lundi 20 mars 2017

Education à Argenteuil : Rectorat, Région : un tel mépris social


Ces postes sont essentiels !

 

Le lycée Georges Braque est un lycée populaire de la Ville. Il devrait être l’objet de toutes les attentions. Loin de là, dans dix jours, il risque de voir le second poste du secrétariat du proviseur devenir inoccupé. Cela ne semble pas être un problème pour le Rectorat et Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile de France en charge des lycées. Il est également prévu de réduire le nombre d’employés d’entretien à la rentrée prochaine.
         Il y deux semaines, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem venait faire un petit tour à Argenteuil la populaire à l’occasion des fumeux « Etats-généraux de la banlieue » organisés un instant par son ami P. Doucet. Elle venait plus précisément faire la promotion de son livre intitulé « La vie a plus d’imagination que toi ».
         En attendant, la vie du lycée Georges Braque a seulement besoin que ce second poste de secrétariat du proviseur soit maintenu et occupé comme tous les autres postes qui sont essentiels au fonctionnement minimal de ce lycée.
         Au 1er avril, le second poste de secrétariat doit continuer à être occupé !

Ecoles privées à Argenteuil : pour la municipalité, l'objet de toute son attention. Elle "témoigne"


Et pendant ce temps, cela s’améliore du côté du Privé

Lors du conseil municipal de décembre dernier, la municipalité faisait voter la délibération habituelle concernant le subventionnement des écoles privées sous contrat de la Ville abondées par celui-ci. C’est sans doute une obligation, mais loin de ce caractère-là, la municipalité en fait un élément de promotion, à travers des termes que l’on n’a pas l’habitude de lire de sa part lorsque cela concerne l’Ecole publique argenteuillaise.
         Qu’on en juge à partir de la lettre que les parents de l’école Notre-Dame viennent de recevoir : « …Au vu des effectifs de l’école Notre-Dame, la subvention versée par la Ville s »’élèvera à 333 540 euros.
         Cette contribution financière importante témoigne de notre volonté de soutenir les écoles privées argenteuillaises et de favoriser la qualité des enseignements.
         Une gestion saine des finances communales depuis 3 années permettra la poursuite et l’amplification de cette participation l’année prochaine pour atteindre la valeur de 850 euros par élève… » (en gras par nos soins)
         Un certain nombre de lois, en particulier la loi Debré de 1959, ont aligné les moyens de l’Ecole privée sous contrat sur ceux de l’Ecole publique. Ces dernières années, cette situation a aidé l’Ecole privée, d’obédience catholique pour l’essentiel, à se renforcer, et cela d’autant plus que l’enseignement public est en crise.
         Ces moyens alloués au Privé sont une iniquité. Si les obédiences religieuses ou autres veulent créer leur école, c’est leur affaire. Elles devraient seulement pour cela utiliser leurs moyens propres et ceux des parents qui le souhaitent. Quant à l’Ecole publique, elle devrait bénéficier de tous les fonds publics pour aider au bon fonctionnement de cette Ecole du mélange social, certes relatif, mais réel tout de même.

Fillon, F comme Fillonnades, F comme FN


Derrière les costumes de Fillon, un ami des dictateurs africains

On sait maintenant que celui qui a offert valant plusieurs dizaines de milliers d’euros de costumes à Fillon n’est autre que Robert Bourgi. Avocat de son état, ce personnage n’est pas devenu millionnaire en défendant la veuve et l’orphelin mais il a surtout servi d’intermédiaire entre l’État français et les dirigeants africains depuis les années 70. Porteur de valise de billets et intime des dictateurs inféodés à la France, notamment du gabonais Omar Bongo qu’il surnommait « papa », il est l’un des acteurs de la « Françafrique » qui permet aux grandes entreprises françaises de piller ce continent et par ricochet d’arroser quelques personnalités politiques. En toute amitié, bien sûr !
 

Fillon bientôt mis en examen pour plagiat ?

 
 
 
Plus les jours passent, plus le discours de Fillon se durcit. Il est vrai qu’il vient modestement de se comparer au granit… Parti à la chasse aux électeurs de la droite traditionnelle passés chez le Pen, il vient de puiser encore dans le fond réactionnaire du FN en évoquant "le racisme anti-français". Il n’y aura bientôt plus que ses costards qu’il n’aura pas empruntés à l’extrême droite.

dimanche 19 mars 2017

Nathalie ARTHAUD sur RFI : les travailleurs chinois s'y retrouveraient dans notre programme : les salaires, la charge de travail, la nécessité du contrôle des comptes...

Mélenchon et le PCF : bien sur les traces de son mentor Mitterrand. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Mélenchon et le PCF : le pendu soutient la corde

La direction du PCF a bien des tracas pour gérer le pétrin dans lequel elle s’est volontairement fourrée, en évitant de présenter son propre candidat à l’élection présidentielle.
En se rangeant derrière Jean-Luc Mélenchon au prétexte de mieux préparer des alliances pour les élections législatives suivantes, Pierre Laurent et ses collègues se sont eux-mêmes passé la corde au cou.
Mélenchon a en effet annoncé que son mouvement présenterait des candidats de son mouvement, la France insoumise, partout pour les législatives. Les dirigeants du PCF ont alors répliqué en faisant les yeux doux à Benoît Hamon, le candidat du PS, mais ils ne pouvaient décemment pas changer de cheval au milieu du gué. Puis, sans le dire tout en le disant, la direction du PCF a demandé à ses élus de ne pas se presser de donner leur parrainage à Mélenchon, pour faire pression et se laisser le temps de négocier les investitures. Mélenchon a donc dû attendre jusqu’au 14 mars pour avoir ses cinq cents parrainages d’élus.
En vertu de quoi, le candidat de la France insoumise a enfoncé le clou : il veut bien des militants du PCF dans le cortège pour la VIe République, convoqué le 18 mars à Paris, mais il ne veut pas des banderoles et du cortège du parti.
Les militants du PCF ne peuvent ignorer ce que veut Mélenchon : se servir des forces de leur parti pour se présenter et faire campagne, puis imposer son propre appareil, placer ses propres amis en lieu et place des élus du PCF. Cette manœuvre, réédition de celle de Mitterrand autrefois, ne rencontre qu’une résistance bien molle de la part de la direction du PCF, voire pas de résistance du tout. En effet un certain nombre de ses dirigeants et élus sont convaincus, ou assurés, de rester en place, et ceux-là font campagne pour Mélenchon. D’autres, dont l’avenir est lié à un accord avec leurs collègues du PS, sont nettement moins convaincus par cette alliance et cherchent des assurances de ce côté-là.
Beaucoup de militants et d’électeurs du PCF, plus préoccupés de défendre une politique qu’une carrière politique, sont désorientés par ce manque de perspectives. Cette situation n’est pourtant que l’aboutissement de dizaines d’années de renoncements politiques, dont le fait de faire passer la participation à une majorité gouvernementale comme l’ultime moyen de lutte des travailleurs. Cela n’aura servi qu’à installer dans de confortables fauteuils des générations de politiciens, de Guy Mollet à Hollande en passant par Mitterrand, et à tromper les travailleurs.

                                       Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2537)

La campagne de Nathalie ARTHAUD


Soutien à la lutte des travailleurs sans-papiers du MIN de Rungis pour leur régularisation

Communiqué

Depuis jeudi matin 16 mars, une centaine de travailleurs sans-papiers occupent la Tour de la Semmaris au Marché de Rungis avec l’aide de militants de l’Union Départementale CGT du Val-de-Marne. Éboueurs, agents de sécurité, cuisiniers, agents du nettoyage,… ils sont des centaines de sans-papiers à travailler au Min de Rungis depuis des mois voire des années. Ils ont déposé aujourd’hui 105 demandes de régularisation à la préfecture.

Ces travailleurs disent : « On bosse ici, on paie des impôts, on reste ici ! » Et ils ont mille fois raison. Ils ont tout mon soutien et celui de tous mes camarades de Lutte ouvrière.

                                                   Nathalie ARTHAUD, le 17.03.17.

 

Dans les médias

 

dimanche 19 mars
à 22h00
LCI : Interview de Nathalie Arthaud
 
Lundi 20 mars
à 07h50
France Inter : Interview de Nathalie Arthaud
à 08h45
Sud Radio : Interview de Nathalie Arthaud
 
Vendredi 24 mars
à 07h50
France Info TV : Interview de Jean-Pierre Mercier
 
Samedi 25 mars
à 08h40
LCI : Nathalie Arthaud est l'invitée de LCI Matin
 
 
 
Jeudi 30 mars
RFI : Interview de Nathalie Arthaud
à 18h30

 

La police dans ses œuvres

 


On apprend qu’après des violences qui avaient eu lieu dans le lycée Suger de Saint Denis, un grand nombre de jeunes ont été soumis à des violences policières.
         Flashballs, tasers, coups de pieds sur les jeunes assis, injures racistes et sexistes… rapportent les témoignages des jeunes. Cinquante-cinq d’entre eux ont été mis en garde à vue (dont 44 mineurs) alors que 47 ont dû être relâchés sans poursuites.
        Une fois de plus la police et les autorités qui la couvrent s’en prennent délibérément à la jeunesse des quartiers populaires avec hargne et mépris. Et la mort d’Adama Traoré et le viol de Théo montrent jusqu’où cela peut aller.
 

Dans la rue contre les violences policières ce dimanche à 14 heures place de la Nation à Paris

  

Le dimanche 26 mars à 15 heures
 avec Nathalie ARTHAUD
 
Venez soutenir notre candidate. Son grand meeting de campagne aura lieu le dimanche 26 mars, dans 15 jours maintenant, aux Docks de Paris, à Saint-Denis, près de la Porte de la Chapelle, à 15 heures.
Nous avons réservé un car qui partira à 14 heures ce jour-là du marché de la Colonie, derrière la gare principale d’Argenteuil. Il faut vite maintenant réserver sa place ! Le transport est gratuit, et il est aller-retour !
 
Pour réserver, me joindre :
 
06.99.49.98.64.
MDommarie@aol.com
 

 
 

SNCF Paris-Saint Lazare, public comme privé, des pressions au travail de plus en plus fortes


Un rouleau compresseur harceleur et inhumain

 


Des centaines de personnes se sont rassemblées à la gare Saint Lazare à Paris pour rendre hommage à leur camarade cheminot qui s’était suicidé la semaine précédente. Pour ses proches ce suicide est dû à l’acharnement de la direction de la SNCF à son encontre.

         Dans le secteur public comme dans le secteur privé, pour imposer aux travailleurs des conditions de travail intenables, les dirigeants multiplient les pressions de plus en plus fortement, intimidant et renforçant l’exploitation.

         Mais unis les travailleurs restent une force. Et leur mobilisation peut bloquer ce rouleau compresseur patronal.

19 mars 1962. Un espoir pour les rappelés, pour tous ces jeunes que l'on avait envoyés combattre pour des intérêts qui n'étaient pas les leurs. Petit rappel.


Pour mes amis de la FNACA d’Argenteuil

 

Printemps et été 1956 - Guerre d’Algérie: les rappelés manifestaient contre leur départ

 

Il y a cinquante ans, le 11 avril 1956, le gouvernement du socialiste Guy Mollet décidait de rappeler 70000 soldats du contingent «disponibles» pour intensifier la guerre contre le peuple algérien en lutte pour son indépendance. Le service militaire passait de 18 mois à 27 mois. Cette décision allait soulever le mécontentement de ces «rappelés», soutenus par une partie de la population.

En août 1955, Edgar Faure avait déjà procédé au rappel de disponibles, provoquant les premières manifestations. Mais, incapable de sortir de la crise, le gouvernement d'Edgar Faure dut dissoudre l'Assemblée nationale le 2 décembre, provoquant de nouvelles élections en janvier 1956.

Le gouvernement socialiste de Guy Mollet intensifie la guerre

La coalition de «Front républicain», composée essentiellement de socialistes et de radicaux, gagna les élections avec 30% des voix et 170 députés, grâce à une campagne pour «la paix en Algérie». Le dirigeant du Parti Socialiste Guy Mollet se retrouva à la tête du gouvernement avec le soutien du Parti Communiste (qui représentait 26% des voix et 150députés). Pourtant si Guy Mollet prétendait que «l'objectif de la France, la volonté du gouvernement c'est avant tout de rétablir la paix», il ajoutait également: «Dans l'immédiat, le potentiel militaire des forces déployées en Algérie ne peut encore être diminué. Les besoins des troupes seront satisfaits et leur relève assurée.» Mais le PCF fit comme s'il n'avait pas entendu.

Le 12 mars 1956, les pouvoirs spéciaux furent votés avec l'apport du PCF. Ce vote signifiait pourtant la suspension de toutes les libertés individuelles en Algérie et l'intensification de la répression. Un mois plus tard, le gouvernement Guy Mollet décidait de mobiliser les rappelés.

Les manifestations de rappelés dès avril 1956

Les manifestations de rappelés commencèrent dans les jours qui suivirent cette décision. La plupart de ces soldats avaient un travail et n'avaient aucune envie de quitter leur famille, ni de risquer de se faire tuer pour une guerre dont ils pensaient qu'elle ne les concernait pas. Ils bénéficiaient souvent du soutien d'une partie de la population. Parfois, dans une usine, quand un ouvrier recevait sa feuille de route, les ouvriers débrayaient en signe de protestation.

Comme en 1955, les rappelés tentaient de bloquer les trains, refusaient de monter, saccageaient la gare, insultaient les officiers et, une fois dans le train, tiraient les sonnettes d'alarme pour l'arrêter. Ce fut le cas le mercredi 18avril à Vauvert dans le Gard, où un millier de personnes bloquèrent l'autorail qui devait emmener les douze rappelés de la commune. Des faits similaires se produisirent le 3mai à Lésignan, le 10mai à Saint-Aignan-des-Noyers dans le Loir-et-Cher, le 17mai au Mans. Le 18mai, à Grenoble, des milliers de manifestants s'opposèrent au départ d'un train de rappelés. Le même jour, 700rappelés mettaient à sac la gare de Dreux aux cris de «Lacoste au poteau» (Lacoste était le ministre socialiste résident à Alger), «Mollet au poteau».

Dans les ports aussi des mouvements eurent lieu, le 24mai au Havre, le 28mai à Saint-Nazaire où 8000 ouvriers débrayèrent et manifestèrent à la gare avec 200 rappelés du contingent. Et cela continua durant tout le mois de juin et au début juillet. Partout, on assistait à peu près au même scénario: des manifestants accompagnaient les rappelés en bloquant les voies, en coulant du ciment dans les aiguillages ou en décrochant les attelages des voitures. Souvent suivaient des affrontements avec les CRS.

Les casernes connurent aussi des troubles. Le 19 mai, les soldats rappelés du 92eRI forcèrent les grilles de la caserne de Montluçon à près de 800. Le même jour, à Évreux, cinq cents rappelés du 9erégiment d'infanterie coloniale manifestèrent dans les rues et à l'intérieur de la caserne aux cris de: «Pas d'envoi de disponibles!», «Paix en Algérie». Le 8 juillet encore, au camp de Mourmelon, trois mille rappelés conspuèrent leurs officiers et prirent le contrôle du camp et du dépôt d'armes.

Ces explosions étaient aussi brèves que soudaines, et les rappelés finissaient par partir. Hormis quelques rares cas de soldats qui refusèrent de combattre, ils se retrouvèrent pris dans l'engrenage de cette «sale guerre» coloniale. Et de 200000 hommes début 1956, les troupes en Algérie passèrent à 450000 en juillet 1956, et à 500000 en 1957.

Les rappelés livrés à eux-mêmes

Les rappelés se battaient sans soutien des syndicats, ni des partis. De ce fait, une fois l'explosion de colère passée, ils ne savaient pas quoi faire de plus. Certes, il se trouva nombre de militants ouvriers, de syndicalistes, de militants du Parti Communiste pour initier ces mouvements, et même pour les organiser. Mais ces militants étaient aussi livrés à eux-mêmes.

Ne parlons pas du Parti Socialiste qui était au pouvoir et dont le dirigeant, Guy Mollet, avait pris l'initiative d'intensifier la guerre. Mais le PCF, qui condamnait la guerre en parole, dans les colonnes de l'Humanité, n'entreprit rien pour gêner le gouvernement. Son vote des pouvoirs spéciaux à Guy Mollet, que le PCF justifia par la nécessité de préserver l'unité entre ouvriers communistes et socialistes, signifiait clairement qu'il comptait lui laisser carte blanche pour faire la guerre. En fait, le Parti Communiste voulait se préserver des chances pour gouverner à nouveau avec les socialistes.

Même sa propagande était limitée. Le PCF réclamait la «paix en Algérie», des «négociations pour un cessez-le-feu» et dénonçait la répression. L'Algérie était une «nation en formation». Il parlait du «fait national algérien». En un mot, il ne prenait pas clairement position pour l'indépendance immédiate et sans condition de l'Algérie. Le Parti Communiste ne chercha pas à appuyer les manifestations, à les coordonner, à donner des perspectives concrètes à tous ces militants qui tentaient de réagir comme ils le pouvaient. Ce faisant, il écoeura nombre de militants ouvriers français, parmi les rappelés en particulier, qui se sentaient à juste titre «lâchés».

Au plus fort des manifestations des rappelés, on pouvait lire dans l'Humanité daté du 30 mai 1956: «Ce qu'il faut faire? On l'entend journellement dans les gares, on le lit sur les murs: c'est négocier avec ceux qui peuvent faire taire les armes, avec ceux contre qui on se bat. Dans les jours à venir, des millions de Français s'emploieront à le faire savoir aux députés.» Voilà tout ce que proposait le PCF, l'organisation de délégations auprès de députés qui soutenaient Guy Mollet dans sa politique de répression!

Le Parti Communiste fit encore moins appel au reste de la classe ouvrière, qui seule pouvait paralyser l'effort de guerre. Là encore, il laissait les militants livrés à eux-mêmes.

Le PCF ne prit pas non plus d'initiatives en ce qui concernait la solidarité avec les travailleurs algériens en France, ou pour défendre les militants algériens contre la répression. Il laissa les travailleurs algériens réagir seuls, sans soutien des travailleurs français, contribuant à creuser le fossé entre travailleurs algériens et travailleurs français. Ce fut le cas le 5juillet 1956, lorsque les travailleurs algériens furent appelés à faire une journée de grève générale en Algérie et en France. L'Humanité en fit le compte rendu: 3000 ouvriers algériens en grève à Renault, 1100 chez Panhard, également à Citroën, à Chausson. La liste était longue, mais le PCF n'avait pas appelé les travailleurs français à les rejoindre dans cette grève. L'attitude générale de la CGT, liée au PCF, fut identique.

Le PCF, comme la CGT, ne firent vraiment rien pour tenter d'arrêter cette guerre coloniale. En s'appuyant sur cette mobilisation des mois de mai et juin 1956, il aurait pourtant peut-être été possible d'y parvenir. L'immense majorité des rappelés voulait simplement ne pas partir. Mais, avec le soutien du reste de la classe ouvrière, il y avait peut-être une possibilité d'empêcher l'impérialisme français de mener à bien la répression contre le peuple algérien. En tout cas, même si cette tentative n'avait pas été couronnée de succès, cela aurait au moins permis que les travailleurs algériens n'aient pas le sentiment de ne rien avoir à attendre de la classe ouvrière française.

Les grandes organisations se réclamant de la classe ouvrière se firent de fait les complices de l'impérialisme français.

                         Aline RETESSE (Lutte ouvrière, 20 avril 2006, n°1968)