lundi 4 juillet 2016

Pénibilité, loi Travail, les mêmes raisons d'être dans la rue demain



Compte pénibilité : patronat sans scrupule, gouvernement aux ordres

Le patronat aura jusqu’au bout tenté de bloquer le compte pénibilité, qui doit entrer totalement en application au 1er juillet. Pourtant, ce dispositif lui permet de continuer à employer des salariés dans des conditions susceptibles de réduire leur espérance de vie, ce qui est en soi scandaleux.
Mais à quelques jours de sa mise en application intégrale, le Medef demandait une fois de plus de modifier les textes, et l’Union professionnelle artisanale (UPA) un report d’une année.
   Créé en janvier 2014, le compte pénibilité a été présenté alors comme une compensation à l’augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Le gouvernement et la CFDT prétendaient qu’avec ce compte les travailleurs effectuant des travaux pénibles pourraient partir un peu plus tôt en retraite, grâce à des points accumulés.
   Dès le début, le patronat a fait pression avec succès sur le gouvernement pour vider le dispositif de son contenu, déjà dérisoire. La fiche individuelle de pénibilité prévue à l’origine pour chaque salarié, et donc contrôlable par lui, a été remplacée par une simple déclaration des facteurs de pénibilité auxquels le travailleur est soumis. Les risques sont alors calculés à l’aide d’un référentiel élaboré par chaque branche d’activité, ce qui élimine tout risque de contestation. Le Medef et les organisations patronales avaient alors prétendu que les fiches de poste étaient trop compliquées à tenir pour les patrons, mais il s’avère aujourd’hui qu’une seule branche a daigné présenter son référentiel au ministère du Travail pour le faire homologuer.
   L’entrée en vigueur du compte pénibilité a été sans cesse retardée sous la pression patronale. Quatre critères de pénibilité sont bien comptabilisés depuis le 1er janvier 2015 mais, pour les six autres, il aura donc fallu attendre le 1er juillet 2016. Il s’agit de l’exposition au bruit, aux postures pénibles, au port de charges lourdes, aux vibrations, aux agents chimiques et aux températures extrêmes. Les critères retenus sont tels qu’il est évident que personne ne devrait travailler dans ces conditions. Pour les températures extrêmes, par exemple, il faut que le salarié réalise 980 heures par an dans des températures inférieures à 5 degrés ou supérieures à 30 degrés pour gagner des points de pénibilité. Et le Medef ose encore se plaindre que c’est trop difficile à comptabiliser !
  Le gouvernement donne au patronat un permis illimité de maltraiter ses salariés, mais le Medef proteste encore.

                                      Daniel MESCLA (Lutte ouvrière n°2500)


Manifestation contre la loi Travail
à 14h00
Lutte ouvrière appelle à participer aux manifestations contre la loi travail le mardi 5 juillet 2016. A Paris, la manifestation partira de la place d’Italie à 14 heures pour rejoindre la Bastille. Le cortège de Lutte Ouvrière a rendez-vous au métro Saint-Marcel à partir de 13 heures.

Austérité municipale : de Grenoble à Argenteuil : partout un exemple à suivre



C’est ce genre d’exemple qu’il faudrait partout suivre. Les habitants n’ont aucune raison d’accepter les conséquences des réductions des budgets décidés par les uns ou par les autres.

Grenoble (Isère)
Les habitants se mobilisent contre l’austérité municipale

Samedi 2 juillet, une centaine d'habitants du quartier des Alpins, accompagnés d'employés de la Ville de Grenoble, dont certains en grève, ont manifesté pour protester contre la fermeture de la bibliothèque du secteur et la diminution des activités du centre social de ce quartier populaire. Ils entendaient protester plus généralement contre le plan de prétendue « sauvegarde des services publics » annoncé récemment par la municipalité écologiste-Parti de gauche qui va se traduire notamment par la suppression de plus de 150 postes et la fermeture de plusieurs bibliothèques.
         C'est la troisième fois que les habitants manifestent contre les mesures d‘austérité de la municipalité, et ils espèrent bien entraîner d'autres habitants dans ce mouvement.

Palestine, Stains : lorsque la solidarité avec un militant obtient une victoire morale




Un zèle ridicule heureusement retoqué

On nous informe

« Nous avons reçu notification de jugement du Tribunal Administratif de Montreuil.
C’est avec soulagement que nous avons pris connaissance de la décision du Tribunal : « Le déféré du préfet de la Seine-Saint-Denis est rejeté ». La Mairie de Stains pourra afficher sa solidarité avec Marwan Barghouti, les prisonniers Palestiniens et le peuple Palestinien.
Merci à Pascal Lederer et Nicole Mokobodzki qui ont également joint leur témoignage aux soutiens de la liberté et de la solidarité. Nous ne parlerons pas des absents pour ne pas ternir ce beau résultat. Une nouvelle fois, félicitations à Maitre Rolland Weyl.
Et maintenant, notre solidarité s’affichera aux côtés des villes de La Courneuve (93), Valenton (94), et puis Bondy (93) engagé dans le boycott des produits des colonies israéliennes.
Serge Grossvak
sur la page Facebook "juifautrement.yid" »

Marwan Barghouti est un combattant palestinien condamné à la perpétuité par la « justice » israélienne. La préfecture avait sommé le maire PCF de Stains de retirer l’affiche de soutien apposée depuis 2009 sur l’Hôtel de ville de la commune.Cela nous rappelle la décision il y a trois ans du préfet du Val d'Oise d'annuler la délibération du conseil municipal de Bezons faisant de ce militant un citoyen d'honneur de la ville de Bezons.