lundi 9 mai 2016

Egalité Femmes-Hommes : "La saison des femmes" un film à voir absolutment. Actuellement au Figuier blanc à Argenteuil



Oui, à quand la saison de l’égalité totale des femmes ?

Nous reviendrons dans les jours qui viennent sur la plaquette distribuée par la municipalité (qu’elle expose par ailleurs sur des panneaux dans l’avenue Gabriel Péri). En tout cas, il y a deux absents sur cette plaquette : la culture et le combat des femmes contre l’oppression.
         A propos de ce combat, la municipalité aurait pu pourtant évoquer la pérennité de la Maison des femmes qui a repris son développement pour assurer une tâche très importante, même s’il lui manque toujours du personnel. Puisque nous évoquons cette action, nous invitons nos lecteurs à aller voir un film indien remarquable sur la condition des femmes, leurs joies, leur pugnacité, lorsque la tradition et les hommes leur infligent peines et tournant. Ce film est projeté actuellement au cinéma le Figuier blanc.

La saison des femmes


Projeté en Version originale sous-titrée. Horaires des séances :

Lundi 9 à  20 heures 30
Mardi 10 mai à 18 heures 30
Mercredi 11 mai à 16 heures et 20 heures 10
Jeudi 12 mai à 16 heures
Samedi 14 mai (si vous n’êtes pas à la fête de Lutte ouvrière ! idem pour les jours suivants) à 14 heures
Dimanche 15 mai à 16 heures et 20 heures
Lundi 16 à 14 heures

Résumé

"La saison des femmes" se déroule en Inde, dans l'Etat du Gujarat, situé à l'ouest du pays. L'action se passe dans un petit village. L'histoire a pour héroïnes quatre femmes qui sont amies. Elles ont décidé de se battre contre les hommes et contre les règles traditionnelles qui font d'elles des êtres soumis et sans droits. Eprises de liberté et d'amour, elles sont solidaires entre elles et affrontent leurs propres angoisses, pour une vie meilleure. Avant de tourner son film, la réalisatrice, Leena Yadav qui a signé des longs métrages comme "Shabd" et "Teen Patti" a rencontré plusieurs femmes, victimes de ces traditions. Au casting, Radhika Apte, vue dans "Badlapur" et Adil Hussain ("Déesses indiennes en colère"). "La saison des femmes" a été sélectionné en 2015 au Festival de Toronto et au Festival de Stockholm.  (Lintern@aute.com)




Page suivante, « articles plus anciens », un article de notre journal à propos de 1936

1936, Front populaire, grève générale, ne pas confondre



PS, PCF et Front populaire : mensonges d’hier et d’aujourd’hui

Dimanche 1er mai, alors que des dizaines de milliers de manifestants défilaient entre autres contre le projet de loi travail du gouvernement socialiste, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, honorait la mémoire de Léon Blum et du Front populaire.
         Cambadélis établissait un parallèle historique audacieux entre Blum et Hollande, les lois sociales de 1936 et la loi travail de 2016, la victoire électorale du Front populaire en avril 1936 et celle qu’il souhaite pour Hollande en 2017. Et de tancer ses ex et peut-être futurs alliés du PCF et des Verts, les invitant à s’aligner derrière le président sortant.
         Le lendemain, L’Humanité n’a pas eu de mal à pointer le mensonge consistant à confondre des lois favorables aux travailleurs, les quarante heures, les congés payés, les délégués du personnel de 1936, avec les mesures ­antiouvrières contenues dans la loi El Khomri. Cette loi travail vise même essentiellement à détruire ce qui fut la plus grande conquête de 1936, les conventions collectives, qui inscrivent dans les textes les droits conquis solidairement par les travailleurs.
         Le quotidien du PCF utilise pourtant la même référence historique, 1936, de façon aussi malhonnête que Cambadélis, quoique moins grossièrement, il est vrai. Comme la quasi-totalité des historiens et commentateurs, L’Humanité se contente de mettre les conquêtes ouvrières de 1936 indistinctement au compte du gouvernement dirigé par Blum et de la grève générale spontanée de millions de travailleurs, en mai et juin. Et d’oublier volontairement la politique du gouvernement, des partis et des syndicats qui le soutenaient, qui a consisté à empêcher que la grève générale ne se transforme en révolution sociale. Les conquêtes sociales, réelles, furent le prix que la bourgeoisie fut contrainte de payer, sur les conseils du gouvernement Blum, pour que les dirigeants de la CGT, du PS et du PCF réussissent à faire rentrer le torrent ouvrier dans son lit. Après quoi, le gouvernement et le patronat reprirent une à une les avancées sociales, jusqu’à ce que, finalement, la même Chambre de Front populaire élue en 1936 porte ­Pétain au pouvoir.
Aujourd’hui, Cambadélis invoque les conquêtes sociales de 1936 et soutient un président qui les détruit et même condamne les travailleurs qui osent se défendre. L’Humanité et les dirigeants du PCF soulignent la contradiction… après avoir appelé à voter pour ce même président et sans jamais rien proposer d’autre que de voter et voter encore pour ce même genre de politicien. Comme en 1936, PS et PC font la paire.

                                    Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2492)


dimanche 8 mai 2016

Censure à Argenteuil : la mobilisation continue



1789 ? A refaire ?

 

C’est un bien beau rassemblement qui a eu lieu hier après-midi dans le parc de la mairie. Il a rassemblé 200 personnes, dans leur grande majorité argenteuillaises, venues protester contre l’acte de censure commis par la municipalité en déprogrammant deux films qui, vu de très loin, ne lui plaisaient pas.

         C’est tout de même fort de café que la liberté d’expression soit à défendre sur Argenteuil.

         Les maires des grandes communes, et c’est vrai également dans cette Ville, ont la fâcheuse conviction qu’être élu c’est posséder la commune et ses moyens. Oui, cela a un petit air de féodalité.

         Les moyens communaux appartiennent à tous, et en particulier à propos de notre sujet, les salles de réunion, les cinémas municipaux et les lieux culturels. Ils doivent en conséquence être accessibles et utilisés par tous les habitants.

         C’est cette double question qui est en jeu dans cette affaire. Le droit d’expression ne peut être une réalité sans les moyens de l’assurer.

         « La sociologue et l’ourson », et « 3000 nuits » doivent être reprogrammés dans les cinémas municipaux !
 
Laurence Conan de l'Association de Défense du Cinéma Indépendant
 

Petit complément… très mesquin

 

Pour la sono de ce rassemblement, un moyen de branchement avait été trouvé dans la médiathèque Arragon-Triolet toute proche. Une municipalité soucieuse de la démocratie pour tous n’aurait rien vu à y redire, les prises municipales devant servir à ce genre de manifestation communale. Mais non, c’en était trop, et il a fallu débrancher.

         Mais heureusement, une belle invention de l’humanité, la rallonge a permis que l’obstacle soit surmonté.

         Dérisoire et ridicule !

Huchon, Valls, Rocard : un petit club des vieux amis


Un sorte de pension, comme à l’époque des rois

 

Jean-Paul Huchon risque d’avoir un joli cadeau d’anniversaire, sonnant et trébuchant : sa nomination comme président d'un organisme dont l’utilité n’est pas évidente il est vrai, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières.

         Cet homme qui va bientôt fêter ses 70 ans s’ennuie-t-il à ce point qu’il ait besoin d’un tel gadget. Bénévole bien plus utile aux Restos du cœur ou à RESF, ça ne le tentait pas ?

         Tout cela serait dérisoire si l’ancien président de la Région Ile de France pratiquait cette fonction à titre totalement gratuit. Mais non, il touchera 148 000 annuel. Même si c’est en brut, un joli pactole !

         Mais comment peut-on toucher une telle somme quand on bénéficie déjà de nombreuses retraites en tant qu’ancien élu et autre ? Et à combien se monte leur ensemble ? Oui, déjà à des années lumières des minimas sociaux !

         Actionnaires, PDG, leurs serviteurs, l’argent coule à flot pendant que la grande majorité de la population a bien du mal à s’en sortir.
 
"Quand on a que l'amour,..."
 

A Presles, la fête de Lutte ouvrière dans une semaine


Les 14, 15 et 16 mai à Presles (Val-d’Oise)

 

Les 14, 15 et 16 mai, la fête annuelle de Lutte ouvrière aura lieu à Presles, dans le Val-d’Oise, à 30 km au nord de Paris. Grand rassemblement de l’extrême gauche, cette fête témoigne de la permanence d’un courant communiste révolutionnaire en France et dans d’autres pays.

Elle sera un point de ralliement pour tous ceux qui refusent l’offensive du patronat et la politique du gouvernement PS à son service. Ce sera aussi un moment de fraternité pour ceux qui jugent que le capitalisme ne peut être l’avenir du monde, et que la lutte pour l’émancipation des travailleurs est toujours à l’ordre du jour. Ce sera enfin, et cela ne gâte rien, un moment festif. Dans un grand parc boisé de 30 hectares, on trouvera au détour des allées des débats, des spectacles, des concerts, des expositions et des conférences, des cinémas et de nombreux stands de spécialités culinaires. Et le soleil fera aussi certainement de son mieux pour assurer sa présence, la météo nous assure sa présence.

Alors, pour le week-end de la Pentecôte, retrouvons-nous à la Fête de Lutte ouvrière!

 


Suite du programme

 

La Cité des arts

Apprendre une chorégraphie en une heure, désosser un violon pour comprendre son fonctionnement, créer une tête d’homme avec de la terre en cinq minutes, interroger les chanteurs d’une chorale, découvrir la peinture un pinceau à la main... Animations, ateliers de réalisation, conférences, discussions vous attendent.

À vos pinceaux ! à vos palettes !

 

Un car part et revient à Argenteuil le dimanche 15 mai pour rejoindre la grande fête de Lutte ouvrière qui a lieu les 14, 15, et 16 mai à Presles dans le Val d’Oise. Il reste quelques places. Nous contacter.

samedi 7 mai 2016

Rassemblement à Argenteuil pour la liberté d'expression



Ensemble pour la liberté d’expression et la culture

Aujourd'hui, nous participerons à 15 heures au rassemblement devant l’Hôtel de Ville d’Argenteuil appelé par deux associations locales, l’Association pour la Défense du Cinéma Indépendant et l’Association de Solidarité avec la Palestine. Ce rassemblement vise à demander la reprogrammation dans les cinémas communaux de deux films jugés « polémiques » par la municipalité, « 3000 nuits », et « La sociologue et l’ourson ». Nous y participerons pour deux raisons essentielles.
         La première est que nous sommes pour la défense des libertés appelées fondamentales même si elles sont souvent bafouées et voient leur « fondement » souvent remis en question. Les opinions peuvent pouvoir s’exprimer quitte à ce qu’elles soient dans le même temps contestées par qui le souhaite.
         La seconde est que la programmation de tels films sont des moyens de connaître, de réfléchir, de s’instruire. Les moyens de la culture ne doivent pas être limités, mais amplifiés bien au contraire.
         Pour ces deux raisons, nous devons être nombreux cet après-midi, à 15 heures devant la mairie d’Argenteuil. Les libertés d’opinion, d’expression comme de réunion doivent être possibles dans cette ville comme ailleurs.DM

Une pétition circule sur la « toile ». je l’ai signée et vous invite à le faire si ce n’est déjà fait. DM

https://www.change.org/p/monsieur-mothron-maire-d-argenteuil-exigeons-la-reprogrammation-de-3000-nuits-et-du-sociologue-et-l-ourson-sur-argenteuil-e98b46cf-c332-4394-8b1b-aa4d2208d794