mardi 18 juillet 2017

Fonctionnaires, "Jour de carence", attaques en règle en marche


Jour de carence : démagogie anti fonctionnaires

Le ministre des Comptes et de l’action publics, Gérard Darmanin, a annoncé pour 2018 le rétablissement pour les fonctionnaires d’un jour de carence, une journée non indemnisée lors d’un arrêt maladie.
 
Sarkozy avait instauré cette mesure en janvier 2012, à la veille des élections, Hollande l’avait supprimée en 2014, et Macron avait dit lors de sa campagne qu’il la rétablirait.
Cette mesure s’ajoute à d’autres qui visent les fonctionnaires, du gel du point d’indice à l’annonce de 120 000 suppressions de postes, sans oublier la hausse de la CSG sans compensation. Et, pour pimenter le tout, les ministres y vont de leurs déclarations sur « l’addiction à la dépense publique » et autre nécessaire « lutte contre l’absentéisme ».
Cette mesure sert aussi au gouvernement à faire de la démagogie contre les fonctionnaires.
Dans son action contre les travailleurs, du public comme du privé, ce gouvernement ne connaît aucun jour de carence.

                                                Vincent GELAS (Lutte ouvrière n°2554)

Total, pétrochimie, profits, de quoi être inquiet


Total : encore des incidents sur une plateforme pétrochimique

 


Quelques mois à peine après que Total a été déclaré responsable de l'accident qui en 2009 avait coûté la vie à deux ouvriers sur la plateforme pétrochimique de Carling, la situation a toujours de quoi inquiéter.
Les habitants de Carling ont entendu, dimanche  peu avant 9 heures, une forte détonation provenant de la plateforme. Un incident sans gravité nous dit-on. Pas de victime, certes, mais de quoi inquiéter. Depuis juin, plusieurs incidents ont eu lieu.
L'incendie du 29 juin ? Rassurez-vous, on cherche des solutions. La détonation d'hier ? Rassurez-vous, c'est un système de sécurité qui s'est déclenché.
De toute évidence, la priorité, c'est de rassurer la population. Mais la seule manière de rassurer c'est de dire clairement quels problèmes il y a et quelles solutions on a trouvées

lundi 17 juillet 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 17 juillet 2017


Le gouvernement attaque les travailleurs. Préparons-nous à riposter !

Chaque jour de l’été, ou presque, une nouvelle mesure antiouvrière est annoncée. La semaine dernière, c’est le sort du compte pénibilité qui a été scellé. Cette mesure, bien limitée, devait permettre à certains salariés soumis à des travaux pénibles de partir plus tôt à la retraite. Le patronat a eu gain de cause : les travailleurs qui portent des charges lourdes, subissent des vibrations ou sont exposés à des risques chimiques, ne bénéficieront pas de départ anticipé. Et si, en théorie, les autres risques restent pris en compte, ce n’est plus le patronat qui les financera mais la Sécurité sociale.
Les annonces de baisses d’impôts ne doivent tromper personne. Seule certitude : les riches seront servis. L’impôt sur la fortune sera réduit. En même temps, le gouvernement diminue le budget de l’Éducation nationale et des universités, ce qui touchera d’abord les enfants des classes populaires. Pour les salariés et les retraités, c’est la hausse de la CSG qui est au menu ! Quant à la baisse de la taxe d’habitation, il reste à voir comment elle sera compensée pour les collectivités locales et qui paiera. Une fois encore, les habitants des communes les plus pauvres seront pénalisés.
Et le pire est à venir, avec les ordonnances réformant le Code du travail, que les députés ont autorisées.
L’extension des accords d’entreprise facilite le chantage à l’emploi : en menaçant de licencier, un patron pourra accroître le temps de travail sans augmenter les salaires.
À l’échelle des branches professionnelles, les contrats de mission seront autorisés, selon une vieille demande du patronat, qui voudrait se débarrasser du CDI. Un salarié pourra ainsi n’être embauché que pour la durée d’un projet, ce qui revient à vider de son sens le CDI, et à généraliser la précarité de l’emploi. Le patronat voudrait en quelque sorte transformer tous les salariés en travailleurs à la tâche, exploitables puis jetables, comme c’était la règle avant 1936.
Les entreprises auront toujours plus de facilités pour licencier : par exemple, une multinationale ultra-bénéficiaire pourra procéder à des licenciements dits « économiques », dans une de ses filiales déclarant des pertes. Cette disposition était déjà dans le projet de loi El Khomri en 2016, et avait dû être retirée face à la contestation ouvrière – c’est à méditer ! Macron veut aussi rétablir le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, une attaque à laquelle le gouvernement PS avait également dû renoncer, mais à laquelle tient le patronat pour pouvoir se débarrasser à moindres frais de salariés.
Le gouvernement peut sortir de son chapeau quelques mesures mineures, afin de faire passer la potion amère. Rappelons-nous que, quand la loi Macron avait étendu le travail du dimanche, on parlait aux salariés de volontariat et de bonifications. Aujourd'hui une firme comme Bricorama a réduit ses majorations.
Les travailleurs n’ont rien à attendre des débats parlementaires. Le gouvernement dispose d’une majorité de députés à sa botte, choisis et élus pour mettre en œuvre le programme de Macron. Une fois que les ordonnances seront présentées, le 20 septembre, elles seront immédiatement applicables.
Les dirigeants des confédérations syndicales se sont pliés au cinéma du « dialogue social » que le gouvernement met en scène cet été, alors qu’en réalité c’est lui et, derrière lui, le patronat, qui décide de tout. Les dirigeants de la CFDT et ceux de FO passent les plats à Macron, à Édouard Philippe, et à la ministre du Travail Muriel Pénicaud, tout droit issue des milieux patronaux. La CGT joue aussi le jeu de la concertation, mais a au moins le mérite d’appeler les salariés à se mobiliser mardi 12 septembre.
Il faut se saisir de cette occasion pour montrer que nous n’acceptons pas d’être attaqués sans réagir. Il faut que nous soyons nombreux en grève et en manifestation ce jour-là. Cette seule journée ne suffira pas à faire reculer le gouvernement, mais elle doit être le point de départ d’une riposte du monde du travail, qui est la seule réponse face à cette déclaration de guerre.
Macron peut parader avec Trump, faire le matamore et multiplier les gestes d’autorité ; mais nous en avons vu d’autres. Il peut se dire « droit dans ses bottes » comme Juppé en 1995, il serait tout aussi impuissant face à une mobilisation du monde du travail, avec des grèves et des manifestations massives. C’est ce qu’il faut préparer.

 

AB-Habitat, Argenteuil Bezons, l'été, un besoin de solidarité, plus que jamais !


Mais qu’est-ce qu’ils fabriquent ?

Il y a ceux qui partent en vacances (nous en sommes avec joie) et il y a tous ceux qui ne partent pas. Pour eux, durant plusieurs semaines, la solitude s’installe avec l’étiolement de la vie sociale et les difficultés accrues pour avoir accès aux services publics utiles et nécessaires à la population.
         Il est d’autant plus étonnant de la Fabrique solidaire suive ce vent mauvais. Cette initiative des dirigeants d’AB-Habitat, hyperactive durant les mois qui ont précédé les élections législatives, va fermer ses portes durant cette période notable de l’été où les locataires et les habitants auraient le plus besoin d’elle. Si l’agence de Bezons ne ferme que quinze jours, du 12 au 28 août, celle d’Argenteuil ferme plus d’un mois, tout le mois d’août et ne rouvre que le 5 septembre.
         Une fois les élections passées, le besoin de solidarité serait-il moins pressant ?

AB-Habitat, bailleurs dits "sociaux" : le rôle essentiel des gardiens


Il en faudrait même en plus grand nombre !

Le dernier numéro de « Bonjour », le magazine d’information d’AB-Habitat rend hommage aux gardiens de la « coopérative » sous le titre « Nos gardiens engagés au quotidien Acteurs du bien-vivre ensemble ».
         C’est le moins que l’on puisse dire à l’égard de travailleurs qui jouent un rôle essentiel dans les cités populaires d’Argenteuil et de Bezons du bailleur historique local.
         Que les dirigeants d’ABH leur rendent un grand coup de chapeau, cela vaut bien mieux que les tracasseries qu’ils leur ont fait subir il y a deux-trois ans, lorsqu’il a fallu que les gardiens arrachent un « détachement » légitime plus long que leurs dirigeants s’obstinaient à leur refuser !

Argenteuil : un bal clandestin du 14 juillet


« Un bal masqué, ohé, ohé »

 Nous écrivions il y a quelques jours, que pour la municipalité d’Argenteuil le 14 juillet n’existe plus. Ni publicité, ni feu d’artifice, ni bal populaire, ni rien…
         Mais si justement, question bal, il y a dû en avoir un… salle Jean Vilar, vendredi après-midi 14 juillet, sans que toute la population soit mise au courant. Non ?
         Mais qu’est-ce qu’une festivité réservée alors à un petit nombre d’initiés, à quelques réseaux sélectionnés ?
         A moins que la lecture d’un très bon livre ait tourné la tête au maire d’Argenteuil qui apprécie la Bretagne ? Celui, écrit par l’ancien directeur de l’école La Croix-Duny, Alain Quillevéré, sur les « Bals clandestins durant la Seconde guerre mondiale dans le département des Côtes du Nord », un très bon livre au demeurant, que l’on peut commander sans souci à la librairie indépendante locale, Le Presse-Papier !
         Le maire a voulu en organiser un ?
 
 

Fruits et légumes : fruits avariés du capitalisme


Fruits : amers pour les uns, juteux pour une poignée

 


Les producteurs d’abricots sont en colère. Ils dénoncent le prix dérisoire auquel on leur achète leurs fruits, entre 50 cents et 1 euro le kilo, soit une baisse de 27 % par rapport aux dernières années. Les producteurs de pêches et de cerises sont dans la même situation.  Pourtant les consommateurs doivent les payer près de six fois plus cher sur les marchés ou dans les grandes surfaces.

« Fruits de l’été : que des perdants » titrait récemment le Progrès. Si les producteurs qui ne peuvent vivre de leur travail ou les consommateurs qui doivent payer le prix fort sont effectivement les perdants, il y a des gagnants et qui gagnent beaucoup. Ce sont les centrales d’achat et les grands groupes de la distribution qui imposent leur loi aux producteurs et aux consommateurs.

Pour les empêcher de nuire, il faudra que travailleurs et consommateurs imposent un contrôle des prix et des marges des groupes capitalistes.

Budget de l'armée : les marchands de canons décideront


Zizanie entre petits guerriers

Le chef d’état-major des armées boude, car son supérieur, le chef des armées Macron a annoncé que le budget 2017 de l’armée serait rogné. Dans un langage fleuri de légionnaire, le premier a indiqué ne par vouloir se faire « baiser » par Bercy, siège du ministère des finances !
         A n’en pas douter, cette guerre de mots sera sans conséquence. Tous ces gens-là du même monde finiront par s’entendre. Le reste n’est que cinéma et apparences.
         D’autant que Macron n’a pas l’intention de changer de politique ni au Proche-Orient ni au cœur de l’Afrique, vous savez « lutte contre le terrorisme oblige » nous répètent-ils !