jeudi 28 septembre 2017

Fusion Alstom Siemens : grandes manoeuvres capitalistes, une de plus


Les travailleurs devront se défendre ensemble



Alstom et Siemens fusionnent leur branche ferroviaire. Le nouveau groupe ainsi créé pèserait 16 milliards d'euros de chiffre d'affaire, de quoi se lécher les babines pour les nouveaux actionnaires.
         Pour les travailleurs, au contraire, il y a de quoi s'inquiéter même si la direction a promis de ne pas supprimer d'emplois, en Allemagne et en France... pendant quatre ans. En réalité, le groupe risque d'utiliser la fusion pour supprimer des postes sous prétexte d'éliminer les doublons.
         Il n'est pas dit qu'il y parvienne : des deux côtés de la frontière, les travailleurs ont les mêmes intérêts à défendre, ensemble, contre la rapacité des actionnaires.

Migrants à Reims – la mobilisation amène la solution


Une solution trouvée par la mobilisation


Depuis des mois, des migrants campaient dans le quartier populaire Croix-Rouge, à Reims. D'abord installés sur un bout de pelouse appartenant au bailleur social, ils ont été expulsés et se sont installés dans le square d'en face. De quelques habitants, ce camp de fortune a grossi pour accueillir quelques dizaines de migrants.
         Il y a deux semaines, une association de riverains a interpellé la municipalité par le biais de la presse locale pour la gêne occasionnée par l'occupation du square. L'expulsion du campement a été programmée. Les militants associatifs qui viennent en aide aux migrants de façon continue ont alors aidé à ce qu'ils se transportent un peu plus loin, au sein du campus Croix-Rouge de l'Université de Reims.
         On aurait pu espérer un peu d'humanité de la part des autorités universitaires : c'était sans compter sur le président de l'Université, qui a pris à 21h dimanche 17 septembre un arrêté "pour raisons de sécurité" interdisant aux personnels et aux étudiants de se rendre sur le campus. Parallèlement, il a saisi le Tribunal administratif pour obtenir de l’État une expulsion en urgence des migrants.
         Cette décision aurait pu avoir pour conséquence de monter étudiants et personnels contre les migrants. C’est l’inverse qui s’est produit. Dès le lundi, des volontaires se sont manifestés parmi les enseignants et les étudiants pour chercher à apporter une aide matérielle immédiate. Des lettres-pétitions ont été signées par des enseignants, par des étudiants, pour se désolidariser de l’attitude de la présidence de l’Université et réclamer le relogement des migrants, et, en attendant, que l’Université elle-même apporte l’aide immédiate à sa portée, à savoir l’accès à l’eau, à l’électricité et à un bâtiment chauffé. Des étudiants sont restés auprès des migrants jusque tard dans la nuit pour tenter d’éviter une expulsion en catimini.
         Mardi 19, environ 300 étudiants et enseignants sont allés manifester devant la sous-préfecture de Reims pour exiger le relogement de ces 45 migrants dont 15 enfants.
         Mercredi 20, tous les migrants avaient été relogés et les cours reprenaient à la fac. Certes, le relogement est précaire : les uns à l’Armée du Salut, les autres dans des hôtels. Mais ce résultat est celui de la mobilisation, et certainement pas des pouvoirs publics qui ont laissé pourrir la situation, ni de la présidence de l’Université dont l’attitude conduisait à une énième expulsion.

mercredi 27 septembre 2017

Argenteuil, Sempérit, Otis. Quel avenir et quelles tractations pour le site de la zone industrielle de la gare ?


Quels projets dans la zone industrielle de la gare centrale ?

La fermeture de l’usine Sempérit qui pèse sur l’avenir de la centaine de travailleurs qui y travaillent pose la question des projets de la municipalité concernant l’actuelle zone industrielle de la gare.
         La municipalité précédente avait établi des plans pour la transformation de ce quartier, sans jamais être causante sur le sujet, et sans jamais accepter de donner de véritables informations aux organisations syndicales de chez Sempérit et de chez Otis qui les lui demandaient.
         Quels contacts la municipalité actuelle a-t-elle eu avec les propriétaires de Sempérit et d’Otis ?
         Il y a-t-il eu une opération de préemption de la part de la municipalité sur le terrain Sempérit ?
         Des questions en tout cas que les travailleurs de Sempérit menacés de licenciement ne peuvent manquer d’avoir en tête.
 

Argenteuil : une municipalité incapable d'assurer la propreté


Scandaleux !

 
C'était il y a dix jours. Depuis, il s'est étendu...

Cela fait plusieurs semaines que les ordures s’accumulent dans un recoin devant les numéros 3 et 4 des logements de la rue Rouquès, cité Joliot-Curie. La photo ci-dessous date d’une dizaine de jours. Le tas a aujourd’hui doublé, contourne le local pour les encombrants (construit à grands frais par AB-Habitat, et qui est fermé… tout un programme) et qui est uniquement bloqué par le garage que je loue !
         C’est intolérable.
         La municipalité peut toujours dénoncer l’incivilité. Certes. Mais son rôle est de faire ramasser les ordures pour lesquelles nous payons des impôts. Un point c’est tout.
         Un adjoint au maire nous déclarait récemment avec candeur qu’il y avait au moins un conseiller municipal de la majorité chargé de jeter un coup d’œil sur notre blog « lo argenteuil ». Il fait apparemment mal son travail, car nous avons déjà dénoncé cette situation insupportable.
         Et il n’y a pas un conseiller municipal « référent » du quartier dont le rôle serait d’en faire le tour de temps en temps ? DM

Canada France, une seule classe ouvrière


Lachute… du capitalisme ?

Nous avons de nombreux lecteurs au Canada, si l’on en croit les statistiques fournies par Google. Il est vrai que s’il y a un autre Argenteuil dans l’Hexagone, il y en a aussi un autre outre-Atlantique. Selon Wikipédia, il s’agit d’ « une municipalité régionale de comté (MRC) du Québec (Canada) située dans la région administrative des Laurentides. Le chef-lieu en est Lachute. La population de la MRC est de 32 510 habitants en 20121. »
         Comme partout sur la planète, il y a des travailleurs dans cette municipalité régionale. S’ils pouvaient s’intéresser à ce que nous écrivons, ce serait très bien. Ils peuvent également nous joindre.

Pas de « projet Héloïse » en vue à Lachute ? On espère…

Ambulances : ambulanciers en grève dans l'Est


Les ambulanciers rejoignent la lutte

 


Dans l’Est, entraînés par les ambulanciers de Jussieu-Secours à Besançon, en lutte depuis le 11 septembre, ceux de la région Belfort-Montbéliard, de Jussieu aussi principalement, sont entrés dans le mouvement, en grève lundi 25 septembre.
         Dès 8h du matin, ils ont été plusieurs dizaines, soutenus par des militants CGT, à distribuer des tracts au grand rond-point proche du nouvel Hôpital de Trévenans. Leur activité y a explosé depuis son ouverture. Ils n’en peuvent plus des rythmes et des conditions de travail inhumaines qui les poussent à transporter des patients comme des colis. Comme les grévistes de Besançon, ils ne veulent plus d’un salaire plafonné à 90 % la journée (10h de travail payées 9h par exemple), et à 75 % la nuit, le week-end et les jours fériés.
         L’après-midi, ils se sont adressés aux passants dans le centre-ville, avant de se rendre à la Préfecture pour y transmettre leurs revendications, et ensuite discuter de la suite à donner à cette journée de lutte réussie.

Révolution russe de 1917 : 100ème anniversaire, un grand meeting de Lutte ouvrière


« 1917, la Révolution russe

Pour changer le monde, les travailleurs au pouvoir »

Meeting à Paris avec Nathalie Arthaud

Vendredi 20 octobre à 20 h 30

Palais de la Mutualité - 24 rue Saint-Victor

Paris 5ème - -Métro Maubert-Mutualité

Entrée libre



 

mardi 26 septembre 2017

Ordonnances : Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 25 septembre 2017



Contre les attaques de Macron et du patronat, continuer et amplifier ! 

Les manifestations du 21 septembre, après celles du 12, ont permis à des centaines de milliers de travailleurs d’exprimer une nouvelle fois leur opposition à la destruction du Code du travail et aux attaques anti ouvrières du gouvernement.
Parmi ceux qui ont participé à la manifestation du 23 septembre destinée à soutenir Mélenchon et sa tentative de mettre sur pied une nouvelle mouture d’Union de la gauche, nombreux étaient ceux qui ont saisi l’occasion de marquer également leur hostilité à la politique de Macron.
Macron et Philippe sont ouvertement au service des capitalistes. Pour ceux-là, les caisses de l’État sont grandes ouvertes. À elle seule, la réforme de l’impôt sur la fortune représentera au minimum un cadeau de plus de trois milliards d’euros en leur faveur.
Pour trouver l’argent qu’il donne généreusement aux plus riches, le gouvernement augmente la CSG, diminue les APL ; il réduit le financement de tous les services publics, programme la disparition de 120 000 postes de fonctionnaires et supprime 150 000 emplois aidés qui assuraient bien des tâches indispensables dans de nombreuses communes.
« La démocratie, ce n’est pas la rue », a déclaré Macron. Mais les travailleurs n’ont pas à accepter que leurs droits et leurs conditions de vie soient attaquées pour enrichir toujours plus des familles bourgeoises, à l’image de celle de Bettencourt, la multimilliardaire actionnaire de l’Oréal qui vient de mourir en laissant à ses héritiers une fortune estimée à plus de 35 milliards d’euros.
Avant Macron, d’autres dirigeants de la bourgeoisie ont tenu ce genre de propos : en 68, De Gaulle parlait de la « chienlit » pour désigner les manifestants ; en 1995, Juppé avait déclaré qu’il resterait « droit dans ses bottes ». Et face à ceux qui étaient descendus dans la rue, ils ont dû ravaler leur morgue et leurs mesures !
Devant les journalistes, Macron a mis en scène la signature des ordonnances. « Cette réforme rentrera en vigueur à compter de sa publication », a-t-il insisté, et au plus tard au 1er janvier 2018. Mais signer un texte devant les caméras est une chose ; le faire appliquer en est une autre.
Tout dépend du rapport de force et de la mobilisation des travailleurs. Celle-ci n’en est qu’à son début. Celles et ceux qui ont manifesté ont exprimé un rejet de la politique antiouvrière du gouvernement qui est largement partagé par tous les travailleurs dans ce pays.
 Cette semaine, plusieurs syndicats de routiers ont appelé à la grève reconductible. Une journée de manifestation des retraités est prévue le 28 septembre. Et le 10 octobre, les salariés  de la fonction publique sont appelés à se mobiliser.
Il est légitime que tous ceux qui sont frappés par la politique gouvernementale réagissent en mettant en avant ce qui les concerne plus particulièrement. Ceux qui se mobilisent défendent leur niveau de vie, leurs salaires ou leurs pensions, leurs emplois menacés ou davantage précarisés. Mais on ne pourra pas faire reculer Macron corporation par corporation. Il faut aller vers un mouvement d'ensemble.
Pour que toutes ces mobilisations soient perçues par tous les travailleurs comme faisant partie d’un même mouvement, il est indispensable qu’ils aient à nouveau l’occasion de se retrouver en grève et en manifestation ensemble et le même jour à l’échelle du pays. Les travailleurs les plus conscients de la nécessité d’une lutte massive et générale auraient ainsi un objectif de mobilisation à proposer aux autres.
Martinez, le dirigeant de la CGT, entend consulter les autres centrales syndicales. Mais il ne faut pas qu’une telle consultation soit l’occasion de s’aligner sur ceux qui, parmi les dirigeants syndicaux, se refusent à organiser la moindre protestation.
Macron et les patrons mènent une véritable guerre aux travailleurs et aux classes populaires pour augmenter toujours plus les profits des capitalistes. Ils continueront tant qu’ils ne se heurteront pas à une explosion de colère de l’ensemble du monde ouvrier.
Le mouvement actuel doit se poursuivre et s’amplifier. Collectivement, par leurs grèves et leurs mobilisations unies, les travailleurs ont la force de se faire craindre et d’imposer leurs droits.