samedi 16 septembre 2017

Capitalistes, Bigard et autres : un secret des affaires à bien garder


Bigard : maitre et valets

 

Ne souhaitant pas être auditionné, dans le cadre des états-généraux de l'alimentation, devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, le PDG du groupe agro-alimentaire Bigard a envoyé son fils Maxence devant les députés.
         Interrogé sur les comptes de l'entreprise familiale et sur les conditions de travail de ses salariés, Maxence Bigard a tout bonnement refusé de répondre.
         Cette famille de patrons bretons a vu, selon le magazine Challenges, sa fortune passer de 350 millions d'euros en 2015 à 400 millions l'an dernier. Elle vient de montrer publiquement que ces nouveaux riches se considèrent comme les seigneurs de l'Ancien régime, rappelant aux députés qu'ils ne sont que des valets.

Afrique du Sud : Apartheid, comment les marchands d'armes contournaient l'embargo


Apartheid : la France livrait des armes

 

L'ONG Open secrets vient de révéler que dans les années 1970 et 80 différents pays ont contourné l'embargo auquel était censée être soumise la dictature raciste sud-africaine. Ayant pu consulter des archives, elle dénonce des « relations soutenues entre, d'une part, le gouvernement français, des entreprises françaises - industriels de l'armement -, les services secrets français et, d'autre part, Armscor, la société responsable des programmes d'armement sud-africain ».
         La combine consistait à ce que les fabricants français d'armement prétendent livrer des armes au Zaïre, avec la complicité du dictateur Mobutu, alors que leur destination réelle était l'Afrique du Sud.
         Pour ces marchands d'armes l'argent n'a jamais d'odeur.
         Hier comme aujourd’hui.

 

vendredi 15 septembre 2017

Argenteuil et Valérie Pécresse "connaît" Argenteuil comme nous connaissons le XVIème : ni son histoire ni ce qu'elle est


Elle connaît quoi d’Argenteuil ? L’A15 ?

 
Sa connaissance d'Argenteuil : comme un grand vide...

Dans son discours de dimanche dernier sur les hauts d’Orgemont, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile de France, a lancé des fleurs au maire d’Argenteuil dont elle été l’hôte territorial si l’on peut dire, ce qui est certainement la moindre des choses. Voilà ce qu’elle lui a dit :
« Argenteuil, c’est la ville de Monet et des impressionnistes qui ont tant aimé peindre ses berges de Seine et ses champs, mais aussi ses trains et ses usines. Elle est passée des impressionnistes aux communistes, dont elle a été un des fiefs pendant plusieurs décennies. C’est au courage et à la détermination de Georges Mothron, son maire, qui nous accueille aujourd’hui, que nous devons sa reconquête. Georges a prouvé que la droite pouvait parler à la France populaire et en être entendue.
Il s’est engagé dans une action de longue haleine de transformation de sa ville et je le soutiens totalement. Il s’agit pour lui, comme pour nous tous, de casser les ghettos, de dynamiser l’économie et de faire exister la République et ses valeurs partout sur le territoire… y compris sur la fameuse « dalle d’Argenteuil » !
Bien évidemment, nous cela ne mange pas de pain comme on dit, mais est bien loin de la réalité. On notera au passage le mépris commun à son monde pour la dalle d’Argenteuil.
Mais, il n’y a aucune raison de s’étonner d’une telle vision  très éloignée de la réalité d’hier et d’aujourd’hui. Et qui s’en étonnera ?
Ni elle ni celui qui rédige ses discours ne connaissent rien de l’un et de l’autre. Cela lui arrive de venir ici pour une inauguration, et pour utiliser un joli lieu local pour ses petites affaires personnelles. Pour le reste, à ce que l’on sache, une ville telle Argenteuil n'est ni son monde ni son univers spatial habituel !

Argenteuil : la culture, certainement pas une priorité de la municipalité


La culture, c’est vrai, c’est vraiment comme la confiture, moins il y en a, plus on l’étale

Dans son bilan, encore davantage qu’à propos des autres thèmes, la municipalité ne dit rien, ou des platitudes dérisoires. Une évocation du nouveau statut de la Cave dîmière, l’annonce de l’ouverture des jardins de la maison de Claude Monet boulevard Karl Marx, et l’exposition d’origami d’il y a près de trois ans maintenant… Si, la satisfaction municipale sur l’ostentation du tissu de l’époque de Charlemagne qui aurait davantage eu sa place dans une rubrique « culte ».
         Pourtant, même sur le plan de la culture, des gens vraiment intéressés par le sujet auraient parlé du travail important effectué par les médiathèques de la Ville, ou encore de celui initié autour du Patrimoine, ou encore par l’Université inter-âge, ou par une association telle que Sous les couvertures qui organise depuis 2013 un bien beau Salon du Livre et des lecteurs avec le soutien de la municipalité
         Cerise sur ce soufflé sans pâte, la déclaration d’un membre de la municipalité qui accompagne la page : « Argenteuil redevient la ville phare de l’impressionnisme en insufflant l’esprit de Monet ».
         On se demande bien à quoi cette conseillère pensait.
         Au projet Héloïse qui hypothèque profondément la rénovation des berges de la Seine, et qui engagerait, s’il se réalisait, la liquidation totale de ce qui reste de l’espace de ce que nous appelions dans « l’ïle » et qui a gardé, malgré les détériorations successives, un peu du paysage que les impressionnistes, Monet mais aussi Sisley en particulier, peignirent. 
                                                                 


(Demain, les « journées du patrimoine »)

JL Mélenchon, pour quels intérêts ? Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Un article à discuter avec nos camarades du PCF et de la France insoumise 

Du 12 au 23 septembre : quels intérêts défend Mélenchon ?

Mélenchon a fini par participer, avec tous les députés de La France insoumise (LFI) souligne-t-il, à la manifestation CGT du 12 septembre. Et il a tenu à dire qu’il « n’y avait pas de compétition avec la CGT », entre la manifestation du 12 et celle de LFI le 23 septembre à Paris « contre le coup d’État social » de Macron, où « tout le monde est bienvenu ».
Au passage, Mélenchon s’est félicité par avance que son initiative du 23 rassemble « des milliers de militants de toutes origines, des syndicalistes, des communistes, des socialistes, (…) même si leurs dirigeants n’ont pas choisi d’y appeler ».
On verra ce qu’il en sera. Mais ce que l’on voit déjà, c’est que Mélenchon se pose en chef de l’opposition à Macron sur le terrain de ce qui pourrait ressembler aux défuntes Union de la gauche ou Gauche plurielle.
Pour cela, il lui faut à la fois rassembler derrière lui le plus largement, et ne se retrouver lié à aucun appareil partisan ou syndical dont il dépendrait. Cela explique pourquoi maintenant il s’essuie régulièrement les pieds sur le PCF, alors qu’il y a cinq ans il avait eu besoin de la capacité militante de ses membres et sympathisants pour se placer sur orbite.
Du côté d’un PS naufragé, Mélenchon ne risque pas grand-chose et peut même se targuer que l’ex-candidat du PS à la présidentielle 2017, ­Benoît Hamon, ait annoncé venir manifester avec LFI le 23 septembre.
Qualifier cela « d’événement politique de première importance », cela fait sourire. Mais cela donne une idée de ce que Mélenchon cherche à faire : recycler à son profit des politiciens pouvant ressusciter des illusions auprès des milieux populaires, comme celles qui avaient accompagné les avatars de l’Union de la gauche de Mitterrand à Jospin.
Et ce n’est pas un hasard si Mélenchon, qui use et abuse du mot peuple, rejette tout ce qui pourrait rappeler que les travailleurs font partie d’une classe sociale qui a des intérêts spécifiques à défendre.
Lors de son meeting de rentrée dans le quartier du Panier à Marseille, il a appelé « le peuple » au « combat » et à « déferler » fin septembre dans Paris contre « le président des riches ». Au nom de quoi ? En reprochant à Macron d’imposer « le libéralisme, donc la pagaille » et « d’engueuler les Français ». Les Français ? Ce sont pourtant les travailleurs, en activité, en retraite ou au chômage, français ou non, qu’attaque Macron. Mais ce n’est pas ce qui préoccupe Mélenchon. D’ailleurs, il l’a rappelé publiquement à Marseille, en disant qu’il s’adressait au peuple dans son ensemble, et non aux seuls salariés organisés.
Mélenchon veut se placer dans le cadre institutionnel du système. Qu’il le fasse en solo ou pas, comme certains le lui reprochent, importe peu. Il ne souhaite pas que les travailleurs mènent le combat sur le terrain de la lutte de classe, mais bien qu’ils s’en remettent à un politicien qui prétend représenter le peuple.
De Mitterrand à Jospin, puis Hollande, les travailleurs ont payé cher les illusions en un « bon » gouvernement qui les protégerait dans le cadre du système. Et ils continuent d’en faire les frais avec la démoralisation actuelle du monde du travail et de ses organisations, alors que le monde de la bourgeoisie, lui, s’attaque tous azimuts aux conditions d’existence de la classe ouvrière.

                                      Pierre LAFFITTE (Lutte ouvrière n°2563)



Lutte ouvrière à la fête de L’Humanité


                                                         Photo : l’an passé

Notre stand est situé avenue Olga Bancic, près du Village du monde, en face des stands de Saint-Denis et de Gennevilliers.
Débats sur :
-la situation sociale et politique après la ­manifestation du 12 septembre contre les attaques antiouvrières du gouvernement (vendredi 19 h, samedi 20 h et dimanche 14 h)
-l’actualité de la Révolution russe de 1917 (samedi 16 h et dimanche 12 h).

Notre camarade ­Nathalie Arthaud animera deux de ces débats, ­samedi 16 septembre à 16 h et dimanche 17 septembre



Lycées en Ile de France à construire d'urgence


Lycées d'Ile de France : l’implosion organisée d’en haut

 


Un lycée francilien sur dix est en sureffectif, tel le lycée Mozart au Blanc-Mesnil où les couloirs sont bondés et où l'ambiance devient tendue.
         La région Ile-de-France n'a pas construit les lycées correspondant au boom de natalité des années 2000, tandis que l'État, qui n'a pas aidé à anticiper, est responsable de la pénurie de surveillants qui ajoute aux difficultés.
         Mais le ministre Blanquer préfère communiquer sur... les téléphones portables des élèves auxquels il voudrait imposer de les laisser dans des casiers durant les classes...

Révolution russe de 1917 Petrograd rouge (V) L'origine de l'organisation des travailleurs dans les usines


Nous reprenons ci-dessous la diffusion des extraits du livre « Petrograd rouge » qui est un exceptionnel témoignage de l’état d’esprit et de l’organisation des travailleurs de la capitale révolutionnaire, durant ces mois qui de février 1917 à octobre furent des temps de bouleversement de la conscience des travailleurs. 

«… L’expulsion de l’ancienne direction n’était que l’aspect négatif de la démocratisation de l’usine. L’aspect positif, et de loin le plus important, consista en la création de comités d’usine (Fabzavkom (y), dérivé de fabrichno-zavodskiyé komitety) pour défendre  les intérêts des ouvriers. Ils poussèrent comme des champignons pendant les jours vertigineux de la révolution. L’apparente « spontanéité » de leur apparition est une illusion d’optique parce qu’existait une longue tradition au sein de la classe ouvrière russe d’élire des  délégués (starosty) pour les représenter face à la direction. Cette tradition trouve son origine à la campagne où les villageois étaient habitués à élire un chef. Dans les usines, les starostes représentaient les ouvriers lors des conflits, mais assuraient des tâches plus prosaïques comme collecter de l’argent pour acheter du pétrole destiné aux lampes éclairant les icônes dans chaque atelier. En 1903, dans une vaine tentative de calmer la colère des ouvriers devant son refus de reconnaître des syndicats réels, le gouvernement avait cherché à institutionnaliser les starostes comme forme rudimentaire de représentation ouvrière. Une loi permit donc aux travailleurs de proposer une liste de candidats à ces postes, parmi lesquels la direction ferait son choix. Le pouvoir du staroste était strictement limité, car il ne pouvait pas faire modifier les contrats de travail, ni bénéficier d’une protection légale C’était une loi que les ouvriers avaient en aversion, les starostes étant rarement capables de diriger activement les luttes du fait de leur vulnérabilité à la répression patronale et étatique. Les patrons de Saint-Pétersbourg ne l’aimaient pas non plus, du fait des perspectives dangereuses qu’elle ouvrait.
         Ce fut la révolution de 1905 qui fit prendre conscience des immenses perspectives offertes par l’organisation au niveau de l’atelier. En même temps que la grève générale se répandait à travers le pays, les starostes et les comités de grève se développèrent de façon extraordinaire en tant qu’organes d’auto-organisation et d’auto-expression ouvrière. A l’automne, les « commissions d’usine » proliférèrent, esquissent de ce que seraient les comités d’usine douze ans plus tard. Ces commissions commencèrent à prendre en charge tous les problèmes affectant la vie de l’usine, élaborant des contrats collectifs, (ou conventions collectives) sur les salaires et supervisant les embauches et les licenciements. Dans l’imprimerie, on assista à un développement étonnant, quand, au printemps 1906, des « commissions autonomes » furent  créées. Bien que les patrons y participaient, elles comprenaient, elles comprenaient une majorité d’ouvriers  élus par l’ensemble du personnel et étaient responsables de l’élaboration des règlements internes et de leur application, ainsi que des embauches et des licenciements. Après 1907, cependant, il ne restait que très peu de commissions autonomes, de commissions d’usine ou de starostes en activité. Durant la période réactionnaire qui suivit l’échec de la Révolution de 1905, les ouvriers jugèrent impossible le maintien d’organes représentatifs.
         Toutefois, l’expérience revigorante de 1905 ne fut pas oubliée par les militants ouvriers… »    (pages 85-86)
                            (A suivre)
 

 
Meeting
1917, la Révolution russe
Pour changer le monde, les travailleurs au pouvoir
Vendredi 20 octobre à 20 h 30
Avec Nathalie Arthaud
Palais de la Mutualité
24, rue Saint-Victor – Paris 5e
Métro : Maubert-Mutualité
                                                               Entrée libre
 

jeudi 14 septembre 2017

Editorial de Lutte ouvrière Du 12 au 21 septembre, il faut amplifier la mobilisation


Du 12 au 21 septembre, il faut amplifier la mobilisation

Les manifestations du 12 septembre ont été un succès et elles ne doivent être qu’un début, pour répondre comme il se doit aux attaques du gouvernement.
Le 7 septembre, Macron a dit qu’il serait d’une « détermination absolue » pour faire passer sa politique et il a ajouté qu’il ne céderait rien « ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». Voilà qui est clair.
Quand ils avaient présenté les ordonnances contre le Code du travail, la ministre Pénicaud et le Premier ministre Philippe avaient pris des pincettes, eux. Ils avaient expliqué que ce coup de massue sur la tête des travailleurs, c’était pour leur bien. Ils avaient essayé de faire croire qu’en donnant tous les droits aux patrons pour licencier sans limite, cela les « décomplexerait » pour embaucher. Ce n’était que pour donner le change, et c’est Macron qui le dit.
En bon serviteur du patronat, il transpire le mépris de classe. Les patrons dirigent, lui gouverne, et les travailleurs n’ont qu’à être reconnaissants d’avoir la chance de pouvoir se faire exploiter sous leur baguette. C’est la vision du monde des classes dominantes, de ces capitalistes nés avec une cuillère d’argent dans la bouche et qui tirent leur richesse du travail des autres. Eh bien, il faut répondre à Macron et à ses maîtres !
La journée du 12 septembre a été l’occasion de protester, et il faudra continuer à le faire le 21 septembre, si possible plus fort et plus nombreux.
Il faut que les travailleurs disent ce qu’ils pensent de ces mesures anti-ouvrières, disent leur rejet de ces ordonnances qui dynamitent le Code du travail, de la hausse de la CSG, de la suppression de 150 000 emplois aidés, du gel des salaires des fonctionnaires. Il faut exprimer la colère contre ce gouvernement qui, en même temps qu’il réduit les APL pour les plus pauvres, supprime aux trois quarts l’impôt sur la fortune. Les plus riches pourront satisfaire tous leurs caprices : l’État prendra ce dont il a besoin dans la poche des travailleurs, des retraités et des chômeurs.
Il faut dénoncer le rouleau compresseur patronal que tous les travailleurs subissent, dans toutes les entreprises : les hausses de cadences, les attaques sur les salaires, les mesures vexatoires, les mesures de répression contre ceux qui relèvent la tête… tout ce qui aggrave l’exploitation et permet au grand patronat d’accroître ses profits.
Ces journées sont l’occasion pour les travailleurs de le faire tous ensemble, quelle que soit leur entreprise, qu’ils soient intérimaires ou embauchés, salariés du public ou du privé, en se retrouvant sur le terrain de leurs intérêts communs. Car, au-delà de la résistance à chaque attaque gouvernementale ou patronale, leur sort dépendra du rapport de force qu’ils seront capables d’imposer par leur mobilisation générale.
Ce combat n’en est qu’au tout début. La guerre sociale que le gouvernement et les patrons font aux travailleurs va s’accentuer. Il va y avoir de nouvelles attaques, comme celle contre l’assurance-chômage. Il y a aussi les menaces en direction de certaines catégories de travailleurs, comme les cheminots, dont les retraites sont dans le collimateur du gouvernement. En s’en prenant aux retraites des uns puis à celles des autres, les gouvernements ont réussi en vingt-cinq ans à faire reculer les droits de tous. Il ne faut pas se laisser diviser.
Tôt ou tard, les travailleurs relèveront la tête et engageront la lutte, car l’offensive patronale ne laisse pas le choix. Mais le plus tôt sera le mieux. Car, s’ils ne font pas entendre leurs intérêts, ils risquent de le payer cher. Le grand capital est insatiable. Si les profits des grandes entreprises industrielles et des banques restent élevés malgré la crise, c’est dû à l’aggravation de l’exploitation. Et le gouvernement fera payer aux travailleurs et aux plus pauvres même ce qu’il sera amené à concéder à la petite bourgeoisie. Même la colère des autres catégories sociales, le gouvernement la retournera contre les travailleurs, s’ils ne mettent pas en avant leurs propres intérêts.
Il faut que le camp des travailleurs apparaisse comme une force capable de se faire respecter. Lui seul a la puissance de faire payer le grand patronat.
Après la publication des ordonnances, Berger de la CFDT s’est lamenté en disant qu’il aurait espéré mieux et Mailly de FO a gonflé le torse disant qu’il avait réussi à éviter le pire. À l’approche de la journée organisée par la CGT, la FSU et Solidaires, les médias ont insisté sur la division syndicale. Mais, dans bien des entreprises, des militants FO et CFDT ont manifesté. Ce sont ceux qui se mobilisent qui ont raison. Il ne faut pas attendre après les sommets syndicaux pour le faire.
La prochaine journée d’action, prévue le 21 septembre par la direction de la CGT, doit être l’occasion d’amplifier et d’élargir la mobilisation, afin de créer le rapport de force nécessaire pour imposer les intérêts communs de tous les travailleurs.