vendredi 18 novembre 2016

Argenteuil : AB-Habitat, commerce du Val-Nord



Les locataires ne sont pas des marionnettes…

Dans le centre d’Argenteuil, une locataire vient d’emménager dans un appartement de la rue Pierre-Joly qui appartient au bailleur local « AB-Habitat ».
         Comme il se doit, des travaux ont été refaits dans cet appartement. Le hic, c’est que son évier de cuisine ne dispose toujours pas de siphon, autant dire qu’un évier sans siphon, c’est comme une voiture sans volant !
         Depuis des semaines, cette locataire demande à AB-Habitat que cette affaire soit réglée immédiatement. Sans succès pour l’instant.
         Les dirigeants d’AB-Habitat ont diversifié ces années leurs activités. Mais la moindre des choses, c’est que les locataires aient la priorité absolue sur le reste.
         S’il manque du personnel, il faut embaucher, d’autant que ces dirigeants proclament que leur trésorerie se porte bien.

Tout cela aux dépens de la population

Avec l’inauguration agitée de l’escalator, dernier obstacle avancé sur le chemin de la réouverture de la moyenne surface, place de l’Europe, sur la « Dalle » du Val-Nord, les habitants s’attendaient à la réouverture en octobre de la nouvelle enseigne dans les locaux de feu le magasin Franprix fermé depuis plus d’un an. Mais non, les habitants devront attendre encore pour faire leurs courses non loin de chez eux.
         De nouvelles tracasseries seraient venues retarder l’affaire, selon le Parisien-95.
         Les habitants vont encore subir longtemps les affres des conséquences des bisbilles entre le maire et son prédécesseur ?

Fonctionnaires, fonction pmublique territoriale : quand l'association Villes de France veut redoubler sa guerre contre les travailleurs



Manifeste contre les fonctionnaires : une attaque manifeste contre tous les travailleurs

L’association Villes de France, qui regroupe des maires de villes de taille moyenne, vient de lancer un manifeste pour « bâtir la fonction publique territoriale de demain ». Derrière cette formule creuse, il s’agit de démolir les droits des travailleurs de la fonction publique.
Cette association réclame entre autres de pouvoir licencier plus facilement un fonctionnaire et voudrait que le salaire soit déterminé non plus en fonction de l’ancienneté mais selon le bon vouloir de l’employeur, c’est-à-dire à la tête du client. Elle demande aussi à pouvoir augmenter le temps de travail en supprimant des jours de congé, ainsi que le rétablissement d’un jour de carence, autrement dit d’un jour d’arrêt maladie non payé.
Ce manifeste s’inscrit pleinement dans la campagne des candidats à la primaire de la droite où c’est à celui qui fera le plus dans la surenchère contre les travailleurs de la fonction publique : suppression de centaines de milliers de postes de fonctionnaires, départ à la retraite à 65 ans, etc.
La gauche apporte elle aussi sa pierre à la démagogie contre les fonctionnaires. L’association Villes de France est d’ailleurs dirigée par une maire LR mais aussi par un élu PS. Et le gouvernement vient de faire voter une loi qui vise au renforcement du contrôle médical des arrêts de travail dans les collectivités publiques, contribuant à véhiculer lui aussi les préjugés sur les fonctionnaires qui abuseraient des arrêts maladies.
En assimilant les fonctionnaires à des privilégiés quand ce n’est pas à des fainéants, les politiciens au service de la bourgeoisie, qu’ils soient de droite, de gauche ou d’extrême droite, cherchent à diviser les travailleurs pour mieux faire passer leurs attaques. Car celles-ci ont pour seule raison de faire des économies sur le dos des travailleurs de la fonction publique afin que l’argent public puisse aller remplir les poches des capitalistes et des banquiers.
Face à cela, tous les travailleurs sont concernés, car moins de fonctionnaires, c’est moins d’hôpitaux, d’écoles, de transports en communs. Et puis, qu’ils soient du privé ou du public, tous les travailleurs subissent la rapacité du grand patronat.
                                Arnaud LOUVET (Lutte ouvrière n°2520)

Le syndicat CGT des Territoriaux d’Argenteuil tient actuellement son congrès.
         S’il y a la nécessité de construire un parti de classe du monde du travail, communiste et révolutionnaire, celle de développer l’organisation syndicale qui rassemble le maximum de travailleurs l’est tout autant.
         A Argenteuil, comme pour les autres travailleurs, les travailleurs territoriaux subissent en même temps les mesures anti-ouvrières du gouvernement, et l’offensive d’une municipalité de combat qui n’a de cesse de dégrader leur condition.
         Le syndicat permet de s’y opposer. A condition qu’il soit une école de l’engagement militant, un lieu de démocratie ouvrière, et d’apprentissage du seul combat qui vaille, le combat collectif.
         Ce qui est évoqué plus haut indique que plus que jamais il faut développer ou construire de tels syndicats.

jeudi 17 novembre 2016

Argenteuil, Cormeilles-en parisis, Montigny, Bezons, et les multiplex : le micro-micro localisme sur la toile



Que du cinéma
        
Un jugement vient de remettre sur les rails le projet de « multiplex » initié par la commune de Cormeilles.
         De tels projets existent également dans plusieurs communes voisines, à Montigny, Bezons et depuis quelques mois, à nouveau à Argenteuil. Les scènes de bagarres se poursuivent donc dans le western régional intitulé « Prends le multiplex et tire-toi » ou : « La bataille du multiplex ». Dans cette série B, les édiles locaux jouent les petits acteurs, avec parfois de drôles de répliques.
         A l’occasion du rebondissement cormeillais, la presse vient de ressortir les « beaux mots » de certains de ces messieurs sur le sujet.
         Pour justifier son projet et rejeter l’argument de la concurrence avec le projet de multiplex de la commune limitrophe de Montigny, le maire de Cormeilles avançait naguère l’argumentions suivante : « Les deux projets sont compatibles économiquement et il y a une barrière géographique avec la butte du Parisis et l’A 15 entre eux ». Il n’a pas ajouté, mais c’est tout comme : il n’y a ni frontière ni poste de douane entre ces deux communes voisines !
         Mais sur ce terrain du micro-micro-localisme, le député d’Argenteuil-Bezons, aujourd’hui allié sur le sujet avec son successeur de droite à la mairie d’Argenteuil,  battait, avec sa délicatesse coutumière, tous les records : « Il (le projet de Cormeilles qui ressort aujourd’hui de l’ombre) était situé à la limite de notre ville et il aurait capté 80 % de la clientèle argenteuillaise. Ça s’appelle vivre sur la bête Argenteuil. On a déjà vécu ça avec les supermarchés à Sannois et Sartrouville. Une ville de 22 000 habitants a les équipements qui lui correspondent. Elle fait un petit cinéma mais pas un multiplexe de 12 ou 8 salles. »
         Quant au projet de multiplex à Bezons, ville qui a pourtant un nombre d’habitants comparable à celui de Cormeilles, si P. Doucet jugerait toujours le projet « surdimensionné », grand seigneur, il n’est pas contre. Cette argumentation à géométrie variable est sans doute le prix payé des petits arrangements sur le sujet entre ces deux amis de l’ex-Agglomération.
         Dans tout ce feuilleton,  où est l’intérêt des habitants ? De la société ? De la culture ? Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas de réponse
         Loin de ces gros-mots, et du 7ème art en particulier, sur ces questions d’aménagement et d’équipements, les seuls intérêts qui comptent, ce sont ceux des capitalistes du secteur et leurs accords avec les édiles.