS DE LUTTE OUVRIERE D’ARGENTEUIL ET

 DE BEZONS




SAMEDI 10 FEVRIER 2018

A BEZONS

Salle polyvalente Louis Aragon

44 Rue Francis de Pressensé,

Ouverture des portes à 16 heures

Meeting à 19 heures

Banquet à 20 heures

Adultes 15 euros - enfants de moins de 14 ans : 7 euros. On réserve dès maintenant.

Givaudan, Dassault, Pas intéressés par l’impressionnisme et Argenteuil ? Par la défense d'une image et des berges ?


Une exposition sur Claude Monet et Argenteuil à… Détroit (Etats-Unis)

Texte d’introduction du musée, le DIA, Detroit Institut of fine Arts

« Monet: encadrer la vie

Dim, 22 oct. 2017 - dim. 4 mars 2018

Cette exposition intime se concentre sur la seule peinture de la DIA par Claude Monet - Corbeille de fleurs, anciennement connu sous le nom Gladioli et récemment retitré sur la base de nouvelles recherches. Monet a peint ce tableau en vivant dans la banlieue parisienne d'Argenteuil entre la fin de 1871 et le début de 1878. Son passage à Argenteuil a été particulièrement productif, car c'est là que lui et d'autres peintres d'avant-garde ont formé les impressionnistes. Découvrez la peinture de la DIA avec 10 autres tableaux d'Argenteuil de Monet et son impressionniste Pierre-Auguste Renoir, et découvrez l'histoire de la création de Corbeille de fleurs et comment elle s'inscrit dans l'histoire de l'œuvre de Monet et du mouvement impressionniste. » 

"Corbeille de fleurs"

https://www.dia.org/monet




« Défense de Jean Vilar »
Rassemblement devant le Figuier blanc
Jeudi 23 novembre
19 heures 30


lundi 13 novembre 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 14 novembre 2017



Les capitalistes, leurs paradis terrestres et leur apôtre Macron
Editorial 
Les Paradise papers, divulgués par la presse la semaine dernière, lèvent un petit coin du voile qui recouvre d’ordinaire les pratiques des capitalistes. Toujours prompts à faire la morale aux travailleurs sur les nécessaires sacrifices, ils organisent l’évasion fiscale de façon industrielle.
Bernard Arnault a ainsi placé des biens dans au moins six paradis fiscaux. Première fortune française, grâce au travail des petites mains du luxe, il possède au nord de Londres une propriété de 4300 mètres carrés sur un terrain de 129 hectares. S’y ajoute un yacht de 101 mètres avec héliport et piscine à fond de verre, valant 130 millions. Tout cela par l’intermédiaire de sociétés écrans basées à Jersey ou aux îles Caïmans, qui permettent au patron de LVMH de dissimuler ces signes extérieurs de richesse au fisc et aux médias.
Avec des placements aux îles Caïmans, la reine d’Angleterre fraude carrément son propre fisc ! Une entreprise richissime comme Nike ne paye que 2 % d’impôts sur ses 7,5 milliards de recettes européennes. Dassault, qui vit notamment grâce aux commandes de l’État français, aide ses clients à ne pas payer la TVA sur les jets qu’ils lui achètent, par le biais de sociétés écran à l’île de Man, où l’impôt est à 0 %. Et on pourrait multiplier les exemples, aussi écœurants les uns que les autres.
« Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est terminé », jurait Sarkozy en 2009. Quelle sinistre blague ! Chaque année apporte son lot de nouvelles révélations. Moscovici et l’Union européenne s’indignent de ces pratiques.  Quels hypocrites ! Les paradis fiscaux sont y compris au cœur de l’Europe, en Belgique, en Irlande ou aux Pays-Bas.
Quant au gouvernement français, il supprime l’impôt sur la fortune et réduit celui sur les sociétés. Autrement dit, il vise à rendre la France aussi attirante fiscalement que les paradis fiscaux qu’il dénonce. Il organise le transfert des richesses produites par les travailleurs vers le grand capital.
Les grandes firmes n’ont jamais autant gagné ; les grands bourgeois n’ont jamais été aussi riches. Et les uns comme les autres n’ont jamais payé aussi peu d’impôts. Non seulement ils amassent des fortunes au travers de l’exploitation de millions de salariés, mais ils rechignent à contribuer ne serait-ce qu’un minimum au fonctionnement de la société.
350 milliards d’euros échapperaient chaque année à la fiscalité des États ; pour la France, 20 milliards. Ce sont autant que les classes populaires doivent acquitter. Les cinq euros de baisse des APL que le gouvernement a imposés représentent un demi-milliard. On voit combien de sacrifices pour les familles populaires, combien de services publics dégradés et d’emplois supprimés, représentent ces 20 milliards. Et ce n’est que la partie émergée de l’immense iceberg de l’évasion fiscale.
Le véritable scandale, au-delà de Jersey ou de l’île de Man, est que toute la société capitaliste est un paradis pour les exploiteurs, un enfer pour les exploités. Ce sont les travailleurs qui font tout fonctionner, y compris dans les demeures de luxe, les yachts et les jets privés. Et pour augmenter leurs profits, ceux qui possèdent le capital exigent toujours plus. Les grandes entreprises dégageant déjà des  milliards de bénéfices sont prêtes à rogner sur des pauses, à augmenter des cadences, à supprimer des postes. Combien de travailleurs en subissent les conséquences par des horaires allongés, par des troubles musculo-squelettiques ou autres ? Combien sont licenciés, pour inaptitude ou pour quelque autre raison ?
Toutes ces richesses accumulées ne servent pas à faire fonctionner l’économie dans l’intérêt de tous. Elles sont orientées vers la spéculation, qui mobilise des sommes cent fois supérieures au train de vie luxueux des plus riches. Cette frénésie spéculative, propre au capitalisme, conduit aux crises économiques et détruit périodiquement des milliers d’usines et des millions d’emplois.
Les capitalistes mènent la lutte de classe. Alors, il faut saisir toutes les occasions de protester. Ce jeudi 16 novembre, la CGT, Solidaires, FO, la FSU et des organisations de jeunesse appellent à manifester contre les ordonnances Macron et la politique de ce gouvernement.
Cette journée ne suffira pas à mettre un coup d’arrêt à l’offensive du patronat et du gouvernement. Mais elle permet de dire notre refus des nouvelles régressions que Macron, l’homme des banquiers, veut imposer au monde du travail. Faisons entendre notre colère contre cette politique qui vise à faire les poches des classes populaires, pour enrichir encore les parasites qui dirigent la société.

Argenteuil Handicap : apparemment pas une préoccupation municipale


Une préoccupation apparemment marginale




 La « semaine du handicap 2017 » commence aujourd’hui. Le programme pour Argenteuil est sur :


Bien. Mais il n’y a plus de conseiller municipal en charge de cette question du handicap, le dernier en date ayant disparu depuis longtemps et ayant fini par démissionner.
         Plus généralement, on ne peut pas dire que les habitants soient tenus au courant de ce qui se passe au sein de la municipalité et des nombreuses opérations de chaises musicales quand ce n’est pas de dégradations dont il s’est agi, qui ont eu lieu depuis 2014.
         Les habitants ne méritent pas d’être au courant ?

Sécurité sociale : travailleurs et patrons, pas à la même enseigne


Sécurité sociale : le gouvernement soigne les patrons

Le vote du budget de la Sécurité sociale 2018 a eu lieu à l’Assemblée nationale fin octobre. La ministre de la Santé et de l’action sociale, Agnès Buzyn, a décrété qu’il fallait réduire son déficit de trois milliards. Comme d’habitude, sous ce prétexte, les dépenses de santé diminueront, tandis que les prélèvements sur la population augmenteront.

Parmi ces mesures, le forfait hospitalier passera de 18 à 20 euros. La journée de carence est de retour pour les fonctionnaires. L’allocation de garde d’enfant baissera. Les salariés et retraités seront ponctionnés par la hausse de la CSG de 1,7 %.

En revanche, dans la bataille pour redresser les comptes de la Sécurité sociale, pas question de mettre les riches à contribution !

La taxe sur les actions gratuites versée par les employeurs à la Sécurité sociale baisse de 30 % à 20 %. C’est un cadeau d’environ 120 millions aux entreprises, et en priorité aux plus grandes. Les actions gratuites accordées aux PDG et aux hauts cadres font partie de leur mode de rémunération. Ces bénéficiaires des actions gratuites seront également gratifiés par un régime d’imposition et de cotisations plus doux.

D’autre part, le gouvernement prévoit une « année blanche » pour les créateurs d’entreprise. Ceux-ci seront exonérés de toute cotisation sociale pour leur première année d’activité.

Pour annoncer les mesures d’économies qu’elle compte imposer à la population et au système de soins, la ministre avait déclaré récemment : « 30 % des dépenses (de la branche maladie) ne sont pas pertinentes. » On voit ce que sont selon elle les dépenses pertinentes.

                                             Gaëlle Regent (Lutte ouvrière n°2571)