Le
directeur général des services de la commune d’Argenteuil, Harold Matysen est
décédé hier. Il a mis fin à ses jours. Au-delà du drame personnel que toute
disparition dans ces circonstances représente, nous donnons en particulier
cette information sur ce blog car elle ne peut que désorienter un peu plus les
travailleurs municipaux particulièrement bousculés ces dernières années. Nous sommes à leurs côtés. DM
mercredi 17 août 2016
Migrants : l'aide heureuse de milliers de bénévoles
Combattre la misère, et ses causes !
Avant-hier, le quotidien de
l’Ouest, Ouest-France a fait sa « une » en particulier avec un article
sur l’aide apportée par une association bretonne, Utopia56 sise dans le
Morbihan, sous le titre : « En vacances, ils aident les migrants de
Calais », avec une photo à l’appui. Sur cette dernière, figure une jeune
habitante d’Argenteuil, partie, avec cette association, aider au nettoyage de
l’espace occupé près de Calais par « La jungle », ce lieu où
survivent tant bien que mal actuellement près de 10 000 migrants.
Bien
évidemment, par les temps qui courent où des cœurs se ferment parallèlement aux
frontières, où la démagogie s’en donne à cœur joie sur ce terrain nauséabond,
l’ engagement et le dévouement de jeunes et de moins jeunes est
réconfortant. Ils ont choisi d’exprimer leur solidarité aux côtés de ces
migrants expulsés pour l’essentiel de leur pays d’origine par la guerre, et ils
ont bien raison.
Pour
ne parler que d’elle-même, la jeunesse a toujours été aux avant-postes de
l’engagement, de la révolte et de l’espérance. C’est vrai pour nos générations,
comme pour la génération actuelle.
Et
nous espérons que nombreux seront parmi eux ceux qui ne désespéreront pas, et
qui se retrouveront à nos côtés, pour non seulement lutter contre les
conséquences de la misère du monde, mais également contre les causes de cette
misère elle-même.
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AB-Habitat, bientôt une "vraie coopérative" ?
AB-Habitat, une « coopérative »
de « coopérateurs » ? Même pas !
Nos
recherches sur le conseil d’administration de la coopérative AB-Habitat nous
ont amené à la découverte sur le site de celle-ci l’extrait suivant daté du
23.02.16 portant sur son nouveau conseil d’administration :
« Le nouveau Conseil d'Administration
Découvrez vos nouveaux administrateurs
AB-Habitat
est devenu, le 1er janvier 2016, une Coopérative HLM. Cette Coopérative est
gérée par l'Assemblée Générale de tous ses sociétaires (locataires, accédants,
partenaires socio-économiques, bailleurs sociaux...).
L'Assemblé
Générale est une assemblée nombreuse, qui valide les comptes et nomme 16
"administrateurs". Ils forment le Conseil d'Administration qui, comme
son nom l'indique, "administre" la Coopérative : comptes financiers,
travaux, constructions, loyers, appels d'offres.... Ce Conseil d'Administration
(dont les membres ne sont pas rémunérés) se réunit en moyenne 6 fois par an, et
les décisions (appelées "délibérations") sont prises à la majorité ».
Sauf que l’ensemble des
locataires n’a jamais été sollicitée pour participer à cette assemblée
générale, par l’achat de parts de cette coopérative, sur lequel aucune
information n’a été faite. »
A
revoir de toute urgence ! »
Une
de nos lectrices avance un argument « extraordinaire » pour justifier
le fait que les dirigeants de la nouvelle coopérative aient choisi d’intégrer
dans le nouveau CA, uniquement deux des quatre représentants des locataires de
l’ancien CA, deux représentants de la CNL en l’occurrence : « La cooperative remplira je l’espère ses
fonctions et les représentants des locataires sont si je ne m’abuse désignés
par l’assemblée générale.Il paraissait legitime de retenir ceux qui avaient
défendu l’idée de la coopérative, sans que ce soit 'pour toujours. La cnl est
efficace dans bien des domaines et je les crois bons représentants des
locataires ( ce n’est qu un avis) »
Drôle
de démocratie, lorsque l’on nomme uniquement ceux des représentants favorable à
la politique des décideurs. Qu’ils ne représentent que 44% des votants lors de
l’élection des représentants des locataires dans la précédente mouture
d’AB-Habitat ne semble pas interpeller notre commentatrice.
Quant
à la CNL, loin de nous de la critiquer en général. Nous constatons seulement
qu’à Argenteuil, ces dernières années, sur un certain nombre de problèmes
cruciaux, ses représentants se sont manifestés effectivement comme des
défenseurs inconditionnels des dirigeants d’AB-Habitat !
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Nouvelles d'Argenteuil
Dépakine, Sanofi, seules les femmes enceintes ne savaient pas
Dépakine : seules les femmes
enceintes ne savaient pas
Les scientifiques savaient depuis
trente ans que la Dépakine, un antiépileptique, pouvait entraîner malformations
et retard mental chez le foetus. Sanofi a pourtant continué à en vendre sans
alerter les futures mères et sans que l'État dise rien.
Rien que
depuis 2007, 10 000 femmes enceintes ont pris de la Dépakine en toute
confiance.
Par ses
agissements, Sanofi est responsable de centaines, voire de milliers, de
malformations de bébés. Ses 7,4 milliards de bénéfices l'an dernier, permettant
à Sanofi d'augmenter le dividende de ses actionnaires pour la 22e année consécutive,
ont un goût douteux.
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mardi 16 août 2016
Argenteuil, Métropole du Grand Paris, petite ou grande, quand l'information ne passe pas
Un Grand Paris pas si grand que cela au point que l’on ne le voit
pas ?
Depuis le 1er janvier
dernier, la commune d’Argenteuil a rejoint la nouvelle collectivité territoriale
de la Métropole du Grand Paris.
Et
alors, ça donne quoi cette adhésion ? Des décisions ont été prises depuis
cette date ayant une incidence sur la population ?
Mystère
et boule de gomme. Depuis des mois, rien sur le sujet !
Il
est vrai que cette discrétion et la méconnaissance des habitants de la Région
parisienne est si générale que les responsables de cette Métropole ont payé la
réalisation d’un film au titre tout à fait original : «Créons ensemble la
Métropole du Grand Paris ».
La
municipalité va le passer dans les quartiers, histoire de faire partager la
connaissance de cette usine à gaz ?
Un site en construction perpétuelle ?
La Ville d’Argenteuil dispose d’un
formidable outil d’information, son site internet. Nous avons déjà évoqué
dernièrement qu’il n’était pas utilisé par la municipalité, même a minima, comme
il se doit. On a pu le constater ces jours-ci une nouvelle fois.
Suite
à l’incendie qui a eu lieu à l’hôtel de ville vendredi, celui-ci a été fermé.
Mais si l’on en croit Le Parisien-95, il l’a été également ce samedi matin
puisqu’il ne rouvre que ce mardi après le 15 août. Mais aucune information sur
le site de la Ville, ni sur l’incendie, ni sur l’ouverture de la mairie.
Ce
n’est pourtant pas compliqué.
Où
est le problème ?
Seulement
une ou deux personnes ont le pouvoir de valider l’inscription de telle ou telle
information sur le site ?
Quand
le roi est en vacances, comme son dauphin ou son conseiller, plus rien n’est
possible ?
Nous,
on n’est pas chien, si on nous demande de poster une info utile à la
population, on lui trouve immédiatement une place sur notre blog actualisé
chaque jour comme chacun sait !
Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 15 août 2016
Barbarie
au quotidien, barbarie sociale
Le rejet de la demande de
libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage aurait pu passer pour un fait
divers parmi bien d’autres si son affaire n’était pas devenue un symbole des
violences conjugales. Et bien au-delà, un indice de la situation de la femme
dans cette société.
Jacqueline
Sauvage, une femme de 68 ans aujourd’hui, a été condamnée à dix ans de prison
pour avoir tué son mari. Pendant quarante-sept ans de vie conjugale, elle a
subi la violence de ce mari qui battait sa femme, ses enfants et violait ses
filles. Jusqu’à ce jour de 10 septembre 2012 où elle prit un fusil, tira sur
son mari et le tua.
Alors
qu’elle était victime d’un mari au comportement monstrueux, la Cour d’Assises
la condamna sans même retenir la légitime défense. La Cour d’Appel confirma le
jugement.
Il n’est,
bien sûr, pas facile de savoir au juste ce qui se passait dans l’intimité d’un
couple et dans l’étroit cercle des relations familiales. Mais justement, le
soutien des filles à leur mère et les témoignages des voisins et des proches
ont fait sortir l’affaire de ce cercle étroit. Les témoignages ont tous attesté
de la brutalité du mari et rendu indéniable le fait que Jacqueline Sauvage a
été longtemps une victime avant que, poussée à bout, elle prenne un
fusil.
Des
collectifs féministes ont vu un cas exemplaire dans celui de Jacqueline
Sauvage. Au-delà de la brutalité pathologique du mari, ils ont mis en cause
l’hypocrisie sociale qui entoure la violence dont sont victimes des milliers de
femmes de la part de leur conjoint. Une hypocrisie dont les institutions
juridiques sont les principaux vecteurs. Une hypocrisie destinée à dissimuler
le fait que l’égalité proclamée entre hommes et femmes dans nos sociétés de
pays riches qui se veulent civilisées est une fausse égalité.
Une
pétition pour demander la grâce de Jacqueline Sauvage recueillit 430 000
signatures.
Hollande, seul habilité à
accorder la grâce, a fini par réagir mais à sa façon, lâche même sur ce terrain
sociétal. Il a pris une décision politique, pour ne pas dire purement
électorale, en tentant de plaire à la fois aux milieux féministes qui voulaient
au moins raccourcir la peine de Jacqueline Sauvage et aux milieux
réactionnaires qui ne voulaient pas en entendre parler. Dans ces milieux, la
famille est d’autant plus adulée qu’elle constitue une prison pour la femme, la
justification de sa subordination à l’homme. Il faut que la femme reste à sa
place, même dans une affaire aussi dramatique que celle d’une mère, soumise à
torture pendant des décennies et qui n’a su se défendre qu’en tuant son mari.
Hollande
a accordé une grâce… mais partielle qui permet seulement de demander une
libération conditionnelle plus tôt que prévue dans la loi. La responsabilité de
la décision était ainsi renvoyée au juge d’application des peines. Celui-ci,
s’appuyant sur une commission d’experts qui a émis un « avis
défavorable », a donc décidé que Jacqueline Sauvage resterait en
prison. Dans les attendus de cette décision, la condamnée se voit reprocher « sa
part de responsabilité dans le fonctionnement pathologique de son couple »
et, plus encore d’être responsable de « l’importante médiatisation de
l’affaire ». Femmes battues, souffrez donc, mais acceptez en silence
ce que la justice décide !
La
famille de Jacqueline Sauvage, une famille d’entrepreneur, n’est pas
particulièrement défavorisée. Mais son affaire reflète d’autant plus la
dégradation de la condition de la femme.
Charles
Fourier, un des premiers socialistes au temps lointain où ce mot avait un sens,
affirmait en substance qu’on reconnaissait le degré de civilisation d’une
société au degré d’émancipation des femmes. Les démêlés de Jacqueline Sauvage
avec la justice témoignent du conservatisme social et du rôle de l’État pour le
préserver. Ils témoignent que, dans le domaine des relations entre hommes et
femmes comme dans bien d’autres, la société n’est pas sortie de la barbarie.
Mais
comment pourrait-il en être autrement ? Comment imaginer, dans quelque
domaine que ce soit, des relations d’égalité entre êtres humains tant que
perdure et s’approfondit l’inégalité fondamentale entre riches et pauvres, une
minorité qui exploite la majorité qui travaille, et vit en parasite sur la
société ? Les rapports sociaux du capitalisme pourrissent toutes les
relations humaines.
Libérer
la société des chaînes de l’exploitation est la condition nécessaire sinon
suffisante pour mettre fin à toutes les formes d’oppression. C’est le préalable
à l’émancipation de tout le genre humain.
Etudiants, études plus chères pour de chères études
Très chère rentrée étudiante
Un syndicat étudiant, l'Unef,
publie une étude sur le coût de la vie étudiante, qui a augmenté de 1,93 % en
un an. Bien plus que l'inflation. Le coût des transports et surtout du logement
font que « de nombreux jeunes galèrent », entre autres les 28 % de
boursiers et les 20 % qui vivent dans la pauvreté. Donc, surtout les étudiants
de milieux populaires et ouvriers.
L'Unef
note que si, cette année, il y a un gel des frais d'inscription, du montant de
la Sécu étudiante et du prix du ticket de restaurant universitaire, c'est un
des résultats de la mobilisation contre la loi Travail.
Une leçon
à retenir, qui ne fait pas partie des programmes universitaires !
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lundi 15 août 2016
Argenteuil, AB-Habitat : coopérative, coopération, quelques questions
Les
vacances sont l’occasion de revenir sur un certain nombre de questions locales
qui méritent réflexion et discussion. Mettre un terme à l’atonie actuelle, au
pessimisme, au désengagement, est une nécessité pour notre classe. Cela exige
déjà l’information, la réflexion et la discussion. Les dominants tiennent à l’opacité
qui protègent leur pouvoir. A la population de mettre sur la place publique la
réalité de ce qu’elle subit. C’est le premier pas pour qu’elle se mobilise, et
qu’elle contrôle la marche de la société, dans les petites choses comme dans
les grandes. La question du logement, et celle des organismes HLM n’est pas une
des moindres.
Coopération ? Démocratie ?
Il est bien normal, n’en déplaise
à certains, que la population et plus particulièrement les locataires
d’AB-Habitat s’interrogent sur le fonctionnement de la « coopérative »
AB-Habitat dont le sort les concerne, indirectement ou plus directement pour les
locataires eux-mêmes.
La
transformation du statut d’AB-Habitat dont la liquidation de l’Agglomération
est le produit depuis le 1er janvier dernier a abouti à la mise en
place de cette coopérative qui, même si elle a été sans doute la solution qui a
maintenu le caractère de proximité le plus important n’est pas exempt pour
autant de désagréments et d’inquiétudes.
La
nécessité du contrôle de cet organisme est posée comme elle l’est pour toutes
les structures de la société.
Mais
parlons-en de ce contrôle.
AB-Habitat
est dorénavant une coopérative HLM. Cela signifie donc, comme nous l’avons
trouvé que « L’article 3 de la loi
du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération pose comme principe que
l’ensemble des personnes physiques ayant recours aux services de la coopérative
d’Hlm doivent détenir au moins une part sociale de celle-ci. » ?
Ou
comme nous l’avons relevé ailleurs : « Les valeurs fondamentales des coopératives sont la prise en charge et
la responsabilité personnelle et mutuelle, la démocratie, l’égalité, l’équité
et la solidarité. Fidèles à l’esprit des fondateurs, les membres des
coopératives adhèrent à une éthique fondée sur l’honnêteté, la transparence, la
responsabilité sociale et l’altruisme.
Les
principes coopératifs constituent les lignes directrices qui permettent aux
coopératives de mettre leurs valeurs en pratique :
- 1er
principe : adhésion volontaire et ouverte à tous… ».
Tout cela concerne donc AB-Habitat ?
Comment cela se fait-il que les locataires n’aient pas reçu d’information sur
la question ? A moins que nous ayons échappé à celle-ci, mais nos lecteurs
ne manqueront pas de nous donner les informations idoines. Non ?
Quant au conseil d’administration mis en
place pour la nouvelle coopérative, s’il a intégré des « représentants des
locataires », il n’en a intégré que deux sur les quatre précédemment élus
pour les représenter dans feu AB-Habitat mouture précédente. Les deux heureux
désignés sont les représentants CNL, fidèles de la ligne des dirigeants
d’AB-Habitat, et en particulier de son vice-président depuis des années !
Les deux autres, dont la représentante de la CGT-Indécosa (consommateurs) n’ont
pas été agréés. Belle démocratie.
Nous
espérons que cette modeste réflexion suscitera commentaires, contestations si
nécessaires, et réflexions sur un sujet qui nous concerne tous. Daniel, Marie-José, Michel, Monique,... à vos plumes !
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