dimanche 8 octobre 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce dimanche 8 octobre 2017 en vue de la journée de grève et de manifestation de ce mardi 10 octobre



Travailleurs du public et du privé, se défendre tous ensemble !

Face aux travailleurs de GM&S venus défendre leur emploi, Macron a une nouvelle fois affiché son mépris de classe. Il y a un mois, il s’en prenait aux « fainéants ». Aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui manifestent et sont accusés de « foutre le bordel ». Pour ce représentant du patronat, les travailleurs devraient se laisser exploiter et licencier sans protester ! Des propos tenus loin des travailleurs qui ont trouvé face à eux des CRS et des gaz lacrymogènes !
Mais ceux qui « foutent le bordel » dans la société, ce sont les capitalistes et tous ceux qui, comme Macron, servent leurs intérêts à l’Élysée et dans les ministères.
GM&S est un sous-traitant de Peugeot et de Renault. Ces deux constructeurs automobiles sont directement responsables des licenciements qui touchent 157 travailleurs sur un effectif total de 277 salariés. Les profits de Peugeot et de Renault atteignent des niveaux record, plus de cinq milliards d’euros, soit l’équivalent de dizaines de milliers d’emplois. Mais les dirigeants de ces groupes veulent en faire encore plus.
Les entreprises du CAC 40, parmi les plus riches du pays, ont réalisé plus de 50 milliards de bénéfices sur les six premiers mois de l’année. Plus de 40 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires, un record depuis 2006 ! Mais ces profits ne tombent pas du ciel, ils sont produits par l’exploitation des travailleurs, par la suppression de milliers d’emplois, par l’accroissement incessant des rythmes et des charges de travail et par les salaires bloqués.
Pour permettre aux riches, aux propriétaires de yachts et autres signes extérieurs de richesses, d’augmenter encore leur fortune, Macron leur a ouvert les caisses de l’État : plus de 3 milliards vont leur être donnés avec la réforme de l’ISF ! Et surtout, il a servi au patronat la « réforme » du Code du travail dont ils rêvaient en faisant sauter les quelques barrières légales qui garantissaient des droits collectifs aux travailleurs.
Décidées depuis le sommet de l’État et dans les conseils d’administration des entreprises, les attaques se poursuivront tant que les travailleurs ne s’y opposeront pas.
Les routiers viennent de montrer qu’il est possible de faire reculer le gouvernement. Avec les ordonnances sur le Code du travail, leurs primes, leur treizième mois et leurs frais de déplacement auraient pu être décidés au niveau des entreprises. Les routiers pouvaient craindre à juste raison des baisses de revenu pouvant atteindre 1200 euros. En se mobilisant, ils ont imposé au patronat du secteur et au gouvernement la signature d’un accord qui garantit le maintien de leur rémunération.
Ce recul est un encouragement pour tous les travailleurs.
Le 10 octobre, les salariés de la Fonction publique sont appelés à faire grève et à manifester contre le blocage des salaires, les 120 000 suppressions de postes programmées et la dégradation de leurs conditions de travail. Les salariés du public ont raison de se défendre et l’ensemble des travailleurs ont toutes les raisons de refuser la dégradation de l’école, des hôpitaux et des services publics.
Il faut tout faire pour que cette mobilisation soit réussie. Son succès constituerait un encouragement pour tous ceux qui veulent se battre.
Dans des entreprises du privé, dans les transports, à la SNCF, des syndicats ont appelé à se mobiliser le même jour que les fonctionnaires. Dans de nombreuses villes, travailleurs du public et du privé défileront ensemble. Nous sommes tous attaqués et nous devrons nous battre tous ensemble pour mettre un coup d’arrêt à l’offensive conjointe du gouvernement et du patronat.
La réussite des journées de mobilisation du 12 et du 21 septembre contre les ordonnances Macron a poussé toutes les centrales syndicales à se rencontrer pour discuter d’une nouvelle journée d’action nationale. Une telle journée est indispensable pour que toutes les mobilisations en cours apparaissent comme faisant partie d’un mouvement d’ensemble. Elle est indispensable pour que les travailleurs reprennent confiance dans leur capacité à mener des mouvements collectifs et à rendre les coups.
Malgré ses rodomontades, comme bien d’autres gouvernements au service de la bourgeoisie avant lui, Macron sera contraint de reculer si les travailleurs se mobilisent dans un combat commun.

Mardi 10 octobre, en grève, en manifestation


Travailleurs du privé, travailleurs du public, les mêmes intérêts. Construisons ensemble la mobilisation nécessaire !

Pour donner plus au grand patronat, le gouvernement veut démolir toutes les protections, certes limitées, bénéfiques au monde du travail. Il a commencé par ces Ordonnances qui visent certes en premier lieu les travailleurs des entreprises privées ou sous statut privé. Mais il n’en restera pas là et n’épargnera pas ses propres salariés des trois fonctions publiques, d’Etat, hospitalière et territoriale. Il continue le blocage de leurs salaires, veut rétablir la ponction de la « journée de carence » et supprimer déjà 120 000 emplois. Et cela n’est que le début.
      Le monde du travail est « un » devant les attaques qui vise l’ensemble des travailleurs, qu’ils soient attaqués en premier, ou par la suite, d’une façon ou d’une autre. Privés ou fonctionnaires, nous sommes tous en ligne de mire et dans le même bateau.
      Nous aurions tout intérêt à nous retrouver ensemble dans le mouvement de mobilisation qui a commencé avec la première journée de grève et de manifestation du 12 septembre dernier.
      Il faut que la mayonnaise de la mobilisation ouvrière prenne. Pour cela l’huile du privé et les œufs de la fonction publique doivent se mélanger.
      L’ensemble des fédérations de la fonction publique appellent à une nouvelle journée de mobilisation mardi prochain 10 octobre. Au-delà des travailleurs de ce secteur, au fond, elle concerne tous les travailleurs. Elle est une nouvelle initiative dans la mobilisation contre une politique gouvernementale néfaste à l’ensemble des salariés. Des Unions Départementales, des Unions Locales de syndicats, des sections syndicales l’ont déjà compris puisqu’elles appellent à l’action après-demain mardi 10 octobre.
     Ne restons pas isolés chacun dans notre entreprise face à nos problèmes et revendications. Ne restons pas isolés les uns des autres, travailleurs du privé comme travailleurs de la fonction publique.
     Nous avons le même adversaire qu’il nous faudra vaincre. Tous ensembles vers la mobilisation de tous nécessaire.



À Paris, la manifestation partira à 14h Place de la République en direction de Nation. Le parcours : République - Bd du Temple - Bastille - Rue de Lyon - Av. Daumesnil - Nation.

Argenteuil Semperit, une direction pleine aux as de l’exploitation des travailleurs. Elle peut payer bien davantage


La direction leur doit bien plus !



Selon Le Parisien-95, la dernière proposition de la direction aux travailleurs de Semperit qu’elle veut licencier serait une somme de 20 000 à 50 000€ en guise d’indemnité de licenciement, selon l’ancienneté, et un « projet de reclassement» « pour tout le monde pendant 12 mois durant lesquels ils toucheront 80 % de leur salaire brut. » Elle présente cela comme sa dernière proposition, comme si chacun ne savait pas qu’il n’y a jamais de der des ders propositions en la matière.
         Un reclassement ? Les travailleurs ne rêvent pas. Il n’y en aura aucun. Donc 80 % de leur salaire brut pendant un an ? 900X12 égale à un peu plus de 10 000 euros.  A cela, on ajoute les 20 à 50 000 qui deviennent en conséquence de 30 000 à 60 000 euros, soit, de deux ans à quatre ans de salaire.
         Et après, on fait comment pour vivre normalement ?
         Nous connaissons ce que Semperit est capable de verser aux actionnaires. En conséquence, c’est bien davantage que ce qu’elle avance qu’elle peut verser aux travailleurs dont elle est en train de bouleverser la vie.

Lidl, Leclerc,… , A Conflans-Sainte-Honorine, comme dans bien d’autres magasins ailleurs





Un coup de colère


Samedi 30 septembre, une quinzaine de travailleurs du Leclerc de Conflans se sont mis en grève à leur prise de poste à 4 h 30 du matin.
         Outre le projet de faire travailler tous les samedis ceux qui remplissent les rayons, les 200 salariés permanents du magasin ont beaucoup d’autres problèmes. Il y a les pressions pour ne pas prendre sa pause, les effectifs insuffisants, les postes surchargés, le manque de parkas, gants et chaussures de travail, ou de matériel.
         Il y a aussi, pour couronner le tout, le manque de respect, l’attitude humiliante, les cris, les gestes déplacés de certains responsables envers les travailleurs. Une dizaine de salariés ont d’ailleurs déposé une plainte pour harcèlement il y a un an.
         La direction a très vite, par écrit, reculé sur les samedis, promis des recrutements rapides et s’est engagée à ne prendre aucune sanction pour fait de grève. Elle a aussi désavoué les méthodes de l’encadrement que, bien sûr, elle a fait mine de découvrir.
         Se mobiliser était la meilleure façon de se faire respecter, et les grévistes en sont fiers.

E. comme exploitation

Retraités, Macron n’aime pas les « vieux » ! Dans la rue mardi !


           Une campagne odieuse : « aisés », les retraités ?

La manifestation annuelle des retraités, qui s’est tenue jeudi 28 septembre, a rassemblé plus de mécontents que d’habitude, et pour cause ! Ceux que certains médias se complaisent à traiter de retraités aisés, répétant comme des perroquets la propagande gouvernementale, subissent des atteintes accrues à leur niveau de vie sous le fallacieux prétexte de solidarité avec les jeunes.
Macron avait annoncé la couleur avant son élection. « Aux plus aisés des retraités, je leur demanderai un effort », avait-il déclaré. Mais, pour lui et ses ministres, avec 1 200 euros par mois on deviendrait un nanti. Car c’est à partir de ce seuil que les retraités verront leur CSG augmenter de 1,7 % au 1er janvier, soit une ponction d’au moins 20 euros par mois. 60 % des retraités vont être touchés par cette mesure.
Par ailleurs 560 000 retraités, sur quelque quatorze millions, ne touchent que 800 euros au titre de l’allocation de solidarité pour personnes âgées, et d’autres doivent se contenter de 1 037 euros de retraite de base, soit 22 euros au-dessus du seuil de pauvreté ! Et cela à condition d’avoir cotisé un nombre suffisant d’annuités, ce qui est loin d’être le cas pour tous. Compte tenu du nombre de carrières incomplètes, la Caisse nationale d’assurance vieillesse a calculé que la retraite moyenne se situe à 687 euros par mois, en divisant le montant total de ce qu’elle verse par le nombre d’allocataires.
La plupart des retraités connaissent un blocage de leur pension depuis 2013, ce qui représente une perte de pouvoir d’achat de 3,6 %. Pour les fonctionnaires, elle reste bloquée, et aux autres on a promis une augmentation de 0,8 % – ce qui est déjà minime – au 1er octobre, mais le gouvernement la repousse maintenant au 1er janvier. Quant aux retraites complémentaires, qui représentent souvent une part importante de la pension, elles ne bougeront pas.
Malgré toutes ces ponctions sur leur niveau de vie et le bas niveau de la plupart des pensions, le gouvernement et les médias ne cessent de stigmatiser les retraités, laissant croire qu’ils mènent la grande vie sans se soucier des difficultés des autres, et qu’ils ne mériteraient pas qu’on leur verse un argent dont ils n’ont nul besoin. Mais cet argent que les retraités perçoivent, d’où sort-il, si ce n’est de leur poche ? Mois après mois, pendant toute une vie de travail, une partie de leur salaire leur a été prélevée pour financer des caisses de retraite. Il s’agit de leurs économies, pas de l’argent qu’ils auraient volé à l’État ou à plus pauvres qu’eux. Quant à reprocher aux retraités leur manque de solidarité, c’est oublier qu’ils sont bien nombreux ceux qui, en dépit d’une petite retraite, se privent pour aider des jeunes de leur famille au chômage.
Tant mieux si, après plus de quarante ans de travail, un certain nombre d’entre eux vivent convenablement, sans avoir à trop se soucier du lendemain. Ce n’est rien en comparaison de ce que leur travail a rapporté à leurs employeurs, et ce n’est qu’une goutte dans l’océan de la richesse des possédants.
                                              Marianne LAMIRAL (Lutte ouvrière n°2566)

                                                                   





Education, Pontoise, aides-éducateurs en grève pour leur salaire mais auss. quleque part pour leur dignité


« Des vieux dans la misère, les jeunes dans la galère, de cette société-là on n’en veut pas ! »

 Les sept aides-éducateurs du nouveau collège Simone-Veil de Pontoise étaient en grève ces derniers jours, avec le soutien des autres personnels de cet établissement. Ceux que l’on appelait les « surveillants » naguère n’ont pas reçu leur salaire de septembre. La direction académique du Val d’Oise déclare maintenant qu’ils vont toucher 80% de celui-ci, et le reliquat avec leur paie d’octobre.
         Tout cela n’est pas nouveau à l’Education nationale mais n’en est pas moins scandaleux.
         Ces « aide-éducateurs » sont essentiellement des étudiants qui sont obligés de travailler pour suivre en même temps leurs études. Ce salaire n’est pas de l’argent de poche mais, pour eux, un élément vital.
         On imagine qu’ils ont été recrutés depuis des mois par cette direction académique qui avait en conséquence le temps d’engager le paiement de leur salaire à la fin de septembre.
         En tout cas, elle a appris à ces jeunes une réalité inadmissible. Et ces jeunes, avec courage, ont répondu par la seule réponse qui convenait : la grève.



samedi 7 octobre 2017

Grève et manifestations mardi 10 octobre


Grève du mardi 10 octobre


À Paris, la manifestation partira à 14h Place de la République en direction de Nation. Le parcours : République > Bd du Temple > Bastille > Rue de Lyon > Av. Daumesnil > Nation.
         Outre l'ensemble de la fonction publique, certains syndicats, ont appelé tous les travailleurs à se saisir de cette journée pour se faire entendre contre les ordonnances Macron. Soyons nombreux en grève et à manifester. 

Les routiers imposent une marche arrière


Suite à la mobilisation des chauffeurs routiers, les patrons du secteur du transport ont signé un accord garantissant que les primes d'ancienneté, le 13ème mois, les frais de déplacement et la majoration des heures de nuit ne seront pas fixés entreprise par entreprise comme le prévoient les ordonnances Macron.
         Certes, tout en signant cet accord, les grands patrons du transport ne manquent pas d'arrières pensées et on verra bien s'ils respectent leur signature. En tout cas, ils ont craint les réactions collectives des chauffeurs. Une crainte salutaire qui doit encourager les travailleurs de tous les secteurs à se mobiliser tous ensemble.