vendredi 7 juillet 2017

Hôtel Crillon Paris : si nous ratons le dernier train à la gare Saint-Lazare, ce n'est vraiment pas pour nous !


Espace réservé aux bourgeois

 


Jeudi 5 juillet, l'hôtel Crillon a rouvert, après rénovation. Dans ce palace parisien de la place de la Concorde, une nuit coûte entre 1 200 et 25 000 euros, pour la chambre Bernstein, ses 112 mètres carrés de terrasse privative et ses 234 mètres carrés intérieurs, à moins que l'on préfère la suite décorée par Lagarfeld.

Le directeur affiche la volonté que son palace soit un lieu ouvert. On peut venir prendre un thé-gateaux pour 38 euros, se faire tailler la barbe pour 55 euros ou encore profiter du spa pour 200 euros : des prix censés être attractifs

Attractif effectivement cet hôtel… pour les riches et les capitalistes !

Loi Veil : un droit conquis par la lutte des femmes. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière en vente en particulier à notre permanence de ce soir, carrefour Babou.


Loi Veil : un droit conquis par la lutte des femmes

L’adoption de la loi dépénalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) fut d’abord le résultat des luttes féministes du début des années 1970 et des mobilisations de nombreuses femmes et hommes qui eurent le courage de braver la législation réactionnaire.
La loi de 1920 condamnait à de lourdes peines de prison les femmes qui avortaient et ceux qui les y aidaient. Chaque année, plus de 300 000 femmes avortaient clandestinement, avec les risques que cela impliquait. Certaines mouraient à la suite de leur avortement, d’autres demeuraient stériles. Cette situation alarmait de nombreux médecins et de nombreuses femmes, dont certaines furent à l’origine du Mouvement pour un planning familial, pour développer la contraception. Après Mai 68, les mobilisations pour imposer la légalisation de l’avortement s’amplifièrent.
En 1971, 343 femmes connues, écrivaines, actrices, universitaires, signèrent un manifeste pour revendiquer le droit d’avorter librement, reconnaissant elles-mêmes avoir eu recours à un avortement et s’exposant ainsi à des poursuites pénales. En 1972, le procès de Bobigny eut un énorme retentissement, lorsqu’une jeune fille fut jugée pour avoir avorté alors qu’elle avait été violée. Devant la mobilisation pour défendre cette jeune fille et sa mère, accusée de complicité, les juges n’osèrent pas la condamner. Après ce procès, les magistrats reçurent l’instruction de ne plus poursuivre les femmes pour avortement.
L’association Choisir la cause des femmes et le MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception) virent le jour dans cette période et menèrent le combat, organisant des manifestations et des voyages vers Londres ou Amsterdam pour les femmes voulant avorter.
En 1974, nouvellement élu président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, qui voulait se donner une image de réformateur moderne, confia à Simone Veil, ministre de la Santé, la tâche de défendre une loi légalisant l’IVG devant l’Assemblée nationale. En acceptant, elle permit que s’ouvre une brêche décisive dans l’arsenal moyenâgeux qui opprimait les femmes. Mais la première version de la loi était bien modérée, ne supprimant pas la notion de délit. Les femmes ne pouvaient recourir à l’avortement qu’avant la dixième semaine de grossesse. Les médecins pouvaient refuser de le pratiquer et tous les frais étaient à la charge de la patiente. L’avortement clandestin perdura donc encore des années.
                                                               
                                                                            Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2553)





jeudi 6 juillet 2017

Semperit Argenteuil Non aux licenciements ! Rassemblement aujourd'hui


« Jeudi de la colère »
Rassemblement devant l’usine Semperit
Rue des Charretiers
A Argenteuil
A 11 heures aujourd’hui
(zone industrielle de la gare)

 
Vendredi 30 juin

Un article dans notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 Semperit – Argenteuil : Non aux licenciements !

05 Juillet 2017

L’entreprise Semperit, qui vient d’annoncer la fermeture de son usine d’Argenteuil, est une multinationale autrichienne qui emploie 7 000 personnes dans le monde. Elle fabrique, entre autres en Pologne, en Chine, en Inde et en France donc, des tapis roulants en caoutchouc pour convoyer les produits extraits de l’industrie minière.
La fermeture du site d’Argenteuil implique la perspective du licenciement des 88 salariés. L’entreprise n’est pas en difficulté, loin de là. Elle veut simplement augmenter pour les actionnaires des profits déjà importants, en faisant produire ces bandes convoyeuses là où les salaires sont les plus bas.
Lors du premier rassemblement de mobilisation le 30 juin, un des militants a pris la parole pour dire que tous les travailleurs de cette multinationale n’ont pas d’intérêts opposés et qu’ils doivent être solidaires face à des décisions qui les touchent ou les toucheront tous à un moment ou à un autre.
Il n’est pas question pour les travailleurs de chez Semperit d’accepter la liquidation de leur usine, la suppression des emplois et la perspective des licenciements. Ils sont prêts à vendre chèrement leur peau. Un deuxième rassemblement était prévu jeudi 6 juillet à 11 heures devant l’usine, un jeudi intitulé par eux « jeudi de la colère ».

                                                             Correspondant LO

ABHabitat, Argenteuil, Bezons, Coopérative sans coopérateurs ? C'est vrai c'est encore plus facile à présider et vice-présider !


Nouvelle BD : Les dirigeants d’ABH chez les jésuites

Depuis des mois, nous évoquons la situation du bailleur social AB-Habitat qui est devenu une « coopérative HLM » bien particulière. Pour résumer, une coopérative dont les membres se sont auto-désignés et « semblent » souhaiter rester entre eux. A preuve, la délibération de décembre dernier de leur conseil d’administration décidant que c’est celui-ci qui acceptera ou pas tout nouveau coopérateur.
         Locataire, j’ai écrit pour que l’on me procure le formulaire de souscription pour devenir coopérateur. Voilà ci-dessous la réponse de la directrice d’AB-Habitat.


         Au début du XIXème siècle, un politicien qui s’y connaissait en la matière, Talleyrand disait que pour qu’un sujet ne soit jamais traité, il fallait créer une « commission » pour le faire !
         Aujourd’hui, au XXIème siècle, on ne parle plus de « commission », mais de « groupe de travail ».

Argenteuil police jeunesse : un petit air de plage, rien d'autre


A moins que je n’ai eu la berlue…

Hier j’évoquais l’initiative municipale qui devait avoir lieu sur la pelouse de la cité Joliot-Curie et intitulée « Jeunesse Police » « Journée rencontre ». Comme elle avait lieu sur mes fenêtres et que j’en avais parlé, je suis allé y faire un tour rapide...
         A l’intérieur de ce qui paraissait tout de même comme un camp retranché, des animations de fête de quartier, mais guère plus. En tout cas, nul ombre d’un uniforme, à part celui d’un policier municipal ! Rien, à moins que je n’ai eu la berlue, sur ce qui était annoncé en matière  de « parcours professionnels », d’ « initiation aux gestes professionnels de la police », de « présentation du matériel : polices nationale et municipale ».
         Une rencontre jeunesse-police qui ne s’est pas faite ? Dont l’idée a été de fait partiellement abandonnée ?
         Il est vrai, ce n’est vraiment pas si simple de se faire rencontrer lors d’un moment d’un jour des jeunes et des policiers qui n’ont pas l’habitude de le faire à longueur d’année dans la joie et la bonne humeur.

Val d'Oise : quand un magazine croit qu'Argenteuil est dans les Yvelines


Ils ne connaissent pas la populaire et ouvrière ville d’Argenteuil ?



Le conseil départemental du Val d’Oise a un magazine au titre tout à fait original puisqu’il s’appelle « Val d’Oise »…
         Ce bimensuel fait régulièrement une part infime à Argenteuil-Bezons.
        Mais dans le numéro de juillet-août qui est actuellement distribué, cette part se réduit à… zéro, même si ce n’est pas tout à fait vrai, puisqu’il y a le mot « Argenteuil » pour dire, en passant que le peintre Monet y a vécu.
         Argenteuil qui a une population qui représente le dixième de celle du département !
         Ce n’est pas que nous ayons l’esprit de clocher chevillé au corps, mais tout de même !

Pour sourire :

         A moins que ce ne soit  les conseillers départementaux du cru qui ne fassent pas leur boulot ! Comme disait le maire d’Argenteuil lors du dernier conseil municipal renchéri par son adjoint et par ailleurs… conseiller départemental, Philippe Métézeau : « Pas de travail, pas d’indemnité » !



Demain, nous reviendrons sur l’affaire « Adama Traoré »

Macron à Versailles : les bla-bla du roi. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


Macron à Versailles : les mots pour ne rien dire

Avec la convocation en grande pompe des députés et sénateurs à Versailles, le 3 juillet, l’opération Macron continue sur sa lancée. Il s’agit, par la seule magie du verbe et d’un prétendu renouvellement politique, de susciter l’adhésion autour d’une majorité qui n’a obtenu qu’un très faible soutien électoral, vu l’explosion de l’abstention.

Le jeune président a affirmé sans rire que la nouvelle Assemblée est le reflet de la « grande diversité française, sociale, professionnelle, géographique ». Jamais Assemblée n’a compté aussi peu de membres ouvriers ou employés et, faut-il le préciser, presque aucun n’a été élu sous l’étiquette En marche. Les travailleurs sont devenus, dans le discours présidentiel, ces « gens qui ne sont rien », politiquement inexistants, ni élus ni même électeurs.
La mise en scène n’avait qu’un seul objet : souder la majorité macroniste, lui gagner d’autres soutiens, en particulier parmi les sénateurs, entretenir la flamme parmi ses électeurs. Les quelque 18 % des électeurs qui ont choisi Macron au premier tour de l’élection présidentielle doivent faire autant de bruit que s’ils étaient 75 %, donner la légitimité au gouvernement pour conduire la guerre contre les travailleurs, emplir les médias comme s’ils représentaient le pays à eux seuls, continuer à faire fonctionner la fiction de la représentation démocratique, masquer l’opposition entre les classes sociales.
Et, comme l’illusion doit être complète, Macron a annoncé de grandes réformes dans le fonctionnement des institutions : moins de parlementaires, une dose de proportionnelle pour les députés, des lois votées en commission pour aller plus vite, une transformation du Conseil économique et social, etc. Cela donnera un hochet à agiter aux politiciens de tout bord et occupera les rédactions des journaux.
Au milieu des phrases boursouflées, quelques pépites montrent à qui s’adresse réllement Macron. « Les règles qui entravent, au prétexte de protéger », et qu’il convient d’abolir, sont bien évidemment les règles qui entravent les patrons au prétexte de protéger les travailleurs. La « société des statuts » opposée à « ceux qui sont au bord de la route » est une façon de présenter les travailleurs de la fonction publique, du moins ceux qui ont encore un statut, comme des privilégiés, par opposition aux travailleurs précaires. Macron a même parlé de révolution permettant de faire « à l’homme, enfin, un pays digne de lui ». Nul doute qu’il veut conduire une guerre sociale pour le seul homme qui compte à ses yeux : le capitaliste !

                                               Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2553)

mercredi 5 juillet 2017

Police jeunesse, police population, une véritable rencontre impossible


Une « proximité » le temps d’un seul jour

Une « journée rencontre » « jeunesse police » est annoncée pour cet après-midi dans la cité Joliot-Curie.
         Que pour quelques heures, le badminton, l’initiation au secourisme, et autre descente en rappel remplacent caillassages, gaz lacrymogène et tirs au flash Ball, personne n’y verra d’inconvénient. D’autant plus dans une cité qui est de temps en temps le lieu de petits affrontements entre groupes de jeunes et policiers, comme cela s’est produit encore récemment.
         Mais une telle rencontre ne peut être qu’une rencontre d’un jour.
         Car il est dans la nature profonde de la police, et pas seulement à l’égard des jeunes mais aussi des adultes, de rester sur son quant-à-soi, d’éviter au maximum les échanges, et de réduire en conséquence la « proximité » avec la population.
         Au service des intérêts de la classe dominante même si elle remplit d’autres fonctions sociales, la police est un corps dont la nature est de rester hors de la société, de ne surtout pas être contrôlée par elle, et seulement par ses pairs, et de se préparer à défendre cette société d’exploitation lorsque les circonstances l’exigent.