vendredi 24 mars 2017

Nathalie ARTHAUD et les militants de Lutte ouvrière en campagne

Dans les médias


Ce vendredi 24 mars
à 07h50
France Info TV : Interview de Jean-Pierre Mercier
Samedi 25 mars
à 08h40
LCI : Nathalie Arthaud est l'invitée de LCI Matin
Lundi 27 mars
A 7 heures 50
France inter : interview de Nathalie ARTHAUD
A 22 heures
Europe 1 : Interview de Nathalie Arthaud
Mercredi 29 mars
A 12 heures 30
France 3 : Interview de Nathalie Arthaud
Jeudi 30 mars
RFI : Interview de Nathalie Arthaud
à 18h30






Dimanche prochain 26 mars à 15 heures
 avec Nathalie ARTHAUD
Nous avons réservé un car qui partira à 14 heures ce jour-là du marché de la Colonie, derrière la gare principale d’Argenteuil. Il faut vite maintenant réserver sa place ! Le transport est gratuit, et il est aller-retour !
Pour réserver, me joindre :
06.99.49.98.64.
MDommarie@aol.com

Mélenchon : esbrouffe d'un bonimenteur loin de la conscience de classe nécessaire. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Mélenchon : prise de la Bastille bis… et après ?


Samedi 18 mars, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont venues apporter leur soutien à Mélenchon place de la Bastille à Paris.
         On peut comprendre que les manifestants aient été réjouis d’avoir fait une démonstration de force, derrière des revendications comme le droit à l’IVG ou à mourir dans la dignité, ce qui change des réactionnaires des Manifs pour tous ou des pro-Fillon du Trocadéro. Mais on est aussi en droit de se demander vers quoi Mélenchon et ses alliés du PCF et de Ensemble veulent canaliser cette énergie. En 2012 déjà, la prétendue « prise de la Bastille » n’avait servi qu’à faire élire Hollande.

         Comme à son habitude, Mélenchon a dit tout et son contraire, faisant brandir par centaines les drapeaux tricolores, ceux de la bourgeoisie française, tout en se réclamant de la Commune de Paris, massacrée en 1871 par celle-ci ; redoublant de nationalisme, tout en faisant chanter l’Internationale.
         Son discours a été un ramassis d’idées qui ne peuvent qu’obscurcir la conscience des travailleurs. En déclarant : « Ceci est une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle », il fait oublier que le président de la République, bien loin d’être un monarque, est avant tout un valet de la classe capitaliste. En fustigeant « l’Union européenne, qui soumet le peuple à la souveraineté de l’argent », il fait croire que la dictature du profit s’impose de l’extérieur, et dédouane ainsi totalement les capitalistes français. En prônant « que le bulletin de vote donne le coup de balai qui les fasse tous – sans exception – dégager », il laisse entendre qu’il peut suffire de changer de personnel politique pour changer la société.
         Enfin, Mélenchon a menacé : « Il faut faire cette révolution citoyenne si vous ne voulez pas subir un coup d’État ethnique ou un coup d’État financier. » Quel coup d’État financier ? Les financiers, les grands actionnaires, n’ont pas besoin d’un quelconque coup d’État pour imposer leur dictature à toute la société, et ils le font depuis longtemps. Leur dictature économique s’impose déjà au quotidien.
         Quant au coup d’État ethnique, on suppose qu’il s’agit de l’éventuelle arrivée au pouvoir du FN et de ses idées xénophobes. Mais, là encore, les préjugés contre les travailleurs immigrés ou étrangers n’ont pas attendu cette élection pour faire leur chemin et s’imposer dans les têtes, et Mélenchon, depuis des années, n’a jamais pris sur cette question que des positions ambiguës. Avec cette phrase alambiquée, Mélenchon veut avant tout faire peur et se poser comme le seul recours possible pour éviter le pire.
         En revanche, ce qui est clair, c’est le refus de Mélenchon d’évoquer l’exploitation capitaliste ou de s’en prendre, ne serait-ce qu’avec des mots, aux profits des actionnaires. La classe capitaliste mène une guerre sociale féroce contre les travailleurs, pour accumuler sur leur dos les milliards qu’elle déverse ensuite dans la spéculation financière. C’est cette guerre qui ravage la société et est la cause du chômage et de la montée de la misère.
         C’est contre ces ennemis-là que les travailleurs doivent se préparer à défendre leur vie. Dans ce conflit, ils ont besoin d’idées et d’une conscience de classe. Pas de l’esbroufe d’un bonimenteur.

                                      Julie LEMÉE (Lutte ouvrière n°2538)

Argenteuil, nouvelles


Que vive la Maison de quartier Orgemont-Guy Môquet

Avant-hier, l’inauguration de la nouvelle maison de quartier Orgemont-Guy Môquet a eu lieu.
         Ceux qui considèrent comme nous-mêmes que la mémoire des évènements passés, des luttes, de leurs sacrifices, et des militants, comptent avaient eu un temps la crainte que le nom de Guy Môquet soit gommé.
         Ce jeune militant des Jeunesses Communistes du PCF de 17 ans fut exécuté à l’automne 1941 parmi les otages condamnés suite à l’assassinat d’un officier allemand à Nantes.
         Cette question a dû susciter des discussions au sein de la municipalité, mais le résultat est là : cette Maison de quartier portera bien le nom d’Orgemont-Guy Môquet. Avec satisfaction.



Petits cadeaux entre amis ?


Nous évoquions le projet de l’installation d’une école intitulée « espérance banlieue » qui est surtout une œuvre traditionnaliste, nationaliste et militariste. Pour cela, la municipalité « mettrait à disposition » un terrain.
         Mais tiens donc ! A quelles conditions ? Avec les impôts de chacun ?

Pour sourire un peu

Le candidat Les Républicains pour les élections législatives de juin prochain sur la circonscription d’Argenteuil-Bezons vient d’inaugurer son local de campagne. A cette occasion, son mentor départemental lui a déclaré : « Ta candidature inquiète Philippe Doucet… Si François Fillon gagne, je suis persuadé que Gilles Savry gagnera ».
         S’il voulait lui porter la poisse, il ne s’y prendrait pas autrement.
         En attendant, ces républicains en question de semblent pas avoir le moral pour faire la campagne du mari Pénélope. De là à ce qu’ils soient convaincus qu’il va prendre une toile !

Renault, accidents du travail et justice de classe


Selon que vous serez puissants ou misérables…

 


Renault vient d’être relaxé au pénal pour la mort d’un salarié dans l’usine de Flins, en 2004. Cet ouvrier avait été écrasé entre deux presses de plusieurs tonnes, alors qu’il manipulait un pont roulant. Quatre ans après ce drame, la direction de Renault avait été condamnée par le tribunal des Affaires de la Sécurité Sociale : le procès avait permis de dénoncer la course à la rentabilité, les conditions de travail pénibles et dangereuses. D’autres accidents très graves ont eu lieu depuis dans ce secteur, un ouvrier a ainsi dû être amputé des deux jambes après s’être fait renversé par un engin.

         Mais la direction d’un des plus grands groupes français a les moyens de faire traîner les procédures pendant 13 ans… Un exemple de justice de classe !

jeudi 23 mars 2017

Palmarès des lycées dans le Val d'Oise : la palme pour le lycée G Braque d'Argenteuil



Une belle surprise


D’habitude, ce sont les établissements du privé qui trustent les premières places du « palmarès des lycées » diffusé par Le Parisien-95. Cette année, oh surprise, c’est un lycée des quartiers populaires, le lycée Georges Braque d’Argenteuil qui obtient la palme. Bien sûr d'autres classements existent, mais nous les oublierons un instant.
         Qu’importe que les critères ne soient pas les mêmes et les arrières pensées de l’Education nationale. Que cette palme d’un jour donne du baume au cœur à tous les élèves de ce lycée, aux enseignants et à la direction menacée comme nous l’évoquions il y a quelques jours de la réduction de son secrétariat et du nombre d’agents d’entretien. Qu’elle donne du baume à ces derniers et à l’équipe de cuisine qui n’a de cesse de mitonner de bons petits plats et qui depuis de nombreuses années a, elle, la palme de la restauration scolaire. Et également, qu’elle donne du baume au cœur aux parents d’élèves de ce lycée qui ne se sont pas laissé influencés pour conduire ailleurs la scolarité de leurs enfants.
         Nous n’oublierons pas toutes les difficultés que ce genre de lycées connaît, et le manque crucial de moyens pour mener à bien le travail de tous. La lutte menée au nom de « Touche pas à ma ZEP » en témoigne.
         Mais que vive cet établissement qui, sans EPO ou autre, s’est hissé du peloton de queue à la première place !




Un lycée de banlieue, c’est aussi cela. Et tant pis pour l’indifférence


Dernièrement, ce lycée a accueilli durant trois semaines l’exposition « On l’appelait Chocolat » inaugurée avec la présence de l’historien Gérard Noiriel, sans que ni l’Académie ni la Région Ile de France n’aient daigné assister à l’évènement. Durant trois semaines, cette exposition de mémoire et d’histoire a figuré dans le hall de l’établissement. Au final, elle a été démontée dans l’état où elle avait été montée, sans un graffiti. Vraiment un signe !

La "soirée du livre d'histoire" à G
 Braque il y a une dizaine d'années...

Association des Maires de France : Nathalie ARTHAUD répond à son invitation. Transmission par LCP hier 22 mars

Nathalie ARTHAUD en campagne J-30


Dans les médias


Ce matin jeudi 23 mars
à 07h50
France Inter : Interview de Nathalie Arthaud
Demain vendredi 24 mars
à 07h50
France Info TV : Interview de Jean-Pierre Mercier
Samedi 25 mars
à 08h40
LCI : Nathalie Arthaud est l'invitée de LCI Matin 
Jeudi 30 mars
RFI : Interview de Nathalie Arthaud
à 18h30



Ce dimanche 26 mars à 15 heures
 Grand meeting de Nathalie ARTHAUD

mais aussi
Intervention d'Arlette Laguiller

et de Jean-Pierre Mercier
Nous avons réservé un car qui partira à 14 heures ce jour-là du marché de la Colonie, derrière la gare principale d’Argenteuil. Il faut vite maintenant réserver sa place ! Le transport est gratuit, et il est aller-retour !
Pour réserver, me joindre :
06.99.49.98.64.
MDommarie@aol.com

En septembre au Cirque d'hiver


Cinq candidats sur TF1 : travailleurs, chômeurs, retraités, les oubliés du débat


 « Tout ça pour ça » : c’est vraiment ce que pouvaient se dire ceux des téléspectateurs qui avaient eu le courage d’aller au bout des trois heures et quart du débat avec les cinq « grands » candidats à l’élection présidentielle sélectionnés par TF1, lundi 20 mars.
Car ce fut long, très long. De Le Pen à Fillon, de Macron à Mélenchon en passant par Hamon, tous ont joué la comédie pour se tailler le meilleur costume de futur président de la République, mais de leur république, celle chargée d’administrer les affaires de la bourgeoisie. Oh, ils ont parlé de beaucoup de choses : des institutions, du vote blanc, de l’armée, de la police, du burkini, de l’Ukraine, du droit de mourir dans la dignité, du nucléaire…
Ils ont aussi parlé beaucoup, mais vraiment beaucoup, de la grandeur de la France, de combien ils aimaient la France. Mais ils ont parlé beaucoup moins de ceux qui y vivent. Car du sort de l’immense majorité de la population, de ceux qui triment tous les jours avec un petit salaire, qui sont inquiets du lendemain et des mauvais coups que leur préparent leur patron ou l’État, il n’a pas été beaucoup question. Et sur leurs problèmes vitaux, les salaires, les pensions et l’emploi, il n’y a eu au mieux que des réponses indirectes.
Fillon a été dans son rôle, voulant plaire à son électorat de petits et gros nantis en martelant la nécessité de mettre fin aux 35 heures et de libérer les entrepreneurs du Code du travail, en les laissant maîtres de fixer les règles à imposer aux travailleurs. Macron, qui a le même objectif, a dit vouloir garder quand même les 35 heures, seulement pour majorer les heures supplémentaires. Si les licenciements chez Whirpool ont été évoqués par Le Pen, il n’est pas question de les interdire, ni pour elle, ni pour personne. Cela revient à ne rien faire, sinon prier pour que ces patrons se montrent plus gentils. Pas un, comme de bien entendu, n’entendait remettre en cause le pouvoir absolu des capitalistes sur les salariés. Pas un n’a dit qu’il fallait revaloriser les salaires et les pensions en prenant sur les profits extravagants de la grande bourgeoisie. Pas un n’a commenté le classement du jour sur les grandes fortunes françaises, le peloton des Arnault, Bettencourt, Dassault et Pinault ; ni les 76 milliards de bénéfices annoncés par les entreprises du Cac 40.
Pour la plupart des débatteurs, s’il fallait augmenter un tout petit peu les salaires net, c’était sans augmenter les salaires brut, c’est-à-dire en baissant les cotisations, ce qui ferait un petit plus pour les salariés dans un premier temps, et un gros plus pour les employeurs. Un petit plus virtuel, car les mêmes salariés combleraient par le biais de l’impôt ce manque de cotisations.
Mélenchon a tenu à reprendre les mêmes mensonges que ses collègues : « Augmenter les salaires, augmenter le pouvoir d’achat, c’est relancer l’activité », a-t-il déclaré. Et d’annoncer les 100 milliards qu’il veut mobiliser pour cette relance. La bonne santé des entreprises pourrait donc seule annoncer du mieux pour leurs travailleurs ? Mais tous les grands groupes, PSA, Michelin, Renault, Continental, l’industrie du luxe, Chanel, Hermès, Dior… annoncent des profits en forte hausse et des salaires laissés à la traîne, voire diminués par le jeu des primes. L’activité est particulièrement bonne, mais la situation des salariés particulièrement mauvaise. Mélenchon comme les autres le sait, se tait et ment délibérément.
Ces cinq-là ont fait la démonstration qu’ils sont d’accord pour gouverner au service des maîtres de la société, la minorité capitaliste, chacun avec son style et son électorat. Ce n’est pas par eux que la population travailleuse devra passer pour faire entendre ses intérêts.

                                     Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2538)

De Hollande à Hamon : les mêmes formules, les mêmes bonimenteurs


Les candidats du parti de l’argent

 

En meeting à Bercy le 19 mars, Hamon a fustigé le "parti de l’argent", qui aurait "trop de candidats" dans l'élection présidentielle. Il est vrai que la bourgeoisie n’a que l’embarras du choix dans cette élection, entre la grande bourgeoise Le Pen, le banquier Macron ou le châtelain Fillon…

Hamon tente de retrouver des accents de Hollande en 2012. Le film original n’était déjà pas très bon, mais le remake est franchement mauvais. D’autant qu’on n’a pas de mal à en imaginer la conclusion.