samedi 15 avril 2017
Handicap, la position de Nathalie ARTHAUD et de Lutte ouvrière. Passages dans les médias
Nathalie Arthaud dans
les médias
Ce samedi 15 avril
à 08h20
Europe 1 : Interview de Nathalie
Arthaud
Dimanche 16 avril
à 19h45
France Info TV :
Interview de Nathalie Arthaud
Lundi 17 avril
à 10h25
LCI : Interview de Nathalie Arthaud
Nos
positions
Handicap
- perte d'autonomie
Je me bats pour une société
organisée pour le bien-être de ses membres et non pour le profit, une société
qui mette les richesses en commun afin que chacun puisse subvenir à ses
besoins, se déplacer et communiquer, et être en situation d’avoir une vie
sociale, affective et intellectuelle la plus riche possible quelles que soient
ses capacités, ou ses handicaps.
C’est loin d’être le cas
aujourd’hui car au lieu d’accroître les aides qui permettraient d’aider ceux
qui souffrent d’un handicap, l’État diminue de plus en plus les fonds publics
et en particulier ceux consacrés à la santé.
Mises souvent au ban de la
société car jugées « pas assez productives », pas assez rentables aux
yeux d’une économie dirigée par un patronat qui court après les profits, les
personnes handicapées subissent une double peine : le handicap physique et
le handicap social. Pourtant il est possible, à condition de l’imposer au
patronat, que tous les travailleurs, y compris les travailleurs handicapés,
aient un travail.
Quand je revendique 1 800
euros net au minimum cela s’adresse aussi bien évidemment aux travailleurs
handicapés. Dans les Etablissements d’aide par le travail (ESAT), les salaires
sont insuffisants. Quant à l’AAH (allocation adulte handicapé) qui se monte à
808 €, elle n’est toujours pas revalorisée alors qu'elle se trouve 200 € en
dessous du seuil de pauvreté ! Elle doit être considérée comme un salaire et
portée à 1800 € !
L’éducation
des enfants handicapés : un parcours d’obstacle pour les parents
Combien de combats doivent mener
les parents pour que leur enfant, bien qu’atteint d’un handicap, trouve un lieu
où il puisse recevoir une éducation, où il puisse apprendre, progresser, se
développer au maximum de ses capacités ? Sous la pression des
associations, une loi a inscrit en 2005 l'égalité des droits et des chances, la
participation et la citoyenneté des personnes handicapées (loi de 2005).
Il y a désormais des droits mais
on peine à les appliquer, tellement les moyens que l’Education Nationale met en
place sont insuffisants. La création des ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion
Scolaire) se fait avec les moyens du bord : quelques heures pour des
enseignants, et jamais assez d’heures d’AVS (aide à la vie scolaire).
En ne donnant pas les moyens de
sa loi, le gouvernement aggrave les conditions de travail des enseignants sans
offrir la véritable place qu’il faudrait pour les enfants handicapés.
L'État français a été condamné à
une amende de 240 000 euros de dommages et intérêts à sept familles pour «
défaut de prise en charge adaptée » de leurs enfants autistes, notamment
l'absence de scolarisation. Mais l'État, comme bien des patrons, préfère payer
quand il est condamné, plutôt que de mettre un terme à cette situation
choquante.
Quant aux instituts spécialisés
qui scolarisent eux aussi des élèves handicapés, leurs moyens, leurs budgets
sont revus à la baisse, comme tous les budgets des services publics utiles aux
populations.
Par ailleurs, le statut des
travailleurs qui encadrent ces enfants souffrant d’un handicap est scandaleux.
Chaque enfant devrait être accompagné par un professionnel à temps plein, payé,
comme tous les travailleurs, au moins 1800 euros nets. Au lieu de cela, la
plupart du temps, ces travailleurs sont en CUI ou en CAE pendant quelques mois.
Au mieux, ils arrivent à décrocher un CDD de quelques années. Mais ils ne font
jamais plus de 20h et sont payés moins de 700 euros. Comment vivre dans ces
conditions ?
Accessibilité
des lieux publics, des transports, des équipements, des logements, des centres
de santé…
Des millions de personnes ne
peuvent accéder facilement et en toute autonomie à des lieux publics, des
établissements scolaires, des locaux de travail, des commerces, des cabinets
médicaux, des équipements culturels… du fait de leur conception architecturale.
La mise en conformité des
bâtiments publics devait être effective d’ici à 2015. Puis, encore une fois,
les moyens d’application de cette loi n’ont pas été donnés ce qui la rendue en
bonne partie inefficiente.
Ministres et présidents font
semblant de se soucier de la situation des personnes handicapées, mais ils
n'ont jamais voulu prendre des mesures réellement contraignantes, ni même
mettre les moyens Pourtant, obliger des grands groupes comme Carrefour ou
Auchan à financer des travaux d'aménagement pour tous les commerces serait la
moindre des choses. Ces groupes ont largement de quoi financer cela, et
rapidement. Il faudrait aussi imposer aux bétonneurs comme Bouygues de réaliser
ces travaux à prix coûtant partout où cela est nécessaire. Enfin, l'État
pourrait embaucher des travailleurs pour réaliser ces aménagements dans les
bâtiments publics.
Ce serait une utilisation de
l'argent de l'État bien plus utile et bien plus rationnelle que tous ces
cadeaux fiscaux donnés généreusement aux mêmes grands groupes de la
distribution et du bâtiment.
Faire
respecter la loi sur l’embauche de travailleurs qui souffrent d’un handicap
La loi oblige théoriquement les
employeurs de plus de 20 salariés à occuper 6 % de personnes souffrant
d’un handicap. Cette loi n’est absolument pas appliquée. Les dernières
statistiques publiées, celles de 2014 pour le privé, indiquent que seulement
3,6 % de salariés handicapés y sont occupés car bon nombre d’employeurs
préfèrent payer des pénalités que de respecter la règlementation. Quant au
secteur public, si la situation s’est améliorée en 2015 dans la fonction
publique territoriale (6,22 % d’emplois pour personnes handicapées), elle n’est
que de 4,18 % dans la fonction publique de l’Etat.
Ce dernier, non content de
diminuer les fonds publics et en particulier les aides à la santé, ne respecte
même pas les lois qu’il est censé faire appliquer. Il faut mettre en
place de véritables moyens de contrainte sur le plan pénal pour
astreindre les employeurs à cette obligation.
Rembourser
intégralement les dépenses liées au handicap ou à la perte d’autonomie
Tous les besoins nécessaires à la
compensation de la perte d’autonomie – qu’elle soit liée à un handicap ou au
vieillissement – devraient être pris en charge par la collectivité. De la même
façon qu’elle prend bien en charge aujourd’hui les actes qui permettent à
l’organisme humain de mieux fonctionner - prothèses, transplantations
d’organes, lourdes chirurgies réparatrices… - la collectivité devrait aussi
prendre en charge toutes les aides externes qui sont indispensables aux être
humains pour continuer de vivre dignement : que ces aides soient matérielles
(fauteuils, appareils, installations ergonomiques…) ou humaines.
Ce qu’il faut c’est un véritable
service public d’accompagnement et d’aide à l’autonomie et que l’Etat arrête de
se défausser des intérêts de la collectivité.
Combien de services d’aide à
l’accompagnement auraient pu être ouverts et fonctionner dans le seul dernier
quinquennat avec les 40 milliards donnés au titre de « l’aide aux
entreprises » (en réalité d'aide... à leurs profits) ?
Libellés :
handicap,
la campagne de Nathalie ARTHAUD
Accor, Hilton, licencier sans payer, un communiqué de Lutte ouvrière
Soutien
aux salariés du Hilton Orly
Communiqué
14/04/2017
Alors que l'hôtel Hilton situé
sur l'aéroport d'Orly ferme fin 2017, la direction n'a proposé qu'un seul
reclassement aux 106 travailleurs de l'hôtel, elle prévoit tout simplement de
les licencier. De plus elle n'a proposé que des primes de licenciement
dérisoires, de l'ordre de 300 euros par année d'ancienneté pour une grande
partie des travailleurs.
Pourtant Hilton appartient au
groupe Accor qui non seulement possède bien d'autres hôtels, y compris en
région parisienne mais qui a réalisé 1,7 milliard d'euros de bénéfices en 2016
et qui verse chaque année plusieurs centaines de millions d'euros de dividendes
à ses actionnaires. Ces licenciements sont scandaleux et cela montre, une fois
de plus, que les grands groupes capitalistes sont les premiers fabricants de
chômage et qu'il est urgent d'interdire les licenciements, à commencer par les
entreprises qui font des bénéfices.
Les 16 et 17 mars une majorité
des 106 travailleurs a arrêté le travail et a occupé l'hôtel pour protester
contre ce mépris et réclamer une indemnité de départ de 45000 euros pour tous,
somme que cette richissime multinationale a largement les moyens de payer. Je
suis entièrement solidaire du combat et des revendications de ces travailleurs
qui ne sont en rien responsables de la fermeture de l'hôtel et dont la
direction aimerait se débarrasser à peu de frais.
Libellés :
capitalisme
Argenteuil et Jean Vilar valent-elles bien une passerelle et une vue sur la Seine ?
En tout cas, une liquidation qui ne passe…
elle
Le Parisien-95 est revenu hier
sur le « projet Héloïse ». L’adjoint aux finances d’Argenteuil qui le
soutient était interrogé en tant que défenseur d’un projet qu’il partage avec
G. Mothron et le député « PS », P. Doucet. Voilà la prose de mots
creux que ce monsieur a alignés : « Il
permettra de redynamiser l’attractivité commerciale de la ville. Qu’il soit
d’initiative privée est un garant de réussite. Aujourd’hui, les Argenteuillais
font leurs courses à l’extérieur de la ville. Ils ne trouvent plus ce dont ils
ont besoin dans le centre. Nous pâtissons d’une évasion commerciale avec
notamment le Carrefour Sannois. Toute cette offre permettra également d’attirer
des gens extérieurs. Il offrira aussi enfin une passerelle piétonne surplombant
la quatre voies pour rejoindre les berges de Seine. Grâce aux terrasses qui
seront aménagées sur l’île Héloïse, il y aura une vue dégagée sur la Seine, ce
qui n’est pas le cas actuellement. »
Laissons
de côté les arguments « commerciaux » que l’exemple du centre
commercial « Côté Seine » ont infirmé depuis quinze ans. Nous
retiendrons les deux derniers. Une « passerelle » et une « vue
dégagée comme gain d’une opération financière opérée sur le dos des habitants
et au prix de la liquidation de l’espace Jean Vilar !
Pour
détruire, organiser un futur gâchis financier, ces gens-là sont prêts à dire
n’importe quoi, mais vraiment n’importe quoi… Cela mériterait de pouvoir le leur
dire à deux doigts des moustaches !
Education ESPE : des jeunes travailleurs qui ne se laissent pas faire
Grenoble
Grève des professeurs stagiaires de l’ESPE
Ils
se réunissent régulièrement en AG, et décident la grève pour les jours où ils sont
en formation : des journées à chaque fois bien suivies. Et ils se sont déjà
donné rendez-vous pour participer à la manifestation du 1er mai. Leur mouvement
s'étend à d'autres ESPE, comme celle de Dijon où les stagiaires se sont aussi
réunis pour exiger de meilleures conditions de formation. C’est par leur
mobilisation qu’ils obtiendront satisfaction : une leçon concrète et…
formatrice.
Libellés :
Education
vendredi 14 avril 2017
CSA : Censeurs Supérieurs de l'Audiovisuel
Censeurs Supérieurs de l’Audiovisuel
A la télévision et à la radio
publique, Nathalie Arthaud a droit, comme tous les candidats, à 43 minutes
d’expression. Un temps bien court, et une liberté d’expression toute relative.
Ainsi,
des images choisies pour illustrer sa dénonciation de l’impérialisme français
ont été interdites de diffusion par le CSA au prétexte qu’on y voyait François
Hollande et Nicolas Sarkozy sans qu’ils aient donné leur accord.
S’agissait-il
d’images de Hollande sur son scooter, ou de Sarkozy se détendant sur le yacht
de Bolloré ? Nullement ! On y voyait ces deux présidents dans
l’exercice de leurs fonctions publiques, accueillant à bras ouverts les Bachar
Al-Assad, Kadhafi et autres dictateurs, amis de l’impérialisme français.
Des
images parfaitement officielles, donc, et qui ont fait le tour des journaux
télés… mais que le CSA a préféré censurer, visiblement anxieux de ne fâcher
aucun président, aussi « ex » ou « futur ex »
soit-il !
Libellés :
Médias
Nathalie ARTHAUD et Lutte ouvrière en campagne J-9
Dans les
médias
Aujourd’hui 14 avril
à 07h45
RTL : Interview de Nathalie Arthaud
à 08h40
LCI : Interview de Nathalie Arthaud
à 09h20
France Info TV :
Interview de Nathalie Arthaud
à 19h30
LCI : Nathalie Arthaud est l'invitée
de l'émission d'Yves Calvi
à 20h30
BFM TV : Interview de Nathalie Arthaud
Nos
positions
Pour satisfaire aux demandes des
grandes compagnies pétrolières, des fabricants automobiles et des
concessionnaires d’autoroute, les gouvernements qui se sont succédés, de droite
comme de gauche aujourd’hui, ont laissé tomber les transports en commun, à
commencer par le train.
Des gares dites secondaires ont
été fermées, obligeant les habitants à prendre leur voiture pour se rendre à
leur travail, ce qui occasionne des frais et de la fatigue supplémentaires.
On a développé des réseaux
autoroutiers, mais laissé aux collectivités locales le soin d’entretenir, à
leurs frais, les routes départementales ou communales. L’entretien des
transports publics urbains est négligé, ce qui augmente leurs dysfonctionnements.
Ce sont les grandes sociétés
industrielles, commerciales et financières, c’est-à-dire une minorité de
possédants, qui imposent leur mode de fonctionnement aberrant à l’ensemble de
la société, au détriment du bien-être de la majorité de la population. Et tous
les gouvernements qui se sont succédé, quelle qu’ait été leur étiquette
politique, se sont pliés à leurs diktats.
Le manque de personnel et
d’investissements dans l’entretien des voies et du matériel, et plus
particulièrement sur les réseaux dits secondaires, pénalise les usagers qui,
dans leur grande majorité, sont des travailleurs. Les retards accumulés leur
causent des problèmes vis-à-vis de leurs employeurs, sans compter le stress et
la fatigue supplémentaire. A cela s’ajoute le mépris de la direction de la
SNCF, qui ne se donne souvent pas la peine de diffuser des informations, et
encore moins de réparer les préjudices subis.
La SNCF devient de moins en moins
un service public pour devenir un service commercial à la recherche de la
rentabilité. Cette dégradation rejoint d’ailleurs celle des autres services
publics indispensables, éducation, santé, logement social, etc., l’État faisant
des économies sur tous ces secteurs pour distribuer des milliards aux banques
ou aux grandes entreprises capitalistes sous prétexte de les
« sauver » ou de les « aider à surmonter la crise ».
En Île de France - le trafic
Transilien - a progressé de 30 % en dix ans. Mais, alors que le réseau est très
dense et très fréquenté, il a été littéralement laissé à l’abandon pendant
trois décennies. Les pannes fréquentes provoquent de nombreux retards.
Les gouvernements ont tous poussé
la SNCF à devenir rentable : en fermant des lignes secondaires, en donnant la
priorité aux trains qui rapportent le plus. Aujourd’hui, avec l’extension de
certaines lignes du réseau RER, les mêmes choix continuent. Des communes ne
sont plus desservies et on refuse des arrêts dans des gares qui sont
indispensables aux usagers.
Je suis persuadée que, pour
mettre fin à ce gaspillage et pour obtenir que l’argent public aille aux
services publics, il ne suffira d’un changement de gouvernement, mais il faudra
une mobilisation profonde des travailleurs qui se battent pour défendre leurs
intérêts. Et la qualité des transports publics à un prix abordable en fait
partie.
Nos
activités de campagne sur Argenteuil
Nous
serons aujourd’hui, de 15 heures à 18 heures 15, au carrefour
« Babou » dans le centre d’Argenteuil
Libellés :
la campagne de Nathalie ARTHAUD
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